| Haute-Savoie | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Création du département | |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Annecy |
| Sous-préfectures | Bonneville Saint-Julien-en-Genevois Thonon-les-Bains |
| Président du conseil départemental |
Martial Saddier (LR) |
| Préfète | Emmanuelle Dubée |
| Code Insee | 74 |
| Code ISO 3166-2 | FR-74 |
| Démographie | |
| Gentilé | Haut-Savoyardes - Haut-Savoyards |
| Population | 861 158 hab. (2023 |
| Densité | 196 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 46° 00′ nord, 6° 20′ est |
| Superficie | 4 388 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 4 |
| Circonscriptions législatives | 6 |
| Cantons | 17 |
| Intercommunalités | 21 |
| Communes | 279 |
| Liens | |
| Site web | www.hautesavoie.fr |
| modifier |
|
La Haute-Savoie (/ot sa.vwa/) est un département français faisant partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et La Poste lui attribuent le code 74. Le département comprend le nord de la région historique de la Savoie. Sa préfecture est Annecy.
La Haute-Savoie est montagneuse et contient le plus haut sommet de France, le Mont Blanc.



La Haute-Savoie fait partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est limitrophe des départements de l'Ain et de la Savoie, ainsi que des cantons de Genève, de Vaud et du Valais en Suisse et de la Vallée d'Aoste en Italie. Une partie de la frontière avec la Suisse est matérialisée par le Léman ; ainsi, la frontière avec le canton de Vaud est uniquement lacustre.
Son point culminant, le Mont Blanc (massif du Mont-Blanc), est aussi celui de l'Europe de l'Ouest. L'altitude moyenne du département est de 1 160 m, et sa superficie est de 4 388 km2. Son relief est déterminé par de grands éléments géographiques qui sont du sud-est au nord-ouest : le massif du Mont-Blanc, les Préalpes de Savoie (massif des Bauges, massif des Bornes, chaîne des Aravis, massif du Faucigny et massif du Chablais) et l'avant-pays savoyard avec le Genevois haut-savoyard et l'Albanais, délimités à l'ouest par les premiers plissements jurassiens. Ces reliefs sont délimités par plusieurs vallées majeures dont la vallée de l'Arve qui constitue un important axe européen de circulation de Genève au tunnel du Mont-Blanc, et la cluse d'Annecy dans laquelle se loge le lac d'Annecy et qui est rejointe par Ugine et Albertville en Savoie voisine.
Ses grandes richesses naturelles comprennent notamment :
La Haute-Savoie accueille neuf réserves naturelles : Aiguilles rouges, Carlaveyron, Vallon de Bérard, Contamines-Montjoie, Passy, Sixt-Passy, Roc de Chère, Bout du lac d'Annecy, Delta de la Dranse.
La Haute-Savoie connaît un climat subcontinental et pour l'essentiel du département, montagnard, froid et neigeux en hiver, doux et orageux en été. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne plus sèches, mais la pluviométrie est globalement l'une des plus élevées de France.
Les perturbations d'origine océanique, après leur traversée de la vallée du Rhône, se réactivent au contact des reliefs alpins. La pluviométrie, de 1 000 à 1 500 mm/an dans le bassin d'Annecy, culmine à 1500/2 000 mm sur les massifs occidentaux (Aravis-Faucigny-Chablais) qui protègent quelque peu le massif du Mont-Blanc (1 260 mm/an à Chamonix-Mont-Blanc). Dans ce massif, aux hautes altitudes, on trouve un microclimat glaciaire tout le long de la frontière avec l'Italie.
Les importants dénivelés et les effets de versant donnent des températures très variées, qui ont pour point commun des amplitudes thermiques marquées (continentalité). Les rives du Léman sont cependant plus tempérées grâce à l'inertie thermique du lac. À Annecy, on relève des moyennes de + 1 °C en janvier à + 20 °C en juillet. Cette chaleur estivale permet localement la présence de vignes.
L'enneigement, grâce au bon niveau pluviométrique et aux basses températures hivernales, est en moyenne et à une même altitude donnée, le meilleur de France (avec le Jura et les Vosges). En plein hiver, on trouve généralement la neige de 500 à 1 000 m. Vers 2 000 m, elle persiste d'octobre–novembre à avril–mai. Au-dessus de 2 500 à 3 000 m se forment des glaciers.
