Compagnie d'électricité de Tokyo

Compagnie d'électricité de Tokyo
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Création
Fondateurs Commandant suprême des forces alliéesVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Toshio Nishizawa (PDG)
Forme juridique Kabushiki gaishaVoir et modifier les données sur Wikidata
Action Bourse de Tokyo (9501)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Tokyo
Drapeau du Japon Japon
Actionnaires Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation (d) (54,74 %) ()
Sumitomo Mitsui Banking Corporation (en) (1,01 %) ()
Tokyo (1,2 %) ()
Nippon Life Insurance Company (0,74 %) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fourniture d'énergie
Société mère Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Japan Natural Energy (d) (depuis le )
TODEN-YOCHI CO.,INC. (d)
Welcia Partners (d)
TEPCO Logistics (d)
Japan Facility Solutions (d)
TEPCO Ventures (d)
Recyclable Fuel Storage (d)
TRENDE (d)
TOKYO ELECTRIC POWER SERVICES Co., Ltd. (d)
JERA
TEPCO Energy Partner (d)
TEPCO Power Grid (d)
Tokyo Power Technology (d)
Tōkyō Hatsuden (d)
TEPCO Renewable Power (d)
Toden Real Estate (d)
TEPCO Fuel & Power (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 37 231 (mars 2013)
Site web www.tepco.co.jp

Résultat net - 685 292 millions de yens (mars 2013)
Société précédente Kantō haiden (d) et Japan Electric Generation and Transmission Company (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

La Compagnie d'électricité de Tokyo (en japonais : 東京電力株式会社 (Tōkyō Denryoku Kabushiki-gaisha?, TSE : 9501), plus connue sous l'appellation Toden (東電, Tōden?), en anglais : Tokyo Electric Power Company ou TEPCO) est une multinationale japonaise de production et de distribution d'électricité. Elle dessert la région du Kantō, la préfecture de Yamanashi et la partie orientale de la préfecture de Shizuoka. Son siège social est situé à Tokyo et des succursales internationales existent à Washington, et à Londres. Elle est membre fondateur de consortiums liés à l'innovation et à la recherche dans le domaine de l'énergie, tels que le JINED, l'INCJ et le MAI.

Elle était, avant sa nationalisation, le plus grand producteur privé mondial d'électricité. La compagnie exploite principalement des centrales thermiques et 3 centrales nucléaires (11 réacteurs). D'autre part, elle dispose de centrales hydroélectriques, de parcs éoliens et d'une centrale géothermique. En raison du coût exorbitant de la catastrophe de Fukushima, centrale dont TEPCO était l'exploitant, la compagnie a été nationalisée.

Histoire

Historiquement, la production d'électricité était confiée à une entreprise à caractère semi-public, la Nippon Hassoden (日本発送電株式会社, Nippon Hassōden?). Afin d'éviter un monopole de l'État japonais dans le secteur de l'énergie, le Commandant suprême des forces alliées décida dès 1948 de privatiser la société. Cette privatisation eut lieu le et donna naissance à neuf sociétés dont la Tokyo Electric Power Company.

L'entreprise a plusieurs fois été mise en cause pour défaut de préparation à un accident ou falsification de documents.

TEPCO compte s'installer au Royaume-Uni en 2015 pour acheter, stocker (à l'aide de batteries) et revendre de l'énergie électrique.

Actionnaires

Liste des principaux actionnaires au .

Nom Actions %
Tokyo Electric Power (salariés) 50 545 400 3,15%
Ville de Tokyo 42 676 700 2,66%
Sumitomo Mitsui Financial 35 927 500 2,24%
Nippon Life (assurances) 26 400 500 1,64%
Mizuho Financial 23 791 133 1,48%
Mitsubishi Heavy Industries 8 098 000 0,50%
Tokyo Electric Power Holding 3 221 100 0,20%
Sompo Holdings 2 557 873 0,16%
Kandenk 2 369 800 0,15%
Retraités de l'enseignement du Texas 1 288 519 0,080%

Parc de production

En , la compagnie disposait d’une puissance installée de 64,5 gigawatts dans 190 installations réparties comme suit :

