| Amantea | |
Vue d'Amantea. | |
Armoiries |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Vincenzo Pellegrino |
| Code postal | 87032 |
| Code ISTAT | 078010 |
| Code cadastral | A253 |
| Préfixe tél. | 0982 |
| Démographie | |
| Gentilé | amanteani |
| Population | 13 859 hab. (2026) |
| Densité | 471 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 39° 08′ 00″ nord, 16° 04′ 00″ est |
| Altitude | 50 m Min. 0 m Max. 439 m |
| Superficie | 2 940 ha = 29,4 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Sant'Antonio da Padova |
| Fête patronale | 13 juin |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Cosenza. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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Amantea (en calabrais : Amantia) est une commune de 13 854 habitants située dans la province de Cosenza, sur la côte tyrrhénienne de la Calabre, en Italie méridionale. Vingtième commune de la région en termes de population, cet ancien évêché et siège titulaire catholique est de nos jours une station balnéaire réputée pour son carnaval et son festival international du film La Guarimba.
Le territoire communal d'Amantea s'étend sur 29,46 km2 dont l'altitude varie de 0 à 439 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 43 km au sud-ouest de Cosenza et 308 km au sud de Naples. Elle occupe la plaine côtière située au sud de l'embouchure du Catocastro et s'étire sur 13 km de longueur, enserrée entre la mer Tyrrhénienne et les contreforts de la Catena Costiera (« chaîne côtière »). Le vieux bourg est perché sur une éminence tandis que la ville moderne, muée en station balnéaire, se développe en contrebas, sur le front de mer.
Ses limites administratives sont bordées par la commune de Belmomte Calabro au nord, au sud par celle de Nocera Terinese (située en province de Catanzaro) et le fleuve Savuto, à l'ouest par la mer Tyrrhénienne et à l'est par les montagnes de la Catena Costiera avec les communes de Cleto, Serra d'Aiello et son ancien hameau de San Pietro in Amantea (détaché d'Amantea en juillet 1937).
Divers cours d'eau de nature torrentielle franchissent le territoire d'Amantea en provenance des montagnes de la Catena Costiera, tels que les torrents Santa Maria, Calcato, Colongi, Rubano et Torbido, ainsi que les rivières Catocastro et Oliva. Leur débit, très élevé en hiver, peut provoquer de ruineuses inondations, tandis qu'en été ces torrents et rivières sont souvent à sec.
Le climat d'Amantea est méditerranéen. En été, l'air est souvent rafraîchi par les brises marines ou provenant des montagnes. Les gelées sont rares mais de fortes précipitations ont lieu entre octobre et mars.
L'ancienne cité grecque de Clampetia (ou Lampetia, en grec ancien : Λαμπετεία) est probablement fondée par les Krotoniates, soucieux d'étendre leur domination sur la mer Tyrrhénienne, sur le site de l'actuelle commune d'Amantea à l'emplacement de l'ancien établissement bruttien de Clete. Alors que la cité antique se dépeuple et disparaît, les Byzantins fondent sur l'actuel centre historique la ville fortifiée de Nepetia, dont le toponyme provient du grec ancien νεος πεδιον (« nouvel habitat ») ou νεος πολις (« nouvelle ville »). Les Arabes, après avoir capturé et saccagé la ville, font redresser ses murs et la renomment Al-Mantiah (« la forteresse »), dont dérivent toutes les dénominations ultérieures : le nom italien officiel dAmantea, celui dAmanthea utilisé en latin ecclésiastique ou encore celui dAmantia en dialecte local, en sont tous issus. Le toponyme arabe pourrait également dériver dΑμάντια (Amantia), nom d'une cité illyrienne mentionnée dans le Périple du Pseudo-Scylax.
Des traces de peuplement néolithique sont attestées tant sur le site d'Amantea qu'à Campora San Giovanni par la découverte de poteries de Stentinello, de sépultures et d'autres vestiges.
Les racines antiques d'Amantea sont obscures, possiblement grecques. En effet, c'est dans la localité de Campora San Giovanni, hameau de la commune d'Amantea, qu'aurait été bâtie la cité de Temesa, tandis que Clampetia aurait été située plus proche, sur la plaine actuellement occupée par la ville.
Quoi qu'il en soit, les traces d'un sanctuaire daté du vie siècle av. J.-C. atteste à tout le moins d'une présence grecque à la période archaïque sur la côte, alors que les montagnes environnantes sont plus vraisemblablement occupées par les Bruttiens. En 204 av. J.-C., l'Ager Clampetinus est mentionné sous les Romains.
Les Byzantins, renforçant leur présence en Italie méridionale dans leur vaine tentative de reconquête de la péninsule sur les Lombards du duché de Bénévent, transforment le site en forteresse et lui donnent le nom de « Nepetia » (Νεπετία) au viie siècle.
Vers l'an 800, la Sicile ainsi que le sud de la péninsule italienne sont exposés aux périlleuses incursions arabo-musulmanes, qui prennent souvent la forme d'actes de piraterie. Nepetia est conquise et occupée par les Musulmans en 839, qui en font le siège d'un petit émirat. L'ancienne place forte byzantine est renommée « Al-Mantiah » (« la forteresse » en arabe). Les Grecs parviennent à reprendre la cité en 885 sous l'impulsion de Nicéphore Phocas l'Aîné mais conservent son nom arabophone, qu'ils hellénisent simplement en « Amantea ».
En 1060 au plus tard, elle tombe aux mains des Normands de Robert Guiscard et Roger de Hauteville, qui chassent définitivement les Byzantins de Calabre (1061) en vue de reconquérir la Sicile sur les Musulmans. La ville est alors élevée au rang de siège titulaire jusqu'à sa fusion avec le diocèse de Tropea en 1094 sur ordre de Roger Ier.
En 1269, la cité d'Amantea fait montre de loyauté envers Conradin de Hohenstaufen et se révolte contre les Angevins, mais ces derniers font preuve d'une répression impitoyable. Au Moyen Âge, le village de Belmonte Calabro relevait de la juridiction d'Amantea jusqu'à l'érection de son propre château, sanctionnée en 1270 sur ordre de Charles Ier d'Anjou afin de punir la rébellion des habitants d'Amantea l'année précédente. En 1345, cette dernière en appelle à la reine Jeanne Ire de Naples pour régler le litige qui l'oppose à son vassal de Belmonte, Pietro Salvacossa, qui s'approprie illégalement certaines terres censées revenir à Amantea : par un décret du 27 mai, la reine trace pour une première fois les limites de la commune d'Amantea. Mais ce ne sera qu'en 1811, sous le régime napoléonien, que la séparation des territoires de Belmonte et d'Amantea sera reconnue officiellement.
En 1495, Amantea s'oppose avec succès à la concession de la ville en fief à Francesco d'Alengre par Charles VIII de France, préoccupé par les guerres d'Italie qui vont le contraindre à se retirer de la région. Et pour cause, elle ne sera jamais inféodée à l'exception d'une courte période de temps troublés au milieu du xviie siècle, lorsque Orazio Battista Ravaschieri, prince de Belmonte, l'achète pour 60 000 ducats en 1630, et que les habitants rachètent leur liberté dès trois ans plus tard pour la même somme, redevenant ainsi des sujets directs du roi de Naples. La ville parvient de ce fait à maintenir fermement son statut de cité-État autonome, avec ses propres institutions. En 1638, elle est dévastée par un tremblement de terre.
Ainsi que le rapporte Lorenzo Giustiniani dans son Dictionnaire géographique du royaume de Naples, la population d'Amantea atteint dans le courant du XVIIIe siècle les 2 187 habitants, occupés principalement par les activités liés à la sériculture, telles que la culture du mûrier dont les feuilles sont nécessaires afin de nourrir les vers à soie.
Place forte stratégique, Amantea subit à deux reprises l'occupation des Français lors de la période révolutionnaire, en 1799 et en 1807, la deuxième fois après un siège long d'un mois qui s'est démarqué dans l'histoire de la ville par la résistance acharnée et le dévouement de ses habitants dans la lutte face aux envahisseurs, menée à bien par Rodolfo Mirabelli contre Joseph Bonaparte. La ville, dévastée par les coups de canon, finit par capituler. En juillet 1810, trois navires de guerre britanniques, les frégates HMS Thames, HMS Weazel et HMS Pilot, interceptent au large d'Amantea un convoi de 31 caboteurs en provenance de Naples transportant des vivres et des provisions à l'armée de Murat, à Scilla. Sept grandes canonnières, quatre scampavias et une pinasse armée protégeaient le convoi. À l'approche des navires britanniques, le convoi et son escorte s'échouent devant Amantea, mais les Britanniques parviennent néanmoins à capturer la quasi-totalité des vaisseaux et à en détruire une demi-douzaine, tout en ne subissant que des pertes minimes.
En 1861, Amantea intègre le royaume d'Italie et se voit dotée de nouvelles infrastructures publiques, notamment des écoles.
Le 20 février 1943, un bombardement allié atteint le Palazzo del Giudice, sur la via Indipendenza, près de l'église San Biagio. Une stèle funéraire à la mémoire des 26 victimes de cet événement meurtrier, parmi lesquelles de nombreux enfants, est érigée sur les décombres du palais.
Après-guerre, la ville d'Amantea accroît son emprise urbaine sur la plaine jusqu'à rejoindre la mer et développe ses attraits touristiques de station balnéaire.
En 1990, le navire Jolly Rosso fait naufrage et s'échoue sur le littoral d'Amantea. Sa cargaison, non identifiée, aurait été enterrée illégalement à proximité de la localité. Une augmentation des cas de cancers dans la ville et les communes voisines dans les années qui ont suivi l'incident ont motivé la conduite d'une enquête, qui a révélé la présence de déchets sur le site du naufrage, correspondant présumément au contenu de la cargaison, et la détection de niveaux élevés de radioactivité ainsi qu'une augmentation de 6 °C de la température au sol.
(†) : désigne les édifices abandonnés ou disparus
De nombreux monuments du centre historique sont à l'état d'abandon ou très dégradés. Seuls quatre édifices (trois palais et une église) font figure d'exception par la qualité de leur conservation et de leur entretien : le palais des Clarisses, propriété privée rénovée grâce à l'intervention d'une société publique ; le palais Mirabelli ; le palais Carratelli. L'entretien de l'église San Bernardino est très soigné grâce à la présence d'une communauté de moines.

Le château d'Amantea (la Rocca) domine la ville du haut de la colline, près des vestiges de l'ancienne église San Francesco d'Assisi, avec la tour du Mastio à son centre. Élevé à l'origine par les Byzantins, renforcé par les Arabes, la tour cylindrique centrale remonte pour sa part à la période normande. Tout au long de son histoire millénaire, il a subi deux sièges majeurs : celui de Charles d'Anjou en 1269 ainsi que celui des Français en 1806-1807, qui l'a réduit à l'état de ruines. Les travaux entrepris par Enzo Fera ont permis de restaurer le système défensif de la ville, tout du moins de stabiliser ce qu'il en reste.
De nombreuses tours et fortins ont été édifiés en surplomb de la côte afin de prémunir la ville des assauts des corsaires barbaresques, le mieux conservé étant u Turriune (« la grande tour », xive siècle), à Campora San Giovanni.
La ville connaît une croissance démographique spectaculaire au cours du xvie siècle grâce à la prospérité engendrée par un commerce fructueux, qui connaît toutefois un certain ralentissement dès le siècle suivant, dû notamment aux attaques barbaresques qui sévissent dans toute la Méditerranée et appauvrissent considérablement la Calabre dans son ensemble. Le siège d'Amantea mené par les Français entre 1806 et 1807, particulièrement violent, a décimé un pan de la population locale. Aux xixe et xxe siècles, la croissance démographique positive de la ville est partiellement compensée, à l'instar du reste de la Calabre, par l'émigration massive de ses habitants vers l'Amérique latine dans un premier temps, puis vers l'Amérique du Nord, les autres pays européens ainsi que l'Italie du Nord.
Habitants recensés

La spécialité d'Amantea la plus reconnue est le buccunotto, dessert en forme de barquette fourré de chocolat, d'épices et d'autres ingrédients maintenus secrets par les habitants qui se transmettent la recette de génération en génération. Dans son répertoire de desserts, la ville compte également les figues séchées enrobées de chocolat.
La préparation de poissons occupe une place prépondérante dans la cuisine locale. Les anchois, les sardines et la rosamarina fraîchement pêchés du matin ou en conserve y sont très populaires.