La végétation naturelle s'étage en fonction de l'altitude et de l'exposition : la prairie, la forêt puis les alpages, avant d'atteindre l'étage nival.
La faune est celle des pays tempérés de montagne et un effort de reconstitution de la faune a été fait (chamois, bouquetins, grands rapaces) dans le cadre des réserves naturelles, lesquelles représentent une superficie de 180 km2 (parc naturel régional des Bauges) partagé avec la Savoie.

Le département se situe en bordure externe de la chaîne alpine dont l'orogenèse définit la topographie et les unités structurales qui le composent. Il est subdivisé en cinq unités structurales qui sont du sud-est au nord-ouest (des unités internes aux unités externes) :
L'ensemble de ces unités est recouvert par des dépôts glaciaires provenant majoritairement de la dernière glaciation. Ils consistent en des dépôts de moraine, des dépôts fluvio-glaciaires à glacio-lacustres, ainsi que des blocs erratiques que l'on rencontre préférentiellement en plaine ou au fond des vallées. Outre ces dépôts, les glaciers ont aussi fortement contribué à l'érosion des reliefs pour aboutir à la topographie actuelle.
La Haute-Savoie est marquée par une activité sismique particulière et le département est classé en « zone de sismicité non négligeable » pouvant aller jusqu'à la destruction de bâtiments avec des séismes de magnitude 6 (voire 6,5 ou même 7).
La raison de cette sismicité est à chercher dans les contraintes qui s'exercent sur les roches de la lithosphère, et qui sont liées à l'orogenèse alpine. Le Mont Blanc s'élève en effet en moyenne de 1 à 3 mm par an[réf. nécessaire] sous l'effet de la poussée de l'Italie contre les Alpes.
Plusieurs séismes ont été recensés dans la période moderne :
Le toponyme « Haute-Savoie » est l'appellation accordée par l'empereur Napoléon III au département, à la suite de la réunion à la France en 1860 du duché de Savoie, berceau de la maison de Savoie, appartenant au royaume de Sardaigne. Contrairement aux habitudes révolutionnaires de modifier les provinces de l'Ancien Régime en utilisant dans la nouvelle appellation la géographie des lieux, l'empereur concède le maintien du nom usuel du territoire dans la création des deux départements, distinguant désormais celui de la Savoie avec Chambéry, au sud, et de la Haute-Savoie avec Annecy, au nord,. Il semblerait que le choix du nom ait été inspiré par la délégation des quarante et un savoyards, menée par le comte Amédée Greyfié de Bellecombe, le ,. L'historien et spécialiste de la période, Paul Guichonnet, à propos du choix des noms du département, précise qu'une seule source existe :
« Les noms des départements annexés ont été accordés par l'empereur lui-même, sur la proposition d'un très grand nombre de Savoisiens et, en agissant ainsi, il a donné satisfaction à l'immense majorité de nos compatriotes. La situation n'est plus la même qu'en 1792, où le pays subissait une crise suprême. Aujourd'hui, pas de rivalité avec les départements anciens ; l'esprit de nationalité y est aussi vivace que dans toute autre partie de l'Empire ; l'assimilation est complète. Léman ne pouvait convenir, Genève et son littoral n'étant plus français ; Mont-Blanc ne pouvait être appliqué qu'à la Haute-Savoie, et le Mont-Cenis ne pouvait convenir à la Savoie, le Mont-Cenis ayant été laissé, dans la plus grande partie, à l'Italie. Conserver au pays son ancien nom était une idée patriotique et heureuse qu'il faut approuver. »
— La Gazette de Savoie, édition du 22 juin 1860
« Haute » dans Haute-Savoie n'est pas une indication d'altitude, mais la position septentrionale, au nord, de cet ensemble,. Dans la littérature régionale ainsi que l'usage chez certains régionalistes dans les années 1970, on trouve également l'expression « Savoie du Nord » pour désigner la Haute-Savoie.
