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(à 78 ans) Păltiniș, Roumanie |
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Trăirism (d) |
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Douăzeci și șapte de trepte ale realului (1969) Despărțirea de Goethe (1975) Sentimentul românesc al ființei (1978) Spiritul românesc la cumpătul vremii. Șase maladii ale spiritului contemporan. (1978) Trei introduceri la devenirea întru ființă (1984) |
Constantin Noica (à prononcer : Noïca[évasif]), né le à Vitănești, județ de Teleorman et mort le à Păltiniş, județ de Sibiu, Roumanie, est un philosophe, essayiste, écrivain, journaliste et poète roumain.
Issu d'une famille d'origine aroumaine, il a fait ses études entre 1924 et 1928 à Bucarest, au Lycée Spiru Haret où il a eu comme maître spirituel le poète philosophe Ion Barbu. En 1931, il passe sa maîtrise à la Faculté de Philosophie et des Lettres de l'Université de Bucarest où il commence ses recherches théoriques sous la direction du philosophe Nae Ionescu. Entre 1932 et 1934, il est membre de la société culturelle Criterion. Contrairement à d'autres membres de Criterion (Mihail Polihroniade, Haig Acterian, Mircea Eliade) Noica, adepte d'un apolitisme ferme, ne se laissera pas séduire par l'aura d'idéalisme martyrologique de la Garde de fer, mouvement ultra-nationaliste et intégriste chrétien, antisémite et antidémocrate, combattu par les armes par les autorités de l'époque. Il exercera néanmoins la fonction d'éditeur de Buna Vestire le bulletin officiel de la Garde de Fer.
En 1933, Noica suit les cours de la Faculté des Mathématiques de Bucarest. Au printemps 1938, il reçoit avec Cioran et Ionesco une bourse d'études française. Il reste à Paris jusqu'au printemps 1939. En mai 1940, il soutient à Bucarest sa thèse en philosophie Schiță pentru istoria lui "cum e cu putință ceva nou ?" (« Esquisse pour une histoire du "comment quelque chose de neuf est-il possible ?"»).
Entre 1940 et 1944, il est référent en philosophie à l'Institut culturel roumain de Berlin. Il participe avec Alexandru Dragomir aux séminaires de philosophie de Martin Heidegger et d'Eduard Spranger. En même temps, il publie avec Constantin Floru et avec Mircea Vulcănescu quatre cours universitaires de Nae Ionescu, ainsi que l'annuaire Isvoare de Filosofie (« Sources philosophiques »).
Entre 1949 et 1958, il est assigné à résidence à Câmpulung-Muscel, en attendant que la Securitate et la justice de la Roumanie communiste déterminent dans quelle mesure il a pu être complice du fascisme et du nazisme. On le trouve coupable par « indifférence à la souffrance des peuples », et en 1958, il est arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés et à la confiscation de ses biens. Après six ans de prison ferme passés à Jilava, il est libéré en août 1964. Après 1965, il travaille au Centre de Logique de Bucarest. À partir de 1975, il se retire à Păltiniș dans un chalet, devenu un lieu de pèlerinage et de dialogue socratique pour ses admirateurs et disciples. Dans la monographie qu'il lui consacre, Sorin Lavric trouve que « la minuscule pièce qu’il occupait à Păltiniş le satisfaisait parce que c’était plus que sa cellule » (de prison).
Sa philosophie est aujourd'hui enseignée à l'Université de Bucarest entre autres par Gabriel Liiceanu .
Noica apprécie les philosophes grecs et allemands, ainsi que plusieurs écrivains roumains. Il recommande la lecture de la philosophie et aussi d'apprendre les langues classiques, en particulier la langue grecque ancienne et les langues modernes, en particulier l’allemand.
