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William A. Schabas, né à Cleveland, est professeur associé à la faculté de science politique et de droit du département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
Spécialiste du droit international public, de la peine de mort, de la torture, des droits de la personne et du droit rwandais, il s’est intéressé aux problèmes judiciaires posés par le génocide au Rwanda. Il est également directeur du Centre irlandais des Droits de l’homme à l’Université nationale d’Irlande à Galway. Éditeur en chef du journal Criminal Law Forum, il a aussi travaillé en tant que consultant au ministère de la justice du Rwanda, à l’USAID et à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). De 1994 à 1998, il est directeur du Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal.
Schabas a fait paraître de nombreux ouvrages sur le droit international, le droit rwandais et les rapports entre le génocide et les lois internationales.
Le journaliste et essayiste Robin Philpot accuse William Schabas et d'autres Canadiens comme Hélène Pinske, André Paradis et Louise Arbour d'avoir pris part à la prétendue rivalité entre USAFRICOM et la Françafrique[Quand ?].
Dans le cadre onusien, il est nommé le à la tête d'une commission chargée d’enquêter sur les éventuels crimes de guerre commis à Gaza pendant l'opération Bordure Protectrice. Mis en cause par Israël pour « conflit d'intérêts » - en 2012 il a rédigé une note juridique pour l'Organisation de libération de la Palestine - il donne sa démission le afin de ne pas gêner la rédaction du rapport d'enquête. Sa démission fait suite à des mois de dénigrement par les autorités israéliennes.
Malgré son expertise reconnue des crimes de masse, il se fait remarquer pour sa défense du Conseil d'État pour la paix et le développement, la junte dirigeant la Birmanie, remettant en question les accusations de génocide des Rohingyas. Il est également considéré comme un « défenseur habituel » de la Chine de Xi Jinping, participant à occulter la politique génocidaire visant les Ouïghours.