Le nom « Savoie » provient de l'ancien territoire celte Sapaudie (en latin sapaudia), qui signifierait le « (pays des) sapins » ou le « (pays couvert de) sapins » (du gaulois « sapo » : « sapin »). Le nom aurait ensuite dérivé en « Sabaudia », Sabogla, Saboia, Savogia et enfin Savoie. Au XIIe siècle, « Sabaudia » ou « Sabauda » désigne le domaine de la famille princière de Savoie.
L'utilisation de la Haute-Savoie est toutefois remise en question par les représentants des populations locales dès le lendemain de l'annexion,. Parmi les arguments avancés, celui du nom même qui désignait une province, la Haute-Savoie, de 1816 à 1860, avec Conflans, puis Albertville pour capitale,. Le Conseil général de la Haute-Savoie émet un vœu afin de modifier le nom, proposant en échange celui du Mont-Blanc, le plus haut sommet du pays et se trouvant sur son territoire. Le Conseil municipal d'Annecy agit de même. En 1862, les services préfectoraux consultent les représentants des communes sur un éventuel changement. Les avis sont partagés entre les deux options. En 1922, le sujet est à nouveau débattu. La préfecture refait le choix de consulter les représentants des communes. Cette fois-ci les avis sont un peu plus divergents. 281 délibérations communales parviennent aux services centraux et se répartissent ainsi : 148 font le choix du maintien de l'appellation, 101 optent pour « Mont-Blanc », 30 pour « Savoie-Mont-Blanc » et 2 pour « Léman ».
Le département est parfois familièrement appelé la « Yaute » ou « Hiôte »[réf. nécessaire] par certains de ses habitants.

Le territoire de l'actuel département de la Haute-Savoie a fait partie jusqu'en 1860 d'un État indépendant constitué et gouverné depuis le XIe siècle par la maison de Savoie, les États de Savoie. Cette famille de grands féodaux a fondé sa puissance sur le contrôle des routes et des cols à travers les Alpes, son association particulièrement avec la maison de Bourgogne, avec la papauté, avec les empereurs germaniques et même avec le royaume de France à qui elle a donné plusieurs de ses fils et de ses filles. Trois territoires composent le département et ont été contrôlés peu à peu par les Savoie : le Genevois, issu de l'ancien comté de Genève ; le Faucigny le long de la vallée de l'Arve, une ancienne baronnie, et ses puissants seigneurs ; et le Chablais.
Bloqués à l'ouest par la puissance des rois de France, les princes de Savoie ont fortifié leurs possessions dans la région autour du comté, puis du duché de Savoie, avant de déplacer leur centre d'intérêt vers le Piémont et toute l'Italie du Nord, pour obtenir un titre royal avec le royaume de Sardaigne (ou de Piémont-Sardaigne), élément prépondérant de l'unité italienne.
Lors de la Révolution française, le territoire savoyard est uni à la France en 1792. Le duché de Savoie devient le département du Mont-Blanc et est divisé en sept districts (Annecy, Carouge, Chambéry, Cluses, Moûtiers, Saint-Jean-de-Maurienne et Thonon). Avec l'annexion de Genève, la partie nord (Nord du Genevois, Faucigny, Chablais) et la cité de Calvin forment le département du Léman (1798).
La maison de Savoie retrouve définitivement l'ensemble de ses possessions d'avant la période révolutionnaire en 1815. En 1816, une partie des communes du Genevois est donnée avec le traité de Turin pour la création du canton de Genève. Une réorganisation du duché est mise en place en 1835–1837, sous le règne de Charles-Albert de Sardaigne, notamment avec la création de deux divisions administratives, dont celle d'Annecy (Genevois, Nord du Faucigny, Chablais), prémices du futur découpage départemental.
À la suite du traité de Turin et après un plébiscite en 1860, le duché de Savoie est annexé à la France. Le département de la Haute-Savoie est constitué à partir des trois provinces du nord (Chablais, Faucigny et Genevois). C'est l'un des derniers grands territoires métropolitains ayant rejoint la France. Entre mai et , le traité de Turin est ratifié par les deux parties et, le , une cérémonie officielle et symbolique a lieu à Chambéry pour la remise des deux futurs départements savoyards à la France.
