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Rodolfo Fattovich, né à Trieste le et mort à Rome le , est un africaniste, égyptologue, linguiste, archéologue et professeur italien d'université.
Son intérêt pour l'Égypte antique remonte à l'époque du lycée, quand il reçoit en cadeau Egyptian Grammar. Being an Introduction to the Study of hieroglyphs d'Alan Henderson Gardiner. Il étudie égyptologie et archéologie préhistorique à l'Université de Trieste, où il est diplômé en Lettres classiques en , avec la thèse « Les origines de la monarchie sacrée et son développement jusqu'à la fin de l'Ancien Empire » (« Le origini della monarchia sacra egiziana e suo sviluppo fino alla fine dell'Antico Regno »). À l'université de Rome « La Sapienza », où il étudie l'égyptologie avec Sergio Donadoni et la préhistoire avec Salvatore Maria Puglisi, il obtient son Master en période prédynastique égyptienne. Lanfranco Ricci lui conseille de s'intéresser aussi à l'archéologie des hauts plateaux éthiopiens et érythréens.
Rodolfo Fattovich souligne les liens de l'Égypte antique avec les traditions de la vallée africaine du Nil, pendant la phase pré-aksumite, dans le nord de l'Éthiopie et de l'Érythrée (Ier millénaire av. J.-C.) : la poterie pré-aksumite - au Musée national d'Éthiopie et celle trouvée par les expéditions archéologiques (Francis Anfray à Yeha en et en de Lanfranco Ricci à Seglamen et de Bieta Giyorgis en ), représentant l'écho des traditions céramiques - datant d'au moins quatre millénaires plus tôt - en Égypte et en Nubie.
En , Rodolfo Fattovich est professeur adjoint d'archéologie éthiopienne à l'université de Naples - L'Orientale, où il enseigne jusqu'en . Il étudie les collections du Musée national du Soudan à Khartoum, relatives à la région de Kassala (Soudan). Il suit une expédition archéologique italienne à Kassala, active de à .
À Naples, Rodolfo Fattovich appartient à une communauté académique - avec Maurizio Taddei, Claudio Barocas, Maurizio Tosi, Alessandro de Maigret (it), Yaqob Beyene et, quelques années plus tard, Paolo Marrassini - qui s'intéressait à l'archéologie éthiopienne et a l'égyptologie. C'est avec le soutien de sociétés scientifiques italiennes, comme l'Istituto Italo-africano et l'ISMEO, que des projets de recherches archéologiques des deux côtés de la mer Rouge ont été conçus (ainsi que l'expédition dans la région de Kassala).

En , commence le projet de recherche pour une expédition italienne à Naqada (Haute-Égypte) - codirigé par Rodolfo Fattovich, Maurizo Tosi et Claudio Barocas - qui a pour but d'étudier les phases formatives de l'Égypte antique. Pour Maurizio Tosi et Rodolfo Fattovich, Naqada est un site crucial pour les relations entre l'Égypte antique et la mer Rouge, à travers la vallée du Ouadi Hammamat et, à travers la mer Rouge, pour les connexions avec la corne de l'Afrique et le Moyen-Orient.
L'expédition italienne à Tell el-Farkha (dans le delta oriental du Nil) du Centro Studi e Ricerche Ligabue, co-dirigé par Rodolfo Fattovich et Sandro Salvatori (de à ), a mis en lumière des traces de bâtiments, en briques de boue, de l'Ancien Empire.
À partir de , Rodolfo Fattovich retourne en Éthiopie, où il codirige jusqu'en , avec Kathryn A. Bard de l'Université de Boston, un projet de recherche italo-américain à Bieta Giyorgis, la colline surplombant le champ de stèles d'Aksum. Le sommet de cette colline, habité pendant la période précédant la formation de l'état aksumite, était l'un des plus anciens sites urbains dans la région. Parmi les objets funéraires trouvés, des bracelets en bronze, des artefacts en fer, de la céramique. Cette culture matérielle, en particulier ès céramique, se différencie nettement, pour R. Fattovich, de celle trouvée à Yeha et dans d'autres endroits éthiopiens, de sorte que l'on pourrait parler d'un développement culturel très focalisé dans la région d'Aksum.
Dans le cimetière de Ona Enda Aboi Zewge et dans le village voisin Ona Nagast, Kathryn A. Bar et Rodolfo Fattovich ont trouvé les traces de la culture protoaksumite et peut-être d'un État (IXe siècle/VIIIe siècle - Ve siècle/IVe siècle av. J. C.). Il publie ensuite, avec Kathryn A. Bard et d'autres spécialistes, des livres sur les nouvelles découvertes, dans la région d'Axum et en Égypte.
Rodolfo Fattovich est « Visiting professor » au département d'archéologie de l'Université de Boston, à l'African Studies Center de l'Université de Boston et à l'Université d'Addis-Abeba. Il est membre de l'ISMEO, de lInternational Society for Nubian Studies, de lInternational Society of Egyptology, de la Society of Africanist Archaeologists, du Forum for African Archaeology and Cultural Heritage, du British Institute in Eastern Africa, de la Sudan Archaeological Research Society, de l'Institut italien pour la civilisation égyptienne, de l'Institut italien d'anthropologie, de l'Institut italien de paléontologie humaine, de l'Institut italo-africain, de l'Institut italien pour l'Afrique et l'Orient (Isiao), du Centre d'études et de recherches Ligabue, du Centre d'études sur le désert oriental.
, Académie des Lyncéens : prix « Giorgio Maria Sangiorgi » pour "Histoire et Ethnographie de l'Afrique".