| Thyez | |||||
L'église Saint-Théodule et son parvis. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Bonneville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes | ||||
| Maire Mandat |
Fabrice Gyselinck 2020-2026 |
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| Code postal | 74300 | ||||
| Code commune | 74278 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Thylons | ||||
| Population municipale |
6 309 hab. (2023 |
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| Densité | 643 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
95 276 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 05′ 04″ nord, 6° 32′ 30″ est | ||||
| Altitude | Min. 475 m Max. 1 347 m |
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| Superficie | 9,81 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Cluses (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Cluses (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Cluses | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | thyez.net | ||||
| modifier |
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Thyez (se prononce Thié) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune appartient au canton de Bonneville. Elle est une des dix villes de la communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes (2CCAM).
La commune de Thyez comprend :
Plusieurs cours d'eau traversent Thyez : l'Englenaz, le ruisseau de Rontalon et du Nantillet, le Nant des Bossons et le Nanty. Ces ruisseaux sont des affluents de l'Arve qui s'écoule au sud de la commune.
La commune de Thyez est située dans la vallée de l'Arve, à l'ouest de Cluses. Elle est limitrophe des communes de Cluses, Scionzier, Marnaz, Vougy, Marignier, Mieussy et Châtillon-sur-Cluses.

Implantée au pied des contreforts du Haut Giffre, Thyez se situe à 45 km de Chamonix, à 50 km de Annecy et à 35 km de Annemasse.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 303 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Sigismond à 6 km à vol d'oiseau, est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 586,7 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 36,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,4 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
19,5 30.1.2002 |
18,3 18.2.2022 |
20,4 24.3.2001 |
24,7 14.4.2024 |
27,9 24.5.2009 |
31,8 27.6.2019 |
34,6 7.7.2015 |
36,1 24.8.2023 |
28,9 1.9.2024 |
25,8 7.10.2009 |
20,3 2.11.2020 |
18,1 31.12.2021 |
36,1 2023 |
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| Maximale moyenne | 3,6 | 4,3 | 8,5 | 12,2 | 16,1 | 20,2 | 22,4 | 21,8 | 17,3 | 13,2 | 7,4 | 4,5 | 12,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 0,5 | 1 | 4,5 | 7,9 | 11,7 | 15,6 | 17,7 | 17,3 | 13,3 | 9,7 | 4,4 | 1,5 | 8,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −2,6 | −2,3 | 0,5 | 3,5 | 7,3 | 10,9 | 12,9 | 12,9 | 9,4 | 6,2 | 1,3 | −1,5 | 4,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−14,3 27.1.2005 |
−19,4 5.2.2012 |
−15 13.3.2006 |
−7,2 8.4.2003 |
−3,3 5.5.2019 |
0 1.6.2006 |
4,7 16.7.2000 |
3,5 31.8.1995 |
0,1 26.9.2002 |
−5,5 29.10.2012 |
−10 16.11.2007 |
−15,4 20.12.2009 |
−19,4 2012 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 131,1 | 109,9 | 117,5 | 116,2 | 157,9 | 141,2 | 140,9 | 154,8 | 126,8 | 121,4 | 122,7 | 146,3 | 1 586,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 11,7 | 10,5 | 10,7 | 10,6 | 14 | 11,9 | 11,1 | 12,1 | 9,9 | 10,9 | 11,5 | 12,3 | 137,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 7,4 | 6,3 | 7,2 | 6,8 | 8,4 | 7,9 | 7,7 | 8 | 6,3 | 7 | 7,3 | 8,4 | 88,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 4,7 | 4,1 | 4,4 | 4,8 | 5,7 | 5,2 | 5,1 | 5,6 | 4,3 | 4,8 | 4,3 | 5,4 | 58,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
60 27.1.2025 |
53,2 1.2.2019 |
66,2 29.3.2015 |
46 19.4.2013 |
68,5 18.5.1994 |
66 27.6.2002 |
72,8 12.7.2021 |
61,5 28.8.1997 |
69 12.9.1997 |
49,1 1.10.2005 |
84 29.11.1996 |
67 11.12.1997 |
84 1996 |
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Au , Thyez est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Cluses, une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cluses, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (37,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (25,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (32,4 %), zones urbanisées (28,6 %), forêts (28 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,7 %), prairies (2,2 %).