Au début du XXe siècle, l'industrie sidérurgique est très forte grâce à la croissance rapide des usines d'acier d'Ugine, qui produit la moitié des aciers spéciaux français, puis devenue en 1922 la Société d'électrochimie, d'électrométallurgie et des aciéries électriques d'Ugine, produit de l'acier inoxydable.
Le département de la Haute-Savoie est occupé par l’Italie fasciste de à .
Au , la région Rhône-Alpes, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Auvergne pour devenir la nouvelle région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.


Le département de la Haute-Savoie n'a pas de blason officiel. Le blason ci-contre est celui de l'ancien duché et est utilisé par tradition tant en Savoie qu'en Haute-Savoie.
« De gueules à la croix d'argent. »
Ce blason traditionnel est également plus ou moins mis en évidence dans les blasons de certaines communes de l'ancien duché, dont voici quelques exemples pour la Haute-Savoie :
| Bonneville | Combloux | Cran-Gévrier | Evian-les-Bains | Frangy | Giez | Mégevette | Saint-Pierre-en-Faucigny | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Blasons |
Il est aussi présent dans les créations proposées (mais non retenues) de Robert Louis pour les deux départements savoyards :
| Savoie | Haute-Savoie | |
|---|---|---|
| Blasons |
Les habitants sont des « Haut-Savoyards », ou appelés aussi « Savoyards » comme les habitants du département de la Savoie.
En 2023, le département comptait 861 158 habitants, en évolution de +6,66 % par rapport à 2017 (France hors Mayotte : +2,36 %).
La Haute-Savoie connaît une croissance démographique très importante ; sa population augmente en effet de près de 9 700 habitants chaque année en moyenne depuis 1999, et entre 10 000 et 11 000 depuis 2005. Avec une densité de 196,3 hab./km2 en 2023 (contre 144 en 1999), c'est le deuxième département le plus densément peuplé de la région Auvergne-Rhône-Alpes, devant l'Isère qui compte 174,8 hab./km2, mais très loin derrière la Métropole de Lyon toutefois, dont la densité est de 2 691,3 hab./km2.
Structure d'âge de la population (2010) (pourcentages à vérifier car le total fait 106. Pourtant, les classes d'âge ne se chevauchent pas) :
Répartition des communes selon leur population :
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
Modifier |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Annecy | 74010 | CA Grand Annecy | 66,93 | 132 117 (2023) | 1 974 | |
| Thonon-les-Bains | 74281 | CA Thonon Agglomération | 16,21 | 37 928 (2023) | 2 340 | |
| Annemasse | 74012 | CA Annemasse - Les Voirons Agglomération | 4,98 | 37 628 (2023) | 7 556 | |
| Cluses | 74081 | CC Cluses-Arve et Montagnes | 10,46 | 17 795 (2023) | 1 701 | |
| Sallanches | 74256 | CC Pays du Mont-Blanc | 65,87 | 17 319 (2023) | 263 | |
| Rumilly | 74225 | CC Rumilly Terre de Savoie | 16,89 | 16 442 (2023) | 973 | |
| Saint-Julien-en-Genevois | 74243 | CC du Genevois | 10,59 | 16 222 (2023) | 1 532 | |
| Bonneville | 74042 | CC Faucigny - Glières | 27,15 | 13 335 (2023) | 491 | |
| Gaillard | 74133 | CA Annemasse - Les Voirons Agglomération | 4,02 | 11 423 (2023) | 2 842 | |
| La Roche-sur-Foron | 74224 | CC du Pays Rochois | 17,94 | 11 348 (2023) | 633 | |
| Vétraz-Monthoux | 74298 | CA Annemasse - Les Voirons Agglomération | 7,11 | 10 949 (2023) | 1 540 | |
| Passy | 74208 | CC Pays du Mont-Blanc | 80,03 | 10 856 (2023) | 136 | |
| Fillière | 74282 | CA Grand Annecy | 119,41 | 10 075 (2023) | 84 | |
| Ville-la-Grand | 74305 | CA Annemasse - Les Voirons Agglomération | 4,49 | 9 514 (2023) | 2 119 | |
| Poisy | 74213 | CA Grand Annecy | 11,33 | 9 291 (2023) | 820 |
La Haute-Savoie comporte 6 unités urbaines, selon la définition de l'Insee :
| Unités urbaines | Population (2011) | Nombre de communes |
|---|---|---|
| Genève - Annemasse (partie française - Haute-Savoie) | 161 364 | 34 |
| Annecy | 159 124 | 19 |
| Cluses | 84 707 | 18 |
| Thonon-les-Bains | 72 088 | 13 |
| Sallanches | 44 842 | 11 |
| Rumilly | 15 347 | 2 |
| Aires urbaines | Population (2011) | Nombre de communes |
|---|---|---|
| Annecy | 219 464 | 69 |
| Genève - Annemasse (partie française - Haute-Savoie) | 205 367 | 90 |
| Cluses | 89 768 | 25 |
| Thonon-les-Bains | 87 175 | 31 |
| Sallanches | 43 596 | 11 |
L'aire urbaine d'Annemasse s'élève à 284 494 habitants. Elle est en réalité la partie française de l'agglomération genevoise. Elle s'étend sur 24 communes de l'Ain (79 127 habitants) et sur 90 communes de la Haute-Savoie (205 367 habitants).
