| Yenne | |||||
La mairie, place Charles-Dullin. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Savoie | ||||
| Arrondissement | Chambéry | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Yenne (siège) |
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| Maire Mandat |
François Moiroud 2020-2026 |
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| Code postal | 73170 | ||||
| Code commune | 73330 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Yennois | ||||
| Population municipale |
3 026 hab. (2023 |
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| Densité | 130 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 42′ 06″ nord, 5° 45′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 220 m Max. 610 m |
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| Superficie | 23,36 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Yenne (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Chambéry (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bugey savoyard (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.mairie-yenne.fr | ||||
| modifier |
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Yenne est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Yenne est située à l'est d'une gorge où coule le Rhône, les gorges de la Balme, dans l'Avant-Pays savoyard gardant l'une des anciennes portes des États de Savoie.
Située un peu à l'écart du Rhône et bordée à l'est par la dent du Chat, montagne remarquable de ce pays, la ville se trouve en amont de gorges escarpées (gorges de la Balme). La commune est le siège de la communauté de communes de Yenne.
Le bourg central de Yenne est situé un peu en amont de l'entrée de la cluse de la Balme, un passage étroit que le Rhône emprunte, perçant ainsi la barrière du chaînon de la montagne de Parves, celle-ci n'étant que le prolongement septentrional du chaînon du mont Tournier.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 19,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 166 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belley à 8 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 099,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le .
Le territoire de la commune est bordée par le Rhône. Il est également traversé par une lône qui est un des nombreux bras du fleuve.
Yenne est composée d'un centre bourg et de hameaux ou lieux-dits :
Au , Yenne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine d'Yenne, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,6 %), zones agricoles hétérogènes (28,1 %), prairies (14,8 %), terres arables (13,8 %), zones urbanisées (4,2 %), zones humides intérieures (3,8 %), eaux continentales (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), cultures permanentes (1,5 %).
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le toponyme est issu de Ejenna nom gaulois, Epaona nom gallo-romain.
Selon Adolphe Gros, Yenne serait l'antique Etanna mentionnée sur la table de Peutinger, une station routière et portuaire sur l'antique voie qui, venant d’Aoste (Isère), gagnait Seyssel (Haute-Savoie), remontait la rive gauche du Rhône, puis empruntait la rive sud du lac Léman pour rejoindre le Valais. Mais Menabrea puis Hild soutiennent qu'il s'agirait plutôt d'Étain, un hameau situé 6 km plus au nord en direction de Culoz, où les restes d'une villa romaine avec mosaïque ont été mis au jour en 1939. Cependant, si l'on s'en tient à la distance indiquée par la carte romaine, soit 21 milles (31 km) entre Etanna et Condate (Seyssel), il s'agirait donc bien de Yenne.
Etanna aurait évolué en Eanna puis Yenna et enfin Yenne.
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Yèna, selon la graphie de Conflans.
Au hameau de Landrecin, il a été trouvé en 1972 les restes d'un sanctuaire datant de -73 avec deux autels.
En 1215, Thomas Ier de Savoie octroie, sur les conseils de Guy, abbé de Hautecombe, et d'Anselme, abbé de Saint-Rambert, à la ville une charte de franchise,. Yenne fut la première commune affranchie de Savoie.
La terre de Yenne est donnée, le , en apanage à la fille du comte Aymon de Savoie, Blanche de Savoie, mariée, 15 jours auparavant au château du Bourget, à Galéas II Visconti, duc de Milan.
Le , la terre est inféodée aux héritiers des ducs de Milan, les vicomtes de Val de Sesia, en la personne de François Barbanera. Après eux, la terre fait retour à la maison de Savoie.
En 1483, les habitants font acte de fidélité au duc Charles Ier de Savoie ; un Claude de Champrond est cité dans cet acte.