VisuelNomPuissanceLocalisation
Barrage d'Imaichi
今市ダム (Imaichi damu?)
1 050 MWeNikkō, Préfecture de Tochigi
36° 49′ 31″ N, 139° 39′ 58″ E
Barrage de Shiobara
塩原ダム (Shiobara damu?)
900 MWeNasushiobara, Préfecture de Tochigi
36° 57′ 07″ N, 139° 53′ 05″ E
Barrage de Tambara
玉原ダム (Tanbara damu?)
1 200 MWeNumata, Préfecture de Gunma
36° 46′ 29″ N, 139° 03′ 46″ E
Barrage de Kazunogawa
葛野川ダム (Kazunogawa damu?)
800 MWeKōshū, Préfecture de Yamanashi
35° 43′ 07″ N, 138° 55′ 47″ E
Barrage de Nagawado
奈川渡ダム (Nagawado damu?)
623 MWeMatsumoto, Préfecture de Nagano
36° 07′ 57″ N, 137° 43′ 05″ E
Station de pompage-turbinage de Shin-Takasegawa
新高瀬川発電所 (Shin-Takasegawa Hatsudensho?)
1 280 MWeŌmachi, Préfecture de Nagano
36° 28′ 26″ N, 137° 41′ 23″ E
VisuelNomPuissanceLocalisation
Centrale thermique d'Oi
大井火力発電所 (Ōi Karyoku Hatsudensho?)
1 259 MWeShinagawa, Tokyo
35° 36′ 54″ N, 139° 45′ 24″ E
Centrale thermique de Shinagawa
品川火力発電所 (Shinagawa Karyoku Hatsudensho?)
1 140 MWeShinagawa, Tokyo
35° 37′ 14″ N, 139° 45′ 21″ E
Centrale thermique de Yokosuka
横須賀火力発電所 (Yokosuka Karyoku Hatsudensho?)
2 604 MWeYokosuka, Préfecture de Kanagawa
35° 12′ 56″ N, 139° 42′ 59″ E
Centrale thermique de Kawasaki
川崎火力発電所 (Kawasaki Karyoku Hatsudensho?)
1 628 MWeKawasaki, Préfecture de Kanagawa
35° 30′ 43″ N, 139° 45′ 45″ E
Centrale thermique de Yokohama
横浜火力発電所 (Yokohama Karyoku Hatsudensho?)
3 325 MWeYokohama, Préfecture de Kanagawa
35° 28′ 26″ N, 139° 40′ 43″ E
Centrale thermique de Minami-Yokohama
南横浜火力発電所 (Minami-Yokohama Karyoku Hatsudensho?)
1 150 MWeYokohama, Préfecture de Kanagawa
35° 24′ 16″ N, 139° 38′ 14″ E
Centrale thermique de Higashi-Ōgishima
東扇島火力発電所 (Higashi-Ōgishima Karyoku Hatsudensho?)
2 000 MWeKawasaki, Préfecture de Kanagawa
35° 29′ 41″ N, 139° 44′ 44″ E
Centrale thermique de Chiba
千葉火力発電所 (Chiba Karyoku Hatsudensho?)
3 548 MWeChiba, Préfecture de Chiba
35° 33′ 52″ N, 140° 06′ 20″ E
Centrale thermique de Goi
五井火力発電所 (Goi Karyoku Hatsudensho?)
1 886 MWeIchihara, Préfecture de Chiba
35° 32′ 49″ N, 140° 04′ 21″ E
Centrale thermique d'Anegasaki
姉崎火力発電所 (Anegasaki Karyoku Hatsudensho?)
3 606 MWeIchihara, Préfecture de Chiba
35° 29′ 05″ N, 140° 01′ 05″ E
Centrale thermique de Sodegaura
袖ケ浦火力発電所 (Sodegaura Karyoku Hatsudensho?)
3 712 MWeSodegaura, Préfecture de Chiba
35° 27′ 50″ N, 139° 58′ 48″ E
Centrale thermique de Futtsu
富津火力発電所 (Futtsu Karyoku Hatsudensho?)
5 040 MWeFuttsu, Préfecture de Chiba
35° 20′ 35″ N, 139° 50′ 02″ E
Centrale thermique de Kashima
鹿島火力発電所 (Kashima Karyoku Hatsudensho?)
4 400 MWeKamisu, Préfecture d'Ibaraki
35° 55′ 03″ N, 140° 42′ 10″ E
Centrale thermique de Hitachinaka
常陸那珂火力発電所 (Hitachinaka Karyoku Hatsudensho?)
1 000 MWeTōkai, Préfecture d'Ibaraki
36° 26′ 11″ N, 140° 36′ 51″ E
Centrale thermique de Hirono
広野火力発電所 (Hirono Karyoku Hatsudensho?)
3 800 MWeHirono, Préfecture de Fukushima
37° 14′ 00″ N, 141° 00′ 50″ E
VisuelNomPuissanceLocalisation
Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
福島第一原子力発電所 (Fukushima Dai-ichi Genshiryoku Hatsudensho?)
4 696 MWe
(à l'arrêt définitif depuis 2013)
Okuma et Futaba, Préfecture de Fukushima
37° 25′ 17″ N, 141° 02′ 01″ E
Centrale nucléaire de Fukushima Daini
福島第二原子力発電所 (Fukushima Dai-ni Genshiryoku Hatsudensho?)
4 400 MWeNaraha et Tomioka, Préfecture de Fukushima
37° 18′ 58″ N, 141° 01′ 32″ E
Centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa
柏崎刈羽原子力発電所 (Kashiwazaki-Kariwa Genshiryoku Hatsudensho?)
8 212 MWeKashiwazaki, Préfecture de Niigata
37° 25′ 46″ N, 138° 36′ 06″ E

