| Orano | |
Siège social d'Orano à Châtillon. | |
| Création | 2018 : Restructuration d'Areva, New Areva devient Orano |
|---|---|
| Dates clés | 2018 : création d'Orano à partir des activités d'Areva NC et d'Areva Mines |
| Fondateurs | Anne Lauvergeon |
| Forme juridique | Société anonyme à conseil d'administration |
| Slogan | « Donnons toute sa valeur au nucléaire » |
| Siège social | Châtillon (Hauts-de-Seine) |
| Direction | Claude Imauven (président) Nicolas Maes (directeur général) |
| Actionnaires | État français : 90,33 % JNFL (Japan Nuclear Fuel Limited) : 4,83 % Mitsubishi Heavy Industries (MHI) : 4,83 % CEA (Commissariat à l'Énergie atomique) : 1 action |
| Activité | Énergie nucléaire |
| Produits | Unité de travail de séparation |
| Société mère | État français |
| Filiales | Orano Mining, Orano Chimie Enrichissement, Orano Recyclage, Orano Emballages Nucléaires et Services, Orano Projets, Orano DS,Orano Med Orano US LLC |
| Effectif | 21 212 (2025) |
| SIREN | 330956871 |
| TVA européenne | FR62330956871 |
| Site web | orano.group |
| Chiffre d'affaires | 5 874 Milions d'€ (2024) |
| Résultat net | +404 millions € (2025) +597 millions d'€ (2024) |
| Société précédente | Areva |
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Orano est une entreprise française détenue par l'État français spécialisée dans les combustibles nucléaires et issue du démantèlement en 2018 de la multinationale française Areva, restée pendant deux décennies leader mondial du secteur de l'énergie nucléaire.
Areva étant ébranlée par plusieurs affaires politico-financières, ses effectifs ont chuté de 78 % en une décennie : 76 000 salariés en 2010 puis 42 000 en 2014 et seulement 16 500 en 2020 dans la nouvelle entreprise Orano. Le gouvernement avait contraint Areva à la vente à Alstom en 2010 de sa très rentable Areva T&D, convoitée depuis 2006 par Alstom et Bouygues.
En 2016, la société New Areva est créée pour regrouper les activités relatives au combustible nucléaire : extraction de l'uranium à la mine, concentration, raffinage, conversion et enrichissement de l'uranium, fabrication d'assemblages de combustibles nucléaires, transport des combustibles nucléaires, traitement des combustibles nucléaires usés, démantèlement nucléaire et gestion des déchets radioactifs. Le , New Areva devient Orano.
Le , la restructuration d'Areva est achevée. New Areva (également dénommée NewCo) qui est la nouvelle société créée autour du cycle du combustible nucléaire d'ex-Areva, prend le nom d'Orano qui ne gardera le contrôle que des activités de production et de recyclage du combustible nucléaire,,. Claude Imauven est nommé président du conseil d'administration.
Le logo d'Orano s'appuie sur une référence visuelle à la circularité de l'activité du groupe (recyclage des combustibles nucléaires). L'identité d'Orano a été confiée à Insign, une agence de brand design, pour un coût global de cinq millions d'euros. Le nom d'Orano fait référence à Ouranos, dieu grec du ciel et son pendant romain Uranus, d'où la planète Uranus tire son nom, et qui a servi plus tard lorsqu'il s'est agi de trouver un nom à l'uranium. La couleur jaune a été choisie en référence à la couleur du minerai d'uranium.
Le recentrage sur le cycle de l'uranium entraîne une réduction du périmètre d'Orano par rapport à celui d'ex-Areva. Le chiffre d'affaires devrait être divisé par deux et s'établir à deux milliards d'euros en 2018. L'effectif du nouvel ensemble est ramené de 40 000 à 16 000 salariés.
Le , l'entrée au capital des investisseurs japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et JNFL (Japan Nuclear Fuel Limited) est effective : en apportant, ensemble, 500 millions d'euros, chacun détient désormais 5 % du capital d'Orano. La prise de participation du chinois CNNC, évoquée depuis le protocole d'accord de 2015, n'a pas lieu, en raison des exigences trop importantes des dirigeants de CNNC.
Début , Orano signe un contrat de faisabilité de retraitement de combustible russe de réacteurs VVER 1000 (avec l'électricien ukrainien EnergoAtom) qui ouvre la voie au recyclage de combustibles ukrainiens en France à l'usine de la Hague. Les déchets ultimes issus de ce traitement seront conditionnés « de façon sûre et stable ».
Fin 2019, Orano quitte la Tour Areva de La Défense pour s'installer à Châtillon.
En , Orano annonce avoir reçu des permis d'exploration attribués par les autorités locales pour chercher des gisements d'uranium dans deux zones du Groenland.
Le , Orano signe avec quatre électriciens allemands (PreussenElektra, RWE, EnBW et Vattenfall) des contrats pour « le retour de l'intégralité des déchets nucléaires allemands encore entreposés » dans son usine de La Hague d'ici à 2024. Ces quatre sociétés verseront en contrepartie plus d'un milliard d'euros à Orano. Les gouvernements français et allemand s'étaient mis d'accord en juin sur le principe de ce retour. Orano a traité plus de 5 000 tonnes de combustibles usés des centrales nucléaires allemandes entre 1977 et 1991. Ces déchets traités à La Hague, représentant « plus de 97 % » de la radioactivité, ont déjà été renvoyés en Allemagne entre 1996 et 2011 pour y être stockés ; l'accord de 2021 porte sur le reliquat composé de déchets à haute activité radioactive à vie longue ainsi que d'emballages usés qui ont servi au transport des matières radioactives.
