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Valentin Magnan ( à Perpignan – à Suresnes) est un psychiatre français.
Pendant ses études de médecine, il est d'abord interne à Lyon puis à Paris, où il est l’élève de Jules Baillarger et de Jean-Pierre Falret.
Il soutient sa thèse de doctorat en 1866, qui a pour titre De la lésion anatomique de la paralysie générale.
En , lors de l’ouverture de l’hôpital Sainte-Anne, il est nommé médecin responsable de l’admission. Il demeurera à Sainte-Anne jusqu’à la fin de sa carrière en 1912.

En 1875, il crée à Suresnes une fondation pour les névrosés, qui subsiste jusqu'en 1975 dans un ancien château. Adèle Hugo fut l'une de ses patientes,,,.
Après des études sur la paralysie générale, l’alcoolisme et les délires alcooliques, il défend, selon une vision différente de celle de B.-A. Morel, la dégénérescence en psychiatrie dans Considérations générales sur la folie des héréditaires ou dégénérés, publié en .
En , il publie l'ouvrage Leçons cliniques sur les maladies mentales. En 1892, il reprend l’étude du « Délire chronique à évolution systématique », qu’il oppose, en le comparant point par point, aux délires polymorphes des « dégénérés ».
Partisan d’une attitude thérapeutique très médicalisée vis-à-vis des malades mentaux, il introduit en France, en 1897, la « clinothérapie » ou maintien au lit pendant presque toute la journée, méthode inventée par Ludwig Meyer en 1860, ce qu’il n’obtenait pas sans difficulté des maniaques, excités ou agités. Il s’était attaché auparavant à combattre l’usage en psychiatrie des moyens de contrainte physique (camisole par exemple),.