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
La superficie de la ville est de 981 ha. Elle comprend :
Malgré un territoire très urbanisé, Thyez est la seule ville du fond de la vallée à conserver plus de 40 % de son territoire sous forme de terrain agricole. C'est également une agglomération qui est largement occupée par un territoire forestier avec une présence importante de conifères.
La population de Thyez se répartit pour une grande partie sur la plaine de l'Arve, et compte quelques hameaux qui se situe sur le côteau du Mont Orchez. Les secteurs non urbanisés de la ville sont occupés par la forêt et des zones agricoles.
En 2022, la commune de Thyez compte 2 623 logements dont 7.6 % de logements vacants.
90 % de ces logements constitue la résidence principale de leurs occupants, et 48.5 % des ménages ont emménagé à Thyez depuis plus de 10 ans, dont 20 % depuis plus de 30 ans.
La ville compte presque autant de maisons individuelles (44.5 %) que d'appartements (55 %). La majorité des Thylons sont propriétaires (60.9 % contre 37 % de locataires dont 15.4 % de locataires HLM en 2022). La part des propriétaires et des locataires évolue très peu sur la période 2011 à 2022.
Les formes anciennes de la paroisse puis de la commune sont Todiacum (866), Tudesia (879), Tudesio (979), Tyes (1155), Thyez (1198), Theiz (1225), Thiez (1255), Tex (1289), Thyez (1301), Prior de Thies (vers 1344), Tielz (1444),.
Selon le site de la mairie, Thyez proviendrait du celte THY ou TYES qui signifie « habitation », « sur les eaux ». Le site d'Henry Suter mentionne une origine gallo-romaine, probablement issue d'un anthroponyme comme Tudius.
En francoprovençal savoyard, le nom de la commune se prononce « Tî » (retranscrit selon la graphie semi-phonétique de Conflans).
Au VIIIe siècle av. J.-C., la vallée de l'Arve était occupée par les Ceutrons, un peuple celte pacifique des Alpes, qui cohabitait avec les Allobroges. Les « thylons ceutrons » auraient empêché le franchissement des cols des Alpes de Hannibal.
Dans la moitié du Ier siècle av. J.-C. jusqu’à la fin du IVe siècle, Thyez était une petite agglomération gallo-romaine secondaire, du type village-rue, le long de la voie romaine (traversant d'est en ouest l'agglomération de Thyez) menant au col du Grand-Saint-Bernard. Plusieurs indices laissent penser que cette voie stimulait l’activité du village. Des pieux en bois datant de l'Antiquité ont été découverts dans le lit de l'Arve montrant que l'agglomération était sans doute un point de franchissement de la rivière important de la région, et jouait un rôle dans les mouvements de population et les échanges commerciaux. À l'époque, l'agglomération s'étend sur 100 m de largeur du nord au sud et sur 600 m de long d'est en ouest. Stratégiquement, elle était positionnée entre l'Arve au sud qui fournit des ressources essentielles en eau, et les marais au nord protégeant l'agglomération des invasions[réf. nécessaire]. L’agglomération est plusieurs fois envahie par des crues importantes de l’Arve à cette période.Des fouilles, réalisées sur l'emplacement d'un ancien chenal de l'Arve, ont montré que des terrasses avaient été aménagées sur la rive droite de l'ancienne voie secondaire de l'Arve.
La terrasse haute (site de la Route de la Plaine), remblayée au cours de la première moitié du Ier siècle apr. J.-C., était occupée par des maisons et des constructions résidentielles pérennes. Quatre bâtiments ont été installés sur cette haute terrasse, en grande partie détruits par un violent incendie au cours de la fin du Ier siècle ou au début du IIe siècle apr. J.-C. Par la suite, l'emplacement a été sans doute abandonné, puis trois bâtiments ont été construits au cours du IIIe siècle apr. J.-C. sur le bâti détruit .