En , l'État français annonce le rachat des dernières parts possédées par Areva S.A. dans le capital d'Orano pour un montant évalué à 563 millions d'euros, ce qui représente environ 9,4 % du capital de la société, soit 24,8 millions d'actions.
En , Orano relance le projet d'extension de son usine Georges-Besse II d'enrichissement d'uranium, dont le coût est estimé entre 1,3 et 1,7 milliard d'euros. Ce projet, à l'étude chez Areva en 2004, avait été arrêté à la suite de l'accident de Fukushima, mais redevient opportun à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, qui cause une désaffection croissante pour des commandes d'uranium enrichi russe. Le marché mondial est dominé par le russe Rosatom, qui détient près de 50 % de parts de marché ; Orano revendique un peu plus de 10 % de parts de marché, derrière le néerlandais Urenco. L'administration américaine a indiqué son souhait de supprimer tout approvisionnement russe pour l'uranium enrichi d'ici 2030. Le projet d'extension de l'usine Georges-Besse II vise une augmentation de ses capacités de production d'uranium de 7,5 millions à 11 millions d'UTS ; les travaux commenceraient fin 2024 pour commencer à fournir les clients en 2028,.
En 2023, le chiffre d'affaires d'Orano augmente de 12,7 % et sa dette nette tombe au-dessous de 1,5 milliard d'euros, près d'un milliard de moins qu'en 2018. Le carnet de commandes atteint 30,8 milliards d'euros, après plus de 9 milliards de prises de commande en 2023. Les activités de diversification dans les batteries et le médical pourraient renforcer l'entreprise : les batteries pourraient peser entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2030 et les essais de phase 2 en cours aux États-Unis sur l'alphathérapie ciblée mise au point par Orano Med pour traiter des cancers ont obtenu de la Food and Drug Administration le statut de « percée thérapeutique ». Orano va investir 1,7 milliard d'euros pour augmenter de 30 % ses capacités d'enrichissement au Tricastin et étudie la fourniture des combustibles des futurs SMR.
Tout au long de l'année 2024, les activités minières au Niger, Orano Niger, sont perturbées. En février la production d'uranium de la Somaîr au Niger redémarre après la suspension des activités liés au coup d'état en 2023. Mais en octobre, Orano annonce « suspendre » sa production, faute de pouvoir « continuer à travailler » dans le pays. Et en décembre, le groupe annonce avoir « perdu le contrôle opérationnel » de sa filiale minière au Niger, le permis d'exploitation ayant été suspendu par les autorités Nigériennes. Orano indique avoir demandé un arbitrage international à l'encontre du Niger.
En , l’État du Niger décide, lors d'un conseil des ministres, « de nationaliser la Société des mines de l'Aïr, filiale d'Orano au Niger ; les actions et le patrimoine de la Somaïr sont intégralement transférés en toute propriété à l’État du Niger ».
Fin 2025, le président de la République française, Emmanuel Macron, propose de renouveler le mandat de président du conseil d'administration de Claude Imauven. Cette proposition doit encore être confirmée par l'Assemblée nationale française et le Sénat.
La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE 3) publiée en prévoit le renouvellement des installations de recyclage du combustible nucléaire. Ce programme, baptisé « Aval du futur », pourrait coûter entre 40 et 50 milliards d'euros. Face à la saturation des équipements historiques du site de La Hague, des piscines d'entreposage d'uranium usé et un centre de stockage de plutonium supplémentaire sont attendus à partir de 2038-2040. Dans une deuxième phase seront construites de nouvelles usines de combustible MOX et de retraitement du combustible usagé. Une décision d'investissement est attendue en 2030 pour les piscines et l'usine de MOX, dont les études de faisabilité ont été validées. EDF sera le principal financeur du programme et estime sa quote-part à environ 30 milliards d'euros courants entre 2027 et 2040.
Face au « pic d'uranium », dans une prospective de long terme, Orano participe aux efforts internationaux de sécurisation des ressources en anticipant le moment où la production des gisements actuels ne suffira plus à couvrir la demande mondiale croissante. Pour cela une stratégie à double détente est prévue par le groupe, combinant l'exploration intensive de nouveaux bassins miniers (dont au Kazakhstan et en Mongolie via ses filiales) et l'optimisation des technologies de recyclage de combustibles usagés, de déchets issus du retraitement ou de matériaux fissiles d'origine militaire (démantèlement ou déclassement de têtes nucléaires) (Orano a notamment une expertise sur le plutonium, qui lui vient de l'usine de Melox (Gard).
En 2025, à la tribune du Symposium mondial sur le nucléaire à Londres, Nicolas Maes (PDG d'Orano) a déclaré se féliciter de la « positivité » de l'énergie nucléaire, mais que « l'enthousiasme ne doit pas conduire les gens à perdre l'accent sur la sûreté nucléaire ». Il s'inquiète de l'arrivée de nombreux nouveaux arrivants dans l'industrie, dont les échéanciers promis « ne sont pas compatibles avec le temps qu'il faut pour obtenir une culture de sûreté nucléaire - nous devons nous assurer que le décideur suprême n'est pas l'argent, mais la sécurité, pour les autorités, les investisseurs, tout le monde ».
Depuis 2018, Orano, recentré sur la valorisation des matières nucléaires et la gestion des déchets, est divisé en quatre familles de métiers, :
Trois activités situées en amont ont joué un rôle important et ont été conservées en 2016 :

Outre son siège social à Châtillon (Hauts-de-Seine), Orano compte en France une trentaine de sites industriels en exploitation dans l'hexagone.
La répartition des implantations est très variable selon les activités. Les activités minières sont réparties au Niger, au Canada et au Kazakhstan pour l'exploitation mais aussi dans d'autres pays pour l'exploration et les projets (Australie, Namibie, Mongolie…). Les business units « Chimie et enrichissement », ainsi que Traitement, Recyclage ou Assainissement sont implantées uniquement en France, la business unit Combustible en France, mais également en Europe hors France et aux États-Unis.
