Utopie

Illustration de L'Utopie de Thomas More (anonyme, in Rudi Palla, Die Kunst Kinder zu kneten, Eichborn Verlag, 1997).

L’utopie (mot forgé par l'écrivain anglais Thomas More, titre de son livre L'Utopie, du grec οὐ-τόπος / ou-tópos, « en nul lieu ») est une représentation d'une société idéale, opposée aux sociétés réelles imparfaites. C'est un genre d'apologue qui se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal (qui aboutit aux meilleures formes de gouvernance), une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Platon ou alors la découverte de l'Eldorado dans Candide) ou encore une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie (l'abbaye de Thélème dans Gargantua de Rabelais en 1534), souvent écrites pour dénoncer les injustices et dérives de leurs temps.

Les utopistes situent généralement leurs écrits dans des lieux imaginaires pour éviter la censure politique ou religieuse : un pays lointain et mythique (Les Aventures de Télémaque, Livre 7, Fénelon, 1699), île inconnue par exemple (L'Île des esclaves, Marivaux, 1725).

Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d'utopique consiste à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel. Cette polysémie, qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, atteste la lutte entre deux croyances, l'une en la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle, l'autre sur la dissociation radicale du rêve et de l'acte, de l'idéal et du réel.

Genre opposé, la dystopie — ou contre-utopie — présente non pas « le meilleur des mondes » mais « une utopie en sens contraire », selon F. Rouvillois. D'autres genres fictionnels déclinent le même rapport à l'espace : l'uchronie le transpose sur l'axe du temps historique, l'hétérotopie désigne des espaces réels à fonctionnement contre-normatif, l'anatopie construit un monde fictif qui n'est ni idéal ni anti-idéal mais ontologiquement déplacé par rapport au réel.

Origine du terme « utopie » (ainsi que « eutopie »)

Thomas More, par Hans Holbein le Jeune (1527), Frick Collection, New York.

Le terme utopia a été forgé par Thomas More en 1516 pour désigner la société idéale qu'il décrit dans son œuvre (en latin) Utopia. Il est traduit en français par « utopie ». Ce terme est composé de deux mots grecs, la préposition négative ou et le mot topos qui signifie « lieu ». Le sens d'« utopie » est donc, approximativement, « sans lieu », « qui ne se trouve nulle part ».

Dans l'en-tête de l'édition de Bâle de 1518 d'Utopia, Thomas More utilise, exceptionnellement, le terme Eutopia pour désigner le lieu imaginaire qu'il a conçu. Ce second néologisme ne repose plus sur la négation ou mais sur le préfixe eu, présent aussi dans euphonie ou euphorie et qui signifie « bien » ou « bon ». Eutopie signifie donc « le lieu du Bien » ou « le lieu du Bon ».

Seul le premier de ces deux termes est passé à la postérité, mais ils n'en sont pas moins complémentaires pour décrire l'originalité de l’Utopia de Thomas More. Cette œuvre est d'une part un récit de voyage et la description d'un lieu fictif (utopia) et d'autre part un projet d'établissement rationnel d'une société idéale (eutopia).

Ces deux aspects du texte de Thomas More ont amené à qualifier d'utopie des œuvres très différentes.

Définitions

L'utopie (utopia) est la description d'une société idéale. Elle procède d'une tradition que l'on fait remonter à La République de Platon. Plus spécifiquement l'utopie (utopia) est un genre littéraire s'apparentant au récit de voyage mais ayant pour cadre des sociétés imaginaires.

Ces deux définitions ne s'excluent pas : l’Utopie de Thomas More, La Cité du Soleil (Civitas Solis, en latin) de Tommaso Campanella ou La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon remplissent ces deux conditions et sont à la fois des récits et des descriptions de sociétés originales.

Cependant, dès le XVIIe siècle, de nombreux auteurs s'emparent de ce nouveau genre littéraire et en développeront l'aspect romanesque et satirique au détriment du projet politique. C'est ainsi que des œuvres telles que Les voyages de Gulliver (1721) de Jonathan Swift furent qualifiées en leur temps d'utopies.

Thomas More inventa le genre littéraire de l'utopie, il avait l'ambition d'élargir le champ du possible et non de l'impossible comme ce mot est synonyme aujourd'hui.

Dans son essai consacré aux premières utopies, celles d’avant les récits de More, de Tommaso Campanella ou de Cabet (Les Premières Utopies, rééditions ex nihilo, 2009, paru d'abord en 1938), Régis Messac donne une définition restrictive du terme Utopie : « Le mot d’Utopie, forgé par Thomas More, et de nom propre devenu générique, est d’usage courant pour désigner les œuvres littéraires qui, sous une forme fictive et narrative, nous offrent l’image d’un État idéal, où tous les maux et les torts de la société présente sont guéris et redressés. […] ce genre littéraire […] fut longtemps le principal véhicule des idées réformatrices, mais ces écrits se répètent beaucoup, on y retrouve cent fois les mêmes banalités, cent fois les mêmes lacunes ou les mêmes erreurs ».

Régis Messac considère l’utopie comme une œuvre purement romanesque, nécessairement progressiste, constituée de deux éléments : « le cadre, c’est-à-dire le récit d’aventures fantaisistes ou fantastiques, le roman merveilleux ou géographique ; le contenu, c’est-à-dire la représentation d’une société idéale ». Cependant, l’un ne va pas sans l’autre, mais « l’un ou l’autre des deux éléments peut prédominer ». Pour Messac, ne peuvent être considérées comme de véritables utopies les œuvres où domine le second élément, le contenu, c'est-à-dire la représentation d’une société parfaite ou du moins perfectionnée.

C'est pourquoi Messac ne reconnaît ni la République de Platon ni la Cyropédie de Xénophon comme appartenant exactement au genre utopique ; il considère ces œuvres comme relevant de la catégorie des traités de politique pareils à ceux de Félix Bodin, Nicolas Machiavel et Montesquieu. Il dit : « Tout au plus, peut-on ranger, si l’on veut, la Cyropédie dans la catégorie des utopies pédagogiques et le mettre à côté de Télémaque, auquel il servit d’ailleurs de modèle ».

Selon Régis Messac, les récits utopiques répondent à un besoin social. Il écrit : « Il est sans doute permis de dire, dans l’ensemble, que ce sont les périodes d’incertitude, d’inquiétude, voire de souffrance, qui sont surtout favorables à l’apparition de récits de ce genre. Lorsque beaucoup d’hommes, la majorité des hommes, peut-être, sont contraints de se replier sur eux-mêmes, ils cherchent dans leur imagination ce que la réalité leur refuse, et l’on voit fleurir les utopies ».

Le philosophe français Michel Foucault définit l'utopie comme un « emplacement sans lieu réel » qui entretient un rapport analogique avec la réalité et qui tend soit vers l'envers de la société, soit vers le perfectionnement de cette dernière. Elle s'oppose, dans sa théorie, à l'hétérotopie.

Théodore Monod, de son côté, écrit « L'utopie n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé. »,

Histoire de l'utopie

Précurseurs de l'utopie

Platon (tableau de Raphaël).

Hésiode évoque l'Arcadie des Pélasges qui sous la plume de Virgile prend des airs d'utopie. Le thème quasi utopique de l'Arcadie, véhiculé aussi par Lucrèce, va trouver à s'exprimer notamment chez Montaigne, Shakespeare, Hobbes, et dans l'esprit des colons Nord-Américains, comme Jefferson ; on parle d'Arcadie américaine. Hésiode n'a été envisagé comme économiste que récemment.

Platon est le premier grand idéaliste de la pensée occidentale. On peut en effet rapprocher l'utopie (au sens moderne que prit ce mot) du concept d'idée de Platon. La philosophie politique de Platon est exposée dans l’ouvrage classique La République, dont le titre même est un programme. Le terme de République traduit la « Politeia » de Platon, c’est-à-dire État, Constitution. Platon voulut tracer les grandes lignes de ce que devait être une cité organisée de manière idéale par castes. C’est cette volonté de constituer une cité idéale et conforme à la justice, faisant de Platon le grand fondateur du concept d'Idée, qui fut reprise ultérieurement par les utopistes du XIXe siècle comme Fourier, Saint-Simon et Étienne Cabet.

Au cours de son histoire, Sparte gagne auprès de [Qui ?] une réputation d'utopie.

L’Histoire vraie de Lucien de Samosate est, comme la Batrachomyomachie, avant tout rattachée au genre de la fantaisie imaginaire. Cependant, elle présente aussi, dans son voyage aux confins de l'univers fantasmé de l'époque (IIe siècle), bien des caractéristiques littéraires et thématiques de l'utopie: ainsi, l'utopie, en littérature, n'offre pas seulement la lecture d'un archétype parfait d'organisation, elle propose aussi, parfois au travers du prisme de la fantaisie, une grille interprétative critique des structures institutionnelles, politiques et sociales du modèle culturel de régime dans lequel évolue l'auteur de l'utopie ; celle-ci, loin de se présenter systématiquement comme une œuvre indépendante, peut advenir selon une mise en abyme discursive (cas d'une narration, enchâssée dans une autre trame fictionnelle dont les ressorts seraient historiques, politiques ou philosophiques) introduisant à un dialogue complexe entre les textes ainsi imbriqués l'un dans l'autre. Ainsi en est-il du voyage de Lucien dans le royaume d'Endymion sur la lune ou encore dans l'Île des Bienheureux où Rhadamante l'accueille durant des mois.

Genèse du genre : L'Utopie de Thomas More

L'Utopie de Thomas More, gravure d'Ambrosius Holbein pour une édition de 1518.

L'avocat et homme de lettres Thomas More s'inscrit, à l'instar de son ami Érasme, dans le cadre du mouvement humaniste qui redécouvre la littérature antique grecque et latine et s'en inspire. More connaissait les œuvres d'Aristote et de Platon et le projet de cité idéale qui occupe une partie de La République peut être considéré comme l'une des sources d'inspiration de l’Utopie.

Le texte de More, paru en 1516, emprunte en partie sa forme aux récits de voyage de Vasco de Gama ou de Magellan. La découverte du Nouveau monde en 1492 a mis les Européens en contact avec d'autres peuples, et permet à More d'imaginer une civilisation originale située aux confins du monde connu. De manière plus générale, son projet de société s'inscrit dans le courant philosophique de la Renaissance.

Le premier livre de L'Utopie rapporte une conversation entre le narrateur et plusieurs autres personnages, dont Raphaël Hythlodée un navigateur qui a découvert l'île d'Utopie. La discussion porte principalement sur les injustices et les défauts de la société, injustices auxquelles Raphaël Hythlodée oppose les sages coutumes du pays dont il a fait la découverte. Le second livre rapporte la description par Hythlodée de l'Utopie. Cette description, assez détaillée, porte sur les lois, les coutumes, l'histoire, l'architecture et le fonctionnement économique de l'île.

La société utopienne est foncièrement égalitaire et ignore toute propriété privée. Elle décrit une société qu'on a souvent qualifiée de communiste, ou plus précisément d'« isonome », cherchant l'égalité parfaite de tous devant la loi. Elle repose en outre sur un ensemble de lois et sur une organisation très rationnelle et précise. Elle est présentée comme la plus aboutie des civilisations[réf. nécessaire].

Cette œuvre s'entend avant tout comme une critique de la société anglaise (et européenne) du XVIe siècle. Les vertus de l'Utopie sont en quelque sorte des réponses aux injustices du monde réel : elles les soulignent par contraste (l'égalité de tous les citoyens utopiens met en lumière l'extrême misère, à cette époque, de nombre de paysans anglais sans terres) et montrent que les maux de l'Angleterre ne sont peut-être pas des fatalités puisque les Utopiens les ont résolus. L'Utopie, qui se présente comme une œuvre de fiction, affirme néanmoins que l'homme a la possibilité d'influer sur son destin et est donc porteuse du concept d'histoire. More s'abstient pourtant de présenter son utopie comme un programme politique. Il considère la réalisation d'une telle société comme souhaitable mais affirme ne pas même l'espérer.