Louis de La Balme de Poupet de Courgenon, comte de La Baulme-Saint-Amour, reçoit contre 15 000 écus d'or, la terre de Yenne et de Saint-Genix en fief, le , du duc Charles-Emmanuel de Savoie, et l'érection en marquisat de Yenne et de Saint-Genix, en reconnaissance de ses services diplomatiques et militaires. Son fils, Emmanuel-Philibert de Courgenon (†1622), capitaine de chevau-légers, et, Jacques-Nicolas de Courgenon, son petit-fils, gouverneur général de la Franche-Comté en 1668, furent tous les deux marquis de Yenne et de Saint-Genix. La somme n'ayant été versée et la transaction non entérinée par la Chambre des comptes de Savoie, la terre de Yenne, comme celle de Saint-Genix, restèrent possessions du duc.
Le , se tient à Yenne une réunion rassemblant la noblesse du petit Bugey, à l'occasion de l'avènement de Victor-Amédée II de Savoie.
Le , Victor-Amédée II cède et inféode le marquisat de Yenne à Jean-François Vulliet ou Vuillet de la Saunière, baron de Chevelu, conseiller d'État, président en la Chambre des comptes de Savoie. Le recours de Jacques-Philippe de Saint-Amour et ensuite du marquis de Harancourt, resta sans suite. Les Vulliet de la Saunière porteront le titre de marquis de Yenne, jusqu'à la mort, en 1830, de son dernier représentant, Antoine-François-Hector Vulliet de la Saunière, marquis de Yenne, gouverneur général de Gênes.
Henry-Eustache de Mareste, baron de Montfleury, seigneur d'Avressieux, qui réside à Yenne, le , par acte dressé en la maison des Vulliet de La Saunière, seigneur et maîtres des comptes, afferme la curialité et la paroisse de Yenne, avec les droits y afférents, contre une somme annuelle de 18 florins de Savoie, à François Poncet de Yenne.
Les marquis de Yenne eurent de nombreuses possessions qu'ils conservèrent jusqu'à la Révolution française. Ils étaient possessionnés à Ayn, Billième, Chambéry, Champagneux, Chindrieux, Gerbaix, Jongieux, La Ravoire, Loisieux, Saint-Jean-de-Chevelu, Saint-Maurice-de-Rotherens et Saint-Pierre-d'Alvey. Ils portaient : coupé de gueules et d'argent au lévrier issant de sable.
Claude de Prélian en est, en 1630, le syndic. En 1816, c'est Gaspard du Châtelard qui en est syndic, et, en 1818, la charge est occupée par Jean-Nicolas de Migieu.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 3 026 habitants, en évolution de +1,61 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune relève de l'académie de Grenoble.
Au centre-bourg, deux entités juxtaposées :
La ville de Yenne met à disposition un lieu d'accueil parents enfants, un relais assistantes maternelles et une halte garderie proches des écoles primaires et maternelles.
La ville de Yenne a deux manifestations principales :
Par ailleurs, le club cyclo organise chaque premier mai la traditionnelle Randonnée du Petit Bugey, qui attire plusieurs centaines d'amateurs.
La commune est située dans l'aire de distribution du quotidien régional, Le Dauphiné Libéré.
Le bourg médiéval fortifié n'incluait aucun château, mais de nombreux châteaux et maisons fortes environnants en assuraient la protection immédiate. Trois portes, dont aucune ne subsiste, s'ouvraient sur : Novalaise, Chambéry et le Rhône. De nombreuses familles nobles de la région y avaient une résidence, dont certaines ont échappé à la destruction. En ville, des plaques commémoratives permettent de signaler l'emplacement des monuments détruits au cours de l'histoire. S'élevaient dans la grand'rue, les maisons des familles de La Faverge, d'Arcollières, de Seyssel-Choisel, rue des Prêtres, celles des Hauteville, de Mareste, de Montfleury, rue Gentil, celles des d'Orlyé de Saint-Innocent, du Châtelard, de Cordon, de Yenne, etc.
Et dispersé sur le territoire communal :

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris.
Les armes de Yenne se blasonnent ainsi : D'azur au lierre d'argent, au chef de Savoie qui est de gueules à la croix d'argent. |