| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Domiciles |
Whittaker Chambers Farm (en), Washington, Lynbrook, New York |
| Formation |
Université Columbia McDaniel College (en) |
| Activités | |
| Conjoint |
Esther Shemitz (en) |
| A travaillé pour | |
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| Parti politique | |
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| Distinctions |
Whittaker Chambers, né Jay Vivian Chambers et aussi connu comme David Whittaker Chambers, né le à Philadelphie et mort le à Westminster, est un écrivain et éditeur américain. Après avoir été un membre du Parti communiste des États-Unis d'Amérique et espion soviétique, il a renoncé au communisme et en est devenu un opposant sans réserve. Il a témoigné dans le procès pour parjure et espionnage d'Alger Hiss (1948-1950) et il a ecrit ses mémoires, « Témoin » (1952),,,.
Né à Philadelphie, Chambers grandit dans une famille instable et passe une partie de son enfance sur Long Island. Il étudie à Columbia University et il adopte comme prénom le nom de jeune fille de sa mère, « Whittaker ». Il abandonne ses études en 1925, période durant laquelle il se rapproche des milieux révolutionnaires. La même année, il rejoint le Parti communiste des États-Unis, alors parti légal, et commence à collaborer avec la presse militante,,.
À la fin des années 1920, Chambers devient rédacteur et journaliste pour la presse communiste. Il écrit pour le quotidien « The Daily Worker » de 1927 à 1929, puis pour la revue marxiste « New Masses », dont il est également rédacteur en 1931-1932. Grâce à ses talents littéraires, il publie des nouvelles et des essais qui l’imposent comme une plume importante de la gauche radicale américaine. Son engagement idéologique le conduit progressivement au cœur de l’appareil clandestin communiste,,.
En 1932, Chambers est recruté pour passer dans la clandestinité et travailler pour les services de renseignements soviétiques. Il devient agent d’un réseau lié au GRU et est d’abord actif à New York, avant d’être envoyé à Washington pour superviser des cellules clandestines au sein de l’administration fédérale. Il est associé au « groupe Ware », un cercle de fonctionnaires communistes opérant discrètement dans la capitale américaine au milieu des années 1930. Cette activité d’espionnage se poursuit jusqu’à la fin des années 1930, alors même que sa foi dans le communisme commence à vaciller,,,.
Chambers se détourne du communisme sous l’effet conjugué de la terreur stalinienne et d’épurations qu’il juge criminelles. Troublé par les Grandes Purges et par la disparition ou l’assassinat de camarades ayant rompu avec Moscou, il rompt définitivement avec le réseau soviétique vers 1938 et se cache par crainte de représailles,,,.
En 1939, Chambers est recruté par le journal « Time », où il commence comme critique de livres et de films avant de devenir rédacteur puis rédacteur principal. Il signe des articles de couverture importants, notamment un portrait de Staline et des reportages marquants sur la politique internationale de l’après-guerre. Son travail contribue à donner au magazine une ligne résolument anticommuniste, en phase avec les convictions de son propriétaire Henry R. Luce. À la fin des années 1940, il est l’un des principaux rédacteurs-éditorialistes du journal,,,.
En 1948, Chambers témoigne devant le Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des représentants (HUAC en anglais), affirmant qu’Alger Hiss, ancien haut fonctionnaire du Département d’État, a appartenu au même réseau d’espionnage soviétique. L’affrontement public entre les deux hommes, que l’affaire des « Pumpkin Papers » (« documents de la citrouille ») rend spectaculaire, débouche sur deux procès retentissants au terme desquels Hiss est condamné pour parjure en 1950. L’affaire Hiss renforce la visibilité de Chambers, tout en faisant de lui une figure honnie pour les milieux libéraux et de gauche. Son témoignage joue un rôle important dans l’ascension politique de Richard Nixon, alors jeune membre du Congrès,,.
En 1952, Chambers publie ses mémoires, « Témoin », qui racontent son enfance, son engagement communiste, sa conversion religieuse et son rôle dans l’affaire Hiss. L’ouvrage rencontre un grand succès, est diffusé dans la presse populaire et devient un texte de référence pour l’anticommunisme américain de la guerre froide,,.
À la fin des années 1950, il collabore brièvement comme rédacteur senior à la revue conservatrice « National Review », fondée par William F. Buckley, Jr.,.
Retiré sur sa ferme près de Westminster, dans le Maryland, Chambers y meurt le , à l’âge de 60 ans,.

La traduction de « Bambi » de l'allemand vers l'anglais réalisée par Chambers en 1928 a donné lieu au film « Bambi » de Walt Disney et est restée la traduction anglaise de référence jusqu'à l'expiration des droits d'auteur dans les années 2020,,,,.