Le groupe intervient sur l'ensemble des activités du cycle du combustible nucléaire :
En France, dans le domaine du nucléaire, EDF est le principal client d'Orano. Orano a signé en 2012 un contrat avec EDF, pour la fourniture de plus de 30 000 tonnes d'uranium naturel sur la période 2014-2035. Le groupe, en 2012, fournit à EDF près de 40 % des besoins annuels en uranium naturel.
Dans les activités de l'Aval, Areva a signé avec EDF un contrat de partenariat sur la période 2008-2040 pour la gestion des combustibles usés. Le retraitement des combustibles est réalisé dans l'usine de retraitement de la Hague (Manche) et à Melox Marcoule (Gard).
En , New Areva annonce la signature d'un contrat pour le conditionnement de déchets entreposés sur le site de Marcoule.
En , New Areva annonce avoir signé trois contrats d'une valeur totale de près de 9 millions d'euros pour le traitement et la gestion de déchets radioactifs sur différents sites du Commissariat à l'Énergie atomique et aux Énergies alternatives (CEA). Le premier contrat concerne le traitement sur le site du CEA à Fontenay-aux-Roses de déchets liquides de nature chimique et d'intensité radiologique variées. Le second contrat de 5 ans concerne le renouvellement du contrat d'exploitation de la station de traitement de déchets (STD) du site de Cadarache. Le troisième concerne le maintien en conditions sûres de l'ancienne station de traitement des effluents (STE) de Cadarache, ceci pour 40 mois.
En 2013, Areva a signé plusieurs contrats en Allemagne, d'un montant total supérieur à 200 millions d'euros, pour la fourniture d'emballages permettant le stockage de combustibles usés.
Orano est présente dans ce pays, via sa filiale Orano Limited, qui assure la liaison avec les acteurs institutionnels britanniques et coordonne les services liés au cycle du combustible, notamment pour la fourniture d'uranium enrichi aux centrales du parc nucléaire national. Orano est aussi présent via une coentreprise créée en 2006 avec son partenaire historique Urenco, et détenue à 50 % : ETC, l'entreprise qui détient le procédé de fabrication des centrifugeuses. Orano y est égalemnet actif dans le domaine du démantèlement nucléaire, par exemple du site nucléaire de Dounreay, un ancien centre de recherche sur les réacteurs à neutrons rapides situé en Écosse, dont la décontamination est pilotée par la société Dounreay Site Restoration Limited (DSRL), via une alliance menée par l'entreprise Wood. Orano y intervient dans le programme de décontamination, démolition de vertaines installations et dans la réhabilitation du site qui doit se faire en environ quatre ans (extensible à sept ans), sous l'égide de la la Nuclear Decommissioning Authority (NDA), le personnel de DSRL et un panel de partenaires industriels visant la fermeture définitive et sécurisée du complexe. Outre le projet Dounreay, Orano a acheté, en 2021, des activités nucléaires de la société STAS (Specialist Technical Assessment Services), spécialisée dans l'ingénierie et la caractérisation des déchets. Cette intégration permet à Orano d'intervenir plus directement sur les sites de la Nuclear Decommissioning Authority (NDA), tels que Sellafield et les anciennes centrales Magnox.
Historiquement, Orano a collaboré avec Sellafield Ltd pour le transfert de technologies et de compétences, notamment concernant le traitement des déchets de haute activité. En 2021, Orano a notamment remporté des contrats stratégiques pour la fourniture d'emballages de transport et d'entreposage de combustibles usés, s'appuyant sur son expertise développée outre-Manche sur le site de la Hague. En 2023, Orano a signé de nouveaux contrats-cadres avec Sellafield Ltd pour des services de conception et de conseil technique qui devrait en faire partenaire pour la gestion de l'héritage nucléaire britannique sur les prochaines décennies,. Newcleo (start-up fondée en 2021 à Londres par le physicien Stefano Buono pour développer des petits réacteurs modulaires (SMR) à neutrons rapides refroidis au plomb) a annoncé en 2026 contractualiser avec Orano une études de faisabilité de construction d'une usine de fabrication de combustible MOX (Mixed Oxide) dans le cadre d'un partenariat stratégique (annoncé en ) entre Newcleo et Oklo projetée dans le Nogentais (Aube) pour une mise en service coordonnée avec un réacteur de démonstration d'ici la fin de l'année 2026.
En , Orano et Energoatom annoncent la signature d'un contrat de fourniture de service d'enrichissement à destination des centrales nucléaires ukrainiennes, celui-ci s'ajoute au précédent contrat signé entre Urenco et l'énergéticien ukrainien en 2023 afin de renforcer son indépendance énergétique pour ne pas dépendre du leader mondial russe Rosatom.
Le contrat s'appuie sur une vision long terme avec une échéance en 2040 afin de sécuriser de manière pérenne, l'approvisionnement uranifère ukrainien. Précédemment, Areva fournissait également l'Ukraine mais dans une moindre proportion.
Orano est implanté aux États-Unis via sa filiale Orano USA (anciennement Areva Nuclear Materials) basée à Washington, D.C. Le groupe emploie près de 600 salariés aux États-Unis en 2017, où son chiffre d'affaires s'élève à près de 3 milliards de dollars en 2013.
Orano y propose des prestations de service aux acteurs du nucléaire via sa filiale de logistique nucléaire (Orano TN, anciennement TN Americas), acteur majeur sur le marché américain de l'entreposage intermédiaire des combustibles usés, des déchets radioactifs et le transport de matières nucléaires. Orano TN intervient sur plus de 30 sites aux États-Unis, plus de 50 % des centrales nucléaires américaines utilisent les produits et les services de transport et d'entreposage de la filiale[réf. souhaitée].