La terrasse basse, quant à elle, inondée à de nombreuses reprises, a été aménagée un peu plus tard, au cours du Ier siècle apr. J.-C. après avoir été remblayée. Les fouilles sur cette terrasse ont mis en évidence l'existence d'un bâtiment de qualité mesurant 7,5 m de largeur et de 600 m de long. Ce bâtiment rectangulaire orné de fresques murales peintes et d'un sol en béton blanc a ensuite subi d'importantes transformations sans doute pour répondre aux nouveaux besoins de la population. A la fin du IIe siècle apr. J.-C., ce bâtiment a été détruit et remplacé par une construction de 300 m2 aux fondations particulièrement solides, sans doute utilisé pour des opérations de stockage liées aux activités commerciales de l'agglomération. Ce grand bâtiment a été détruit au cours du IIIe siècle apr. J.-C. et ses matériaux ont fait l'objet d'une récupération complète. Par la suite, l'emplacement a été utilisé pour l'agriculture et le pâturage.
Des fouilles récentes ont mis en évidence l'existence d'éléments céramiques du Haut Empire, de nombreux vases datant de l'Antiquité tardive, et des bâtiments datant du IVe siècle (sans établir s'il s'agit de bâtiments distincts de ceux présentés ci-dessus). Certains murs portent des enduits verts, dont un avec une bande rouge, des fonds jaunes et aussi un décor à fond blanc rythmé par des filets rouges et jaunes. La présence de pilettes ou de carreaux de suspensura dans un des bâtiments (lors des fouilles Route des Lanches) laisse supposer que la pièce était chauffée et qu'il s'agissait possiblement d'un espace thermal. La découverte d'une structure de chauffe dans un terrain voisin ainsi que d'îlots d'habitation renforce d'abord l'hypothèse de l'espace thermal privé dans une riche domus. Néanmoins, à proximité, dans un terrain plus au sud, des dédicaces au dieu Mars avaient été découvertes et laissent à supposer que le lieu était davantage un espace de culte, équipé de thermes publics. En effet, le dieu Mars a été longtemps vénéré dans les itinéraires et les vallées alpines. Par la suite, l'édifice semble avoir été conservé et ré-utilisé jusqu'au VIIIe siècle.
Les fouilles menées Route des Lanches permettent d'établir que l'agglomération était occupée durant la période médiévale. Quinze tombes resserrées, alignées sur deux rangées, toutes orientées est-ouest, ont été découvertes. Le coffrage rectangulaire et à paroi épaisse des sépultures est traditionnellement utilisé au cours du Ve voire jusqu'au VIIe siècle apr. J.-C. La datation d'un tibia droit d'un défunt montre que le lieu est utilisé très probablement au VIIIe siècle apr. J.-C. et interroge sur la christianisation du lieu.
La paroisse possède une église datant vraisemblablement du XIIe – XIIIe siècle, construite sur l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien, dédié au dieu Mars.
La paroisse était une possession des Bénédictins de Contamine-sur-Arve.
Ses habitants sont appelés les Thylons.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 6 309 habitants, en évolution de +1,79 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 44,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (49,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 20,8 % la même année, alors qu'il est de 17,8 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 3 135 hommes pour 3 174 femmes, soit un taux de 50,31 % de femmes, inférieur au taux départemental (50,88 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
En 2021, le revenu fiscal médian par ménage des Thylons est de 26 840 €/an, en comparaison celui de Bonneville (chef lieu du canton) est de 25 180 €/an, et celui du département est de 28 120 €/an. Le revenu des ménages de Thyez est composé pour plus de 78.5 % d'un revenu d'activité (salaires, indemnités chômage, revenus d'activités non salariées), pour 26 % d'une pension, pour 9.5 % de revenus du patrimoine et pour 2.9 % de prestations sociales.
Le salaire net mensuel moyen des Thylons s'élève à 2 897,4 euros, en comparaison celui de Bonneville est de 2 525,9 euros, et celui du département est de 2 569,2 euros. 62 % des foyers de Thyez sont imposés en 2021 (45,5 % au niveau national).
La ville de Thyez compte 245 entreprises en 2023, employant 2 607 salariés. La grande majorité de ces entreprises (73.5 %) compte 1 à 9 salariés. En 2024, 94 entreprises ont été créées sur la commune.
| Pourcentage | |
|---|---|
| Industrie | 28.2 |
| Construction | 11.8 |
| Commerce, transport, services divers | 54.7 |
| Administration publique, enseignement, santé, action sociale | 4.9 |
| Agriculture | 0.4 |
L'industrie du décolletage (fabrication de petites pièces d'abord pour l'horlogerie et ensuite pour l'automobile et la guerre) est un secteur d'activité très présent dans la vallée de l'Arve et en particulier dans l'agglomération de Thyez.
