Temura

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Le souci de garder secret le Nom de Dieu et la préoccupation de créer d’autres noms divins de substitution ont conduit les kabbalistes à utiliser divers artifices et constructions cryptographiques qui sont autant de codes et de grilles qu’il faut savoir déchiffrer et lire. Les trois méthodes herméneutiques principales de la Kabbale (hokmat ha-zeruf) sont : la Ghématrie, le Notarikon et le Témurah.

On ne confondra pas ces techniques traditionnelles avec des savoirs scientifiques.

Les jeux de lettres font partie des procédés internationaux de divination. César utilisera plus tard un algorithme de substitution voisin comme système de cryptographie. Avec le développement de pratiques d'occultisme, les règles de substitution s'étendent. Parmi les algorithmes de substitution, les « combinaisons de Tziruph » étaient particulièrement populaires durant les périodes antiques (employés par les hébreux vers 500-600 de notre ère).

L'alphabet hébreu est divisé en deux parties égales, placées l'une au-dessus de l'autre. Il y a 22 commutations ou « Tables de Combinaisons de TzIRVP צירוף » (Tserouf) :

ALBTh (Albath)ABGTh (Abgat)AGDTh (Agdat)ADBGAHBDAVBHAZBVAChBZATBChAIBTAKBI
ALBKAMBLANBMASBNAOBSAPBOATzBPAQBTzARBQAShBRAThBSh (Athbash)

Il y a également trois « Tables des Commutations », carrés de 484 cases remplies de lettres :

À côté de celles-là, il y a la méthode appelée Thashraq, qui consiste simplement à écrire un mot à l'envers.

Il y a encore une autre forme importante appelée « Kabbalah des Neuf Chambres » ou Aiq Bekar. La numération de chaque lettre a été inscrite dans chaque chambre afin de montrer les affinités entre les lettres. Parfois, ce système est utilisé comme code en prenant les chiffres pour montrer les lettres qu'ils contiennent, en mettant un point pour la première lettre, deux pour la deuxième, etc. Ainsi, l'angle droit, contenant AIQ (איק), répondra pour la lettre Qof (ק) s'il y a trois points dedans. De la même manière, un carré répondra pour He (ה), Noun (נ) ou ; selon qu'il y ait un, deux ou trois points placés respectivement dedans.

Notes et références

  1. ↑ Histoire universelle des chiffres, Georges Ifrah - Éditions Robert Laffont 1994.
  2. ↑ Paul Vuillaud est un polygraphe, spécialiste des monographies sur les sociétés secrètes comme on traitait le sujet entre la guerre de 1870 et la guerre de 14-18 dans le cadre de la théorie du complot Il a ainsi traité de la franc-maçonnerie, de la kabbale, etc. On doit donc garder la plus extrême réserve sur les références fournies par cet auteur, dont la perspective est semblable à celle de M.Alan Kazlev, « Samuel Liddell MacGregor Mathers » [archive du ], sur kheper.net via Internet Archive, occultiste américain de la même période. cf. La Kabbale Juive qui éclaire ce procédé par des exemples nombreux)
  3. ↑ Essai sur les origines du christianisme, Éienne Nodet o.p. Justin Taylor, Cerf

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes