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Andreas Martens |
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Andreas, de son vrai nom Andreas Martens, né le à Weißenfels (République démocratique allemande), est un illustrateur et auteur de bande dessinée.
Après avoir vécu à Weißenfels où il est né, Andreas déménage avec ses parents pour Düsseldorf en 1965.
À la fin des années 1960, à l'occasion d'un voyage en Grande-Bretagne, il découvre les comics Marvel, et se sent attiré par la narration et la mise en page.
En 1972, ratant la date des inscriptions de l'Institut Saint-Luc à Bruxelles, il commence ses études artistiques à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf. Il y passe un an.
En 1973, Andreas quitte l'Allemagne pour se rendre en Belgique afin d'y étudier, pendant trois ans, à l'Institut Saint-Luc. Il y rencontre Philippe Berthet, Antonio Cossu et Philippe Foerster avec qui il travaille en atelier — l'atelier R de Claude Renard — en 1977. Durant la seconde année d'étude, il suit en parallèle les cours d'Eddy Paape à l'Académie de Saint-Gilles pendant deux ans. C'est auprès de Paape qu'Andreas apprend « les bases de la narration, du dessin, la composition d'une planche ». Andreas travaille en tant qu'assistant avec Paape pendant un an et demi, sur Udolfo (Andreas faisant le crayonné) et la série Luc Orient.
Il publie sa première bande dessinée dans la revue le 9e Rêve en 1978 : le récit court Schizo. Il débute en participant aux revues (À suivre), Tintin et Métal hurlant.
En 1978, il crée le personnage de Rork, qu'il propose au journal Tintin, dont le rédacteur en chef est alors André-Paul Duchâteau. En 1980, il reçoit le prix Saint-Michel pour le premier tome de cette série intitulé Fragments. En 1982, Andreas arrête provisoirement la série.
Son premier album publié est Révélations posthumes en 1980 aux éditions Bédérama (réédition Delcourt, 1990), avec François Rivière comme scénariste. C'est un recueil de quatre histoires imaginaires sur les écrivains H. P. Lovecraft, Agatha Christie, Jules Verne, et Pierre Loti, parues dans la revue (À suivre) et utilisant la technique de la carte à gratter.
En 1984, les aventures de Rork sont reprises dans deux albums dans la collection « Histoires et Légendes » des éditions Le Lombard. L'éditeur demande à Andreas de continuer la série, et lui offre un contrat pour un cycle de cinq albums. Cette série s'achèvera en 1993 avec la publication de Retour.
En 1995, Andreas collabore au one shot Styx, scénarisé et dessiné par Philippe Foerster. Il en réalise l'encrage, l'album paraît au Lombard, dans la collection « Signé ».
Depuis 1997, il travaille principalement sur ses deux plus longues séries : Capricorne (une vingtaine d'albums plus les intégrales en réédition) pour les éditions du Lombard et Arq (18 tomes en 2015) pour celles de Delcourt.
Depuis 2001, Andreas délègue la colorisation de la série Capricorne à Isabelle Cochet. En 2006, le partenariat se pérennise, Isabelle Cochet participe au dessin de l'album Quintos,,. En 2019, notamment, paraît l'album L'Argentine (Futuropolis),. Dans cet album, Andreas délaisse les hachures pour faire place aux couleurs d'Isa Cochet. Selon BD Gest' : « Découpage impeccable et imparable […], trait épuré à l’extrême complété par une mise en couleurs surprenante, l’ensemble est audacieux et, heureusement, parfaitement au point. ».
En 2001, le festival de bande dessinée Quai des Bulles de Saint-Malo lui a remis le prix Bonnet d'âne.
En 2002, il participe à Donjon dirigée par Lewis Trondheim et Joann Sfar en dessinant La Carte majeure de la série Monster dans la collection « Humour de rire » des éditions Delcourt.
En 2023 paraît le beau-livre L’Art fantastique d’Andreas à la fondation hollandaise Sherpa (Haarlem).
Selon Patrick Gaumer dans le Dictionnaire mondial de la BD :
« Son inspiration « lovecraftienne », son graphisme « gothique » […] en font l'un des plus prodigieux artiste du 9e art. »
En 1978, il emménage en France, d'abord à Paris puis à Saint-Brieuc (1982), à Rennes (1995) et enfin à Loyat dans le Morbihan (2008). Son installation dans l'Ouest de la France influence son inspiration artistique.
Andreas apprécie à la fois H. P. Lovecraft, Edgar Allan Poe et la série noire dans les thèmes qu'il aborde, graphiquement, il se dit influencé en particulier par des dessinateurs de comics et cite entre autres Bernie Wrightson, Joe Kubert, Neal Adams et Richard Corben, mais aussi Barry Windsor-Smith ou Alex Toth. Dans sa jeunesse, il se passionne pour Joe Kubert, Bernie Wrightson, Neal Adams, John Buscema et Jim Aparo.
Dans un entretien publié en 2012, il déclare son intérêt pour des auteurs américains comme Stuart Immonen, John Romita Jr., Bryan Hitch, Greg Capullo, Alex Maleev, Pasqual Ferry, Chris Bachalo ou Toby Cypress.
Dès le premier épisode de Rork (Un siècle pour une maison, publié en 1978), ou dans des albums comme Le Cimetière de cathédrales, ou New York (qui présente un New York coupé en deux), les architectures tiennent une place importante dans l'œuvre d'Andreas. Le journaliste Antoine Guillot relève ce motif dans le personnage récurrent de Low Valley, qui utilise des pouvoirs de télékinésie pour désassembler (voire réassembler) des édifices. Dans une interview, Andreas déclare qu'avant de faire de la bande dessinée, il voulait devenir architecte. Dans l'album Le Triangle rouge, il rend hommage à l'architecte américain Frank Lloyd Wright.
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L'univers graphique d'Andreas se décline sous différentes formes, ainsi l'artiste réalise des portfolios, sérigraphies, ex-libris, posters, marque-pages, cartes ou cartons. Il réalise également des affiches de festivals de bande dessinée.
Andreas a eu une influence sur Algésiras et Vincent Henin.
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