| Directrice de recherche au CNRS |
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Délégation Paris B (d) (depuis le ) Centre national de la recherche scientifique (depuis ) Institut Max-Planck d'histoire des sciences ( - Institut Max-Planck d'histoire des sciences (- Université Paris-Descartes ( - Université A&M du Texas (- Queens College (janvier - John Jay College of Criminal Justice ( - Université de New York (janvier - Université de New York ( - Fashion Institute of Technology (août - Université de la Ville de New York (août - |
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| Directeurs de thèse |
Arlette Farge, Vincent Crapanzano (en) |
Sabine Arnaud est une historienne des sciences française. Ses recherches sur l'hystérie sont novatrices. Elle se consacre ensuite sur l'histoire de la langue des signes.
Sabine Arnaud est diplômée en Philosophie et en Esthétique à l'université de Paris VIII. En 2007, elle soutient la thèse Mise en récit et enjeux politiques d'un diagnostic : l'hystérie entre 1730 et 1820 : construction et circulation d'une catégorie médicale en littérature comparée avec l'Université de la ville de New York, en Histoire et Civilisations avec l'École des hautes études en sciences sociales. Cette thèse est dirigée par Arlette Farge et Vincent Crapanzano. Pour ce travail de recherche, elle explore des sources françaises et anglaises : traités, journaux, manuscrits, cours de médecine, ouvrages de morale, pamphlets, pièces de théâtre, contes, et romans.
Pendant un an, elle est professeure assistante à l'Université A&M du Texas, au département langage et culture européenne.
En janvier 2014, elle publie L’invention de l’hystérie au temps des Lumières (1670-1820) Cet ouvrage est remarqué : il emporte plusieurs prix. Elle publie également une version en anglais en 2015 sous le titre On Hysteria: The Invention of a Medical Category (1670-1820). Une traduction allemande paraît en 2019. Son approche est novatrice. Elle détaille la construction entre 1670 et 1820, d'une nouvelle catégorie médicale : l'hystérie . Elle fournit les preuves que l'hystérie est une invention. Sa publication va à l'encontre de l'ouvrage de Georges Didi-Huberman, publié en 1982. Sabine Arnaud trace une histoire genrée de la maladie. Pour cela, elle fait référence aux écrits médicaux et littéraires.
De 2010 à 2017, elle est directrice de recherche à l'Institut Max-Planck d'histoire des sciences à Berlin. Elle dirige une recherche sur L'écriture de la surdité et la construction de normes en Europe occidentale et aux États-Unis du XVIIe à la fin du XIXe siècle. Elle s'intéresse en particulier au rôle du langage dans la définition de la condition humaine.
Depuis 2017, elle est directrice de recherche au Centre Alexandre Koyré et au CNRS. Ses recherches portent sur l’histoire de l’éducation et de la langue des signes française au dix-huitième siècle et au dix-neuvième siècle.