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Durant les années 1930, les membres de BBPR sont proches du MIAR (Mouvement Italien pour l'Architecture Rationnelle) et du Gruppo 7.
Cependant, en 1938, le gouvernement fasciste instaure des lois de ségrégation raciale en Italie. Les architectes de BBPR décident de s'opposer à ces lois et rejoignent la résistance. Nathan Rogers, de confession juive s'enfuit vers la Suisse, tandis que Banfi et Di Belgiojoso sont déportés vers le camp de concentration de Mauthausen, où Banfi est assassiné en 1945. Après la guerre, Di Belgiojoso, Peressuti et Rogers rentrent à Milan.
Dans la seconde moitié du XXesiècle, l'architecture de BBPR adopte un caractère plus brutaliste, notamment celle de la tour Velasca à Milan en 1958. Au cours de cette période, ils réalisent de nombreux projets pour la plupart situés à Milan: des bureaux et des réhabilitations de palais, mais surtout des opérations de logement. Ils travaillent également pour Arteluce de Gino Sarfatti qui a connu la même histoire qu'eux.
Philosophie
La philosophie de BBPR se situe à mi-chemin entre tradition et modernité. Les systèmes constructifs des projets de BBPR utilisent des structures poteaux-poutres et des éléments modulaires parfaitement en phase avec la pensée constructive des architectes modernes. Cependant, là où la modernité prône un rejet des formes historiques et une rupture avec la ville existante, BBPR cherche au contraire à réinterpréter ces formes historiques et à marquer une continuité avec l'existant. Les projets de BBPR cherchent à respecter ce que Rogers appelle les «preesistenze ambientali» (l'environnement préexistant), et adopte pour cela une posture «caso per caso» (au cas par cas) fortement influencée par le site.