| Suzuki Motor Corporation スズキ株式会社 | |
| Création | 1909 |
|---|---|
| Fondateurs | Michio Suzuki (en) |
| Personnages clés | Osamu Suzuki, Hiroshi Tsuda |
| Forme juridique | Publique |
| Action | Bourse de Tokyo (7269) |
| Slogan | By your Side |
| Siège social | Chūō-ku, Hamamatsu (préfecture de Shizuoka) |
| Actionnaires | The Master Trust Bank of Japan (en) (+10.65 pourcent (unité non prise en charge)) Shizuoka Bank (en) (+2.49 pourcent (unité non prise en charge)) JPMorgan Chase (+2.35 pourcent (unité non prise en charge)) The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ (+3.30 pourcent (unité non prise en charge)) Toyota (+4.94 pourcent (unité non prise en charge)) Tokio Marine Nichido (en) (+3.70 pourcent (unité non prise en charge)) The Bank of New York Mellon (+1.84 pourcent (unité non prise en charge)) |
| Activité | Construction automobile |
| Produits | Motos, automobiles, moteurs de hors-bord |
| Filiales | Maruti Suzuki (54 %) |
| Effectif | 74 077 |
| Site web | www.suzuki.fr |
| Chiffre d'affaires | 6 293 milliards de yens (2025-2026) |
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Suzuki Motor Corporation (スズキ株式会社, Suzuki kabushiki gaisha) est un groupe industriel japonais producteur d'automobiles, de motos et de moteurs hors-bord. Les origines de Suzuki remontent au début des années 1900 avec la création par Michio Suzuki d'une entreprise de machines pour l'industrie textile à Hamamatsu. À partir du milieu des années 1950, Suzuki se lance dans la construction de deux roues motorisés et d'automobiles, puis, à partir de 1965, de moteurs hors-bord. Au milieu des années 2020, le groupe fait partie des dix plus importants constructeurs mondiaux d'automobiles comme de motos, et des quatre plus importants constructeurs de moteurs hors bord.
En 2025-2026, Suzuki a atteint un chiffre d'affaires consolidé de 6 293 milliards de yens (soit environ 36 milliards d'euros) réalisé pour les trois quarts en Asie, et notamment en Inde, marché qui représente plus de 40 % des ventes totales du groupe. L'activité automobile génère plus de 90% du total du chiffre d'affaires de Suzuki, les motos 7 % et les moteurs pour bateaux 2 %.
En 1909, Michio Suzuki, alors âgé de 22 ans, crée dans son village natal, Hamamatsu, la Suzuki Loom Works pour fabriquer des métiers à tisser. Il introduit plusieurs innovations : l'une permettant de tisser facilement les tissus à rayures, une autre pilotant le fil de chaîne, et la troisième, un métier motorisé. L'entreprise se développe rapidement et, en 1920, Suzuki devient la Suzuki Loom Manufacturing Factory et ouvre son capital à 72 actionnaires. L'entreprise innove de nouveau en concevant et produisant un métier permettant de tisser les tissus dédiés au sarong. Au milieu des années 1930, Michio Suzuki confie à son gendre, Shunzo, la responsabilité de créer une activité de véhicules motorisés. Entre 1937 et 1944, Suzuki conçoit deux moteurs à explosion, l'un pour automobile et l'autre pour moto, et construit quelques exemplaires de sa première automobile, inspirée de l'Austin 7, mais la guerre amène Suzuki à interrompre ces projets avant toute commercialisation. Durant cette période, Suzuki fournit également des munitions à l'armée japonaise, engagée dans des conflits en Chine puis dans le Seconde Guerre mondiale : sa valeur boursière quadruple entre 1939 et 1944.
Les installations industrielles de Suzuki sont partiellement détruites à partir de fin 1944 par un tremblement de terre, puis par des bombardements alliés. L'économie japonaise s'effondre en 1945. Pour maintenir ses capacités de production et ses effectifs, Suzuki se diversifie en fabriquant divers produits manufacturés : matériels agricoles, radiateurs et petits moteurs électriques, etc.
