| Thilay | |
Place de l'Église. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Charleville-Mézières |
| Intercommunalité | Communauté de communes Vallées et Plateau d'Ardenne |
| Maire Mandat |
Jérémy Théault 2026-2032 |
| Code postal | 08800 |
| Code commune | 08448 |
| Démographie | |
| Gentilé | Thilaysiens, Thilaysiennes |
| Population municipale |
958 hab. (2023 |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 52′ 25″ nord, 4° 48′ 29″ est |
| Altitude | Min. 147 m Max. 492 m |
| Superficie | 36,04 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Charleville-Mézières (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bogny-sur-Meuse |
| Législatives | 2e circonscription des Ardennes |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://thilay.fr |
| modifier |
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Thilay est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
La commune de Thilay est située au nord de Charleville-Mézières et est limitrophe de la Belgique.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Charleville-Mézières ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie de Monthermé.
Les communes limitrophes sont Gespunsart, Hargnies, Haulmé, Les Hautes-Rivières, Monthermé, Neufmanil et Tournavaux, en France, et Gedinne en Belgique.
La superficie de la commune est de 36,04 km2 ; son altitude varie de 147 à 492 mètres.
La commune est située à l'ouest de la Croix-Scaille, point culminant du massif ardennais en France, à cheval sur la frontière entre la France et la Belgique, dont l'altitude est de 504 mètres. La Croix-Gillet avec ses 492 mètres de hauteur est le point culminant de la commune, situé à l'ouest du petit village, les Vieux Moulins de Thilay, et l'un des sommets les plus élevés du massif ardennais en France.

La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Semoy, le ruisseau de Nedimont, le ruisseau de St-Jean, le ruisseau de L Ours, le ruisseau de Nabruay et le ruisseau la Lyre,.
La Semoy, d'une longueur de 24 km en France, prend sa source dans la commune de Tailly et se jette dans la Meuse à Monthermé, après avoir traversé cinq communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 006 mm, avec 14 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à 13 km à vol d'oiseau, est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Thilay fait partie du Parc naturel régional des Ardennes depuis sa création en .
Au , Thilay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (91,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), zones urbanisées (2,6 %), prairies (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,3 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
La commune comprend, outre le chef-lieu, les hameaux Naux, Nohan-sur-Semoy, Navaux, les Vieux Moulins de Thilay, et une partie de la Neuville-aux-Haies (maison forestière).
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 670, alors qu'il était de 676 en 2016 et de 648 en 2011.
Parmi ces logements, 70,1 % étaient des résidences principales, 20,8 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,9 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Thilay en 2022 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (20,8 %) supérieure à celle du département (3,9 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Thilay | Ardennes | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 70,1 | 84,6 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 20,8 | 3,9 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,1 | 11,5 | 8 |
La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible.
Le nom de la localité est attesté sous la forme Tielait en 1230.
De l'oïl tillet, teilloy, tilloi « lieu planté de tilleuls ».
Situé dans la forêt de la principauté de Château-Regnault, le village est rattaché au domaine royal en 1629. Les chanoines de Braux y possèdent de nombreuses propriétés. Le cours de la Semoy sert au flottage du bois.
Des forges y existent dès cette époque.
Au début du XVIe siècle, Jean de Louvain construit sur une colline escarpée une forteresse, le château de Linchamps, d'où il rançonne population des alentours et voyageurs. Le château est détruit par les troupes royales en 1550 et reconstruit par le duc de Guise un peu plus tard.
Au milieu du XIXe siècle apparurent de véritables usines, telles que les boulonneries Laurent à Linchamps en 1850 et la boulonnerie Mangon et Rousseau à Thilay. La métallurgie est toujours le principal secteur d'activité de ce village[réf. nécessaire].
En 1901, les chemins de fer départementaux des Ardennes, une compagnie de chemin de fer secondaire, mettent en service pour le compte du Département des Ardennes le chemin de fer de Monthermé à Hautes-Rivières, une ligne à voie métrique passant dans la vallée de la Semois et desservant ses sites industriels, prolongée à Sorendal en 1912. Cette ligne, détruite par les Allemands durant la Première Guerre mondiale, est reconstruite la paix revenue et exploitée jusqu'en 1950,.
Son emprise est utilisée par l'actuelle Trans-Semoysienne, une une piste cyclable et piétonne.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, durant la bataille de France, entre le 10 et , les habitants de Thilay et ses hameaux sont évacués vers le canton de Noirmoutier-en-l'Île : La Guérinière, Barbâtre et L'Épine.
Le village, comme toute la région, est occupé durant cette guerre par l'armée allemande
Thilay et le hameau des Vieux Moulins de Thilay sont un lieu de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes.
Elle se trouvait depuis 1801 dans le canton de Monthermé. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bogny-sur-Meuse.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Ardennes.
Thilay était membre de la communauté de communes Meuse et Semoy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes Portes de France pour former, le , la communauté de communes Vallées et Plateau d'Ardenne dont est désormais membre la commune.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 958 habitants, en évolution de −9,71 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).