Le centre historique d'Amantea est perché sur les falaises, dominant la mer Tyrrhénienne et les plaines côtières sous les ruines du château. Il n'est pas très étendu mais représente un intérêt touristique non négligeable que ce soit pour les monuments historiques qu'il abrite et le panorama qu'il offre sur toute la ville et la vallée voisine, ou bien pour les logements touristiques qui y sont concentrés. Jusqu'au xixe siècle, il était ceint de murs qui en faisaient l'une des citadelles les mieux défendues de Calabre citérieure. C'est pour cette raison que, par le passé, les Byzantins et à leur suite les Arabes ont voulu exploiter les défenses naturelles de la ville en la bâtissant sur des falaises difficiles d'accès. Avant les années 1930, la vieille ville était quasiment inaccessible en voiture et, jusqu'à nos jours, certains sites tels que les ruines du château et de l'église San Francesco d'Assisi ne sont atteignables qu'à force de marche.
À partir des années 1950, la partie moderne de la ville s'est développée aux pieds des falaises, sur la côte, plus facile d'accès et moins vulnérable aux tremblements de terre qui ravagent périodiquement la Calabre. Ce quartier balnéaire jouit d'une activité commerciale plus intense que le centre historique et est desservi par la route SS 18 Tirrena Inferiore, qui relie Naples à Reggio de Calabre, à l'extrémité sud de la région, et par la ligne de chemin de fer Tirrenica Meridionale, qui longe le littoral péninsulaire du nord au sud.
Le front de mer d'Amantea, fruit de son expansion urbaine forte, s'étend parallèlement à la plage sur plus d'un kilomètre.
Depuis les années 1990, le tourisme connaît un développement accru à Amantea.
L'axe de circulation routière le plus important qui traverse le territoire communal d'Amantea est la route nationale 18 Tirrena Inferiore, qui longe la côte parallèlement à l'autoroute A2 Naples - Reggio de Calabre. La ville est également traversée par la route nationale 278 qui la relie à Cosenza en passant par les communes de Lago, Domanico et Carolei. Plus au sud, près du hameau d'Oliva, la route nationale 108 conduit également vers Cosenza par un itinéraire différent, via Aiello Calabro.
L'unique chemin de fer qui parcours le territoire d'Amantea est la Ferrovia Tirrenica Meridionale qui dessert les gares d'Amantea, rénovée en 2009, et de Campora San Giovanni.

Depuis l'époque byzantine, Amantea représente une escale portuaire cruciale sur la route maritime entre Naples et Reggio de Calabre. Les bateaux accostaient dans l'immense cavité naturelle, alors immergée, située sous la ville, dans l'actuel parc de La Grotta.
Un port touristique a été inauguré au hameau de Campora San Giovanni, qui propose des excursions vers Stromboli et les îles Éoliennes.
Le premier club de football de la commune a été fondé en 1919 sous le nom d'Iuventus Società Sportiva Amantea. En 1927, l'Amantea Sport Club a été créé et rebaptisé ACD Città di Amantea 1927. Il a toujours évolué dans les championnats régionaux amateurs et joue actuellement en Promozione.
Dans le hameau de Campora San Giovanni, il existe une autre équipe qui évolue également en Promozione : l'ACD Campora Calcio.
La ville accueille également l'ASD Amantea Futsal, qui évolue en Serie C2 et joue ses matchs à domicile dans la salle omnisports municipale, et l'Atletico Amantea, fondé en 2025, qui joue en Serie D régionale.
La principale équipe de volley-ball d'Amantea est Volley Amantea, active uniquement auprès des jeunes.
La municipalité dispose d'un stade municipal et de plusieurs terrains de football à cinq.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
|---|---|---|---|
| 1997–2005 | Franco La Rupa | liste civique du centre | |
| 2006-2008 | Francesco Tonnara | liste civique | |
| 2008-2011 | Giorgio Criscuolo, Francesco Sperti et Pietro Tescione | commissaires extraordinaires | |
| 2011-2013 | Francesco Tonnara | liste civique | |
| 2014-2017 | Monica Sabatino | liste civique | |
| 2017-2020 | Mario Pizzino | liste civique | |
| 2020-2022 | Antonia Maria Grazia Surace, Bernardino Nuovo et Vito Turco | commissaires extraordinaires | |
| 2022-en cours | Vincenzo Pellegrino | liste civique |
Coreca (où se trouvent les grottes de Coreca), Campora San Giovanni, Acquicella, Camoli
Belmonte Calabro, Cleto, Nocera Terinese (CZ), San Pietro in Amantea, Serra d'Aiello