| Remoulins | |||||
Vestiges des remparts de Remoulins devant l'église. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Gard | ||||
| Arrondissement | Nîmes | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pont du Gard (siège) |
||||
| Maire Mandat |
Nicolas Cartailler 2026-2032 |
||||
| Code postal | 30210 | ||||
| Code commune | 30212 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Remoulinois | ||||
| Population municipale |
2 278 hab. (2023 |
||||
| Densité | 276 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
12 302 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 56′ 25″ nord, 4° 33′ 52″ est | ||||
| Altitude | Min. 6 m Max. 122 m |
||||
| Superficie | 8,24 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Montfrin (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Nîmes (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Redessan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Gard
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | remoulins.fr | ||||
| modifier |
|||||

Remoulins [ʁəmulɛ̃], en occitan Remolins (qui veut dire « Tourbillons »), est une commune française située dans l'est du département du Gard, en région Occitanie. Elle se situe à 21 km de Nîmes par la RN86 (24 km par l'autoroute A9) et à 20 km d'Avignon par la départementale D6100. Ses habitants se nomment les Remoulinois. C'était aussi la capitale de la cerise jusqu'aux inondations de 2002 où beaucoup de terres de cerisiers ont été dévastées.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Gard, le canal d'irrigation de Remoulins à Tarascon, la Valliguière et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans les gorges du Gardon, la commune possède un patrimoine naturel et architectural remarquable avec deux sites Natura 2000 («le Gardon et ses gorges» et les «gorges du Gardon»), trois ZNIEFF, et notamment l'aqueduc de Remoulins et l'aqueduc de Nîmes.
La commune, traversée par le Gardon ou Gard, est située à 22 km d'Avignon et à 34 km d'Orange. Plus en amont sur la commune de Vers-Pont-du-Gard, l'aqueduc romain de Nîmes franchit la rivière sur le Pont du Gard. Le Gardon a découpé sa vallée dans le massif calcaire urgonien. Remoulins est située dans une région de climat méditerranéen, relativement chaud et humide, la pluviométrie étant importante d'octobre à novembre.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :
Le territoire de la commune est situé dans le Bassin Rhône-Méditerranée-Corse.
La commune est traversée par le Gardon, cours d'eau naturel non navigable de 127,6 km, qui prend sa source dans la commune de Saint-Martin-de-Lansuscle et se jette dans le Rhône au niveau de la commune de Vallabrègues.
La crue du a atteint la cote 7,50 m, soit 23,89 NGF. La crue centennale de 2002 a été fixée au niveau 24,80 NGF, soit la côte de 8,40 m avec un débit estimé entre 5000 et 7 000 m3/s. Le Gardon était franchi à Remoulins par un bac jusqu'à la construction du premier pont suspendu en 1830 par l'ingénieur Marc Seguin, auteur, notamment, de nombreux ponts suspendus sur le Rhône dans la même période. Les piles, colonnes cannelées et guérites d'entrées de cet ancien pont de style néoclassique sont inscrites à la liste des monuments historiques.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 738 mm, avec 5,9 jours de précipitations en janvier et 2,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzès à 14 km à vol d'oiseau, est de 14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 809,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 43,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,1 °C, atteinte le .
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée,.
La commune fait également partie des gorges du Gardon, un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 2015 pour l'importante biodiversité qui la caractérise, mariant garrigues, plaines agricoles et yeuseraies,.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats :
et un au titre de la directive oiseaux :
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1 sont recensées sur la commune : le « Gardon aval » (1 106 ha), couvrant 6 communes du département, et les « gorges du Gardon » (5 231 ha), couvrant 10 communes du département et une ZNIEFF de type 2, : le « plateau Saint-Nicolas » (15 838 ha), couvrant 16 communes du département.
Au , Remoulins est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Montfrin, une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (34,9 %), zones agricoles hétérogènes (26,5 %), forêts (18 %), zones urbanisées (16,6 %), eaux continentales (3,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Remoulins est divisé en zones. Le centre ancien avec ses maisons de village en pierres à proximité immédiate de la rivière. Les Lotissements récents de la zone de l'Arnède près des fosses de Fournès et de la Garrigue et enfin l'avenue du Pont du Gard proche du Pont du Gard, de la garrigue avec un habitat plus divisé et des maisons anciennes avec de grands jardins. L'urbanisation de cette avenue est limité grâce à la zone inondable interdisant toute construction supplémentaire ce qui en fait un quartier très calme.
Le territoire de la commune de Remoulins est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à trois risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel et la rupture d'un barrage. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment le Gard, le canal d'irrigation de Remoulins à Tarascon et la Valliguière. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1987, 1988, 1990, 1994, 1995, 2002, 2005 et 2014,.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 88,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 791 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 789 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
La commune est en outre située en aval du barrage de Sainte-Cécile-d'Andorge, un ouvrage de classe A doté d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage.
La commune est desservie par les routes départementales D 19, D 792, D 6086 et D 6100 et est située à 3 km, à l'ouest, de la sortie no 23 de l'Autoroute A9, reliant Orange et Le Perthus.