Dans les années 2000, Orano — alors Areva —, pour ses retours d'expérience acquis à l'usine de la Hague et dans l'usine Melox, a été partenaire technologique du département de l'Énergie des États-Unis (DOE) pour un projet de l'usine à Savannah River visant à reconvertir 34 tonnes de plutonium militaire américain excédentaire en combustible MOX civil, mais le projet a été abandonné en 2018 pour des raisons de coût.
Orano Med, est une filiale spécialisée dans la médecine nucléaire, installée au Texas[réf. souhaitée].
Jusqu'en 2016, la société américaine Canberra, leader mondial[réf. nécessaire] pour des prestations de mesure nucléaire pour la sûreté et la sécurité (produits de détection de matériels radioactifs, équipements spécialisés pour les laboratoires et usines du cycle nucléaire, prestations pour la surveillance de la contamination des matériaux et de l'environnement…) était une filiale d'Areva[réf. souhaitée].
Dans le domaine du recyclage des combustibles usés, l'alliance INRA (International Nuclear Recycling Alliance), conduite par Areva et Mitsubishi Heavy Industries, a signé un contrat avec le département de l'Énergie des États-Unis (DOE) pour étudier un projet d'usine de traitement des combustibles nucléaires usés, et d'un réacteur de génération avancée pour les recycler. Ce contrat s'inscrit dans le cadre du programme Global Nuclear Energy Partnership (GNEP), aujourd'hui appelé International Framework for Nuclear Energy Cooperation (IFNEC) et dont la France est un des membres.
En 2012, Areva a signé plusieurs contrats significatifs dans le domaine du combustible :
En , Areva Nuclear Materials et NorthStar annoncent la création de leur joint-venture ADP (Accelerated Decommissioning Partners), qui associe toutes les compétences nécessaires (dans les domaines du management, de la régulation, de l'expertise technique et financière) pour mener à bien des projets d'assainissement-démantèlement d'installations nucléaires aux États-Unis.
En , Orano TN remporte un contrat d'entreposage à sec du combustible usé avec un client américain[Qui ?] pour la période 2018-2025.
En , Orano annonce l'achèvement du démantèlement du cœur du réacteur à eau bouillante de Vermont Yankee ; la découpe et le conditionnement de la cuve et des composants internes du réacteur ont été réalisés par les équipes d'Orano en moins de quatre ans.
En 2026, dans le cadre de la stratégie de souveraineté énergétique des États-Unis (visant notamment une moindre dépendance aux importations russes), le département de l'Énergie (DOE) a octroyé 900 millions de dollars sur 10 ans à la filiale Orano Federal Services pour développer l'enrichissement aux Etats-Unis, dans le cadre du « Projet IKE » de construction d'une usine d'enrichissement d'uranium par centrifugation à Oak Ridge, pour un coût estimé à 5 milliards de dollars. Les demandes de licences réglementaires auprès de la NRC devraient être déposées en 2026 pour une mise en service prévue en 2031.
Alors que le pays relance l'exploration spatiale, Orano s'associe à Zeno Power pour recycler des matières nucléaires issues du retraitement afin d'alimenter des générateurs radioisotopiques (batteries nucléaires à haute densité énergétique, destinées aux missions de longue durée dans l'espace profond ou sur les surfaces planétaires où l'énergie solaire est insuffisante). Ce projet s'inscrit dans la diversification des débouchés industriels valorisant les stocks de matières nucléaires de l'entreprise.
Areva est présent au Canada via sa filiale Areva Resources Canada, spécialisée dans l'exploration et l'exploitation de gisements d'uranium. Cette filiale exploite la mine d'uranium de McClean Lake, dont l'usine de traitement du minerai en cours d'extension sera remise en service en 2014[réf. nécessaire]. Areva est également partenaire de Cameco Corp dans l'exploitation de deux autres mines, McArthur River et Cigar Lake. Ces deux sites sont considérés comme détenant les plus importants gisements à forte teneur au monde (entre 150 et 200 kg d'uranium par tonne de minerai extrait)[réf. nécessaire].
Grâce à l'agrandissement de l'usine de McClean Lake, qui a fait l'objet d'un investissement de 107 millions d'euros en 2011, Areva peut traiter l'uranium extrait de Cigar Lake, située à une quinzaine de kilomètres.
Areva Resources Canada a réalisé une 1re procédure complète de réaménagement et de déclassement d'un site minier après épuisement des réserves : l'ancien site minier de Cluff Lake, démantelé et réhabilité, a été entièrement replanté.
Areva réalise également de nombreuses explorations, afin de diversifier ses réserves, dans différentes régions canadiennes à fort potentiel uranifère : dans la Saskatchewan et au Nunavut. Certains gisements sont en phase de développement (Kiggavik, Shea Creek,, Midwest). D'après le Réseau Sortir du nucléaire, le projet au Nunavut menace l'écosystème fragilisé par le changement climatique et les conditions de vie des Inuits. Le projet Kiggavik a reçu un avis défavorable d'une commission canadienne en raison des incertitudes sur le calendrier.
Début 2010, INB (Industrias Nucleares do Brasil) et Areva ont signé un contrat pour la fourniture de service de conversion, permettant d'alimenter en combustible le complexe nucléaire brésilien Angra pour les 5 prochaines années (les unités 1 et 2 et prochainement l'unité 3).
Areva est présent en Afrique depuis plus de 50 ans, essentiellement au Niger, au Gabon et en Namibie. Areva acquiert UraMin en 2007, renommée Areva Resources Southern Africa. Cette société est la représentante des activités d'extraction de l'uranium en Afrique, à l'exception du Niger et du Gabon.
