| Titre original |
암살자(들) Amsalja(deul) |
|---|---|
| Réalisation | Hur Jin-ho |
| Scénario |
Kwon Ki-joon Lee Ji-min |
| Musique | Jo Yeong-wook |
| Acteurs principaux |
Yoo Hae-jin Park Hae-il Lee Min-ho |
| Sociétés de production | Hive Media Corp |
| Pays de production |
|
| Genre | Thriller policier |
| Durée | 131 minutes |
| Sortie | 2026 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
The Assassin(s) (hangeul : 암살자(들) ; RR : amsalja(deul) ; MR : amsalcha(tŭl) ; litt. « assassin(s) ») est un film sud-coréen réalisé par Hur Jin-ho et sorti en 2026.
Il s'inspire d'un fait réel sur la tentative d'assassinat de Park Chung-hee en 1974,, dont l'épouse, Yuk Young-soo, est assassinée, et est présenté en compétition officielle au Festival international du film de Toronto 2026,.
En , lors du discours du Président de la république de Corée en pleine journée nationale de la libération de Corée, son épouse est assassinée sous les yeux du public et des téléspectateurs des quatre coins du monde. Le tueur est arrêté sur-le-champ. Ni le policier, Park Cheol-goo, ni les deux policiers, Kim Jae-hwan et Han Young-il, ne croient en cette arrestation : ils mènent alors leurs propres enquêtes ensemble.
Début , les acteurs Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho sont mentionnés dans les rôles principaux pour le projet du long métrage, provisoirement intitulé Assassins (암살자들), du réalisateur Hur Jin-ho, qui retrace la tentative d'assassinat en août 1974 lors de la Journée nationale de la libération.
Le film, dont le budget s'avère à 19 milliards de wons, est produit par Hive Media Corp
Mi-, l'actrice Choi Yu-ri se joint à Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho pour incarner une membre d'une chorale pour la Journée nationale de la libération.
Début , lors d'une conférence de presse, Jeong Woo-seong et Park Jung-min sont révélés pour des apparitions en caméo, l'un incarne un homme d'affaires et l'autre, un assassin présumé à l'inspiration de Moon Se-kwang (en).
Le tournage débute en .
La musique est composée par Jo Yeong-wook.
Le , une conférence de presse a lieu au Megabox COEX, à Séoul, à laquelle ont assisté le réalisateur Hur Jin-ho, accompagné des acteurs Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho.
Le , Dexter Studio révèle qu'elle était en charge de correction numérique de couleurs et de son avec Liveton, partenaire spécialisé dans le son : ces deux sociétés ont essayé de reconstituer l'atmosphère et des événements historiques en 1974 avec de la couleur et du son.

The Assassin(s) est sélectionné, le , en compétition officielle dans la section « Gala Presentations » du Festival international du film de Toronto,. Début septembre, 4 256 places sont réservées pour les quatre premières projections mondiales,, dont la première a lieu dans la soirée du , au Roy Thomson Hall, avec la présence du réalisateur Heo Jin-ho et des acteurs Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho : un succès annoncé.
Il est également projeté à l'ouverture du Festival du film coréen à Paris, le .
La sortie du film est confirmée pour le dans les salles sud-coréennes, durant la période des fêtes de Chuseok.
Le site Cine21 donne une moyenne de 6.25⁄10, d'après l'interprétation de 4 critiques de cinéma professionnels, et une moyenne de 8.07⁄10, pour 301 critiques des spectateurs.
Au premier jour de sa sortie, The Assassin(s) se trouve au sommet du box-office sud-coréen avec plus de 230 000 tickets vendus, annonçant la naissance d'un nouveau chef-d'œuvre, avant d'être dépassé la barre d'un million de spectateurs au quatrième jour. Le , en ce sixième jour, il n'attire que plus de 670 000 spectateurs, selon le Conseil du film coréen, et tombe à la deuxième place du box-office en raison de la controverse concernant une déformation des faits historiques. Le lendemain, il retrouve sa première place grâce au week-end de la fête de Chuseok. Le , il dépasse les deux millions de spectateurs, mais se trouve à nouveau à la deuxième place.