Au début des années 1950, Suzuki prend une décision qui va marquer son histoire : concentrer son développement sur les moteurs et les véhicules motorisés.
Comme d'autres industriels de l'époque, Suzuki développe un deux roues motorisé léger et économique constitué d'une bicyclette et d'un petit moteur thermique. Le premier modèle de série, baptisé "Power free" est lancé en 1952. Le Power Free est doté initialement d'un moteur monocylindre deux temps de 38 cm3 puis d'un monocylindre de 50 cm3 et de deux vitesses. Le Diamond Free, deux fois plus puissant, lui succède en 1953. L'activité moto se développe ensuite rapidement, s'élargissant à des modèles aux puissances et cylindrées croissantes : ST125 (1955), bicylindre Colleda TT250 (1955), etc. Le premier modèle arborant le logo "S" devenu le symbole de la marque apparait en 1958. Suzuki modernise ensuite régulièrement sa gamme, notamment avec des fourches télescopiques (1957), des freins à commande hydraulique (1960), des boîtes de vitesses à quatre (1955) puis cinq (1969) rapports, un démarreur électrique (1961), etc.
L'activité automobile débute en 1955 avec la Suzulight SF, petit véhicule de 3 m de long et 500 kg doté d'un moteur bicylindre deux temps de 360 cm3/15 ch. Elle a des caractéristiques très modernes pour l'époque : moteur transversal, traction avant, suspension à quatre roues indépendantes, direction à crémaillère, etc. La Suzulight est déclinée en versions berline (SS), camionnette (SD) et pick-up (SP). La gamme d'automobiles de la marque se développe ensuite progressivement avec des citadines compactes, comme la Suzulight Fronte de 25 ch (1962), déclinée en modèle à trois portes (Fronte Estate, 1969).
En 1965, Suzuki présente son premier moteur hors bord, le D55, monocylindre deux temps de 5,5 ch.
Entre le début des années 1970 et la fin du siècle, Suzuki, qui prend le nom de Suzuki Motor en 1990, devient un groupe industriel présent mondialement, qui a noué divers partenariats industriels internationaux, notamment, pour l'automobile, avec General Motors et Maruti.
En 1999 Suzuki vend 1,6 millions d'automobiles, pour les deux tiers en dehors du Japon, et autant de motos, dont plus de 90 % en dehors du Japon. Le chiffre d'affaires est d'environ 1 456 milliards de yens (soit 12 milliards de dollars), se répartissant entre les segments automobile (64 %), moto (14 %), et autres (21 %). Le groupe produit dans 27 pays, est présent dans 190 marchés et emploie près de 14 000 personnes.
En 1973, Jitsujiro Suzuki devient directeur général et Shunzo Suzuki président. En 1978, Osamu Suzuki remplace Jitsujiro Suzuki qui prend la présidence du groupe.
Au début des années 1980, le groupe atteint un chiffre d'affaires de 500 milliards de yens.
Au début des années 1990, Suzuki atteint un chiffre d'affaires de 1000 milliards de Yens.
Suzuki poursuit sa croissance : son chiffre d'affaires consolidé passe de 2 000 milliards yens en 2003 à 3 871 milliards en 2018 et près de 6 300 milliards en 2025. Le groupe recentre son activité automobile sur les marchés émergents, particulièrement en Asie et en Amérique latine. Les partenariats industriels évoluent fortement, avec notamment la fin des relations avec General Motors et le retrait de Suzuki du marché automobile nord américain, un fugace accord avec Volkswagen et des partenariats avec Fiat et Toyota. Les années 2010 marquent les premières initiatives de Suzuki en matière d'hybridation et d'électrification de ses modèles auto et moto.
Au milieu des années 2020, Suzuki est devenu le dixième constructeur automobile mondial, le septième constructeur mondial de motos et l'un des quatre plus importants constructeurs de moteurs hors bord.