La commune est desservie par la ligne de bus 121, du réseau de transport en commun interurbain de la région Occitanie LiO, qui relie Nîmes et Pont-Saint-Esprit.
Sur la commune se trouve la gare de Remoulins - Pont-du-Gard située sur la ligne de Givors-Canal à Grezan. Actuellement fermée aux voyageurs, la gare est desservie uniquement par des trains de fret. Elle est rouverte aux trafic voyageurs pour des dessertes évènementielles, comme en 2019, à l'occasion de la 16e étape du Tour de France, la réouverture complète aux voyageurs est prévue pour 2026.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Castrum de Remolinis en 1121 ; P. de Remolinis en 1149 ; R. de Remolinis en 1210 ; P. de Remolinis en 1241 ; Locus Remolinarum en 1376 ; Locus de Remolinis en 1383 ; Locus de Remolinis, Uticensis diocesis en 1474 ; Ecclesia Nostræ-Dominæ de Betlhem de Remolinis en 1474 ; Remoulins en 1551 ; La seigneurie de Remolins en 1567 ; Le prieuré Sainct-Martin de Remoullins en 1620 ; La communauté de Remoulins en 1620 ; Remolins en 1694, Remoulins depuis 1793 et 1801.
La grotte du Pont du Gard, dite Balme Salpêtrière (Grotte de la Salpêtrière), fut habitée par des tribus contemporaines de l’âge du Renne. La baume Sartanette et le plateau de Mardieul sont habités par des tribus dès l’âge de la Pierre Polie.
[l'île Garogne, autrement appelée Coasse, situé au-dessous du Pont du Gard et s'étendant à partir du dit Pont jusqu'au lieu appelé la Fons de Saint Bonnet]
[Du Guesclin, dont la rançon avait été fixée à 100 000 livres, se chargea de débarrasser les provinces des grandes compagnies. Le roi l'avait autorisé à employer au besoin toutes les forces du royaume pour les exterminer, car on les savait appuyées par le roi d'Angleterre et le roi de Navarre. Du Guesclin fit demander aux principaux chefs un sauf-conduit et alla les trouver dans les plaines de Chalon-sur-Saône, où ils avaient établi leur quartier général. « La plupart d'entre vous, leur dit-il, ont été autrefois mes compagnons; vous êtes tous mes amis. Vous n'êtes point faits pour ravager et ruiner des provinces, mais pour les conquérir et pour les conserver. Je sais où la nécessité peut porter les hommes les plus vertueux. Je viens vous donner les moyens, en subsistant avec honneur, de combattre avec gloire : l'Espagne presque entière gémit dans les fers des Sarrasins ; vous aimerez mieux être les libérateurs d'un grand peuple que de ruiner une nation entière. Au reste, pour vous aider à faire ce voyage, le roi vous fait don de florins d'or. Nous trouverons peut-être quelqu'un sur la route qui nous en donnera autant, car je prétends être du voyage avec mes amis. Le quelqu'un dont il s’agit était le pape d'Avignon, qu'on se proposait de dévaliser avant d’entrer en Espagne. Les malandrins acceptèrent avec reconnaissance les propositions de Du Guesclin. On le prit pour général en chef, et l'élite de la noblesse de France s'empressa d'aller se ranger sous ses ordres; C'était une sorte de croisade. Arrivée à la hauteur d'Avignon [1365], l'armée demanda au pape l'absolution de ses péchés, plus 200 000 livres. On ne pouvait pas faire moins pour des gens qu'on voulait absoudre. Le pape offrit l'absolution, mais d'argent point. L'incendie des environs d'Avignon décida le souverain pontife à transiger. On convint qu'il donnerait 100 000 livres, lèverait l'excommunication lancée contre les grandes compagnies, et qu'on s'en irait tranquillement, ce qu'on fit, car, au bout de quelques mois, l'année française avait traversé le Languedoc et l'Aragon pour se rendre en Castille Du Guesclin allait défendre le bâtard Henri de Trastamare contre son frère, Pierre le Cruel (Pierre Ier de Castille), roi légitime de Castille]
[LA FORCE (Jacques-Nompar DE CAUMONT, duc de, maréchal de France, né en 1558, mort en 1652. Il était fils de François de Caumont, qui fut massacré à la Saint-Barthélémy. Lui-même n'échappa à la mort, dans cette circonstance, qu'en feignant d'avoir été frappé, et en se laissant tomber au milieu des cadavres de son père et des autres membres de sa famille. C'est de lui que Voltaire a dit :
Le souvenir de ces scènes affreuses, dont la relation détaillée se trouvait dans un manuscrit, longtemps conservé dans les archives de la maison de La Force, laissa une ineffaçable empreinte dans l'âme du jeune de Caumont ; aussi, lorsque Henri IV se mit à la tête dès protestants, il fut l'un des premiers à se ranger sous ses drapeaux et il se distingua en plusieurs occasions. Lorsque Louis XIII monta sur le trône, il se joignit aux réformés soulevés, et défendit vigoureusement Montauban contre le roi en personne (1621). L'année suivante, il s'empara de Sainte-Foy, et n'en ouvrit les portes à Louis XIII que moyennant une indemnité de 20 000 écus et le bâton de maréchal. Tous ces chefs de parti grands seigneurs ne se piquaient pas, comme on sait, d'être incorruptibles. Envoyé en Piémont, il prit Saluées en 1630 et battit les Espagnols à Carignan. De 1631 à 1633, il envahit plusieurs fois la Lorraine, se distingua encore dans d'autres campagnes en Allemagne, et fut créé duc et pair en 1637. À l'âge de quatre-vingt-dix ans, il se remaria; et ce vieux habitué des guerres civiles se déclara pour le prince de Condé ; il mourut peu de temps après. Jacques de Caumont eut huit fils, dont quelques-uns se distinguèrent dans les armées. Il avait laissé des mémoires qui restèrent longtemps inédits. Ils n'ont été publiés que de nos jours par le marquis de Lagrange, sous ce "titre ; Mémoires authentiques de Jacques-Nompar de Caumont, duc de La Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnau, (Paris, 1843, 4 vol. in-8).]

