Bas francique

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Étendue des langues bas-franciques
L'usage de l'afrikaans en Afrique australe aujourd’hui.
Image en allemand des parlers bas franciques en Europe selon une perspective douteuse allemande
Le domaine dialectal du bas-francique, du bas saxon du Pays-Bas et du frison occidental en Europe (RNW [Rhénanie-du-Nord-Westphalie], état membre de l'Allemagne exclu).
Le domaine de la tonalité rhénane.

Le bas francique est un ensemble de langues et de dialectes germano-néerlandais de la branche des langues germaniques occidentales. Il est parlé essentiellement aux Pays-Bas et en Belgique (Région flamande) ainsi qu'au Suriname, en Afrique du Sud et en Namibie et dans de petites portions de l’ouest de l’Allemagne et du nord de la France.

Le néerlandais, langue officielle des Pays-Bas, de Belgique et du Suriname, en fait partie ; et l'afrikaans, langue officielle en Afrique du Sud, est à son tour issu du néerlandais.

Ces dialectes forment un continuum linguistique de parlers locaux ; les délimitations et les regroupements ne sont donc pas toujours évidents.

Liste des langues

Il contient :

Les Francs saliens d'avant Charlemagne parlaient une langue (ou plusieurs dialectes) du bas francique, appelée « vieux francique » (ou « vieux bas francique ») : ce sont eux qui avaient importé cette langue en Flandre en s’installant dans cette région avant leur conquête de la Gaule, ce qui donnera le flamand. Les Mérovingiens parlaient donc le bas francique, bien qu’ils eussent aussi adopté la langue et la culture des Gallo-romains ; Charlemagne, en revanche, avait pour langue maternelle le francique rhénan, une langue du groupe moyen-allemand, non affiliée au bas francique, car sa lignée avait adopté la langue de la région où elle s'était établie.

L’inscription runique de Bergakker, découverte dans la Betuwe et attribuée aux Francs saliens entre 425 et 450, est le plus ancien fragment du vieux francique parvenu jusqu’à nos jours. Cette langue se révèle très proche du vieux néerlandais du Moyen Âge : cette inscription peut donc être considérée comme la plus ancienne en néerlandais.

L’un des plus vieux manuscrits écrit en bas francique, De Reis van Sinte Brandaen, date du XIIe siècle et rapporte le périple de l’abbé irlandais Brendan de Clonfert. Les philologues estiment qu’il s’agit de la compilation d’une source en moyen haut-allemand aujourd’hui perdue, avec des légendes irlandaises, que l’on devine au syncrétisme christo-celtique imprégnant le récit. Le brusseleire est le mot général pour le néerlandais de Bruxelles (vloms), le beulemans (francophone), le bargoensch et l'alf-en-alf.

Il y a les catégories suivantes des dialectes pour Flandre et le Pays-Bas aussi:

À partir de Grijpskerk, une ligne est en cours vers Amsterdam, bientôt interrompue.

Il y a la classification suivante pour les dialectes bas franciques européens aussi:

(Dialectes de la région de la rivière gueldroise, Brabant occidental)

Notes et références

  1. ↑ (en) « Afrikaans : 10 kitsfeite », sur Voertaal, .
  2. ↑ « The Bergakker inscription and the beginnings of Dutch », in: ‘’Amsterdamer beiträge zur älteren Germanistik’’: Band 56- 2002, edited by Erika Langbroek, Annelies Roeleveld, Paula Vermeyden, Arend Quak, Publié par Rodopi, 2002, (ISBN 90-420-1579-9 et 9789042015791)
  3. ↑ https://www.wjheeringa.nl/papers/drie02.pdf

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Using Gabmap Les figures 8 et 9 montrent la classification des dialectes aux Pays-Bas, en Belgique et en Flandre française.