| Borny | |
Château de Borny. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Arrondissement | Metz |
| Canton | Metz-Ville-4 |
| Code postal | 57070 |
| Démographie | |
| Population | 17 104 hab. |
| Fonctions urbaines | Zone résidentielle, zone industrielle (Actipôle), zone commerciale (Sébastopol) |
| Étapes d’urbanisation | Moyen Âge, Époque moderne, Époque contemporaine |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 06′ 43″ nord, 6° 13′ 39″ est |
| Superficie | 0 ha = 0 km2 |
| Cours d’eau | ruisseaux de la Cheneau et de la Fontaine (souterrain) |
| Site(s) touristique(s) | Fort des Bordes, église Saint-Pierre, campus universitaire Bridoux |
| Transport | |
| Gare | Metz-Ville |
| Bus | Mettis : MA | MB
Citeis : C12 | C13 | C17 Lignes scolaires : Scolaires |
| Localisation | |
| modifier |
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Borny est une ancienne commune de la Moselle fusionnée et devenue quartier de Metz le . Le quartier se situe à environ trois kilomètres à l’est de l’hypercentre.
Borny est bordé à l’est par Colombey, un ancien village détruit aujourd'hui situé sur la commune de Coincy, au nord par la commune de Vantoux et le quartier de Vallières-Les Bordes, à l’ouest par le quartier de Plantières Queuleu et au sud les quartiers Grigy-Technopôle et de La Grange-aux-Bois. Les annexes de La Grange-aux-Bois et Grigy étaient auparavant des territoires agricoles de Borny, mais sont devenus des quartiers indépendants lors du rattachement de la commune à Metz.
Le quartier de Borny se divise en deux secteurs géographiques, principalement :
Les quartiers de Borny : Borny-village, une petite partie des Bordes, les Hauts-de-Blémont, Belletanche, Bridoux, l’Actipôle, la ZAC Sébastopol et de la Petite-Voëvre. Administrativement les Bordes ont été intégrées au quartier Vallières-Les Bordes.
Le quartier de Borny est desservi par différentes lignes du réseau Le Met', dont les deux lignes du Mettis (A et B), le C12, C14 et C17.
La fréquence des bus varie de 5 min (sur le tronc commun du Mettis), jusqu'à 60 min pour le C17.
Le quartier compte près de 10 660 logements, dont 4 000 logements sociaux. Il fait partie des quartiers prioritaires de la politique de la ville selon un critère unique de pauvreté.
Il est en pleine métamorphose notamment avec la réhabilitation de la Cour de Languedoc, la rénovation urbaine avec la création de la halle d'athlétisme, "l'Anneau", l'extension de la médiathèque de Borny, la rénovation de la Cour de Normandie et la création du parc du Grand Domaine.
8,5 millions d'euros sont déboursés pour un bâtiment ouvert au public qui combinera activités socio-éducatives, le début des travaux est prévu en pour une livraison fin 2022.
Des fouilles préventives menées fin 2005 sur la ZAC Sébastopol ont dévoilé un bâtiment rural gallo-romain, un point d’eau et une carrière, occupés de la fin du Ier siècle av. J.-C. au début du IIIe siècle.
La première mention du village apparait en 960 dans un acte de donation d’Othon Ier à l’abbaye de Saint-Pierre de Metz sous le vocable Bourney.
D’après un titre, l’abbaye Saint-Vincent possédait la seigneurie de Borny en 1094. Elle aurait pu lui être donnée par l’évêque de Metz Poppon lorsqu’il lui a fait don du faubourg de Saint-Julien avec toutes ses dépendances. Un mémoire de 1160 établit les quarts et droitures de l’abbé de Saint-Vincent sur les héritages du ban de Borny et plusieurs parchemins le siècle suivant donnent la nomenclature des droits de l’abbé. Vers cette époque, le territoire est divisé en deux bans : celui de Saint-Pierre et de Saint-Vincent, l’abbé de Saint-Vincent conservant les droits seigneuriaux.