Ainsi, le genre littéraire créé par Thomas More repose sur un paradoxe. Il se présente en effet comme une œuvre de fiction sans lien avec la réalité : le nom de l'île (« nulle part ») mais aussi du fleuve qui la traverse (Anhydre, c'est-à-dire sans eau) ou du navigateur Hythlodee (qui signifie : habile à raconter des histoires) sont là pour le rappeler. Cependant, l'utopiste se refuse à tout recours au merveilleux ou à la fantaisie et le bonheur qui est censé régner en Utopie repose seulement sur la cohérence du projet. Nul climat paradisiaque, nulle bénédiction divine, nul pouvoir magique n'a contribué à la réalisation de la société parfaite. Il s'agit donc d'une fiction dont la valeur repose sur la cohérence du discours[réf. nécessaire].

Xe siècle

Utopies de la Renaissance

François Rabelais.

Utopies de la période classique

Utopies des Lumières

Recueils d'utopies au siècle des Lumières

Utopies au XIXe siècle

François Marie Charles Fourier.

Utopies au XXe siècle

Utopies au XXIe siècle

« Cette planète est notre berceau mais nous l'avons saccagée.
Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant :
Quand la maison s'effondre, il faut partir.
Recommencer tout, ailleurs et autrement.
Le dernier Espoir,
C'est la Fuite. »

Utopie dans les arts

En art

En architecture

Het Fort, construit par Jacob van Campenplein en 1890, à La Haye.

Au cinéma

L'utopie se caractérise par un recours à la fiction, par un artifice cinématographique qui consiste à décrire une société idéale dans une géographie imaginaire, souvent dans le cadre d'un récit de voyage. L'utopie a pour condition première la mise à distance du monde réel à partir de laquelle la réflexion critique peut se déployer et le sujet se constituer. Le recours à la fiction est un procédé qui permet de prendre ses distances par rapport au présent pour mieux le relativiser et de décrire ce qui pourrait être. Le genre utopique permet de percevoir, au lieu d'attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel, que les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale pour venir à bout des vices, des guerres et des misères. En ce sens, les descriptions qu'ils proposent, dans lesquelles ils font voir des cités heureuses bien gouvernées, visent à convaincre leurs spectateurs que d'autres modes de vie sont possibles.

Dans les jeux vidéo

En dessin et peinture

En musique

Portée politique du concept d’utopie

L'interprétation de la portée politique de l'utopie pour la pensée et l'action politique n'est pas consensuelle, notamment parce que l'utopie intervient directement ou bien comme contestation ou bien comme justification idéologique dans la sphère politique. On peut cependant dégager certaines thèses à son sujet qui font autorité pour certaines traditions philosophique.

Selon Miguel Abensour,, l'utopie, particulièrement dans sa forme classique, est une simple stratégie d'écriture politique permettant au philosophe de critiquer la société de son époque. En parlant uniquement d'une société fictive, déclarée comme telle, l'auteur de l'utopie évite de critiquer les pouvoirs en place sans le faire directement. Dans L'Utopie de Thomas More à Walter Benjamin, Abensour montre comment More utilise cette stratégie pour critiquer le pouvoir absolu d'Henri VIII.

Les marxistes orthodoxes, et Karl Marx le premier, ont utilisé le terme « utopie » de manière péjorative. Cela venait en partie d'une volonté de Marx de distinguer sa propre théorie de celles des autres socialistes de son époque (notamment Pierre-Joseph Proudhon), avec qui il avait entretenu des controverses. Il nommait d'ailleurs Proudhon, Charles Fourier, Saint Simon et d'autres « socialistes utopiques ». En ce sens, « utopie » signifie la représentation imaginaire d'un régime politique idéal et idéaliste, c'est-à-dire détaché de toute considération et compréhension des circonstances matérielles qui pourrait présider à son avènement. Bref, pour Marx, le terme « utopique » est une accusation de frivolité. Ici, le sens du terme « utopie » est très proche « d'idéologie ».

