| Fondation |
mai 1986 |
|---|---|
| Origine |
catastrophe de Tchernobyl |
| Sigle |
CRIIRAD |
|---|---|
| Type | |
| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaine d'activité |
Recherche-développement en autres sciences physiques et naturelles |
| Objectif |
Contrôler la radioactivité, informer sur la radioactivité, protéger les populations |
| Siège | |
| Pays |
| Président |
Didier Glatigny (2018) |
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| Publication |
Traits d'union |
| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) est une association française, fondée en au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de scientifiques et de citoyens, dans le but de « connaître la vérité sur la contamination radioactive du territoire français ».
La CRIIRAD est fréquemment mentionnée comme faisant partie du mouvement antinucléaire bien que l'organisation s'en défende.
La CRIIRAD est constituée d'un collectif de bénévoles et d'une équipe salariée mettant en pratique les valeurs de l’association. L'assemblée générale élit un conseil d'administration qui élit en son sein un bureau.
Michèle Rivasi en est la première présidente, remplacée en 1997 par Roland Desbordes puis par Didier Glatigny en 2018.
Les ressources de l'association proviennent à plus de 50% des cotisations et dons de ses adhérents (environ 5 000 adhérents en ), le reste étant apporté par les subventions d'exploitation et les prestations (formations, études et expertises, analyses d'échantillons, vente d'appareils de mesure). Son siège social est à Valence dans la Drôme.
La CRIIRAD s'oppose régulièrement aux projets de nouveaux réacteurs nucléaires,.
La CRIIRAD dispose d’un laboratoire spécialisé dans les analyses de radioactivité. Depuis sa création en 1986, il a effectué des centaines d’études et expertises pour le compte de collectivités, d’industriels, de tribunaux, d’universités, d’associations et de particuliers. Elles concernent aussi bien la radioactivité naturelle que l’impact des installations nucléaires, l’exposition aux rayonnements ionisants dans le domaine médical et industriel.
Le laboratoire de la CRIIRAD a obtenu tous les agréments métrologiques qu’il a demandés à ce jour. Il participe régulièrement à des exercices de comparaison inter-laboratoires nationaux pour renouveler ses agréments délivrés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).
La CRIIRAD effectue des analyses d’échantillon sur demande, pour les particuliers et pour les professionnels, ainsi que des expertises de terrain, des études de dossiers et conseils scientifiques.
Les missions inscrites dans les statuts de la CRIIRAD sont :
Parmi les thèmes traités, on peut citer :
Parmi les actions portées en justice par l'association, on peut citer :
La CRIIRAD est une organisation « indépendante des exploitants du nucléaire, de l'État et de tous partis politiques. », mais certains analystes considèrent que ses prises de position la placent aux côtés des acteurs du mouvement antinucléaire français. C'était en tout cas la position de sa fondatrice, Michèle Rivasi qui la présentait comme le « fleuron de la contestation scientifique sur le nucléaire ».
L'IRSN, lui reproche des critiques infondées, délibérées et répétées de la surveillance par l'Institut de l’iode radioactif dans l’air, après l'accident nucléaire de Fukushima,. De plus, pour l'Institut, la CRIIRAD n’a pas de légitimité pour émettre des revendications de garanties telles qu’elle en a exprimées dans sa lettre publique au Premier ministre François Fillon du , dans la mesure où elle aurait toujours refusé de collaborer avec l'IRSN à des travaux collectifs sur l’évaluation des conséquences radiologiques et dosimétriques en situation post-accidentelle et sur les hypothèses à retenir pour les évaluations prédictives des conséquences, dans le cadre des travaux du CODIRPA.
Selon Roland Desbordes, ancien président de l'association de la CRIIRAD :
« Notre mission consiste à alerter nos concitoyens sur les risques associés à telle technique, telle pollution, tel déchet. Nous faisons de la recherche pour informer de manière indépendante [...] Nous voyons sur le terrain tous les pions se mettre en place discrètement en faveur des réacteurs de la 4e génération alors qu’il est évident que cette technologie nous oriente sur un modèle de société beaucoup plus dangereux que notre modèle actuel, basé sur l’uranium. La CRIIRAD, sur ce point, appelle au débat public. »