Sa-Montou

Sa-Montou
Image illustrative de l’article Sa-Montou
Statue du père d'Ânkhou, un vizir qui est peut-être Sa-Montou.
Nom en hiéroglyphe
Y5
N35
V13
G39
U40S29N35
D58
Transcription Sȝ-mnṯw Rs-snb
Période Moyen Empire
Dynastie XIIe dynastie
Fonction principale vizir
Prédécesseur Khéty (?)
Dates de fonction fin XIIe dynastie
Successeur Khenmès (?)
Famille
Mère Satipi
Conjoint Hénout
Enfant(s) ♂ Sénebefni
♀ Séneb
♂ Ânkhou (?)
♂ Sénebsoumâ (?)
Fratrie ♀ Sathathor-Senebhénâès (?)

Sa-Montou (« fils de Montou »), également nommé Resséneb, est un vizir égyptien en fonction à la fin de la XIIe dynastie.

Attestations

Sa-Montou est attesté par plusieurs documents,, :

La statue provenant de Karnak du vizir Ânkhou et conservée au Musée égyptien du Caire (no  inv. CG 42034) mentionne ses parents, la dame Hénoutipou et un vizir dont le nom est perdu. Sur la base de plusieurs indices, plusieurs chercheurs ont identifié Sa-Montou à ce vizir anonyme, ; cette identification n'est cependant pas acceptée par tous.

Biographie

Les documents permettent de reconstruire sa carrière, :

Une chapelle d'offrandes de Senousert (Vienne AS 198), rapporteur du vizir, pourrait appartenir à un serviteur de Sa-Montou.

Les documents permettent de reconstruire la famille de Sa-Montou, :

Le vizir Ânkhou, ayant exercé pendant le règne de Khendjer, était peut-être son fils ; cette hypothèse est basée sur les indices suivants : l'homonymie partielle entre l'épouse de Sa-Montou, Hénout, et la mère d'Ânkhou, Hénoutipou ; le père d'Hénoutipou était grand prêtre d'Amon, tout comme le fils de Sa-Montou, Sénebefni ; Ânkhou a commencé sa carrière en tant que « dignitaire » et « bouche de Nekhen », tout comme Sa-Montou. Si Ânkhou est bien le fils de Sa-Montou, alors ce dernier est également le père du « dignitaire » Sénebsoumâ,. Si Wolfram Grajetzki est plutôt en accord avec cette hypothèse, argumentant qu'Ânkhou a dû devenir vizir très tard, tandis que les premières attestations de Sa-Montou remontait à un très jeune âge (milieu de la vingtaine en l'an 9 du roi Amenemhat III par exemple), Julien Siesse réfute cette hypothèse car il juge l'écart chronologique entre Ânkhou et Sa-Montou trop important, les autres indices invoqués n'étant pas des preuvces irréfutables par ailleurs.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 Grajetzki 2009, p. 36.
  2. 1 2 3 Siesse 2019, p. 169-171.
  3. ↑ (en) « Attestations de Sa-Montou », sur Persons and Names of the Middle Kingdom and early New Kingdom
  4. ↑ Hintze et Reineke 1989, p. 143-147, nos 495, 498 et 199.
  5. 1 2 3 4 Siesse 2019, p. 170-171.
  6. ↑ Franke 2003, p. 104-105.

Bibliographie