Selon l'association Survie, Areva se procure l'uranium en Afrique à bas coût, au prix d'ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
Les activités minières d'Areva sont en fait conduites avec l'accord des gouvernements, dans le cadre des standards internationaux. Areva a par ailleurs mis en place une politique environnementale et sociale responsable. La gestion durable de l'environnement vise à limiter l'impact des activités du groupe à un niveau aussi faible que raisonnablement possible (principe ALARA : As Low As Reasonably Achievable). Les mines en exploitation respectent la norme internationale ISO 14001 reconnaissant une gestion durable de l'environnement, au Niger mais également dans les autres pays. En ce qui concerne la sécurité et la santé au travail, les mines en exploitation en Afrique respectent par exemple la norme OHSAS 18001.
En 2012, Areva s'est fixé pour objectif d'avoir une exposition inférieure à 16 mSv par an, sachant que la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) et la directive Euratom 96/29 fixent l'exposition maximale d'un salarié à 20 mSv par an en moyenne sur cinq ans, sans dépasser 50 mSv au cours d'une même année. Concernant les populations riveraines, la limite annuelle est fixée à 1 mSv ajouté au fond radiologique naturel. Cette limite est respectée autour des mines d'Arlit et Akouta au Niger et de l'ancienne mine d'uranium de Mounana au Gabon. Areva soutient également des projets d'aide à la population. Plus de 25 millions d'euros ont ainsi été consacrés en six ans à des actions de développement communautaire au Niger (éducation, accès aux soins, développement socio-économique local…).
L'exploitation d'uranium par le groupe français Areva au Gabon est « controversée ». Les conséquences de cette exploitation à Mounana, depuis la cessation des activités d'Areva en 1999, sont vécues comme un traumatisme avant tout social, mais aussi environnemental et sanitaire. Le site de Mounana a été réaménagé de 1999 à 2004. Ces réaménagements ont fait l'objet de contrôles de la part de l'AIEA.
Orano est toujours actionnaire de la Comuf, (compagnie des mines d'uranium de Franceville) en activité depuis la fin des années 1950, cependant, plus aucune activité d'extraction ou de prospection n'est menée dans le pays depuis l'épuisement des principaux gisements et de la chute du cours de l'uranium.
Aujourd'hui, la Comuf a pour seule vocation la surveillance environnementale et l'entretien des anciens sites, réaménagés depuis 2006 à l'époque d'Areva.
Orano exploite depuis 1971 de l’uranium dans le nord du Niger, via la société Areva NC Niger, filiale à 100 % d'Areva NC, qui coordonne les filiales du groupe, coentreprise entre la société française Areva NC et l'état nigérien : SOMAÏR, COMINAK et Imouraren SA. En 2024, Orano doit stopper la production d’uranium de cette filiale en car le , le régime militaire au pouvoir au Niger lui a retiré le permis d'exploiter la Mine d'uranium d'Imouraren (l'un des plus grands gisements d'uranium au monde, avec des réserves estimées à 200 000 tonnes). Le Niger fournit 4,7 % de la production mondiale d'uranium naturel en 2021 ; son gouvernement a annoncé vouloir aussi racheter la participation d'Orano au sein de la Société des mines de l'Aïr (Somaïr), l'unique mine d'uranium encore en exploitation dans le pays, pour en reprendre le contrôle souverain et en nationaliser la production et la mise sur le marché international. Ceci devrait obliger Orano à accélérer la diversification de ses sources d'approvisionnement, dont au Kazakhstan, en Mongolie et au Canada, tout en contestant la légalité du retrait de ses droits miniers.
Le tribunal de commerce de Niamey a rendu une décision favorable à Orano, déboutant la Sopamin (société d'État nigérienne détenant 36,6 % du capital) de sa demande visant à nommer un administrateur provisoire pour diriger la mine en lieu et place du groupe français. Mais Orano, qui a engagé, parallèlement, une procédure d'arbitrage international, fait encore face aux blocages logistiques imposés par les autorités de transition (fermeture des frontières avec le Bénin).
Orano est présent en Namibie au travers de sa filiale Orano Mining Namibia, créée en 2007 pour exploiter le gisement de Trekkopje, situé à 70 km au nord-est de Swakopmund, dans la région désertique d'Erongo. Le gisement de Trekkopje, à faible teneur en uranium (environ 0,1 kg d'uranium par tonne de minerai extrait), couvre une surface d'environ 16 km sur 4 km. Ce site devait exploiter le procédé de traitement du minerai à faible teneur par lixiviation en tas par voie alcaline.
Cependant, du fait de la baisse du marché de l'uranium, Orano, encore sous le nom d'Areva, a été contraint de reporter la mise en exploitation du gisement en . Les installations font l'objet d'un programme de surveillance et de maintenance, pour assurer le redémarrage du projet lorsque les conditions de marché le permettront. Orano s'est engagé à maintenir sa présence en Namibie et à mener des actions auprès des populations locales de la région d'Erongo (construction de classes, aménagement d'infrastructures…).
Pour alimenter son installation de traitement du minerai de Trekkopje, grosse consommatrice d'eau, Areva avait construit la 1re usine de dessalement de l'eau de mer d'Afrique australe : l'EDP (Erongo Desalination Plant). Capable de produire jusqu'à 20 Mm3 d'eau potable par an grâce à une technologie d'ultrafiltration, cette usine approvisionnera en eau les activités d'Orano. En attendant le redémarrage du projet Trekkopje, Orano a signé un contrat de distribution de l'eau avec la compagnie nationale des eaux Namibia Water Corporation Ltd (NamWater).
