| Virelles | |||||
Le quartier de l’église Saint-Martin et son clocher à bulbe. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Thuin | ||||
| Commune | Chimay | ||||
| Code postal | 6461 | ||||
| Code INS | 56016B | ||||
| Zone téléphonique | 060 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Virellois(e) | ||||
| Population | 723 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 03′ 53″ nord, 4° 19′ 59″ est | ||||
| Superficie | 1 862 ha = 18,62 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de Virelles au sein de Chimay | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Virelles (en wallon Virele) est une section de la ville belge de Chimay, située en Région wallonne dans la province de Hainaut. Virelles fait partie du parc national de l'Entre-Sambre-et-Meuse. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
L'origine du nom Virelles proviendrait de Virva, mot ancient se référant au Viroin, un affluent de la Meuse. En effet, l'Eau Blanche traverse le village et est elle-même un affluent du Viroin.
Le village se trouve à environ 3 km au nord-est de Chimay, à une altitude d'environ 210 mètres et est situé dans la vallée de l'Eau Blanche. Virelles se situe à la frontière entre deux massifs géologiques : la Fagne, caractérisée par des paysages de tourbières et sols acides, et la Calestienne, zone calcaire propice à une flore variée.
Au cœur du village se trouve l’étang (ou lac) de Virelles, un plan d’eau semi-naturel couvrant environ 80 ha, inséré dans une réserve naturelle de 130 ha. Cet étang a été aménagé au XVIe siècle à l’origine pour alimenter des forges locales. Il est alimenté par une dizaine de ruisseaux, dont le principal est le Ry Nicolas (ou Ry de Lambercies), avec un trop-plein se déversant dans la rivière de l’Eau Blanche, qui traverse Virelles avant de rejoindre le Viroin puis la Meuse.

La région de l'Entre-Sambre-et-Meuse était déjà d'une importance majeure pour l'exploitation du fer à l'époque pré-romaine. Des fouilles ont ainsi révélé l'existence de bas fourneaux de l'époque gauloise à Virelles.
Par acte passé en 1217 en présence de Jean, abbé de Florennes, et d’Hugues, seigneur du même lieu, Gilles, chevalier, seigneur de Merlemont, et son épouse Agnès li Turion, vendent à l’abbaye de Foigny (La Bouteille, Aisne) six muids de blé à prendre sur la grange de Foulzy (Ardennes, France). En même temps, Gilles assigne à sa femme une rente équivalente sur ses biens de Virelles.
Virelles a été très tôt partagée entre deux seigneuries : le comté de Beaumont (les Bourlers du XIVe siècle au XVIe siècle puis les Jacquier) et la principauté de Chimay. En cas de guerre, les habitants pouvaient se réfugier dans l’une ou l’autre de ces villes selon le droit de sauvement.
En 1340, le village est pillé et brûlé par les Français qui se vengent de Jean de Hainaut, qui, allié du roi d’Angleterre, avait incendié de son côté nombre de villages-frontière.
Un autre sac de Virelles est perpétré en 1636 par les troupes d’Ernest Ier d'Isembourg-Grenzau (en) lors de la Guerre de Trente Ans.
En 1697, Pierre Jacquier, maître de forges à Rance, seigneur de Lompret et Boutonville, achète aux héritiers des Bourlers une partie du territoire. Cette seigneurie passe à la famille de Maelcamp en 1810, dont une descendante Bertha-Joséphine épouse à Gand en 1870 Léon de Clercq Wissocq de Sousberghe.
Un recensement de 1764 signale l’existence de deux forges, propriétés de la famille Desmanet. Les ruines de l’une d’elles, qui avaient fait l’objet d’un classement, sont toujours visibles près du déversoir du lac du lieu.
Sur les hauteurs du village, la construction en 1856 de la ligne de la Compagnie de Chimay, devenue la ligne 156 Hastière-Mariembourg-Chimay-Anor, a nécessité l’édification d’un viaduc imposant composé de huit arches et surplombant l’Eau Blanche de 28 m. La halte de Virelles, ouverte en 1904, a servi d'arrêt aux trains de voyageurs puis d'abri le long du RAVeL à partir des années 2000.

Dans la nuit du 10 au , un bombardier Wellington HE 652 de la R.A.F. revenant d’une mission sur Francfort, en Allemagne, s’abat au nord du village à l’orée du bois, à gauche du chemin qui mène à Froidchapelle. L’appareil, touché par les chasseurs allemands, a dû se désintégrer en vol. Sous l’impulsion de M. Jean Lalot, témoin de la chute à l’époque, un comité s’est formé une trentaine d’années plus tard en vue d’élever un monument commémoratif en cet endroit,.
En 2013, après une enquête, le plus grand laboratoire de production d'ecstasy d'Europe a été découvert dans une ferme de la commune, tenue par des trafiquants de drogue originaires d'Europe de l'Est.
Un cimetière médiéval composé de 37 sépultures fut découvert en 2021 et a fait l'objet d'une étude archéo-anthropologique. Celle-ci a daté l'origine du cimetière entre le IXe et XIe siècle et a conclu que la population du village avait « probablement vécu dans de bonnes conditions ».