Le développement de la métropole genevoise et l'abondance des travailleurs transfrontaliers font du pourtour lémanique un foyer important de croissance démographique ; cela contribue à expliquer le dynamisme démographique du département (le 4e plus fort taux d'accroissement sur la période 2006–2011).
Selon les données du ministère des Finances en 2014 concernant les revenus 2013, le revenu fiscal moyen des foyers de Haute-Savoie s'est établi à 33 469 €. Ce qui classe le département parmi ceux où les revenus sont les plus élevés, 4e rang sur 100.

La Haute-Savoie, zone de passage et zone touristique, est vue comme une région riche. Au total, les crimes et délits commis sont de 37 879 affaires en 2018, 38 792 en 2019, 35 316 en 2020


Le département, dont le préfet siège à Annecy, est divisé administrativement en :
La Haute-Savoie dépend de la Cour d'appel de Chambéry et de l'académie de Grenoble.

La Haute-Savoie est un département ancré à droite. C'est le seul département français de la Ve République à n'avoir jamais élu un député de gauche, à l'exception des élections à la proportionnelle de 1986, avec Dominique Strauss-Kahn.
Grandes lignes du budget 2013 de 835,14 millions d'euros (+1,9 %) :
Dépenses
Recettes
La Haute-Savoie est un département dynamique, avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale, dû en grande partie aux possibilités d'emploi offertes dans la zone de Genève (5,4 % de la population active haut-savoyarde selon l'Insee en ).
Les principales zones dynamiques de la Haute-Savoie sont :
Le réseau routier haut-savoyard a une longueur totale de 9 090 km réparti comme suit :
Le département a la particularité d'avoir de nombreuses routes de montagne enneigées durant la période hivernale.
Chiffres de répartition en 2002 : Âge : 25–64 ans 55,2 %, 18–24 ans 7,8 % – 22,25 % en collisions frontales : 22,25 % – 40 % durant les nuits et les week-ends : 40 % – 19 % des conducteurs tués étaient en état d'alcoolémie – 42,2 % ont été tués sur les routes départementales, 32,8 % sur les routes nationales, 15,8 % en agglomérations et 4,5 % sur les autoroutes – Routes : départementales 42,2 %, nationales 32,8 %, 15,8 %, autoroutes 4,5 %.
La Haute-Savoie comporte trois lignes principales :
En 2021, la Haute-Savoie dispose de 31 pôles et 4 relais médico-sociaux répartis sur tout le département, employant 1 115 professionnels de l'action sociale (médecins, psychologues, infirmières puéricultrices, sages-femmes, assistants sociaux-éducatifs et familiaux, cadres et personnels administratifs).
En 2018, la Haute-Savoie comptait plus de 180 000 personnes de plus de 60 ans, 15 782 personnes âgées de plus de 80 ans vivant seules, 45 596 personnes en situation de handicap, 8 399 bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicile et 8 500 abonnés à la téléalarme. Le réseau ADMR (Aide à domicile en milieu rural) compte 1 100 salariés au service de plus de 9 000 personnes.