La collaboration d'Areva avec la Chine concerne également :
Le , New Areva et China National Nuclear Corporation (CNNC) signent à Pékin un protocole d'accord commercial dans le but de faire aboutir un projet d'usine chinoise de traitement et recyclage des combustibles usés. Cette usine d'une capacité de 800 tonnes sera bâtie sur le modèle des usines de La Hague et Melox.
En , New Areva et Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) annoncent la signature d'un accord important visant à renforcer leur coopération dans les domaines de l'assainissement et du démantèlement.
Dès la réouverture du commerce nucléaire entre le pays et le reste du monde, Areva a conclu, fin , le premier contrat de fourniture d'uranium d'origine étrangère, signé avec le département à l'Énergie atomique indien. Cet accord porte sur la livraison de 300 tonnes d'uranium à l'électricien nucléaire indien Nuclear Power Corporation of India (NPCIL), destinées à alimenter ses réacteurs soumis aux contrôles de l'AIEA[réf. nécessaire].
Un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi fonctionnait au combustible MOX, fourni par Areva.
À la suite de la catastrophe nucléaire survenue le après un séisme survenu en mer, sur la côte pacifique de Tōhoku, Areva et Veolia décontaminent, dès , 18 000 m3 sur les 110 000 m3 d'eau injectés dans la centrale pour la refroidir. Ils furent ensuite remplacés par Toshiba,,.
En 2013, Greenpeace annonce qu'Areva envoie à nouveau du combustible nucléaire MOX vers le Japon.
Le , Areva annonce son association avec le Japonais Atox (spécialiste de la maintenance des sites nucléaires) dans une coentreprise nommée Anadec, dont le but sera le démantèlement de cette centrale.
Orano a conclu un partenariat avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI) visantà mutualiser leurs flottes d'emballages de transport de combustibles nucléaires usés, pour faciliter la logistique du transport international des déchets radioactifs.
Depuis 1996, Areva exploite l'uranium du Kazakhstan via sa filiale KATCO avec l'entreprise Kazak Kazatomprom. En 2012, environ 40 % de l'uranium extrait par Areva provient du Kazakhstan[réf. nécessaire].
En 2014, Areva procède à un transfert de technologies concernant des lignes d'assemblage de combustible nucléaire dans l'usine métallurgique d'Oulba.
Orano a réalisé de à un test pilote sur site pour l'extraction d'uranium du gisement de Zuuvch Ovoo, en partenariat avec la société nationale mongole Mon-Atom. Emmanuel Macron appuie le projet de mine d'uranium lors de sa visite en Mongolie en . En octobre de la même année, un protocole d'accord est signé pour exploiter la mine. Cet accord établit le cadre d'un investissement mutuel, définissant les bases des relations entre Orano et le gouvernement mongol pour les décennies à venir.
En , la Mongolie annonce un accord avec Orano sur l'exploitation d'une nouvelle mine d'uranium à partir de 2028 dans la province de Dornogovi, représentant un investissement de 1,6 milliard d'euros,.
Orano y détient la coentreprise Nurlikum Mining. Le , Orano signe un accord avec le producteur Navoiyuran.
Orano est une société anonyme de droit français à conseil d'administration. Son directeur général est Nicolas Maes.
Claude Imauven est nommé président du conseil d'administration en 2017. En 2025, le président de la République Française, Emmanuel Macron, propose de renouveler son mandat. Le , son maintien à la présidence du CA est confirmé par l'Assemblée Nationale française et le Sénat.
Le chiffre d'affaires a connu une très forte croissance, de 40%, entre 2006 et 2009, soit en seulement trois ans, en grande partie grâce à celui de la filiale Areva T&D, qui augmente sa part du marché mondial de l'interconnexion électrique, en pleine croissance, passant de 7% à 11%.
Parallèlement, le carnet de commandes fait plus que doubler pour atteindre 49,5 milliards d'euros en 2009 contre seulement 20,5 milliards d'euros en 2005. Cette double croissance des ventes et des commandes met l'entreprise face à une explosion du crédit fournisseurs qu'elle doit assurer à ses sous-traitants, et elle obtient des crédits bancaires pour y faire face, complétés par une progression de ses capitaux propres sous le double effet des bénéfices engrangées et de la vente d'actions en Bourse, où son cours a quasiment triplé. La dette financière passe ainsi de 2,1 milliards d'euros à 7,7 milliard d'euros.
En 2010, la cession de sa principale filiale, Areva Transmission et distribution, appelée aussi Areva T&D, fait chuter le carnet de commandes et s'effondrer les ventes tandis que le résultat d'exploitation passe brutalement de 501 millions d'euros à une perte d'exploitation de 423 millions d'euros. S'ajoute à cette évolution les provisions comptables pour dépréciations d'actifs passées pour le retard sur les chantiers EPR, significatives à partir de 2007 et qui augmentent progressivement.
Par ailleurs, la cession de la filiale Areva T&D, qui assurait près de la moitié des bénéfices déséquilibre le plan de financement d'Areva, qui a déjà été fragilisé par l'explosion du crédit fournisseur dans le sillage de celle du carnet de commandes entre 2005 et 2009, tandis que l'augmentation des capitaux propres a été réelle, mais freinée par des ventes d'actions sur le marché boursier en moins grand nombre que prévu par la direction du groupe.
La crise de la dette publique en Europe en 2011 et surtout la catastrophe de Fukushima de obligent à augmenter brutalement les provisions comptables pour dépréciations d'actifs et la perte d'exploitation approche de 2 milliards d'euros pour l'année 2011.
