| CIM-10 | K51.2, K62.7, K62.8 |
|---|---|
| CIM-9 | 098.7, 556.2, 569.49 |
| DiseasesDB | 25171 |
| MedlinePlus | 001139 |
| eMedicine |
emerg/487 med/2742 |
| MeSH | D011349 |
La « rectite» est le terme désignant les maladies se manifestant au niveau du rectum avec un processus inflammatoire et/ou infectieux aboutissant à d'éventuels ulcères, fistules et nécroses (dans les formes graves). Une rectite est parfois associée à une pathologie du côlon sigmoïde ou de l’anus) ou à une ou plusieurs maladies vénériennes, dont la prévalence augmente dans le monde, surtout chez les adolescents et les adultes jeunes
Elle peut être ischémique et nécrosante et peut être source de septicémie ou à une incontinence anale. Quand elle est accompagnée d’ulcérations rectales chroniques et/ou de rectorragies (éventuellement pluriquotidiennes) elle implique pour le patient des transfusions globulaires et/ou un traitement martial (complémentation de l'alimentation en fer bio assimilable). Le traitement curatif des rectites radiques chroniques hémorragiques s'est considérablement amélioré depuis les années 1990.
Parmi les causes les plus fréquentes figurent :
Il repose sur l'observation clinique et l'analyse de prélèvements en surface ou de biopsie (respectivement par écouvillonnage rectal et/ou biopsie rectale) et il peut nécessiter une exploration endoscopique, par exemple pour une Rectite radique .
Une possibilité de cancer du rectum (bien que rare) doit être évoquée face à une rectite ulcérobourgeonnante.
Il est parfois chirurgical avec possible coagulation.
Elle survient chez environ 5 à 10 % des malades ayant subi une irradiation pelvienne en se manifestant généralement durant les deux premières années suivant l’irradiation, avec l'apparition d'un syndrome rectal et/ou de rectorragies (dans 1/3 des cas).
Des rectorragies suivent l'apparition de télangiectasies et/ou d'une néo-vascularisation de la muqueuse rectale.
« Un diabète, d’une toxicité aiguë sévère, un petit volume rectal ou une hypersensibilité aux lésions radio-induites » sont des facteurs de vulnérabilité accrue, pouvant favoriser une rectite radique chronique.
Les traitements médicaux (corticoïdes, dérivés salicylés, acides gras à chaîne courte) ne sont pas efficaces « en dehors peut-être des lavements de sucralfate »,,.
L'application locale de formaline à 4 % semble également efficace (peut être en agissant comme un caustique local provoquant une thrombose des vaisseaux responsables des saignements) mais implique très souvent une anesthésie loco-régionale (et une protection anale et périnéale pour éviter les fissurations anales),, et elle ne convient pas si les lésions radiques atteignent également le côlon sigmoïde,.
Ces rectites radiques pouvaient être traitées par électrocoagulation bipolaire et surtout par photocoagulation laser avec une efficacité proche de 80 %, mais le matériel laser est coûteux et nécessite une bonne expérience tout en n’étant pas dénué de risques. L'électrocoagulation monopolaire endoscopique par plasma d'argon (APC) se fait sans contact avec le tissu traité (via un courant de haute fréquence appliqué au moyen d'un gaz argon ionisé) et il permet d’accéder à des lésions physiquement peu accessibles. Sa pénétration tissulaire réduite à 3 mm limite les risques de perforation, sans montée de température à 100 °C comme dans l’électrocoagulation. Parfois (rarement) une sténose rectale (rétrécissement) est constatée après le traitement.
De Parades, V., Bauer, P., Marteau, P., Chauveinc, L., Bouillet, T., & Atienza, P. (2007). Traitement non chirurgical des rectites radiques chroniques hémorragiques. Gastroenterologie Clinique et Biologique, 31(11), 919-928 (résumé).