Karl Mannheim, un marxiste non-orthodoxe et Paul Ricœur proposent quant à eux de comprendre l'utopie en opposition à l'idéologie. Selon eux, l'utopie est une force de changement : « elle propose une rupture radicale avec un système existant » et ainsi tente de briser la suprématie de l'actuel sur le possible. À cela s'oppose l'idéologie, une force conservatrice ramenant plutôt la société vers l'existant.

L'utopie est souvent entendue, dans un sens large, comme une réponse à la question du meilleur régime, une question de philosophie politique particulièrement favorisée par les anciens. C'est dans ce sens que nous pouvons dire que la République de Platon est une utopie avant la lettre (le terme ne datant que de 1516 apr. J.-C.).

Ces interprétations ne sont ni entièrement contraires, ni parfaitement réconciliables. Par ailleurs, elles n'épuisent pas entièrement le sujet. D'autre théoriciens du politique, plus contemporains, ont donné une extension beaucoup plus large au concept d'utopie, lui donnant un rôle dans la dialectique historique. Notamment, Walter Benjamin et Ernst Bloch.

Notons également que l'utopie a été largement critiquée en philosophie politique dans la seconde moitié du XXe siècle : pour son attachement à l'idée de progrès héritée des Lumières (par les catastrophistes et Hans Jonas par exemple) et pour les dangers d'exploitation totalitaire qu'elle représente (par l'École de Francfort notamment).

Utopie concrète

L'expression d'utopie concrète n'est qu'en apparence un oxymore. Dans L’Âge du faire (Seuil, 2015) le sociologue Michel Lallement l'utilise pour qualifier les espaces où les hackeurs imaginent des formes de travail qui bousculent les règles de l’économie de marché. Elle a été inventée par le philosophe allemand Ernst Bloch (1885-1977) : dans son livre Le Principe espérance (Gallimard, 1976) publié en République démocratique allemande dans les années 1950, il affirme que les utopies concrètes permettent de déceler dans le réel, « l'anticipation réaliste de ce qui est bien ».