Ces provisions viennent amputer les capitaux propres qui étaient montés jusqu'à plus de 8 milliards d'euros en 2010, après que le , Areva ait annoncé qu'il allait cèder 15% du capital à de nouveaux partenaires et à ses salariés.
| Années | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 8 265 | 8 255 | 11 109 | 10 125 ¹ | 10 863 | 11 923 | 13 160 | 14 003 ³ | 9 104 | 8 872 | 9 342 | 9 240 | 8 336 | 4 199 | 4 401 | 3 926 | 3 623 | 3 787 | 3 684 | 4 726 |
| Résultat d'exploitation | 180 | 342 | 640 | 551 | 407 | 751 | 417 | 501 | −423 | −1 866 | 118 | 415 | −34 | |||||||
| Résultat net part du groupe | 240 | 389 | 451 | 1 049 ² | 649 | 743 | 589 | 552 | 883 | −2 503 | −99 | −494 | −4 834 | −2 038 | −239 | −252 | −544 | 408 | −70 | 678 |
| Capitaux propres | 4 020 | 4 113 | 4 928 | 6 362 | 6 722 | 6 994 | 6 547 | 6 648 | 8 664 | 5 448 | 5 174 | 5 082 | 4 982 | −1 016 | 952 | 723 | 1 248 | 1 089 | 1 858 | |
| Dette financière | 2 217 | 800 | 1 884 | 2 016 | 2 119 | 4 915 | 6 662 | 7 741 | 7 240 | 5 522 | n.c. | 6 176 | 5 809 | 5 873 | 5 105 | 4 415 | 4 153 | 4 191 | 3 441 | |
| Carnet de commandes | n.c. | n.c. | 19 820 | 20 569 | 25 627 | 39 834 | 48 246 | 49 438 | 44 204 | 45 558 | 45 369 | 41 521 | 46 866 | 33 573 | 30 788 | 31 789 | 29 944 | 26 994 | 25 800 |
L'ouverture du capital d'Areva a été annoncée par le gouvernement français en 2003, puis reportée plusieurs fois, notamment au profit des privatisations de GDF et d'EDF. Fin octobre 2005, le premier ministre Dominique de Villepin a annoncé qu'il suspendait le processus.
Le , Anne Lauvergeon a insisté sur la nécessaire évolution du capital pour financer le développement et le , Areva cède 15% du capital à de nouveaux partenaires et à ses salariés.
Plus tard, le , face aux difficultés d'Areva, et lors de la visite de François Hollande à Pékin, l'État-actionnaire (à 86 %) décide un protocole d'accord entre Areva et le chinois CNNC, qui prévoit une prise de participation minoritaire, une coopération industrielle entre les deux groupes et un recentrage d'Areva sur le cycle du combustible.
Mais les discussions qui s'ensuivent n'aboutissent pas, et début 2017, l'assemblée générale d'Areva approuve l'entrée au capital des deux entreprises japonaises Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) avec une prise de participation à hauteur de 5 % chacune, apportant au total 500 millions d'euros.
Au , une fois effective l'entrée au capital des deux investisseurs japonais, l'actionnariat du groupe Orano se répartit ainsi :
Au , l'actionnariat d'Orano est composé ainsi, après l'acquisition le par l'État des actions du CEA :
Le , l'État français achète 4 % des titres à Areva. En , l'État français acquiert une participation de 16 % auprès d'Areva et de la Caisse des dépôts, pour 994 millions d'euros,. En , l'État français acquiert la participation restante d'Areva dans Orano de 9,4 % pour 563 millions d'euros,.
En 2024, l'état monte sa part dans le capital d'Orano « à hauteur de 90,33% ». Les actionnaires japonais Japan Nuclear Fuel Limited et Mitsubishi Heavy Industries Ltd, qui détenaient chacun 5% du capital, voient leur part passer à 4,83% chacun.
Avec le slogan « Nous n'avons rien à vous cacher », Anne Lauvergeon instaure dès sa prise de fonction en 2001 une culture de communication grand public dans une structure plus habituée au secret, qui va néanmoins rapidement devenir une marque de fabrique du groupe.
En 2006, une campagne à l'échelle mondiale, « Experts en énergie », gérée par Euro RSCG C&O, et réalisée par le collectif français H5, s'est donné comme but de « renforcer la visibilité de la marque, de développer ses compétences et de montrer la cohérence de ses activités dans le domaine de l'énergie. » Cette campagne, illustrée par la célèbre chanson Funkytown, a été critiquée par les antinucléaires qui ont dénoncé « la contamination funky ».
En 2009, le slogan « L'énergie au sens propre » est suspendu puis retiré face à la contestation des écologistes,.
Fin 2010, une nouvelle campagne publicitaire déferle sur les écrans avec le film L'épopée de l'énergie. Diffusée en Europe et aux États-Unis pour un coût annoncé d'au moins 20 millions d'euros, elle provoque une nouvelle fois une critique virulente de nombreux anti-nucléaires et des promoteurs des économies d'énergie.
À partir de , le Réseau Sortir du nucléaire diffuse une campagne pour dénoncer la « propagande » d'Areva.
En , Areva lance une nouvelle campagne publicitaire : « L'avenir pour énergie ». Elle est déployée dans les médias français, en presse écrite et sur le web, et relayée sur les médias sociaux. Cette campagne se compose de 5 annonces des engagements du groupe (la sûreté, les énergies renouvelables, l'emploi, l'innovation et le développement international) illustrés par des photographies industrielles, des faits et chiffres marquants. Ces annonces mettent en valeur des métiers et des expertises de collaborateurs Areva, se voulant « factuelle, authentique et fidèle à [leurs] métiers ». À cette occasion, Areva a également changé son identité sonore.
En , New Areva renouvelle son engagement commun avec 90 autres entreprises en faveur du climat, le French business climate pledge, engagement qu'il avait signé initialement en 2015.

