| Chorges Chòrjas (oc) | |||||
La place du Fort. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Hautes-Alpes | ||||
| Arrondissement | Gap | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Serre-Ponçon | ||||
| Maire Mandat |
Jérôme Arnaud 2026-2032 |
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| Code postal | 05230 | ||||
| Code commune | 05040 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Caturiges | ||||
| Population municipale |
3 146 hab. (2023 |
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| Densité | 59 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 32′ 47″ nord, 6° 16′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 773 m Max. 2 512 m |
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| Superficie | 53,34 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Chorges (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Gap (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Chorges (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-chorges.fr | ||||
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Chorges est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, à égale distance des villes de Gap et d’Embrun (20 km) dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Caturiges.
La commune est labellisée Village étape depuis 2018.
Le village se trouve entre le lac de Serre-Ponçon au sud-est et le site NATURA 2000 « Piolit-Pic de Chabrières » côté nord, site de moyenne montagne qui englobe le vaste versant sud, sous la ligne de la crête joignant le sommet du Piolit (2 464 m) au pic de Chabrières (2 403 m), ainsi que le revers nord-ouest de la forêt du Sapet. Au sud de la commune se trouve le relief de moyenne montagne de Serre Cocu qui s'élève à 1 061 m.
Neuf communes sont limitrophes de Chorges :
Le marais de Chorges est une zone humide de 70 hectares, longtemps exploitée à des fins agricoles.
Ce dernier se compose d’une grande roselière, de prairies naturelles et de bosquets de saules. Inscrit comme ZINEFF de type I depuis 2003 (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique). Il s'agit d'un secteur de grand intérêt biologique et écologique abritant plusieurs espèces animales ainsi que végétales, il s'agit d'un enjeu de préservation des biotopes concernés pour la protection de sa faune et flore.
Une partie du marais, soit 14 hectares, a été classée en Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope (APPB) en 2005. Quelques centaines d'espèces différentes ont pu y être observées, notamment certaines espèces protégées ou présentant un enjeu de conservation fort, dont le campagnol amphibie (espèce protégée au niveau national) et l’Azuré de la sanguisorbe, papillon protégé.
Aujourd’hui, environ 70 % de la superficie du site reste dévolue à l’agriculture.
La commune est arrosée par plusieurs torrents qui coulent du nord au sud le long des pentes du Piolit, des Parias et du Pic de Chabrières, et se dirigent vers la vallée de la Durance. À l'ouest, le torrent des Réallons et le torrent du Dévezet (ce dernier suivant la limite entre les communes de Chorges et de la Bâtie-Neuve) se jettent dans l'Avance, qui prend sa source tout près de la ville de Chorges et s'éloigne vers le sud-ouest. Au centre, le torrent des Moulettes, dont le cours inférieur est noyé sous les eaux du lac de Serre-Ponçon (baie des Moulettes, ou de Chanteloube). À l'est, c'est le torrent de Marasse qui sépare Chorges de Prunières.
Le lac de Serre-Ponçon baigne la commune au sud-est sur plusieurs kilomètres, selon un profil très découpé dans un relief relativement accusé. Toute la baie des Moulettes, ou de Chanteloube, ainsi que la moitié de la baie Saint-Michel dépendent de la commune de Chorges.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 018 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas à 14 km à vol d'oiseau, est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 34,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,7 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
La ville de Chorges est traversée par la route nationale 94 reliant Gap à Embrun et Briançon.
Les principales routes départementales sur la commune de Chorges sont :
La ville possède une gare ferroviaire, desservie par les TER à destination de Briançon d'une part, de Gap et au-delà vers Marseille, Valence ou Grenoble d'autre part. Une desserte est assurée vers et de Paris-Austerlitz par train de nuit.
La ligne qui devait relier Chorges à Barcelonnette, inachevée, a été noyée de Chanteloube à Ubaye par la retenue de Serre-Ponçon. Le viaduc de Chanteloube est resté.
Au , Chorges est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Chorges, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le lac de Serre-Ponçon, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,9 %), forêts (24,6 %), terres arables (15,1 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), eaux continentales (7,1 %), prairies (6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,1 %), zones urbanisées (2,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est cité sous la forme Caturigomagus. Ce toponyme est, sans contestation possible, d'origine celtique. Des racines gauloises Cat, Catu (« combat ») avec Ri, Rigo, (« roi ») et Mag (« plaine, champ ou marché »), signifiant le « champ de combat du roi (des Caturiges) ».

Les guerriers du petit peuple celte de la vallée de la Durance près d'Embrun sont appelés Caturiges par Jules César dans le De Bello Gallico, qui raconte comment ils attaquent ses armées dans tous les passages des montagnes. Les Caturiges sont cités sur l'arc de triomphe d'Auguste érigé après la défaîte gauloise à Suse, en Italie. La tribu gauloise est également désignée sur deux des monuments trouvés à Chorges (dont celui dit "Pierre de Néron") comme Civit. Catur., abréviation pour Civitas Caturigomagus, la cité des Caturiges, devenue aujourd'hui Chorges. Références : EDCS-09302654 (inscription du IIIe siècle) ; EDCS-09302654 (inscription datée de 284-305). Signalons au passage que l'état actuel du déchiffrement de ces inscriptions ne confirme aucune hypothétique allusion à Néron...
La Via Cottia, voie romaine qui relie Rome à Arles en passant par Turin et Suze, qui évite le passage par les turbulentes peuplades celtes qui gênent le passage des Alpes plus au sud, passe au nord de l'agglomération actuelle, sur le plateau. Le vicus (bourg), dit aussi magos, se développe à côté.
