Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. En 1974, elle fusionne avec Bellefosse et Waldersbach, puis, en 1975, avec Fouday pour former la commune du Ban-de-la-Roche. Belmont est rétablie le .
Géographie
Localisation
Belmont est accrochée dans la pente ouest du Champ du Feu, sur un léger replat dominant la rive Nord de la Chirgoutte, ou Chergoutte (affluent de la Bruche). Belmont fait partie du canton de Schirmeck et de l'arrondissement de Molsheim. Les habitants sont nommés les Belmontois.
Belmont accroché au flanc du Champ du Feu, domine la vallée de la Schirrgoutte, ainsi que la haute vallée de la bruche. C´est le plus haut village du Bas-Rhin.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1°C). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,4°C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 393 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 1,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 7,0°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 341,9 mm,.
La température maximale relevée sur cette station est de 32,4°C, atteinte le ; la température minimale est de −20,3°C, atteinte le .
Statistiques 1991-2020 et records station BELMONT (67) - alt: 1 065 m, situation: lat : 48°24'22"N, lon : 7°16'01"E (à 2,4 km) Records établis sur la période du au
Au , Belmont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83,4% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (70,3%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,1%), prairies (11,3%), zones urbanisées (5,3%). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Entre 1795 et 1871, Belmont, ainsi que Bellefosse, Solbach et Fouday est rattaché à l'arrondissement de Sélestat alors qu'une majorité de communes voisines sont rattachées au département des Vosges. En 1871, Belmont est rattachée à l'Alsace-Lorraine par le traité de Francfort, ainsi que tous les villages de la vallée de la Bruche. En 1919, le village retourne au département du Bas-Rhin.
En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi:
total des produits de fonctionnement: 234 000 €, soit 1 361 € par habitant;
total des charges de fonctionnement: 196 000 €, soit 1 138 € par habitant;
total des ressources d'investissement: 150 000 €, soit 871 € par habitant;
total des emplois d'investissement: 217 000 €, soit 126 € par habitant;
endettement: 153 000 €, soit 889 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants:
taxe d'habitation: 13,78%;
taxe foncière sur les propriétés bâties: 20,63%;
taxe foncière sur les propriétés non bâties: 44,41%;
taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties: 0,00%;
cotisation foncière des entreprises: 0,00%.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020: médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation: 25 250 €.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 169 habitants, en évolution de +1,2% par rapport à 2017 (Bas-Rhin: +3,4%, France hors Mayotte: +2,36%).
L'église protestante, résulte de la transformation, en 1755 et 1762, d'une chapelle de pèlerinage médiévale, dédiée au Saint-Esprit.
Deux anciennes colonnes romanes sculptées ont été réemployées sur le mur Nord.
L'église abrite aussi deux fragments de vitraux du XIIIesiècle enchâssés dans une fenêtre, ainsi qu'un tableau de Christ souffrant du XVIesiècle ornant la tribune.
Autel protestant.
Tableau Ecce Homo XVIesiècle.
3 estampes et leurs cadres: Luther, Calvin, Melanchton
D’azur au mont de trois coupeaux d’argent surmontés d’un soleil d’or.
Détails
Voir aussi
Bibliographie
Michel Hérold, Françoise Gatouillat, Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Corpus vitrearum, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, CNRS Editions Inventaire général, , 165p. (ISBN2-271-05154-1)
Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d'Alsace, Ittlenheim, alsatia, Conception et réalisation Lettrimage, , 267-268p. (ISBN2-7032-0193-1)
«Belmont», in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p.77-80(ISBN978-2-914528-13-9)
Josette Brunissen, «Louise Constance, sage-femme de Belmont», L'Essor, no185
Ad. Emig, «Les cloches en argent de Belmont», L'Essor, no171
Claude Jérôme, «La foudre et le flot», L'Essor, no140
René Kobloth, «Août 1914 à Belmont», L'Essor, no141
Denis Leypold, «Les grands incendies de Neuviller et de Belmont au XIXesiècle», L'Essor, no138
Denis Leypold, «Les éléments artistiques du temple de Belmont», L'Essor, no178
Denis Leypold, «Le Christ de Belmont», L'Essor, no188
Pierre Moll, «De quelques incendies», L'Essor, no138
Pierre Moll, «C. Bernard, soldat de la garde de Napoléon Ier (1793-1868)», L'Essor, no147
Jacques de la Roche, «Le Crawatenacker ou "le trésor du Belmontais Muller"», L'Essor, no52
«Les anciens commerces disparus», L'Essor, no200 (travail réalisé par les écoles primaires)
Henriette Scheppler, «Histoire de la commune de Belmont: ouvrage écrit pour l'obtention du prix de Witt-Guizot [par] Henriette Scheppler, institutrice», L'Essor, 2008, en 5 parties
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
↑«Fiche communale de Belmont», sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).