Notes et références

  1. ↑ L'utopie, 1999.
  2. ↑ Terme forgé par Charles Renouvier (Uchronie, 1857) par analogie avec utopie : récit fondé sur un autre cours du temps historique.
  3. ↑ Concept élaboré par Michel Foucault (Des espaces autres, conférence 1967, publ. 1984) : espaces réels fonctionnant comme des contre-emplacements à l'écart des lieux ordinaires.
  4. ↑ L'adjectif anatopique apparaît chez Jean Echenoz (Au piano, 2003) ; le terme est systématisé comme genre par Martine Chifflot (Le Voyage en Ouralie, 2026).
  5. ↑ Josette Rey-Debove et Alain Rey, Le Nouveau Petit Robert : de la langue française, Dictionnaires Le Robert, , p. 955
  6. ↑ Voir l'article Utopie dans : Collectif, Les Littératures française et étrangères, Paris, Larousse, , 1864 p. (ISBN 2-03-508304-4, lire en ligne), p. 1663-1664
  7. ↑ Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, , p. 17
  8. 1 2 Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, , p. 34
  9. ↑ Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, , p. 18-19
  10. ↑ Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, , p. 32
  11. ↑ « Michel Foucault. Des espaces autres (1967), Hétérotopies. ».
  12. ↑ « Citations du jour ».
  13. ↑ Louis Janover, « Miguel Abensour, mémoire de l'utopie », Lignes,‎ mai 2018, n°55, p. 17 (lire en ligne)
    Louis Janover cite cette phrase de Théodore Monod sans mentionner sa provenance.
  14. ↑ Papanikos 2022.
  15. ↑ Trousson, Raymond., Voyages aux pays de nulle part : histoire littéraire de la pensée utopique, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, , 318 p. (ISBN 2-8004-1220-8 et 9782800412207, OCLC 47207977, lire en ligne)
  16. ↑ Charles Fourier, Le Nouveau monde industriel et sociétaire ou invention du procédé d'industrie attrayante et naturelle, distribuée en séries passionnées, Paris, 1829.
  17. ↑ Claude Henri de Rouvroy de Saint-Simon, Nouveau christianisme, Paris, 1825.
  18. ↑ Étienne Cabet, Voyage en Icarie, Paris, 1840.
  19. ↑ Françoise Ruzé, « L’Utopie spartiate », Kentron. Revue pluridisciplinaire du monde antique, no 26,‎ , p. 17–48 (ISSN 0765-0590, DOI 10.4000/kentron.1313, lire en ligne, consulté le )
  20. ↑ Collectif, « Article "Utopie" », sur Larousse-Littérature (consulté le ).
  21. ↑ Pascal Mougin et Karen Haddad-Wotling, Dictionnaire mondial des Littératures (un vol. in-4), Paris, Larousse, coll. « Littérature », , 1017 p. (ISBN 978-2-03-505120-2)
  22. ↑ voir à ce sujet le Livre I dans: M. Ticht, Lucien, Histoire véritable, livres I et II, Paris, 1995
  23. ↑ Voir à ce sujet le Livre II dans: M. Ticht, Lucien, Histoire véritable, livres I et II, Paris, 1995.
  24. ↑ François Rabelais, Pantagruel, Paris, Seuil, coll. « Points », , 384 p. (ISBN 978-2-02-030033-9), p. 67
  25. ↑ Thomas More (trad. Victor Stouvenel), L’Utopie, Paulin, (lire en ligne), p. 127
  26. 1 2 Riot-Sarcey 2017.
  27. ↑ Voir « L'œuvre d'Edward Bellamy et la question féministe » sur rh19.revues.org.
  28. ↑ mouvement, « SORTIR DU XXe SIÈCLE AVEC ALICE CARABÉDIAN », sur mouvement (consulté le ).
  29. ↑ « La Deuxième Terre. », sur ladeuxiemeterre.com via Wikiwix.
  30. ↑ « Chants d'utopie », sur Sens & Tonka, (consulté le ).
  31. ↑ « Chants d'utopie de Brice Bonfanti, par Michaël Moretti » [livre], sur Sitaudis.fr, poésie contemporaine, actualité littéraire et poésie, (consulté le ).
  32. ↑ « Un monde sans chef, l’utopie d’Emmanuel Dockès », sur France Culture, (consulté le ).
  33. ↑ « La Charte pour la Terre et l'Humanisme », sur colibris-lemouvement.org, (consulté le ).
  34. ↑ « @ », sur artsphilo.ca.
  35. ↑ « "Paresse pour tous", le programme politique du romancier Hadrien Klent | RTS », sur rts.ch, (consulté le )
  36. ↑ « ess-spa.ch/historique/2009/ »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?).
  37. ↑ (en) « Pictures of an exhibition : the 50th venice biennale », sur Artforum, (consulté le ).
  38. ↑ Autour de Ledoux : architecture, ville et utopie, Presses universitaires de Franche-Comté, (ISBN 978-2-84867-234-2 et 978-2-84867-812-2, DOI 10.4000/books.pufc.25159, lire en ligne)
  39. ↑ Abensour, Miguel, L'Utopie de Thomas More à Walter Benjamin, Paris, Sens & Tonka,
  40. ↑ Abensour, Miguel, Le Procès des maîtres rêveurs, Arles, Sulliver,
  41. ↑ Marx, Karl, L'Idéologie Allemande,
  42. ↑ Mannheim, Karl, Ideologie und Utopie, Bonn,
  43. ↑ Ricœur, paul, L'idéologie et l'utopie, Paris, Éditions du Seuil,
  44. ↑ Benjamin, Walter, Thèses sur le concept d’histoire
  45. ↑ Bloch, Ernst, Le Principe Espérance (Das princip Hoffung)
  46. ↑ Jonas, Hans, Le Principe responsabilité

