| Senebhenaf | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Snb-ḥnˁf | |||||
| Période | Deuxième Période intermédiaire | |||||
| Dynastie | XVIe dynastie ? | |||||
| Fonction principale | Vizir | |||||
| Famille | ||||||
| Grand-père paternel | Sobek-âa Bébi (?) | |||||
| Grand-père maternel | Anhournakht-Idi (si fils de Ibiâou et Renresséneb) | |||||
| Père | Ibiâou (?) | |||||
| Mère | Renresséneb ou Ânkhèsiref (?) | |||||
| Conjoint | Sobekhotep | |||||
| Enfant(s) | ♀ Mentouhotep | |||||
| Deuxième conjoint | Abetib (si fils de Ibiâou et Renresséneb) | |||||
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Senebhenaf est un vizir de l'Égypte antique durant la Deuxième Période intermédiaire.
Le vizir Senebhenaf n'est connu que par le cercueil de sa fille, la reine Mentouhotep, sur lequel il porte les titres de « maire de la ville » (jmy-r njw.t), « vizir » (ṯȝ.ty) et « directeur des Six Grandes Cours de Justice » (jmy-r ḥw.t-wr.t 6) ; le cerceuil est conservé au British Museum (no inv. EA 10553),,,. Les inscriptions indiquent que son père se nomme Senebhenaf et sa mère Sobekhotep,,. La reine Mentouhotep est l'épouse du roi Djéhouty. La position de ce roi au sein de la Deuxième Période intermédiaire est incertaine (il a été attribué à la fois au début de la XVIe dynastie égyptienne et le début de la XVIIe dynastie égyptienne).
Certains égyptologues ont suggéré que Senebhenaf était peut-être l'un des deux fils homonymes du vizir Ibiâou qui officiait sous les rois de la XIIIe dynastie, Ouahibrê Ibiâou et/ou Merneferrê Aÿ : Ibiâou étant connu pour avoir deux fils avec ce nom, de deux épouses différentes (Ânkhèsiref et Renresséneb), les chercheurs ont proposées une identification à l'un ou à l'autre. Ainsi, K. S. B. Ryholt a proposé de l'identifier au fils d'Ânkhèsiref, tandis que Labib Habachi proposait plutôt d'y voir le fils de Renresséneb. Julien Siesse est quant à lui plus partagé : il note en effet que les titres du fils de Renresséneb correspondent plus à étape de carrière menant au vizirat que le titre de son demi-frère, mais note que le nom de son épouse connue, Abetib, ne correspond pas au nom de la mère de Mentouhotep, la dame nommée Sobekhotep, ce qui favoriserait donc alors le fils d'Ânkhèsiref. Wolfram Grajetzki indique quant à lui que cette identification du vizir à l'un des fils d'Ibiâou ne reste qu'une simple hypothèse, qu'aucun autre élément ne vient confirmer.
Si le vizir Senebhenaf est identique au fils du vizir Ibiâou et de la dame Renresséneb, alors il est attesté par les documents suivants :
Si le vizir Senebhenaf est identique au fils du vizir Ibiâou et de la dame Ânkhèsiref, alors il n'est cité que par la stèle que lui a dédié son demi-frère, sur laquelle il porte le titre de « scribe du grand camp de travail-khénéret » (sš n ḫnrt wr).
Si elle est validée, cette association pourrait établir un lien temporel significatif entre les souverains de la fin du deuxième tiers de la XIIIe dynastie et le royaume de Haute-Égypte dirigé par Djéhouty pendant la Deuxième Période intermédiaire.