L'Inde est un pays capital pour Suzuki, tant comme marché que comme base industrielle. Au milieu des années 2020, le groupe japonais y réalise 40% de son chiffre d'affaires mondial et plus de la moitié de ses ventes en volume d'automobiles comme de moto. Il y produit les deux tiers de ses voitures et 58% de ses motos. Ces réalisations industrielles et commerciales remontent à la création, au début des années 1980, de deux coentreprises.

En 1982 Suzuki crée une coentreprise de fabrication et de distribution d'automobiles avec l'entreprise d'État indienne Maruti Udyog. Suzuki détient initialement 25% de cette coentreprise, Maruti Suzuki, basée à Gurgaon dans l'Haryana. Suzuki augmente progressivement sa présence actionnariale et devient actionnaire majoritaire en 2022. Suzuki crée en outre en 2017 dans le Gujarat, la Suzuki Motor Gujarat, société que le groupe japonais contrôle entièrement et qui construit certains modèles Suzuki pour le marché indien et l'exportation. Suzuki Motor Gujarat est intégrée dans Maruti Suzuki en 2023.

Le premier modèle fabriqué en Inde, la Maruti 800, apparait en 1983. La Maruti 800, initialement dérivée de la Suzuki Alto, est fabriquée, sous différentes versions et évolutions, jusqu'en 2014 et vendue à près de 2,7 millions d'exemplaires en Inde. La gamme fabriquée en Inde s'élargit à divers modèles, commercialisés, selon les époques et marchés, sous les marques Maruti, Maruti Suzuki ou Suzuki. Maruti Suzuki connait une très forte et très rapide croissance : les ventes cumulées de l'entreprise atteignent 1 million d'unités en 1994, 5 millions en 2005, 10 millions en 2011, 20 millions en 2018 et dépassent 30 millions en 2024. Au milieu des années 2020, Maruti Suzuki, avec une production dépassant 2,2 millions de véhicules/an, est le plus important constructeur indien, ainsi que le plus important exportateur de ce secteur. Suzuki utilise aussi Maruti Suzuki comme plate forme industrielle dans le cadre d'accords avec d'autres entreprises.
En 2025, la gamme Maruti Suzuki commercialisée en Inde comprend les modèles suivants : Grand Vitara, Invicto, XL6, Jimny, Fonx, Baleno, Ciaz, Ignis, Brezza, Ertiga, WagonR, Dzire, Swift, Alto, Celerio, Espresso, Eeco, et Super Carry.

En 1982, Suzuki crée une autre coentreprise, mais avec le groupe industriel indien TVS : TVS Suzuki. Dédiée à l'activité motos, TVS Suzuki est active jusqu'en 2001. Suzuki en reprend l'activité en 2006 dans une société créée à cet effet et basée à Gurgaon : la Suzuki Motorcycle India (SMI). Au milieu des années 2020, SMI produit 1,3 millions de machines/an, vendues pour plus de 90% en Inde et formant une gamme comprenant quatre scooters à moteur thermique, le scooter électrique e-Access et six modèles de motos.
Les premiers modèles de la marque, les Suzulight des années 1950, sont des véhicules de petites dimensions et puissances essentiellement destinés au marché japonais et répondant à la réglementation des "kei cars" ( keijidōsha (軽自動車?, « véhicule léger »). Suzuki a depuis continûment produit de tels modèles, à deux puis quatre temps. Certains d'entre eux, parfois assez profondément modifiés, ont été vendus hors du Japon. La gamme Suzuki comprend aussi, au fil des années, des modèles plus puissants et de dimensions plus importantes, souvent destinés aux marchés occidentaux.