Areva sponsorise des bateaux français à la Coupe de l'America : Défi Areva en 2003, Areva Challenge quatre ans plus tard. Une action de greenpeace est entreprise à Lorient en 2002 contre le bateau de l'équipe française de l'America's Cup, ce qui donna lieu à une plainte de la société propriétaire du Défi Areva contre les militants de Greenpeace dont l'embarcation avait heurté le voilier.
En Allemagne, Areva NP, dont le siège social allemand se trouve à Erlangen près de Nuremberg, est le principal sponsor du club de football de première division 1. FC Nürnberg de 2008 à 2012. Le contrat, signé en 2008, court jusqu'à la saison 2011/2012. Cependant, après les accidents nucléaires de Fukushima, des protestations de supporteurs et de groupes écologistes remettent en cause le contrat liant le club à l'entreprise,. Le contrat achevé, Areva se concentre alors sur l'athlétisme.
En 2009, le groupe Areva se lance dans le programme « Athlenergy » et devient jusqu'en 2015 le sponsor de la Fédération Française d'Athlétisme et le partenaire officiel du Meeting Diamond League de Paris Saint-Denis (athlétisme), appelé « Meeting Areva ».
Areva structure son dispositif autour du Meeting Areva, mais aussi aux côtés de l'équipe de France d'athlétisme qui porte les couleurs du groupe lors des compétitions nationales et internationales[réf. nécessaire].
Areva sponsorise également des événements de courses à pied :
Le groupe a également sous contrat l'image de certains athlètes, composé de « têtes d'affiches » ainsi que de jeunes espoirs. Pour l'année 2013, ces athlètes sont le sprinteur Jimmy Vicaut, l'heptathlonienne Antoinette Nana Djimou et le groupe d'entraînement du Montpellier Décathlon Elite (notamment avec Romain Barras et Kévin Mayer). Ce partenariat se poursuit jusqu'en 2016.
En 2005, Areva (devenue Orano) s'engage à aider Rosatom en lui livrant une première unité industrielle de défluoration (séparation de l'acide fluorhydrique de l'uranium appauvri issu du procédé d'enrichissement pour le reconditionner sous une forme solide et stable ; pour un futur éventuel usage comme combustible nucléaires.
Fin 2019, en présence de Bruno Le Maire (Ministre de l'Economie et des Finances) Orano annonce à Moscou, la signature d'un contrat de 40 millions d'euros avec ECP, filiale Rosatom pour la participation à la construction d'une usine d'uranium appauvri à construire à Zelenogorsk en Russie, Orano fournissant à horizon 2022 les équipements de défluoration d'uranium appauvri, ainsi qu'une prestation d'assistance technique pour l'installation des équipements, et la mise en route de l'usine. Selon Orano, ce contrat vient « consolider la relation de confiance établie entre nos équipes et celles de Rosatom » et devrait mobiliser une vingtaine d'ingénieurs dans le groupe et une partie du réseau de sous-traitants historiques d'Areva/Orano en France « pour la fabrication des pièces afin de garantir la qualité, la performance et la maîtrise des coûts ».
Dans une résolution du à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie de 2022, le Parlement européen « invite les États membres à mettre un terme à toute collaboration avec la Russie dans le domaine nucléaire, en particulier avec Rosatom et ses filiales ».
L'invasion de l'Ukraine par la Russie pose la question de l'avenir de la filière du retraitement du combustible usagé des centrales nucléaires françaises. L'installation de conversion, seule usine au monde capable de recycler l'uranium déchargé des réacteurs nucléaires français, est située à Seversk, dans la région de Tomsk, en Sibérie, qui appartient au groupe russe Rosatom. Orano a continué à y envoyer de l'uranium usagé jusqu'en . Les stocks s'accumulent en France, pour environ 33 000 tonnes. En l'absence de retraitement, l'uranium issu des combustibles usés devrait être considéré comme un déchet supplémentaire à gérer,,.
Pour diminuer la dépendance des énergéticiens électriques occidentaux à l'enrichissement de l'uranium par la Russie pour leurs combustibles nécessaires à leurs réacteurs nucléaires dont un tiers des approvisionnements est assuré par Rosatom, Orano veut lancer au plus vite l'extension de son usine d'enrichissement de l'uranium au Tricastin (Drôme), afin d'augmenter de 30 % ses capacités de production d'ici 2030. Orano représente 12 % de parts de marché mondial de l'enrichissement et 60 clients dans le monde,.
Le , à la suite du rejet de la Cour de cassation, Areva-Socatri a été définitivement condamnée pour pollution des eaux à la suite de l'importante fuite d'uranium survenue en à l'usine Socatri sur le Site nucléaire du Tricastin.
L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO) relève en une pollution radioactive liée à la présence d'américium-241 près de l'usine Areva de La Hague. Cette pollution est confirmée par l'entreprise en . L'analyse des échantillons par l'Institut de radiophysique du centre hospitalier universitaire de Lausanne révèle également une pollution au plutonium. Areva exclut « un risque sanitaire pour l'homme ».
La Compagnie minière d'Akouta (Cominak), a poursuivi l'exploitation de 1978 à 2021 de la mine d'uranium d'Akouta près d'Arlit. Elle a produit 75 000 tonnes d'uranium et a fermé à la suite de l'épuisement de ses réserves. Les « résidus radioactifs » issus de l'extraction de l'uranium inquiètent ONG et riverains. Le chantier de sécurisation porte sur les 20 millions de tonnes de déchets de roches et résidus de minerais. Les montagnes de déchets s'étendent sur 120 hectares. Le réaménagement, d'un coût de 150 millions d'euros doit durer dix ans, suivis par au moins cinq ans de surveillance environnementale. Le but est de restituer un « site sûr, sain et non polluant »,.