Cette industrie a fait prospérer la ville, tout comme le département, notamment dans les années 70. A cette époque, le décolletage fait travailler jusqu'à 8 000 personnes dans la vallée de l'Arve, et réalise 65 % de la production de la France.
Dans les années 80-90, pour faire face à la concurrence, le décolletage de la vallée s'adapte et se tourne davantage vers la connectique de précision, et travaille pour divers secteurs comme ceux de l'automobile, de l'aérospatiale, du ferroviaire, du nucléaire ou encore de la santé (fabrication du matériel chirurgical). La ville de Thyez compte de grandes entreprises comme Mitchell (spécialiste du moulinet de pêche), Invensys (fabricant américain de composants électroniques).
Au XXIe siècle, l'industrie du décolletage est durement impactée d'abord par la crise économique, puis ensuite par celle liée au coronavirus. La vallée de l'Arve, tout comme Thyez, compte alors de nombreuses friches industrielles issues en partie de la désindustrialisation.
À partir de 2012, la ville de Thyez entreprend d'acquérir un certain nombre de bâtiments industriels vides, notamment en bordure des lacs, dans le but de diversifier son activité économique. Le site économique des Lacs, propriété de la mairie, est né de la transformation par la ville de 25 000 m2 de bâtiments industriels. Ce site accueille des bureaux, des ateliers, des espaces de co-working, des salles de réunion, des box de stockage et un amphithéâtre. Il a pour objectif de proposer des locaux à tarif préférentiel aux porteurs de projet. Le site est géré par l'association Nuna Développement.
A l'heure actuelle, le décolletage continue à être une activité pourvoyeuse de nombreux emplois à Thyez. Néanmoins, cette activité est confrontée aux effets de la mondialisation, et en particulier à une concurrence accrue de l'Inde et de la Chine. Elle doit également se réinventer pour remplir les objectifs mondiaux de décarbonation.
La ville de Thyez est desservie par la D319 (annexe de la RD19).
Deux pistes cyclables partagées permettent de sillonner Thyez et d'accéder aux villes voisines :
Les communes de la 2CCAM, dont la ville de Thyez, bénéficient d'un réseau de transport en commun interurbain : le réseau Arv'i. Le développement de ce réseau de bus répond aux besoins de déplacement des Thylons, et plus globalement permet de limiter les effets de la pollution de l'air dans la vallée.
De 1890 à 1900, trois excavations ont été creusées afin d'extraire le gravier nécessaire à la construction du chemin de fer. Rapidement, l'eau de l'Arve a rempli ces excavations, donnant naissance aux lacs du Nanty de Thyez. Le lac le plus au centre a été comblé par des matériaux et correspond à l'espace de verdure qui relie les deux lacs actuels.
Les deux lacs du Nanty s'étendent sur 3 ha : un lac est dédié à la pêche et depuis 1980, l'autre lac est à la fois un lieu de baignade et une base de loisirs (baignade surveillée en juillet et août). Le lac de baignade (interdit à la pêche) sert également d'étang de grossissement pour les poissons.
Les lacs du Nanty sont accessibles par la veloroute Léman Mont-Blanc et par la promenade du bord d'Arve.
Les lacs de Thyez sont alimentés par les eaux du canal de Pressy et par le torrent du Nanty. Ils font l'objet d'une surveillance constante pour contrôler le niveau d'eau et préserver la faune et la flore de ces espaces.
Le mont Orchez est un sommet montagneux des Alpes qui s'élève au-dessus de la vallée de l'Arve. Cette montagne se situe à la fois sur les communes de Thyez et de Châtillon-sur-Cluses.
En 2014, la commune de Thyez bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.
Les armes de Thyez se blasonnent ainsi : Palé d'argent et d'azur à la bande brochant de gueules chargée de trois coquilles d'or,accompagnée en chef d'une tour, sénestrée d'un pan de mur crénelé et ouvert d'un portique sous lequel était une étoile, le tout d'or. |