Youssef Chahine

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Youssef Chahine
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Youssef Chahine en 1978.
Nom de naissance Youssef Gabriel Chahine
(يوسف جبريل شاهين)
Naissance
Alexandrie (royaume d'Égypte)
Nationalité égyptienne
Décès (à 82 ans)
Le Caire (Égypte)
Profession réalisateur, scénariste
Films notables Gare centrale
Saladin
Alexandrie pourquoi ?
Adieu Bonaparte
Le Destin

Youssef Chahine (en arabe : يوسف شاهين), né le à Alexandrie et mort le au Caire, est un réalisateur, scénariste et producteur égyptien. De réputation internationale, il a réalisé une quarantaine de films de fiction ou documentaires.

Biographie

Origines

Youssef Gabriel Chahine (en arabe : يوسف جبريل شاهين) naît à Alexandrie dans une famille chrétienne d'Égypte de confession grecque-catholique melkite. Son père, avocat, est d'origine libanaise.

Formation

Il commence ses études au collège Saint-Marc puis rejoint le Victoria College où il obtient son baccalauréat. À 21 ans, il quitte l'Égypte pour aller étudier le cinéma au Pasadena Playhouse (en) dans les environs de Los Angeles.

Débuts au cinéma

À son retour, trois ans plus tard, en 1948, l'occasion lui est donnée, grâce à Alvise Orfanell, de réaliser son premier film, Papa Amin, qui sort en 1950.

Il est invité pour la première fois au festival de Cannes en 1951, pour son film Le Fils du Nil. En 1954, il lance la carrière d'acteur d'Omar Sharif dans son film Le Démon du désert. Mais le film qui marque sa carrière est Gare centrale, en 1958, chef-d'œuvre qui lui permet d'être reconnu comme l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle.

Carrière

Chahine est crédité de la réalisation de cinq films mettant en vedette Salah Zoulficar dans des films importants dont Saladin (1963), Un jour, le Nil (1968) et Ces gens du Nil (1972). Dans Le Vendeur de bagues (1965), il met en scène la chanteuse Faïrouz.

En 1964, il quitte l'Égypte pour le Liban, puis retourne dans son pays en 1967.

Salah Zoulficar et Souad Hosni dans Ces gens du Nil (1972).

Il réalise le logotype de la société Pyramide Distribution, fondée en 1989 et fréquent distributeur de ses films, avec lequel il entretient de bonnes relations. Ce logo représente les pyramides de Gizeh, complétées de sa signature en lettres blanches.

En 1992, il s'essaie également au théâtre avec l'adaptation du Caligula d'Albert Camus, donné à la Comédie-Française.

Fréquemment confronté à la censure, Chahine ne cesse néanmoins de dénoncer la bêtise et l'intégrisme, tout en multipliant les choix stylistiques, du mélodrame chanté (C'est toi mon amour avec Farid El Atrache) à la reconstitution historique (Adieu Bonaparte), de l'évocation autobiographique (Alexandrie pourquoi ?) au ballet (Le Destin).

Décès

En , le réalisateur est victime d'une hémorragie cérébrale qui le plonge dans le coma. Il est alors hospitalisé à l'hôpital américain de Paris (à Neuilly), avant d'être rapatrié en Égypte.

I meurt le au Caire. Il est inhumé dans la crypte familiale à Alexandrie.

Filmographie

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Assistant réalisateur

Réalisateur

Longs métrages

Courts métrages

Acteur

Théâtre

Distinctions

Récompenses

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Nominations et sélections

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Décorations

Honneurs

Notes et références

  1. 1 2 Mort du cinéaste égyptien Youssef Chahine (7sur7)
  2. ↑ « Youssef Chahine », sur cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 CNC. Lycéens au cinéma : Gare centrale, Youssef Chahine, 2004, page 4.
  4. ↑ (en) Mustafa Darwish, Dream makers on the Nile: a portrait of Egyptian cinema, American University in Cairo Press, (lire en ligne), p. 43.
  5. ↑ « Fabienne Vonier : "Avec aussi le souvenir d'Humbert Balsan" », propos recueillis par Jean-Michel Frodon et publié dans Les Cahiers du cinéma n° 637, septembre 2008.
  6. ↑ « Caligula », sur comedie-francaise.fr, (consulté le ).
  7. ↑ « Festivals », Le Monde,‎ , p. 29 (ISSN 0395-2037).
  8. ↑ Bruno Bouvet, « Dossier. Youssef Chahine, une énergie joyeuse contre le fanatisme », La Croix, no 38115,‎ , p. 12 (ISSN 0242-6056).
  9. ↑ J.-P. Péroncel-Hugoz, « Youssef Chahine ce gêneur », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037).
  10. ↑ Jean-Michel Frodon, « Une fresque enchantée à l'assaut de l'intégrisme », Le Monde,‎ , p. 30 (ISSN 0395-2037).
  11. ↑ « Youssef Chahine dans le coma », Allociné, 16 juin 2008.
  12. ↑ « Un jour, le Nil », sur cinematheque.fr (consulté le )
  13. ↑ Lors de la remise du prix, Isabelle Adjani annonce « pour l'ensemble de son œuvre » et ne mentionne pas Le Destin. Extrait de la cérémonie du festival en 1997 dans un reportage sur France 2 : INA Culture, « Remise du prix du 50ème anniversaire du Festival de Cannes à Youssef Chahine », sur youtube.com (consulté le ).
  14. ↑ « L’histoire du festival au service de l'art cinématographique », sur festival-cannes.com (consulté le ) : « À la clôture, c’est à Youssef Chahine de recevoir le Prix du 50e anniversaire pour son Destin (Al Massir) et pour l’ensemble de son œuvre, des mains de la Présidente du Jury, Isabelle Adjani. ».
  15. ↑ Université Paris 8, « Docteurs honoris causa ».

Voir aussi

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Bibliographie

Vidéo

Liens externes