| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
তসলিমা নাসরিন |
| Nationalités | |
| Domicile | |
| Formation |
Mymensingh Medical College (en) (bachelors of Medicine and Surgery) (jusqu'en ) |
| Activités | |
| Période d'activité |
Depuis |
| Conjoints |
| Idéologie | |
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| Mouvements | |
| Site web |
(en) taslimanasrin.com |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Sakharov () Prix Tucholsky (d) () Prix Monismanien () Ananda Puraskar (en) () Prix UNESCO-Madanjeet Singh () Prix Simone-de-Beauvoir pour la liberté des femmes () Doctorat honoris causa de l'université Paris-VII () Ingemar Hedenius Prize () Prix Le roi est nu () |
Lajja (d) |
Taslima Nasreen, ou Taslima Nasrin, née le à Mymensingh, est une femme de lettres d'origine bangladaise qui milite pour les droits des femmes.
Taslima Nasreen a acquis en Occident l'image d'une combattante pour l'émancipation des femmes et la lutte contre ce qu'elle appelle l'obscurantisme religieux de son pays d'origine, le Bangladesh.
Troisième enfant d'une famille paysanne très connue, Taslima Nasreen suit les traces de son père médecin et fait des études de médecine spécialisée en gynécologie. Elle commence à écrire de la poésie vers l'âge de 13-14 ans. Quand elle est encore au lycée à Mymensingh, elle publie et édite un magazine littéraire, SeNjuti (Lumière dans les ténèbres), de 1978 à 1983.
Après l'obtention de ses diplômes de médecine de docteur gynécologue, en 1984, elle exerce pendant plusieurs années, tout d'abord dans une clinique de planning familial à Mymensingh, puis à Dhaka à partir de 1990,.
Elle publie son premier recueil de poèmes en 1986. Son second recueil, Nirbashito Bahire Ontore (Banni à l'intérieur et extérieur) connaît un grand succès. Elle réussit à attirer un plus large public avec ses éditoriaux vers la fin des années 1980, puis avec les romans qu'elle commence à écrire au milieu des années 1990.
Le , une fatwa est prononcée contre elle par des fondamentalistes islamiques. Sa tête est mise à prix pour avoir critiqué l'islam au Bangladesh. Elle s'enfuit de son pays en 1994 à la suite de la parution de son livre Lajja, dénonçant l'oppression musulmane sur une famille hindoue. Elle passe les dix années suivantes dans diverses villes d'Europe ; en , elle choisit d'habiter à Berlin, à Stockholm et enfin à New York (où sa sœur réside).
Elle a tenté d'obtenir la nationalité indienne, qui lui a été refusée.
À la suite d'une conférence en Inde en 2007, une prime de 500 000 roupies est offerte par un groupe islamiste pour sa décapitation dès .

Fin , elle fuit Calcutta à la suite de violentes manifestations contre sa présence. Dans les jours suivants, elle est exfiltrée de ville en ville à la suite de propos jugés blasphématoires contre l'islam. À la suite de ces évènements, les autorités indiennes ne lui délivrent plus que des visas temporaires. Elle modifie sa biographie Dwikhandito, interdite en Inde sous sa forme originale, pour rendre les autorités indiennes plus compréhensives relativement à ses demandes de séjour dans ce pays.
À la mi-, elle obtient la prolongation de son visa indien pour six mois, jurant que l'Inde était devenue sa seconde patrie et refusant de venir à Paris pour recevoir le Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes qui venait de lui être décerné. Cependant le , elle se réfugie définitivement en Europe après avoir été accusée de blasphème par des musulmans radicaux en Inde.
Le , elle reçoit le Prix Simone de Beauvoir des mains de Rama Yade, secrétaire d'État aux Droits de l'Homme, après avoir rencontré la présidente du mouvement Ni putes ni soumises, Sihem Habchi. Devenue citoyenne d'honneur de Paris le , elle sollicite la protection de la Mairie de Paris pour parer à sa situation financière précaire et obtient en de se voir mettre à disposition par la Ville de Paris un logement dans la résidence d'artistes du couvent des Récollets, dont les premiers loyers seront pris en charge.
En , on lui attribue la publication d'un article dans le Kannada Daily qui provoque des émeutes et entraîne la mort de deux hommes dans le Karnataka, en Inde. « Anéantie » par cette nouvelle, Nasreen nie être l'auteur de la publication qui s'avère être une traduction grossière dans une langue locale (le kannada) d'un texte paru en dans l’hebdomadaire Outlook India dans lequel elle contestait la thèse selon laquelle le Coran et les hadiths seraient silencieux sur l'obligation pour les femmes du port du voile. Elle y affirmait notamment que les musulmanes devaient « brûler leurs burqas ».
En 2011, elle participe au festival littéraire Metropolis bleu à Montréal.
Le , elle s'engage auprès de l'Organisation pour la citoyenneté universelle (OCU) pour la libre circulation des femmes et des hommes dans le monde. Elle reçoit un « passeport de citoyenneté universelle » symbolique, au siège de l'UNESCO, à Paris.
En 2015, menacée de mort par des extrémistes liés à Al-Qaïda, Taslima Nasreen est aidée le par le Center for Inquiry (CFI) pour se rendre aux États-Unis, où elle vit depuis. Le Center for Inquiry fait une déclaration officielle en estimant que sa sécurité « n'est que temporaire si elle ne peut pas rester aux États-Unis. Cependant, le CFI a créé un fonds d'urgence pour aider à la nourriture, au logement et aux moyens pour qu'elle soit installée en toute sécurité ».
Le , à l'occasion de l'agression contre Salman Rushdie, elle publie une tribune dans Le Monde : « L’agression de Salman Rushdie dit aux critiques de l’islam qu’ils ne seront en sécurité nulle part dans le monde ».
En , elle adresse son soutien aux manifestations en Iran, consécutives à la mort de Mahsa Amini, jeune femme arrêtée par la police pour n'avoir pas bien mis son hijab et morte peu après.
L'expérience de violences sexuelles lors de son adolescence et son travail comme gynécologue ont développé chez Taslima Nasreen une vision critique du traitement des femmes dans les pays musulmans. Ses écrits sont caractérisés par deux éléments : son combat pour la laïcité et pour les droits des femmes,,,.
Elle est influencée par Virginia Woolf, Simone de Beauvoir et Rokeya Sakhawat Hussain, qui vécut du temps du Bangladesh unifié. Elle est également influencée par le poète Humayun Azad. Ses derniers écrits témoignent de sa proximité avec le Bangladesh et l'Inde.
Le , dans un entretien publié par Le Figaro Madame, elle expose trois de ses idées maîtresses :
Taslima Nasreen a écrit en tout plus de trente livres de poésie, essais, romans, nouvelles et mémoires, et ses œuvres ont été traduites dans plus de 20 langues différentes.