La Haute-Savoie possède un patrimoine environnemental, culturel et touristique important.
Généralement on distingue plusieurs zones touristiques :
Il faut aussi mentionner les routes touristiques :
Parmi ses sites les plus appréciés :
La Haute-Savoie possède un patrimoine religieux important, témoignage d'une évangélisation dès le Ve siècle. De nombreuses églises situées sur son territoire permettent de découvrir une architecture diverse comme le roman, le gothique ainsi que le « baroque savoyard ou alpin » avec l'utilisation des clochers à bulbe, le style néoclassique, que l'on qualifie aussi de « sarde », ainsi que pour les périodes contemporaines le néogothique, le néoroman et le l'éclectisme et plus récemment l'architecture dite néo-régionaliste.
Pays de montagne, la Haute-Savoie a accueilli très tôt des monastères dans des lieux éloignés dont ceux d'Abondance (1108)
Classé MH (1875), de Talloires (fondée en 1019, hôtel)
Inscrit MH (1944), de Contamine-sur-Arve (1083), d'abbaye de Saint Jean d'Aulps (1094, ruines)
Classé MH (1902), de Sixt (1144)
Inscrit MH (1997), la chartreuse du Reposoir (1151, monastère carmel)
Classé MH (1910, 1995, partiellement), d'Entremont (1154), ou la chartreuse de Mélan (1292)
Classé MH (1911).
Les 50 stations de ski du département représentent 20 % des stations de ski françaises[réf. nécessaire].
Lors de la saison 2010–2011, le domaine skiable s'étendait sur 205 km2 dont 47 km2 de pistes damées desservies par 704 remontées mécaniques capables d'atteindre un débit de 207 742 skieurs à l'heure, soit 22 % de la capacité des stations françaises.
Lors de la saison 2020–2021, les 40 plus importantes stations de ski ont généré plus de 17 millions de nuitées hivernales et 2,1 milliards d'euros de retombées économiques avec 11,3 millions de journées de ski et 30 000 emplois saisonniers. En 2022, 300 millions d'euros seront investis par le département dans ses plans alpins et nordiques.
Entre 35 et 50 millions d'euros sont investis chaque année dans les remontées mécaniques des stations haut-savoyardes ; cependant, les stations ne sont plus dans une logique d'expansion des domaines skiables mais plutôt dans la diversification des espaces de glisse : snowparks, zones freeride, etc. Le total des investissements est passé de 400 millions d'euros en 2005 à 270 millions d'euros en 2010 (remontées mécaniques, aménagement des pistes et sécurité, systèmes d'enneigement, etc..
Selon le recensement général de la population, 26,6 % des logements disponibles dans le département sont des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Savoie dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux :
| Année | Ville | Population SDC | Nombre de logements | Résidences secondaires | % résidences secondaires |
|---|---|---|---|---|---|
| 2006 | Châtel | 1 254 | 4 297 | 3 739 | 87,01 % |
| 1999 | Morillon | 498 | 1 765 | 1 521 | 86,18 % |
| 2004 | Les Contamines-Montjoie | 1 125 | 3 078 | 2 568 | 83,43 % |
