| Exploitant(s) | SNCF |
|---|---|
| Désignation | BB 26001 à 26234 |
| Surnom | Sybic |
| Type | locomotive |
| Motorisation | électrique |
| Couplage | Non |
| Construction | 234 locomotives |
| Constructeur(s) | GEC-Alsthom et MTE |
| Livraison | de 1988 à 1998 |
| Effectif | 126 au |
| Retrait | Depuis 2014 |
| Affectation |
VFE, Intercités, Fret, TER (toutes lignes électrifiées) |
| Disposition des essieux | B'B' |
|---|---|
| Écartement | standard (1 435 mm) |
| Alimentation |
bicourant 1,5 kV CC 25 kV 50 Hz |
| Pantographes |
un AL 2 (1,5 kV CC) un AM 90 U (25 kV 50 Hz) un Ax 022 BU(25 kV 50 Hz, BB 26000R) |
| Technologie de puissance | Deux ponts mixtes à thyristors en parallèle par locomotive. Un hacheur et deux commutateurs de courant à thyristors par bogie |
| Moteurs de traction |
2 * STS 105-37-8 triphasé synchrone double étoile autopiloté à ventilation forcée 2800 kW, 6400 kg, 1400 V |
| Transmission | type Jacquemin (arbre creux) |
| Puissance continue | 5 600 kW |
| Effort de traction |
320 kN (démarrage) 100 kN (vitesse max.) |
| Masse en service | 90 t |
| Longueur | 17,710 m |
| Largeur | 2,926 m |
| Hauteur | 4,270 m |
| Empattement | 9,694 m |
| Empattement du bogie | 2,8 m |
| Diamètre des roues | Ø1 250 mm |
| Vitesse maximale | 200 km/h |
,,,
Les BB 26000 sont une série de locomotives électriques de la SNCF, surnommées « Sybic » contraction de « Synchrone » et « Bicourant ».
Après la livraison en 1986 des dernières BB 22200, la SNCF s'apprête à recevoir une nouvelle série de locomotives bicourant universelles, c’est-à-dire capables de tracter aussi bien des trains de voyageurs rapides à 200 km/h que des trains de marchandises lourds.
Ces machines doivent donc avoir une grande puissance disponible aussi bien sous 1,5 kV continu que sous 25 kV 50 Hz, et être capables de remorquer un train de voyageurs de 750 tonnes (16 voitures) à 200 km/h en rampe de 2,5 ‰ ou un train de fret de 2050 tonnes à 80 km/h en rampe de 8,8‰ (profil corrigé).
Le type de motorisation retenu est le même que celui des TGV Atlantique développés à la même époque : le moteur synchrone. À partir des essais réalisés sur les prototypes BB 20011-20012, les cinq premières machines (machines de présérie) sont livrées en 1988. Leur puissance de 5 600 kW n'atteint pas celle des CC 6500 avec leurs 5 900 kW, mais elles sont beaucoup plus légères (90 t au lieu de 116 t).
La 26001 sort d'usine début 1988 et est livrée le .
Suivront les 26002 (), 26003 (), 26004 () et 26005 ().
Il y aura de longues années de livraisons intensives, avec jusqu'à quatre machines par mois.
Les cinq dernières 26000 seront livrées en 1998, la toute dernière (26234) étant mise en service le .
Points particuliers :
Toutefois, elles présentent quelques points faibles :
Afin de rester à proximité relative de l’usine Alstom de Belfort, l’ensemble des locomotives de la série a été livré au dépôt de Dijon-Perrigny où le service après-vente Alstom avait pris place, puis les engins furent répartis sur deux autres dépôts, Lens et Villeneuve.
Le caractère de machine universelle a très rapidement été mis en œuvre, avec la traction de trains de voyageurs à 200 km/h (dont le TER 200 d’Alsace et Interloire), et des trains de marchandises, notamment entre le Nord-Est et le Sud-Est.
À la répartition par activités au , un lot de Sybic est affecté à Grandes Lignes (VFE, pour Voyages France Europe depuis 2005), le plus gros des troupes revenant au Fret. Cette répartition étant approximative, elle est ajustée l'année suivante avec une augmentation du lot Grandes Lignes et création d’un parc TER.
Sans modification notable des services assurés, un petit parc VFE de vingt Sybic a été créé à Toulouse en , et a été supprimé le avec le regroupement des Sybic toulousaines à Villeneuve. Un groupe de machines Fret a été muté à Avignon dès pour compenser le départ des BB 27000 regroupées dans le Nord et l'Est, respectivement au sein des dépôts de Lens et de Thionville.
En les quatorze machines affectées au TER Alsace ont été mutées de Dijon-Perrigny à Strasbourg, et sont à présent équipées pour la réversibilité.
La région Grand Est, faisant face à l'obsolescence des BB 15000 tractant des rames Corail sur le TER Vallée de la Marne, a déjà engagé des Coradia Liner (habituellement utilisés sur la « ligne 4 ») aux heures creuses, mais le fort trafic en pointe a incité la région à récupérer des BB 26000 en provenance d'autres activités afin de remplacer les locomotives défaillantes. Ces machines connaîtront le même sort que les autres locomotives de la région : elles seront modernisées et équipées de la réversibilité. De nouvelles livraisons de rames Régiolis, commandées par la région Bourgogne-Franche-Comté, remplaceront les trains Corail réversibles de cette région, et entraîneront la mutation de voitures-pilotes Corail ; ces dernières, associées aux BB 26000 ainsi modernisées, permettront de former des rames-blocs sur le TER Vallée de la Marne, et donc de fiabiliser les circulations de cette ligne.