Selon Pline, les Cathorigorois jouissent des privilèges latins, ce qui n’est pas le cas de la plupart des gallo-romains. Au IVe siècle, la cité gallo-romaine est la capitale du Pagus Rigomagensis, qui appartient à la province des Alpes maritimes selon la Notitia Galliarum . En 450, le vicus celte de Caturigomagus est élevé au rang de cité. La civitas de Chorges englobe probablement la vallée de l'Ubaye.
Chorges devient alors la capitale d’un évêché dépendant de l'archidiocèse d'Embrun, supprimé vers 480 à l’époque de l’installation des Burgondes. Les actes de saint Pelade, évêque métropolitain d'Embrun, nous apprennent qu'il est venu à Chorges en 514 pour inaugurer un nouveau templum. Une bulle papale datée de 1057, adressée par Victor II à l'archevêque d'Embrun cite encore l'évêché de Rigomagensium.
Aux XIe et XIIe siècles, l’Embrunais dépend d'un administrateur. Chorges est indépendante d’Embrun et possède sa châtellenie et son tribunal ou Cour commune. Mais avant 1077, la bourgade est détruite par une guerre, selon Joseph Roman. L’acte qui parle de la reconstruction, qui va durer un siècle, évoque peut-être des ruines datant des guerres contre les Sarrasins.
Entre 1080 et 1083, Chorges est le centre d'un conflit opposant les moines de Sainte-Marie-Saint-Victor, dépendant de l'abbaye Saint-Victor de Marseille, et les chevaliers qui leur disputent des terres. Ces événements sont rapportés par les cartulaires de Saint-Victor qui ont fait l'objet d'un réexamen récent par Florian Mazel.
Le 23 juin 1585, le duc de Lesdiguières prend la ville,.
En 1790, Chorges est initialement choisie comme siège du chef-lieu du département des Hautes-Alpes, avant que celui-ci ne soit transféré à Gap.
Le conseil municipal de Chorges est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. 23 sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 7 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jérôme Arnaud (67,58 %) et Vincent Bonnardel (32,42 %). Jérôme Arnaud est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal,.
La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009.
Labellisée « Terre de Jeux 2024 » en octobre 2023, la commune prend part aux célébrations des Jeux olympiques de Paris 2024 sur son territoire avec plusieurs événements sur la thématique des Jeux olympiques (fan zone, carnaval, concours de photo, initiations sportives et ateliers de découvertes).
Chorges fait partie :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 3 146 habitants, en évolution de +5,82 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'église primitive de Chorges est construite de 1121 à 1124 par les religieux de l'abbaye Saint-Victor de Marseille à l'emplacement d'un ancien temple romain. (Réf. Mérimée)
Elle est successivement pillée par les mercenaires de François Ier en 1517 ; saccagée par les protestants de Louis Ayme en 1569 ; occupée par le duc de Lesdiguières en 1585 ; incendiée à deux reprises , d'abord en 1586 lors du siège de Chorges par Bernard de Nogaret et ensuite en 1692 lors de l'invasion du Dauphiné par les troupes du duc de Savoie Victor-Amédée II.
Pendant la Révolution, elle abrite du 4 au 15 juillet 1790 les 226 électeurs qui constituent la première assemblée départementale constituante du département des Hautes-Alpes nouvellement créé ; mais qui choisissent Gap comme chef–lieu.
L'église paroissiale Saint-Victor actuelle garde quelques survivances romanes après les restructurations intervenues aux XVIe et XVIIe siècles. Elle est classée monument historique depuis 1862.
Saint-Victor est de style composite. Elle est constituée d'une nef rectangulaire de deux travées assez massives qui précèdent un chœur plus bas que le reste de l'édifice. L'ensemble des travées de la nef est voûté d'une anse de panier très irrégulière qui remplace probablement une couverture charpentée. Sur la façade méridionale, deux des trois anciennes baies romanes en plein cintre, très hautes, ont été maintenues. Dans la première travée, un pilier qui ne paraît pas antérieur au XIVe siècle soutient la tribune. On y reconnaît des motifs géométriques (triangles, cercles, et une roue à huit branches), tandis que sur le bénitier sont représentées des coquilles Saint-Jacques. À l'extérieur, l'abside pentagonale retient l'attention par sa forme assez inhabituelle ; bien qu'elle paraisse assez remaniée son style reste roman. La façade méridionale garde également quelques marques de son appareil roman d'origine, malgré l'emploi de moellons de facture assez composite. La couleur rougeâtre indique la trace des incendies. On y distingue des traces d'arcs et de nombreux coups de sabre qui signalent les reprises. Dans l'ensemble, le monument a gardé, surtout au côté méridional, un aspect roman, renforcé par le caractère massif des proportions.
Le clocher prend appui sur le côté nord. Les deux étages supérieurs sont délimités entre eux par un cordon. Uniques à l'étage inférieur, les fenêtres sont géminées au-dessus. L'utilisation d'enroulements dans les colonnettes du clocher reste un usage archaïque.
L'accès sur le côté gauche se compose d'une porte avec arc en plein cintre à tores qu'accompagnent des colonnettes en retrait, dont les chapiteaux offrent un décor de type traditionnel (crochets, feuilles, écussons, anges, animaux) plus tardif que l'ensemble du monument. Dans ce portail l'emploi d'un trumeau central, exceptionnel dans le département, montre des tentatives d'innovation et l'application d'influences extérieures.