À la suite de l'accident de nucléaire de Fukushima-Daiichi, l'entreprise a perdu définitivement 4 réacteurs nucléaires.

Elle fournit environ 29 millions de clients à Tokyo et aux alentours.

Valorisation

La valorisation de la société a énormément baissé en 2011, le cours de l'action chutant de 83 % entre la clôture du et le à 362 yens.

Mi-2013, Tepco annonçait un bénéfice net de « 437,9 milliards de yens (3,4 milliards d'euros), artificiellement gonflé par l'aide indirecte des pouvoirs publics pour faire face à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima » ; Tepco « reste déficitaire sur le plan opérationnel » et n'a pas annoncé de prévisions pour l'année.

Critiques

La société TEPCO est mise en cause en 2002 par le gouvernement japonais pour falsification d'une trentaine de rapports, concernant notamment des fissures dans la structure de treize de ses réacteurs nucléaires,,, ce depuis les années 1970, début des constructions de centrales au Japon, et pour avoir dissimulé des accidents nucléaires, dont celui qui a conduit à une réaction en chaîne incontrôlée en 1978 dans le réacteur №3 de Fukushima,.

Des témoignages d'employés tendent à penser qu'elle « fait passer la rentabilité à court terme avant l'impératif de sécurité à long terme ». Elle est critiquée pour avoir recours pour la maintenance de ses centrales à des « sous-traitants souvent inexpérimentés ». Enfin, lors de l'accident nucléaire de Fukushima en 2011, pour TEPCO, « dans les deux premiers jours qui ont suivi le séisme et le tsunami, le souci de préserver les équipements semble l'avoir emporté sur la prise en compte du risque pour les populations ».

Sur le site de Fukushima travaillent majoritairement des intérimaires employés par des sous-traitants : en 2008 il y a 1 108 salariés réguliers de TEPCO ou d'autres entreprises, contre 9 195 employés de sous-traitants. Or pour ces derniers, la NISA ne publie la répartition de la dose collective que centrale par centrale si bien que ces employés, qui passent de l'une à l'autre, n'ont pas accès au total de leur dose accumulée sur un an et plus, ce qui complique la reconnaissance en maladie professionnelle. 255 ouvriers sous-traitants ont reçu en 1979 une dose supérieure à 10 mSv, contre seulement deux employés réguliers.

Par ailleurs, TEPCO confie pendant l'accident de Fukushima les tâches les plus ingrates et les plus exposées aux rayons ionisants à des travailleurs sans formation qui sont précaires et considérés comme des parias de la société japonaise, notamment les Burakumin,. Selon Paul Jobin, sociologue spécialiste du Japon, « la propagande de Tepco et de la Nisa sont là pour minimiser les risques » de ces employés qui gèrent la crise.

Depuis la catastrophe de Fukushima le , TEPCO est confronté à des centaines de procès et une longue suite de demandes d’indemnisations, qui se comptent en dizaines de milliards d’euros.

TEPCO a poursuivi ses activités commerciales en Russie, y compris l'achat de gaz russe,, malgré les sanctions internationales imposées à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022,. Contrairement à de nombreuses entreprises internationales qui ont réduit ou cessé leurs activités en Russie, TEPCO a choisi de maintenir son engagement. Une étude menée par la Yale School of Management a classé l'entreprise dans la catégorie "Grade F", intitulée "Digging In", désignant les entités qui ont défié les appels à quitter ou réduire leurs opérations en Russie. Cette décision a suscité des critiques, accusant l'entreprise de saper les efforts internationaux visant à isoler économiquement la Russie et à faire pression pour mettre fin à son agression.

Notes et références

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  18. ↑ Faith Aquino (2013), article intitulé NRA chief accuses TEPCO of having ‘no sense of crisis’ following seawall failure, in JDP (japan daily press) 2013-08-02, consulté 2013-08-05
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Voir aussi

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