l'intégration selon les règles orthographiques du roumain («emprunt naturalisé») de mots provenant d'autres langues, comme le français (22,12% du lexique actuel avec par exemple abajur, toaletă ou parbriz) ou l'anglais (avec par exemple feribot, meci venant de «match» ou tramvai); cette roumanisation promue par l'Académie roumaine est ignorée par le marché et par la jeunesse qui introduisent depuis 1990 une masse d'anglicismes sans les naturaliser, en conservant donc l'orthographe anglaise, comme browser, download, mall, link ou printer (ce « processus inverse » multiplie les «emprunts anglicistes»);
le retour, en République de Moldavie, en 1989-1992, au roumain comme langue officielle et de communication inter-ethnique et à l'alphabet latin, par opposition au moldavisme soviétique qui écrivait la langue en caractères cyrilliques russes, l'appelle moldave, la définit comme différente du roumain et utilise le russe comme langue de communication inter-ethnique (de 1994 à 2023, les gouvernements moldaves pro-russes sont revenus au moldavisme).
la naturalisation, en 1921-1923, des minorités non-chrétiennes et non-roumanophones incluses dans la Grande Roumanie dans le cadre de l'instauration de la démocratie parlementaire;
la nationalisation, durant cette même période, des grands domaines latifundiaires dont les propriétaires résidaient à l'étranger, et leur partage entre les ouvriers agricoles sans terre vivant dans leur périmètre;
le processus de substitution du roumain, à la place de l'aroumain, entre 1889 et 1940, par le financement d'un réseau d'enseignement en roumain auprès des minorités valaques des Balkans;
la mise-en-place, à partir de 1937, d'un numerus clausus dans les universités et certaines professions libérales, limitant le nombre des minoritaires et réservant un pourcentage d'au moins trois quarts (parfois plus) aux roumanophones (qui, historiquement, avaient un niveau de vie et d'éducation inférieur aux minorités, notamment dans les régions ayant appartenu aux empires d'Autriche-Hongrie et de Russie);
la confiscation par la dictature fasciste d'Ion Antonescu, entre 1941 et 1944, des commerces et entreprises appartenant aux juifs et aux ressortissants des pays ennemis (notamment britanniques et américains);
la mise en place d'une colonisation roumaine (notamment de fermiers expulsés de Transylvanie du Nord, cédée à la Hongrie en 1940) et la transformation de certains noms de lieux en Transnistrie, région ukrainienne occupée par le régime Antonescu entre 1941 et 1944;