| 1999 | Morzine | 2 948 | 8 190 | 6 793 | 82,94 % |
| 2006 | Manigod | 924 | 2 231 | 1 832 | 82,12 % |
| 2004 | Les Gets | 1 332 | 3 336 | 2 737 | 82,04 % |
| 2005 | Arâches-la-Frasse | 1 806 | 5 724 | 4 674 | 81,66 % |
| 1999 | La Clusaz | 2 023 | 4 416 | 3 524 | 79,80 % |
| 2004 | Thollon-les-Mémises | 691 | 1 429 | 1 131 | 79,15 % |
| 2006 | Le Grand-Bornand | 2 202 | 4 834 | 3 822 | 79,06 % |
| 1999 | Megève | 3 878 | 9 138 | 6 999 | 76,59 % |
| 1999 | Praz-sur-Arly | 1 349 | 2 035 | 1 527 | 75,04 % |
| 2006 | Samoëns | 2 332 | 4 382 | 3 238 | 73,89 % |
| 2005 | Le Biot | 424 | 723 | 532 | 73,58 % |
| 2006 | La Chapelle-d'Abondance | 781 | 1 361 | 992 | 72,89 % |
| 2004 | La Côte-d'Arbroz | 223 | 313 | 223 | 71,25 % |
| 2005 | Demi-Quartier | 1 034 | 1 551 | 1 094 | 70,54 % |
| 1999 | Saint-Jean-d'Aulps | 1 022 | 1 582 | 1 107 | 69,97 % |
| 1999 | Habère-Poche | 1 193 | 978 | 680 | 69,53 % |
| 2007 | Combloux | 2 047 | 3 108 | 2 142 | 68,92 % |
| 2007/1999 | Bernex | 1 351 | 1 166 | 786 | 67,41 % |
| 1999 | Onnion | 786 | 880 | 583 | 66,25 % |
| 1999 | Saint-Gervais-les-Bains | 5 276 | 6 873 | 4 498 | 65,44 % |
| 2006 | Les Houches | 3 037 | 3 574 | 2 287 | 63,99 % |
| 1999 | Abondance | 1 351 | 1 508 | 957 | 63,46 % |
| 2006 | Montriond | 819 | 968 | 604 | 62,40 % |
| 1999 | Bellevaux | 1 344 | 1 112 | 688 | 61,87 % |
| 1999 | Chamonix-Mont-Blanc | 9 086 | 12 633 | 7 715 | 61,07 % |
| 2006 | Verchaix | 636 | 697 | 422 | 60,55 % |
| 1999 | Vallorcine | 390 | 439 | 258 | 58,77 % |
| 2004 | Cordon | 983 | 1 070 | 624 | 58,32 % |
| 2006 | Taninges | 3 394 | 2 985 | 1 569 | 52,56 % |
| 2005 | Saint-Jean-de-Sixt | 1 212 | 1 129 | 586 | 51,90 % |
| 1999 | Bogève | 830 | 729 | 378 | 51,85 % |
| 2005 | Vailly | 633 | 633 | 327 | 51,66 % |
| 2004 | Sixt-Fer-à-Cheval | 793 | 752 | 379 | 50,40 % |
| 1999 | Brizon | 449 | 404 | 197 | 48,76 % |
| 1999 | Le Petit-Bornand-les-Glières | 870 | 710 | 340 | 47,89 % |
| 2004 | Essert-Romand | 383 | 303 | 135 | 44,55 % |
| 2004 | Entremont | 533 | 402 | 179 | 44,53 % |
| 1999 | Le Reposoir | 375 | 251 | 110 | 43,82 % |
| 2006 | Nernier | 420 | 352 | 152 | 43,18 % |
| 1999 | Vacheresse | 729 | 456 | 196 | 42,98 % |
| 1999 | Servoz | 818 | 619 | 264 | 42,65 % |
| 2005 | Mont-Saxonnex | 1 477 | 1 228 | 519 | 42,26 % |
| 2005 | Mieussy | 1 983 | 1 441 | 596 | 41,36 % |
| 2005 | Talloires | 1 469 | 1 164 | 470 | 40,38 % |
| 1999 | Habère-Lullin | 634 | 421 | 158 | 37,53 % |
| 2004 | Seythenex | 536 | 332 | 121 | 36,45 % |
| 2006 | Les Villards-sur-Thônes | 978 | 692 | 246 | 35,55 % |
| 2005 | Lullin | 733 | 483 | 167 | 34,58 % |
| 2004 | Saint-Gingolph | 626 | 482 | 153 | 31,74 % |
| 1999 | Lucinges | 1 211 | 685 | 198 | 28,91 % |
| 2006 | Excenevex | 914 | 547 | 156 | 28,52 % |
| 1999 | Maxilly-sur-Léman | 1 020 | 595 | 169 | 28,40 % |
| 2006 | Duingt | 870 | 480 | 134 | 27,92 % |
| 2006 | Bossey | 664 | 442 | 123 | 27,83 % |
| 1999 | Menthon-Saint-Bernard | 1 659 | 1 030 | 273 | 26,50 % |
| 2006 | Saint-Jean-de-Tholome | 857 | 487 | 124 | 25,46 % |
