| Colligis-Crandelain | |||||
Mairie de Colligis-Crandelain. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Aisne | ||||
| Arrondissement | Laon | ||||
| Intercommunalité | CA du Pays de Laon | ||||
| Maire Mandat |
Iseult d'Hautefeuille 2025-2026 |
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| Code postal | 02860 | ||||
| Code commune | 02205 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
207 hab. (2023 |
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| Densité | 32 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 28′ 36″ nord, 3° 38′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 68 m Max. 194 m |
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| Superficie | 6,53 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Laon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Laon-2 | ||||
| Législatives | 1re circonscription de l'Aisne | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Colligis-Crandelain est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.
Jouxtant le Chemin des Dames, elle est détruite durant la bataille du Chemin des Dames de 1917, une des grandes batailles de la Première Guerre mondiale.
Colligis-Crandelain est une commune rurale du Laonnois dont l'urbanisation se trouve sur la rive droite de l'Ailette.
Elle est située à vol d'oiseau à une dizaine de kilomètres au sud de Laon, à 52 km à l'ouest de Rethel, à 38 km au nord-ouest de Reims, et à 25 km au nord-est de Soissons.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Laon, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville.
Les communes limitrophes sont Braye-en-Laonnois, Chevregny, Lierval, Monthenault, Pancy-Courtecon et Trucy.
| Lierval | Monthenault | |||
| Trucy | N | |||
| O Colligis-Crandelain E | ||||
| S | ||||
| Chevregny | Braye-en-Laonnois | Pancy-Courtecon |
La superficie de la commune est de 6,53 km2 ; son altitude varie de 68 à 194 mètres.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Ailette, la rigole d'alimentation de l'Ailette, le canal 01 des Tourbières, le canal 03 des Tourbières, le cours d'eau 01 de la Vallée du Tambour, le cours d'eau 01 du Moulin d'Ecouffeaux, le fossé 01 de la commune de Colligis-Craindelain, le ruisseau du Moulin Deduits et le ruisseau du Pre Berton,,.
L'Ailette, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Sainte-Croix et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Quierzy, après avoir traversé 36 communes. Les caractéristiques hydrologiques de l'Ailette sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,459 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 3,44 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 4,42 m3/s, atteint le .
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau de la commune de Pancy-Courtecon, d'une superficie totale de 0,3 ha (0,2 ha sur la commune),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 721 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Martigny-Courpierre à 3 km à vol d'oiseau, est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16 5.1.1999 |
18,8 25.2.2026 |
22 29.3.1989 |
27,5 25.4.2007 |
32,5 27.5.2005 |
38,7 24.6.2026 |
38,9 19.7.2022 |
38 7.8.2003 |
33,9 9.9.2023 |
27 10.10.2023 |
20 4.11.1994 |
17 7.12.2000 |
38,9 2022 |
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| Maximale moyenne | 6,2 | 7,5 | 11,6 | 15,3 | 19,3 | 22,3 | 24,5 | 24,1 | 20 | 15,2 | 9,8 | 6,3 | 15,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,4 | 4,1 | 7,1 | 9,8 | 13,8 | 16,6 | 18,7 | 18,3 | 14,8 | 11,1 | 6,8 | 3,7 | 10,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 0,5 | 0,7 | 2,6 | 4,3 | 8,2 | 10,8 | 12,9 | 12,5 | 9,7 | 7 | 3,7 | 1,1 | 6,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−16 1.1.1997 |
−14,5 22.2.1996 |
−11 1.3.2005 |
−5,5 8.4.2003 |
−1,5 5.5.1996 |
1 4.6.1991 |
4,5 11.7.1993 |
3 26.8.1993 |
0,5 30.9.1995 |
−5,5 28.10.2003 |
−12 24.11.1998 |
−13 29.12.2005 |
−16 1997 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 60,9 | 52,7 | 53,5 | 45,5 | 62,8 | 61,3 | 67 | 74,3 | 51,7 | 63,5 | 61,4 | 79,8 | 734,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 11,6 | 10,9 | 9,7 | 9 | 10,2 | 9,2 | 9,2 | 9,1 | 8,3 | 10 | 11,4 | 13 | 121,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 3,8 | 3,6 | 3,7 | 3,2 | 4,1 | 4,3 | 4,1 | 4,4 | 3,2 | 4,2 | 4,1 | 5,6 | 48,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 1,4 | 1 | 1 | 0,9 | 1,9 | 1,5 | 1,9 | 2 | 1,4 | 1,7 | 1,7 | 2,2 | 18,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
51 11.1.1993 |
28,1 12.2.1962 |
29,6 7.3.1989 |
37,1 26.4.1995 |
39,5 11.5.1970 |
79,1 21.6.1957 |
85,1 13.7.2021 |
116 6.8.1995 |
39,4 8.9.2017 |
49,5 5.10.1987 |
50,5 11.11.1956 |
32,3 4.12.2011 |
116 1995 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Les Carrière de Colligis sont un sitre d'habitat de chauves-souris, dont certaines sont très rares, comme les grand et petit rhinolophes et le vespertilion à oreilles échancrées. Il est géré par le conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France.
Au , Colligis-Crandelain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laon, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 106 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59,3 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40 %), forêts (36,9 %), zones agricoles hétérogènes (15,7 %), zones urbanisées (7,5 %).
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Les deux villages de Colligis et de Crandelain, géographiquement distincts, présentent depuis leur reconstruction dans les années 1920, un habitat aéré, les habitations n'étant plus mitoyennes.