Au milieu des années 2020, Suzuki produit plus de 3 millions d'automobiles par an, ce qui en fait est le dixième constructeur mondial avec une part de marché d'environ 3,6%. Par rapport à ses concurrents japonais, Suzuki est loin derrière Toyota (10,6 millions d'unités/an) mais produit à peu près autant d'automobiles que Honda ou Nissan et nettement plus que Mazda ou Mitsubishi. Suzuki réalise plus de 80 % de ses ventes automobiles en Asie, notamment en Inde, marché qui représente à lui seul plus de la moitié des volumes écoulés. La marque est peu présente en Europe, où elle représente 1,6% du marché et réalise moins de 6% de ses ventes.
Depuis les années 1950, Suzuki a produit plus de 80 millions d'automobiles et une très grande variété de modèles. Les sections suivantes en donnent quelques exemples, ainsi que des indications relatives aux choix techniques et esthétiques de la marque et aux partenariats que Suzuki a noués avec d'autres groupes industriels.
L'activité automobile de Suzuki débute avec des kei cars destinés au marché japonais. Ce sont des modèles dont la réglementation limite les dimensions (longueur, largeur, hauteur) ainsi que les puissances/cylindrées des moteurs, et qui bénéficient d'avantages fiscaux au Japon. Les Suzulight des années 1950/1960, premiers modèles automobiles de Suzuki, sont tous des kei cars. Suzuki est depuis cette période régulièrement le plus important producteur de ce type de véhicules et en produit encore plusieurs modèles en grandes quantités au milieu des années 2020. Les kei cars Suzuki sont déclinées en berlines, utilitaires, minibus, camping cars, pick-ups, etc. Leurs caractéristiques techniques sont très variées : motorisations à deux ou quatre temps, ou, plus récemment, hybride ou électrique ; transmission finale arrière, avant ou quatre roues motrices ; boîte de vitesses manuelle de 3 à 5 rapports ou automatique ; etc.
Plusieurs modèles sont fabriqués et commercialisés en dehors du Japon (ex: Inde, Pakistan, Indonésie). Certains modèles, parfois assez profondément modifiés, sont commercialisés dans des pays développés, notamment comme "citadines" ou "4x4 légers".
Parmi les nombreux modèles de kei cars ayant marqué l'histoire de la marque, se trouvent notamment :

En 2022, près d'une voiture sur quatre vendue par Suzuki a une motorisation hybride. Ce type de modèle représente même plus de 50% des ventes au Japon et plus de 90% en Europe.
Suzuki propose, selon les modèles et les marchés, plusieurs niveaux et systèmes d'hybridation : "mild hybrid" (MHEV ou SHVS), où l'électrique est en appoint d'un moteur thermique, "strong hybrid" et hybride rechargeable, où un moteur thermique vient en appoint du moteur électrique. Parmi les modèles proposés en 2026 avec une motorisation hybride se trouvent notamment les Swift, Across/Victoris, Vitara, S-Cross, Swace, Invicto, etc.
Le e-Vitara, premier modèle automobile électrique de la marque, est lancé en 2025.
Le développement de Suzuki sur le marché automobile s'appuie sur de nombreux partenariats techniques, industriels et commerciaux, dont certains sont indiqués ci-dessous :
| Année | Ventes mondiales d'automobiles du constructeur Suzuki (unités) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2,0 | 2,1 | 2,2 | 2,3 | 2,4 | 2,5 | 2,6 | 2,7 | 2,8 | 2,9 | 3,0 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2006 | 2 100 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2007 | 2 350 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2010 | 2 620 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2012 | 2 680 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2014 | 2 877 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2019 | 2 900 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2020 | 2 510 000 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2021 | 2 763 846 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2022 | 2 968 494 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 2023 | 3 072 824 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Suzuki remporte à plusieurs reprises la course de côte de Pikes Peak en catégorie "unlimited" à partir du début des années 1990 avec des Cultus (1992), Escudo (1993, 1995), Vitara (2001), XL7 (2007, 2008), SX4 (2009-2011).