Malgré une hauteur plus importante du tablier que les deux premiers ponts suspendus, le tablier du nouveau pont subit plusieurs chocs (troncs d'arbres notamment) durant la crue du .
Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19 et 3 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Nicolas Cartailler, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 19 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement 3 conseillers communautaires sont élus pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 45,9 %,. Nicolas Cartailler est réélu maire le .
La commune est située dans l'académie de Montpellier et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone C.
Elle administre l'école maternelle et l'école élémentaire René Cassin.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 2 278 habitants, en évolution de −0,13 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Outre la visite du Pont du Gard, Remoulins est une ville vivante où se mêlent manifestations Taurines, Visites culturelles et historique et les activités de pleine nature.
Une base proposant de la location de canoës et de vélos se trouve en bordure de rivière.
La spéléologie est également accessible aux petits et grands.
Remoulins est un lieu de randonnée pédestre où les sentiers de grande randonnée GR 6, qui fait partie, à cet endroit, du Sentier européen E7, et GR 63 se croisent.
En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 001 ménages fiscaux, regroupant 2 255 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 540 € (20 020 € dans le département). 38 % des ménages fiscaux sont imposés (43,9 % dans le département).
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune | 12,1 % | 15,7 % | 14,7 % |
| Département | 10,6 % | 12 % | 12 % |
| France entière | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 343 personnes, parmi lesquelles on compte 76,6 % d'actifs (62 % ayant un emploi et 14,7 % de chômeurs) et 23,4 % d'inactifs,. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Nîmes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle,. Elle compte 1 194 emplois en 2018, contre 1 460 en 2013 et 1 685 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 859, soit un indicateur de concentration d'emploi de 139 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,1 %.
Sur ces 859 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 237 travaillent dans la commune, soit 28 % des habitants. Pour se rendre au travail, 83,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,4 % les transports en commun, 8,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile).
333 établissements sont implantés à Remoulins au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département,.
| Secteur d'activité | Commune | Département | |
|---|---|---|---|
| Nombre | % | % | |
| Ensemble | 333 | 100 % | (100 %) |
| Industrie manufacturière, industries extractives et autres | 26 | 7,8 % | (7,9 %) |
| Construction | 52 | 15,6 % | (15,5 %) |
| Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration | 108 | 32,4 % | (30 %) |
| Information et communication | 2 | 0,6 % | (2,2 %) |
| Activités financières et d'assurance | 13 | 3,9 % | (3 %) |
| Activités immobilières | 18 | 5,4 % | (4,1 %) |
| Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien | 40 | 12 % | (14,9 %) |
| Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale | 52 | 15,6 % | (13,5 %) |
| Autres activités de services | 22 | 6,6 % | (8,8 %) |
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 32,4 % du nombre total d'établissements de la commune (108 sur les 333 entreprises implantées à Remoulins), contre 30 % au niveau départemental.
Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont :
Remoulins est au centre d'un réseau routier, ferré et touristique. Sa démographie n'est pas liée à son activité économique. Le village compte plus de 50 associations très dynamiques. Le village est le point central d'une grande activité économique et associative.
Si le tourisme est l'activité économique principale de la commune, elle compte également une culture industrielle avec l'usine Vitembal.
2 boulangeries
2 grandes surfaces
2 pharmacies
1 bureau de tabac
+ de 50 hôtels et hébergements de qualité
+ de 50 points de restauration
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 32 | 28 | 13 | 9 |
| SAU (ha) | 617 | 461 | 222 | 119 |
La commune est dans la vallée du Rhône, une petite région agricole occupant la frange est du département du Gard. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la viticulture. Neuf exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020 (32 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 119 ha,,.
La commune est riche de six monuments historiques :
La commune compte également un petit patrimoine riche avec les vestiges du Pont Seguin réhabilités en 2015, le vieux village, la porte des Escaravats…
De nombreux hébergements sont disponibles dont deux campings quatre étoiles.