Au Moyen Âge, les abbayes messines, le chapitre cathédral et les chevaliers de Saint-Jean possédaient biens, propriétés et droits seigneuriaux sur la commune. Ravagé par la guerre de 1444, le château occupé, le village fut en partie détruit.
Au début du XVe siècle, Borny nommé Bourney, et la belle Stainche, Belletanche, appartiennent à Jehan Renguillon, maître échevin, à l’abbaye Saint-Vincent et à Thiebault Migomay.
Au XVIe siècle, la seigneurie est possédée par la famille Barbé de Marbois.
À la fin du XVIIe siècle, on compte quarante-quatre familles, avant un nouveau ravage en 1712 par un détachement flamand.
La Révolution en fait une commune et même un chef-lieu de canton en 1790. Les activités économiques du village sont variées avec production de céréales et douze hectares de vignes. Grigy est réuni à la commune de Borny en 1810. À la fin du XIXe siècle, de petits ateliers, menuiseries, négoces de bois de construction, fours à chaux, s’installent à Borny. La commune est le théâtre de la bataille franco-prussienne du .
Comme les autres communes de la Moselle, la commune de Borny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et au troisième Reich de 1940 à 1944.
En 1920, les morts de la guerre de 1870 sont regroupés dans trente tombes communes autour d’une obélisque que les habitants de Borny érigèrent peu de temps après 1870. Cette nécropole est située près d’anciennes fortifications en béton construites par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. Les cimetière français et allemand sont entretenus par la municipalité. Les générations passent et les cérémonies du Souvenir de la bataille de Borny-Colombey se font rares, la dernière a lieu en 1938.
Le , la commune de Borny, rebaptisée Bornen intègre l'arrondissement de Metz-Ville. Lors de la bataille de Metz, l’église paroissiale de Borny, construite en 1860, fut totalement détruite par l’armée américaine.
Le , une Zone à urbaniser en priorité est créée sur le territoire de la commune devenant le deuxième plus gros chantier de l’histoire messine après celui du quartier gare. Les plans de l’architecte Felix Madeline, sont largement remaniés par Jean Dubuisson, nommé urbaniste en chef de la zone. Sept mille logements sont construits jusqu’en 1973 dans ce nouveau quartier articulé autour de vastes espaces verts et d’ensembles d’immeubles aérés organisés en barres et en carrés, pour l’essentiel dans l’actuel quartier des Hauts-de-Blémont.
La commune fusionne avec celle de Metz le ,.
Le quartier est doté d’une Zone industrielle légère en 1962 sur laquelle Citroën installera une usine en 1968.
En 1982 le quartier de Borny a été classé en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Les Hauts-de-Blémont sont classés zone urbaine sensible (ZUS) depuis le . En 2014, Borny devient un quartier prioritaire à part entière, avec 10 660 habitants en 2018.
À la fin du vingtième siècle, la population du quartier de Borny est composée d’une proportion élevée de jeunes. Une part importante des ménages est en situation de précarité et la concentration de population étrangère atteint 24 %. Le chômage touche 30 % de la population, en particulier les moins de 25 ans et l’on dénombre 1 000 allocataires du RMI. Le quartier de Borny accumule un certain nombre des clichés communs aux banlieues françaises défavorisées, responsables d’une image négative. La délinquance y constitue une préoccupation récurrente , devenant un lieux regné en grande partie par la mafia kurde. La vie associative est densément développée et le niveau d’équipement n’est globalement pas en reste.
Depuis 2002, un grand projet de ville (GPV) a été lancé, à l’origine, notamment, de la destruction de 388 logements vétustes. Le même sort est promis à 836 autres appartements d’ici à 2008.
Le blason de la commune de Borny, avant 1962. |
La population s’élève à environ 17 000 habitants soit presque un sixième de la population messine.
Le code postal est 57070.
L'ancienne commune fait partie du canton Metz-Ville-4.
Maire de la commune de Borny :
Anciennement :