Des années 1950 au milieu des années 1970, Suzuki devient un spécialiste reconnu des motos à moteur deux temps avec une gamme allant de cyclomoteurs et scooters à des modèles routiers, tout-terrain ou de course puissants vendus dans le monde entier. Pour respecter des réglementations environnementales aux exigences croissantes, la marque abandonne ensuite les moteurs à deux temps au profit de moteurs à quatre temps. La marque remporte de grands succès en compétition vitesse, moto cross et enduro à partir des années 1960.
Au milieu des années 2020, Suzuki produit 2,2 millions de motos/an, ce qui en fait le septième constructeur mondial avec une part de marché d'environ 3,3 %. Par rapport à ses concurrents, Suzuki est loin derrière les trois premiers constructeurs, le japonais Honda (plus de 20 millions d'unités vendues/an), l'indien Hero (5,9 millions) et le japonais Yamaha (4,8 millions), mais très au-dessus de marques plus connues en Europe, comme Royal Enfield (1,1 millions), Piaggio (0,6 millions), Kawasaki (0,5 millions), KTM (0,4 millions) ou encore BMW (0,2 millions). Suzuki vend plus de 80% de sa production de motos en Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord représentant chacune moins de 1,5 % des volumes vendus. Le marché indien, à lui seul, absorbe plus de la moitié de la production de Suzuki.
Les débuts de Suzuki comme constructeur de deux roues motorisés sont marqués par le lancement de monocylindres deux temps de petite ou moyenne cylindrée, comme la Colleda 125 de 1955, monocylindre de 125 cm3/5,5 ch. Dans les années 1960/1970 Suzuki propose un très grand nombre de modèles de ce type. Initialement à vocation d'usage quotidien, ils privilégient le confort, la facilité d'utilisation et la robustesse. Parmi eux se trouvent notamment les séries M(MA, MC, ME, M12/15/30) et K (K10/11), dont plusieurs connaissent un grand succès commercial, avec plus de 100 000 exemplaires vendus par an durant leur période de commercialisation. Avec des cylindrées de 50 à 80 cm3, ces modèles sont déclinés en versions à vocation utilitaire, comme le MA avec protège jambes et chaine entièrement enclose, ou plus sportive, comme le M12 Supersport pouvant atteindre 80 km/h. Ils bénéficient d'un équipement complet et moderne pour l'époque comprenant clignotants, compteur de vitesse, fourche télescopique et même, pour certains modèles, boîte de vitesses à quatre rapports et démarreur électrique.
Suzuki produit ensuite continûment des modèles monocylindres deux temps de 50 à 125 cm3, avec une large variété de configurations : mini motos, comme le Hopper et le VanVan RV des années 1970, tout-terrain, comme les TS/TC ou le Hustler, ou encore scooters comme le Chance (1983) ou Hi Up (1987). Suzuki produit également des modèles motocross réservés exclusivement à un usage non routier, comme les TM 80/100/125. Certains modèles, notamment de 125 cm3, sont à quatre temps à partir du début des années 1980.
Jusqu'au milieu des années 1970, la gamme Suzuki de plus de 125 cm3 est dotée de moteurs deux temps à un, deux ou, plus rarement, trois cylindres. La marque en propose un très grand nombre, à commencer par la Colleda 250TT de 1956, bicylindre de 250 cm3/18 ch. Parmi les modèles de ce type se trouvent notamment :
Suzuki continue de lancer des modèles deux temps à vocation sportive jusqu'à la fin des années 1980, comme les RG 250, 250 cm3 bicylindre, et RG 500, 500 cm3 à quatre cylindres.
Après le choc pétrolier et les nouvelles mesures anti-pollution appliquées aux États-Unis, Suzuki doit changer sa gamme de motos pour se tourner vers des moteurs à quatre temps. La première tentative de Suzuki est le lancement en 1974 de la Suzuki RE-5. Elle est dotée d'un moteur à piston rotatif de 497 cm3, produit sous licence Wankel. C'est un échec commercial cuisant, qui a de lourdes conséquences sur les résultats de l'entreprise.