Les BB 26000 ont subi une rénovation mi-vie au technicentre industriel d'Oullins avant sa fermeture en 2019. La dernière locomotive traitée sur ce site est la BB 26056 qui a arboré un bandeau spécifique à cette occasion, livrée en .
À la suite du déménagement du technicentre industriel d'Oullins, c'est le technicentre industriel de Nevers qui a poursuivi la rénovation du reste de la série entre 2016 et 2022[réf. nécessaire].
Une autre opération notable est l'ajout de la réversibilité (capacité de pousse de rames voyageurs équipées d'une cabine) pour le TER Grand Est. Les machines concernées (BB 26140 à 26153, 26158 à 26163, 26167 et 26168) sont achetées par la région à l'activité Intercités.
L'extension continue des liaisons TGV conjuguée à la généralisation des rames automotrices ont engendré ces dernières années une diminution perceptible des services voyageurs des BB 26000.
Les lignes actuellement parcourues à 200 km/h par des BB 26000 sont :
À la vitesse maximale de 160 km/h, les BB 26000 roulent en roulement régulier sur :
Enfin, les BB 26000 assurent, conjointement avec les BB 7200 et les BB 22200, les liaisons Intercités entre Bordeaux ou Toulouse et Nîmes ou Marseille. La présence régulière des BB 26000 sur cette liaison coïncide avec leur retrait de la liaison Paris - Caen - Cherbourg à compter de début .
La diminution du trafic fret ferroviaire en France depuis le début des années 2000, combinée avec l'arrivée en force d'opérateurs privés a induit une nette diminution des prestations fret des BB 26000.
La série effectue néanmoins toujours des missions avec des trains de fret MA 100 (100 km/h maxi), ME 120 et ME 140 (Messageries à 120 ou 140 km/h maxi, conteneurs essentiellement).
Voici l'essentiel des lignes parcourues actuellement :
Quelques Fret à 160 km/h figuraient dans leur service encore dans les années 2010 :


Ce fut aussi la première BB 26000 repeinte en livrée « En voyage », en .

Voici les différentes livrées présentes dans le parc des machines BB 26000, ainsi que la liste non exhaustive des numéros de série.
Répartition des 136 locomotives au 19 juin 2025
| STF | Désignation | Ville | Nombre de machines | Observations |
|---|---|---|---|---|
| SLE | STF Locomotives électriques Fret | Lille (Lens) | 49 machines | Fret |
| STA | STF Alsace | Strasbourg | 22 machines | TER |
| SVI | STF Voyages - Intercités | Villeneuve-Saint-Georges + Bordeaux | 55 machines | VFE, CIC et TER |
Toulouse disposait de vingt machines (26041 à 26057 et 26070 à 26072). Elles étaient engagées prioritairement sur la ligne Paris-Limoges-Toulouse, jusqu’à Cerbère.
En 2006, dans le Nos jours heureux d'Éric Toledano et Olivier Nakache, la BB 26151 ramène toute la colonie de vacances à Paris.
Cette locomotive a été reproduite en HO par les marques Jouef, Märklin / Trix, Roco et Piko ; en N par Piko et Fleischmann et à l’échelle 0 par Train Modèle