| Naissance |
Genève |
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| Nationalité |
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| Profession |
Réalisateur Directeur de la photographie Photographe |
| Films notables | Un homme en fuite |
| Site internet | http://www.simon-edelstein.ch/ |
Simon Edelstein, né le 26 mars 1942 à Genève, est un chef opérateur, cinéaste et photographe suisse. Il a mené une carrière prolifique à la télévision et au cinéma, avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la photographie des salles de cinéma abandonnées .
En 1959, il entre à l’École des arts et métiers de Vevey, dont l’enseignement est alors principalement orienté vers la photographie publicitaire et industrielle. Il y étudie dans la même classe que le photographe Bruno Barbey et le cinéaste Francis Reusser.
Durant les années 1960 à 1970, il collabore revues Lui et Vogue. Il Il réalise également les photographies d’une dizaine d’ouvrages publiés dans la collection Atlas des Voyages des Éditions Rencontre, à Lausanne.
Simon Edelstein travaille pendant plus de trente ans comme réalisateur à la Télévision suisse romande.
Son film Un homme en fuite (1980), avec Roger Jendly, a reçu le Prix spécial au Festival du Mystère de Cattolica, ainsi que celui de la meilleure interprétation féminine à Malene Sveinbjornsson et le Prix de la mise en scène au Festival de Brest .
Selon Freddy Buache, le fondateur de la Cinémathèque suisse : « En Suisse Romande, à la fin de 1973, les seuls réalisateurs qui prolongent valablement par leurs œuvres le travail des cinéastes genevois entraînés par Claude Goretta, Alain Tanner et Michel Soutter et qui paraissent assurer une liaison en vue de préparer la relève, sont Yvan Butler et Simon Edelstein. Ils ont, l'un et l'autre, fait leurs classes à la Télévision suisse romande ».
Freddy Buache ajoute que le style et le ton de Simon Edelstein dans Les Vilaines Manières "manifestent une imagination beaucoup plus baroque [que celle de Michel Soutter] et une inspiration plus amère, qui, au tournant de ces meilleures séquences, laissent percevoir des résonances aldrichiennes»..

Durant la période des années 1970, Simon Edelstein est le directeur de la photographie attitré des films du cinéaste genevois Michel Soutter :
Il a réalisé plus de 200 reportages pour la Télévision suisse romande, notamment pour les émissions : Temps Présent, Spécial Cinéma, Viva et Passe-moi les jumelles.
Principales réalisations :

L'hommage à Simon Edelstein au Festival du film de Locarno
En 2025, la 78e édition du Festival du film de Locarno a rendu hommage à Simon Edelstein en présentant deux de ses films, Les Vilaines Manières (1973) et L’Ogre, dans la section « Cinéma Suisse Redécouvert ». Ces œuvres ont été restaurées par la Cinémathèque suisse avec le soutien de la Radio Télévision Suisse . Longtemps davantage reconnu pour ses ouvrages de photographie sur les cinémas abandonnés que pour sa carrière cinématographique, Edelstein a salué cette redécouverte de ses films, en exprimant son désir de réaliser un nouveau film en déclarant : «Cette étrange sensation d’être à nouveau jeune me donne envie de tourner un nouveau film» .
À partir des années 2000, Simon Edelstein parcourt le monde pour photographier des cinémas abandonnés, fermés ou menacés de disparition . Après une carrière consacrée au cinéma et à la télévision, il entreprend ainsi un travail de mémoire sur des salles construites principalement au cours du XXe siècle ,.
Après avoir photographié pendant plus de vingt ans des salles de cinéma dans trente pays , il déclare : « Les plus belles salles du monde sont à retrouver aux États-Unis et en Inde. Dans ces régions, le cinéma est un bâtiment en soi, construit et pensé à cet effet, à l’inverse de la Suisse où nos salles n’ont jamais été exceptionnelles et sont presque construites de manière fortuite, coincées entre des entrées d’immeubles. » .
Lux, Rex & Corso
Publié en 2011 aux Éditions d’Autre Part, Lux, Rex & Corso : les salles de cinéma en Suisse est le premier ouvrage de Simon Edelstein consacré à l’architecture des cinémas. À travers quelque 600 photographies, il retrace l’évolution des salles suisses et témoigne de la transformation et de la disparition progressive de certaines d’entre elles. Cet ouvrage bilingue français-allemand associe les photographies de Simon Edelstein aux textes de Lucie Rihs et Didier Zuchuat .
Le crépuscule des cinémas
Publié en 2020 aux Éditions Jonglez, cet ouvrage rassemble des photographies réalisées au cours de voyages dans plus de trente pays, en particulier USA, France, Italie, Maroc et Cuba . Il présente des salles abandonnées, menacées de démolition ou transformées en commerces, restaurants et autres lieux, documentant ainsi la disparition progressive d’un patrimoine architectural et culturel lié à l’histoire du cinéma .
Il déclare au journaliste Étienne Dumont : "J’avais été frappé par la laideur des nouvelles salles de spectacles, purement fonctionnelles. La taille des cinémas récents me hérissait. J’avais l’impression d’entrer dans un placard à balais pour assister à une projection sur un mouchoir de poche. Tout cela me déprimait. J’ai gardé la nostalgie des rangées de fauteuils rouges et du rideau dévoilant lentement l’écran. Cet univers s’évanouissait quelques décennies après la disparition des cathédrales américaines, construites à la fin du muet. Le déclic réel s’est produit pour moi aux États-Unis, où certains cinémas sont restés debout bien après leur fermeture. Je procédais comme un archéologue ou un cambrioleur à la recherche des cinémas oubliés".
Cinémas : un patrimoine français
Publié en 2023 aux Éditions Jonglez et préfacé par Jack Lang, cet ouvrage de 288 pages résulte de plus de dix années de voyages dans les villes et les campagnes françaises. Organisé par régions, il ne constitue pas un inventaire exhaustif, mais présente une sélection de salles choisies pour leur intérêt architectural et patrimonial : cinémas historiques abandonnés, établissements restaurés, petites salles rurales et réalisations contemporaines .
Il explique : « La France reste magnifique pour les cinéphiles, car elle représente le tiers des entrées de l’ensemble de la Communauté européenne ». Il souligne également la tradition française de restauration, de rénovation et de réinvention des salles de cinéma .
Les cinémas en Inde - Un patrimoine exceptionnel
Publié en 2025 aux Éditions Jonglez et réalisé avec Élisabeth Christeler, cet ouvrage prolonge près de vingt années d’exploration des salles de cinéma indiennes. Les deux auteurs ont parcouru une douzaine d’États afin de photographier des cinémas à écran unique, notamment leurs façades monumentales, leurs décors et leurs vastes salles, dont beaucoup sont désormais fermées, abandonnées ou menacées de démolition . Le livre témoigne ainsi d’un patrimoine architectural lié à l’importance historique et populaire du cinéma en Inde. Évoquant ses premiers voyages, il déclare : « J’ai des souvenirs d’Inde où les gens se battaient pour entrer dans les salles » .
Simon Edelstein a exposé ses photographies de cinémas abandonnés aux musées d’Ascona au Tessin en 2008, ainsi que dans le cadre du Festival de Locarno et du festival Cinéma tous Écrans à Genève. En 2013, elles ont été également présentées à la Cinémathèque de Milan , puis à la Cinémathèque Suisse à Lausanne .
En 2024, à Genève, la Fondation Plaza présente une sélection de photographies de Simon Edelstein consacrées aux cinémas abandonnés, sous le titre La beauté mortelle des cinémas" ,.