Après cet échec, c'est en 1976 que Suzuki lance son premier modèle de grande série à moteur à quatre temps : la GS400, avec un moteur bicylindre en ligne à double arbre à cames en tête (DACT) de 400 cm3/36 ch et une boîte de vitesses à six rapports. La marque élargit ensuite l'utilisation de moteurs à quatre temps à toute sa gamme de plus de 125 cm3. Parmi les très nombreux modèles quatre temps lancés par la marque depuis le milieu des années 1970 se trouvent notamment :
Suzuki a initialement fondé sa notoriété sur sa maîtrise des moteurs deux temps, qu'elle utilise de façon quasi exclusive sur tous ses produits, automobiles, motos et moteurs hors-bord, jusqu'au milieu des années 1970. La marque n'abandonne ce type de moteur sur ses modèles puissants de motos qu'à partir de la deuxième moitié des années 1970, lorsque les normes environnementales l'y contraignent.
Dès les années 1960, Suzuki s'engage avec succès en compétition de vitesse avec des motos de petites cylindrées. La marque étend ensuite son implication à des cylindrées plus importantes, ainsi qu'à des épreuves d'endurance et de motocross, continuant de remporter de nombreux titres dans les diverses disciplines où elle concourt.
Suzuki remporte 21 fois le titre constructeur d'endurance entre 1983 et 2024. En 2025, la marque remporte le Bol d'Or pour la 21ème fois. Suzuki a également remporté quinze fois les 24h du Mans entre 1982 et 2026.
Des années 1970 aux années 2000, la marque remporte de nombreuses fois le championnat du monde dans les trois catégories de cylindrées : quatorze titres en 125 cm3 (dont dix d'affilée de 1975 à 1984), dix titres en 250 cm3 et six en 500 cm3. Certains pilotes ont été sacrés champions du monde à plusieurs reprises avec une Suzuki dans les années 1970, notamment Gaston Rahier en catégorie 125, Joël Robert en catégorie 250, ou encore Roger DeCoster en catégorie 500.
Suzuki fait partie des quatre grandes marques de moteurs hors bord thermiques, avec Yamaha, Mercury et Honda.
L'activité commence en 1965 avec le D55, moteur monocylindre deux temps (2T) de 5,5ch. En 1977 Suzuki crée une marque et une filiale dédiées à cette activité, Suzuki Marine, dont les produits sont fabriqués dans l'usine de Toyokawa à partir de 1979. La fabrication des modèles les moins puissants est transférée en Thaïlande en 1999. La production cumulée de moteurs hors bord depuis les années 1950 dépasse 4 millions d'unités en 2022. En 2024, les ventes de moteurs hors bord de Suzuki Marine ont été d'environ 110 milliards de yens, soit moins de 2% des ventes totales du groupe Suzuki.
En 2026, la gamme de Suzuki Marine comprend trente modèles de 2,5 à 350 ch.
Les principales évolutions de la gamme de Suzuki Marine sont indiquées ci-dessous :
Les moteurs Suzuki ont reçu de nombreuses récompenses pour leurs innovations.
Au début des années 2010, Volkswagen intente un procès visant à interdire à Suzuki d'utiliser l'appellation GTi. Volkswagen perd ce procès en 2012.
Deux class actions sont ouvertes contre Suzuki en 2023 et 2025 aux États-Unis, les plaignants reprochant à la marque d'avoir commercialisé depuis plus de 20 ans certains modèles de motos dont elle savait qu'ils avaient un problème affectant leur freinage.
En éclate au Japon un scandale des certifications frauduleuses de véhicules. Il concerne Toyota, Honda, Mazda, Yamaha et Suzuki, et touche un total de 38 modèles. Toyota est contraint de suspendre la production de trois de ses voitures, Mazda de deux, et Yamaha d’un. Les modèles concernés chez Suzuki et Honda ne sont plus en construction, ce qui leur a permis d’éviter l’arrêt de leur chaîne de production.