Le , vingtième jour, il dépasse les trois millions de spectateurs, toujours à la première place.
Dès sa sortie en Corée du Sud, The Assassin(s) a suscité des débats dans les milieux politiques et parmi les critiques concernant la manière dont il dépeint l'assassinat de la Première dame Yuk Young-soo. À l'époque, les enquêteurs avaient conclu que Moon Se-gwang — agissant sur ordre de la Corée du Nord et de l'organisation pro-nord-coréenne Chongryon — avait tenté d'assassiner le président Park Chung-hee ; cependant, une balle a atteint et tué Yuk Young-soo, qui se trouvait à proximité. Le film explore toutefois des théories alternatives, suggérant notamment que l'incident aurait pu être un « complot orchestré par le gouvernement », impliquant le président ou la National Intelligence Service (NIS) ; cette approche a suscité des critiques, le film avançant des hypothèses qui divergent de la version officielle,.
Le , Jang Dong-hyeok (장동혁), député du parti du Pouvoir au peuple, a écrit sur Facebook : « L'idée selon laquelle le président Park Chung-hee serait à l'origine de la fusillade ayant coûté la vie à la Première dame Yuk Young-soo est tout simplement absurde. ». Kang Myung-gu (姜明求), un autre député du même parti, a critiqué le film en déclarant : « La liberté d'expression ne signifie pas la liberté de propager des théories du complot », tandis que le député Joo Jin-woo a appelé à des poursuites judiciaires, arguant que cette allégation constitue une diffamation envers une personne décédée. Par ailleurs, le critique Lee Dong-jin (이동진) a fait remarquer, sur sa chaîne YouTube, le , que cette affaire « ne saurait être simplement balayée comme une théorie du complot ». Soulignant l’écart entre le nombre de coups de feu audibles dans le film et le nombre de balles rapporté par les autorités chargées de l’enquête, il a suggéré que l’œuvre pose une question au spectateur : « Si tel est le cas, d’où proviennent les autres ? ». Face à la persistance de la controverse, la vidéo a par la suite été rendue privée,.
Alors que la controverse s'intensifiait, des rumeurs se sont rapidement propagées, affirmant que « des capitaux chinois ont été injectés pour manipuler et déformer l'histoire coréenne moderne » ». En réponse, la société de production, Hive Media Corp, a précisé que « le film a été réalisé entièrement grâce à des capitaux et des fonds nationaux, et qu'aucun capital chinois n'y a été impliqué, de quelque manière que ce soit ».
Le , l’équipe de production a publié une déclaration précisant que le film constitue une « œuvre dramatisée » fondée sur des événements historiques survenus en 1974 — reconstitués en intégrant une « imagination cinématographique » à divers documents existants — et qu’il n’a « pas été conçu pour établir de nouvelles conclusions historiques, ni pour nier ou déformer des faits avérés ». Elle a ajouté qu’« à aucun moment dans le film, un individu en particulier n’est désigné comme étant à l’origine de ces événements ».
Face à la polémique persistante, la société de production a annulé, pour des raisons de sécurité, les événements prévus dans le cadre du Festival international du film de Busan. Le groupe d’extrême droite « New Freedom Solidarity » (자유대한호국단) a même déposé une déclaration de manifestation devant la résidence privée de l’acteur Yoo Hae-jin, qui a joué dans le film. En réaction à cela, la Korean Film Producers Association (한국영화제작가협회) a publié une déclaration officielle affirmant : « Nous exprimons notre vive préoccupation, car la controverse actuelle ne se limite plus à une critique de l’œuvre, mais prend la forme d’une menace à l’encontre des personnes impliquées dans la production cinématographique, notamment les sociétés de production, les réalisateurs, les acteurs et les membres de l’équipe technique ». La Korean Society of Cinematographers (사단법인 한국영화촬영감독협회) a également publié une déclaration, soulignant que « si chacun peut avoir un point de vue différent sur un film, les attaques visant les créateurs et les acteurs eux-mêmes — plutôt que l’œuvre en soi — peuvent constituer un obstacle, en dissuadant les créateurs de s’attaquer à des récits nouveaux et audacieux ».