Renato Castelfranchi

Renato Castelfranchi
Renato Castelfranchi en 1943 juste avant sa déportation à Auschwitz.
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
Auschwitz
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Parti politique

Renato Castelfranchi, né le à Ferrare et mort le en déportation à Auschwitz, est un journaliste et militant socialiste puis fasciste italien.

Biographie

Agitateur socialiste et syndicaliste révolutionnaire

Fils de Michel-Ange et Emma Camis, Renato Castelfranchi commence sa vie comme professeur de chimie après avoir terminé ses études. Militant socialiste, il est arrêté pour des raisons de sécurité publique, le , par les carabiniers de Bologne après une conférence sur les conditions des paysans. En 1906, il épousa Cleopatra Piccinini.

Dans les années qui suivirent, il occupa le poste de secrétaire de la Chambre du Travail de Bologne et de rédacteur en chef du journal socialiste La Scintilla jusqu'en 1911. Il fonda également le journal Diana avec Romualdo Rossi et Italo Balbo.

Interventionnisme et militantisme fasciste

De nouveau arrêté en 1911, il est par la suite expulsé du Parti socialiste italien le , avec Germano Manini et Giuseppe Longhi, pour avoir participé à un meeting tenu par l'anarchiste-interventionniste Oberdan Gigli. Il avait également participé le même mois à la formation du Faisceau d'action révolutionnaire interventionniste.

En 1923, la police souhaita avoir un rapport sur sa conduite, sa vie professionnelle et ses opinions politiques. Renato Castelfranchi habitait alors à Bologne et était devenu secrétaire du Parti national fasciste (PNF) des communes de Pesaro et Macerata. Décrit comme un fasciste convaincu, il était adhérent au PNF depuis sa fondation. Dans les années 1930, il semble avoir collaboré à Il Periodico, journal dirigé par l'ancien syndicaliste révolutionnaire Tito Aguiari.

Arrestations et déportation à Auschwitz

En 1938, sa radiation du registre politique fut autorisée, car il n'était plus considéré comme un individu dangereux. À la suite des lois raciales promulguées la même année, Castelfranchi, qui était juif, déposa une plainte pour discrimination. Dans les années qui suivirent, il se rapprocha des socialistes et participa en à plusieurs réunions clandestines alors décrites comme « subversives ».

En septembre de la même année, à la suite d'un avertissement pour participation à des réunions politiques non autorisées dans le magasin de chaussures d'un dénommé Giuseppe Giacometti, le ministère de l'Intérieur ordonna son internement dans la commune d'Apecchio, dans la province de Pesaro.

Fiche d'identité de Renato Castelfranchi datant de 1943 réalisée par Direction générale de la sécurité publique.

Plus tard, en novembre, il adressa une lettre au préfet de Ferrare, demandant l'autorisation de retourner dans sa ville natale mais sa demande fut refusée. Il put revenir à Ferrare en grâce à l'intervention du curé d'Apecchio en 1941. Le de la même année, il fut arrêté pour l'assassinat d'un fonctionnaire fédéral de Ferrare, emmené à la prison de Ferrare, admis à l'Arcispedale S. Anna, puis transféré à nouveau à la prison de Ferrare comme « Juif interné ». Lors de sa détention, il écrivit une lettre dans laquelle il déclarait s'être converti au catholicisme et exprimait sa crainte d'une possible déportation dans un camp de concentration ce qui finit par se passer le quand on le transféra au camp de concentration de Fossoli di Carpi puis à Auschwitz. Il mourut à son arrivée le .

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 « Renato Castelfranchi », sur Archivio di stato Ferrara
  2. 1 2 Enrico Trevisani, Mario Poledrelli : biografia spirituale di un celebre sconosciuto : Profilo biografico, diario di guerra e lettere dal fronte, Associazione Culturale di Ricerche Storiche “Pico Cavalieri” (lire en ligne), p. 16-17
  3. ↑ « Direction générale de la sécurité publique. Profil de Renato Castelfranchi (1878-1944) », sur Fondazione museo della Shoah
  4. ↑ « Pesaro. Scheda segnaletica della Direzione generale di P.S. del Ministero dell'Interno di Castelfranchi Renato », sur Fondazione Centro di Documentazione Ebraica Contemporanea CDEC