Annexes

Bibliographie

Textes classiques

  • Platon
    • La République, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
    • Critias, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
    • Les Lois : Livres I à VI, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
    • Les Lois : Livres VII à XII, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
  • Lucien, Histoires vraies : Et autres œuvres, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Les Classiques de Poche »,
  • Thomas More, L'Utopie, Flammarion, coll. « GF »,1987, 248 p. ; J'ai lu, 2003 (ISBN 978-2-290-33768-4), première édition en latin en 1516
  • François Rabelais, Gargantua, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
  • Tommaso Campanella, La Cité du Soleil, Genève, Droz, coll. « Classiques de la Pensée Politique »,
  • Francis Bacon, La nouvelle Atlantide, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
  • Savinien de Cyrano de Bergerac, Les États et Empires du soleil, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
  • Jonathan Swift, Voyages de Gulliver dans les contrée lointaines, Paris, Flammarion, coll. « GF »,
  • Nicolas-Anne-Edme Restif de la Bretonne, La Découverte australe par un homme-volant, ou le dédale français, Genève, Slatkine reprints, coll. « Œuvres complètes »,
Encyclopédies et anthologies de textes

Premières approches de l'utopie et des utopies

  • Jean Servier, L'utopie, Paris, P.U.F., coll. « Que sais-je ? »,
  • Micheline Hugues, L'utopie, Paris, Nathan, coll. « 128 »,
  • Frédéric Rouvillois, L'utopie, Paris, Flammarion, coll. « GF Corpus », , 256 p. (ISBN 2-08-073029-0)
  • Roland Schaer et Lyman T. Sargent (éd.), Utopie : La quête de la société idéale en Occident, Paris, Fayard—Bibliothèque Nationale de France,
  • Georges Jean, Voyages en Utopie, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Littératures » (no 200), 2001, 176 p., ill. en coul.
  • Roger-Michel Allemand, L'utopie, Paris, Ellipses, coll. « Thèmes & études »,
  • Michèle Riot-Sarcey, Dictionnaire des utopies, Larousse, 2007. 296 p.
  • Jean-Marc Stébé, Qu'est-ce qu'une utopie ?, Paris, Vrin, coll. « Chemins Philosophiques »,
  • Thierry Paquot, Utopies et utopistes, Paris, La Découverte, coll. « Repères », (1re éd. 2007)
  • Thomas Bouchet, Utopie, Paris, Anamosa, coll. « Le mot est faible »,

Histoires de l'utopie et des utopies

  • Jean Servier, Histoire de l'utopie, Gallimard, 1991 (ISBN 978-2-07-032647-1)
  • Raymond Trousson, Voyages au pays de nulle part : Histoire littéraire de la pensée utopique, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
  • Yolène Dilas-Rocherieux, L'Utopie ou la mémoire du futur, de Thomas More à Lénine, Pocket Robert Laffont, 2007
  • Vita Fortunati, Raymond Trousson et Paola Spinozzi, Histoire transnationale de l'utopie littéraire et de l'utopisme, Paris, Honoré Champion, coll. « Bibliothèque de littérature générale et comparée », 2008
  • Régis Messac, Les premières utopies, suivi de La négation du progrès dans la littérature moderne ou Les Antiutopies, Éditions ex nihilo, 2009

Approches de l'utopie (littérature, sociologie, politique, philosophie, prospective, architecture…)

Documentation complémentaire

Articles et entretiens
Dossiers et revues
  • « L'utopie », Textes et Documents pour la classe, no 855,
  • « Lieux de l'utopie », Littérature, no 21,‎ (lire en ligne)
  • « Urbanisme et utopie », Espaces et sociétés. Revue critique internationale de l'aménagement, de l'architecture et de l'urbanisation, nos 32-33,‎ (lire en ligne)
  • « L'utopie », Raison présente, no 121,‎ (lire en ligne)
  • « Utopie I : la fabrique de l'utopie », Quaderni, no 40,‎ hiver 1999-2000 (lire en ligne)
  • « Utopie II : les territoires de l'utopie », Quaderni, no 41,‎ (lire en ligne)
  • « Utopie III : passages et apocalypse », Quaderni, no 42,‎ (lire en ligne)
  • « Regards sur l'utopie », revue Europe no 985,
  • « Les organisations utopiennes », Communication & organisation, no 48,‎ (lire en ligne)
Bibliographies supplémentaires (listes)

Vidéographie

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Articles connexes

Liens externes