| 2005 | Évian-les-Bains | 7 787 | 5 279 | 1 311 | 24,83 % |
| 2007/1999 | Veyrier-du-Lac | 2 138 | 1 188 | 294 | 24,75 % |
| 1999 | Messery | 2 025 | 805 | 193 | 23,98 % |
| 2004 | Sciez | 4 782 | 2 632 | 630 | 23,94 % |
| 2007/1999 | Chens-sur-Léman | 1 708 | 721 | 172 | 23,86 % |
| 2006 | Saint-Paul-en-Chablais | 2 027 | 1 084 | 252 | 23,25 % |
| 2004 | Lugrin | 2 132 | 1 275 | 292 | 22,90 % |
| 2004 | Anthy-sur-Léman | 1 857 | 1 021 | 220 | 21,55 % |
| 2004 | Magland | 2 929 | 1 515 | 319 | 21,06 % |
| 1999 | Thônes | 5 795 | 3 186 | 623 | 19,55 % |
| 1999 | Neuvecelle | 2 211 | 1 189 | 230 | 19,34 % |
| 2004 | Sevrier | 3 905 | 2 019 | 346 | 17,14 % |
| 2006 | Publier | 5 889 | 3 103 | 530 | 17,08 % |
| 1999 | Doussard | 2 781 | 1 407 | 239 | 16,99 % |
| 2004 | Saint-Jeoire-en-Faucigny | 2 958 | 1 396 | 228 | 16,33 % |
| 2006 | Viuz-en-Sallaz | 3 737 | 1 952 | 318 | 16,29 % |
| 2005 | Saint-Jorioz | 5 638 | 2 851 | 442 | 15,50 % |
| 1999 | Seyssel | 1 793 | 940 | 145 | 15,43 % |
| 1999 | Collonges-sous-Salève | 3 569 | 1 821 | 278 | 15,27 % |
| 2005/1999 | Sallanches | 15 200 | 7 450 | 1 111 | 14,91 % |
| 2004 | Veigy-Foncenex | 2 910 | 1 462 | 216 | 14,77 % |
| 2005 | Thorens-Glières | 2 903 | 1 271 | 180 | 14,16 % |
| 1999 | Saint-Cergues | 2 513 | 1 189 | 167 | 14,05 % |
| 2007/1999 | Archamps | 1 693 | 739 | 102 | 13,80 % |
| 2005 | Monnetier-Mornex | 1 953 | 942 | 125 | 13,27 % |
Source :
La Haute-Savoie bénéficie de la capacité et de la diversité de ses territoires et des exploits de nombreux champions :
En Haute-Savoie, l'enseignement privé, essentiellement catholique, se répartit, en 2010–2011, dans 117 établissements — 54 écoles élémentaires, 22 collèges, 26 lycées (généraux, technologiques, professionnels, polyvalents et agricoles), un centre de formation d'apprentis (CFA), une section d'éducation et d'enseignement spécialisé (SEES, ex-IMP), une école de production, 11 CFP/UFA et une maison d'enfants à caractère social (MECS) — avec un effectif total de 29 678 élèves et 2 070 enseignants titulaires et remplaçants. Le taux de réussite aux divers examens atteint 92,7 %.
Il existe cinq syndicats de traitement des déchets couvrant le département :
En 5 ans (2005–2010), alors que la population a augmenté d'environ 45000 personnes, la production d'ordures ménagères a baissé de 7 % et les déchets envoyés aux incinérateurs ont baissé de 15 %.
Le SYANE (Syndicat des Énergies et de l'Aménagement numérique de la Haute-Savoie) existe depuis 2001. En , le réseau d'initiative publique départemental à très haut débit en fibre numérique a été lancé pour couvrir 255 communes rurales du département. En 2018, à la fin de la première phase des travaux, 90 % des entreprises de plus de 6 salariés et 50 % des foyers devraient être desservis.
Pour la partie historique du département, en lien avec le duché de Savoie, consultez la bibliographie générale sur l'article « Histoire de la Savoie » et les articles détaillés.