Outre le chef-lieu, Colligis, la commune compte un hameau, Crandelain, reconstruit après la Première Guerre mondiale.
Celui de Malval, situé littéralement sur la ligne de front de la bataille du chemin des Dames, n'est plus qu'une ferme isolée.
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 90, alors qu'il était de 98 en 2016 et de 82 en 2011.
Parmi ces logements, 90 % étaient des résidences principales, 5,5 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient tous des maisons individuelles.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Colligis-Crandelain en 2022 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,5 %) supérieure à celle du département (3,3 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Colligis-Crandelain | Aisne | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 90 | 86,7 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 5,5 | 3,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,4 | 10 | 8 |
Le territoire communal, aisément accessible depuis la route nationale 2 (RN 2), est limité au sud par la RD 18CD, plus connu sous son appellation historique de chemin des Dames.
Les villages de Colligis et de Crandelain sont desservis par la RD 19 qui les relie aux villages avoisinants ainsi qu'à la RN 2.
La véloroute V30, constituée localement par la voie verte de l'Ailette, longe l'Ailette et parcourt d'est en ouest le territoire communal.
Colligis est attesté sous les formes Curlegis (1136) ; Corlegis (1196) ; Corlegis-in-Laudunesio, Coullegis (1233) ; Territorium de Courlegis (1242) ; Corliegis (1243) ; Courliegis (1261) ; Collegis (1393) ; Coulliegis (1405) ; Coilliegis (1411) ; Couliegis (1413) ; Coulliegy (1519) ; Colliegis (1554) ; Coulligis (1617) ; Coulliegis (1630) ; Coilegis (1675) ; Coilligis (1690) ; Couïllegis (1709).
Crandelain est attesté sous les formes Cruandelen, Cruandelein (1136) ; Parrochia de Crandelain (1145) ; Communia Crandelanii (XIIIe siècle) ; Crandelein (1261) ; Grandelayn (1263) ; Communia de Croandelain (1285) ; Crandelin (XIIIe siècle) ; Grandelaing (1405) ; Crandelain-en-Laonnois (1470) ; Grandelain (1579) ; Crendelain.
La seigneurie de Crandelain appartient dès le début du XIIe siècle jusqu'à la Révolution française à l'abbaye Saint-Jean de Laon. Ses religieuses sont chassées de l'abbaye en 1128 par l'évêque Barthélemy de Jur, qui fait bâtir un cloitre et une église à Crandelain, future église paroissiale pour les y accueillir,.
D´origine plus récente que Crandelain, Colligis n´est qu´un hameau au XIIe siècle, dépourvu de chapelle ; il est rattaché à la paroisse de Crandelain en 1196. Sa position sur les pentes du plateau favorise la culture de la vigne, permettant d'y accueillir une population importante,.
En 1196, l'abbé Nicolas, supérieur de l'abbaye Saint-Jean de Laon, accorde aux habitants de Crandelain de Colligis et d'autres lieux des chartes communales, inspirée de celle de Crécy-sur-Serre, dérivant elle-même de celle de Laon, franchises confirmées par le roi la même année sous la condition qu'il y exercerait les droits d'ost et de chevauchée.
Au XIIIe siècle, Crandelain est un village fortifié doté de deux portes.
Malval est alors une paroisse indépendante et un fief seigneurial.
Durant les Guerres de Religion, les ligueurs tentent à deux reprises en 1589 d'investir le château-fort de Crandelain. Ils y parviennent peu après, mais s'en étant rapidement retirés , les royalistes le réoccupèrent alors. Un nouveau siège victorieux des ligueurs intervient en 1591, capturent l'abbé de Saint-Jean qui s'y trouvait et renversent les murailles.
L'église de Colligis est reconstruite après 1757.
À la fin de l'Ancien Régime Colligis relevait de la généralité de Soissons, des bailliage, élection et diocèse de Laon.
Les carrières de Colligis étaient les plus anciennes du secteur et produisaient un calcaire grossier pour la construction et considéré comme une excellente pierre tendre.
Les deux villages ont subi des invasions ennemies successives.
La commune de Grandelain, instituée par la Révolution française, absorbe dès les années 1790 et 1794, celle de Malval, et prend le nom de Crandelain-et-Malval
En 1864, une vaste mairie-école est construite à Colligis sur la place à gauche de l'église, comprenant la classe mixte au rez-de-chaussée, la salle de la mairie au premier étage, et le logement de l'instituteur. L'édifice est détruit durant les combats de la Première Guerre mondiale.
Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, l'église de Colligis subit des dégradations. La nef, qui datait de 1787, est restaurée en 1876 et l'église dotée d'une nouvelle cloche en 1872.
Au tout début du XXe siècle, les villages de Colligis et de Crandelain présentaient des maisons bourgeoises appelées vendangeoirs. Les 49 habitations, dont l´orientation divergeait selon leur emplacement, donnant au village un aspect désordonné.

A la suite de leur défaite lors de la Bataille de la Marne, les Allemands s'installent dans la vallée de l´Ailette dès le et Crandelain, déjà victime de bombardements et dont les habitants s'étaient réfugiés dans la carrière de Colligis, est évacué le vers Barenton-Bugny,. Le même jour, l´état-major de division du général Kühn s'installe au château de Laminière. Les hommes de Colligis sont évacués vers Laon, d'où ils pourront revenir en 1915, et les femmes sont employées dans l'hôpital de campagne allemand installé en mairie.
Début 1917, les Allemands fortifient leurs positions. Les habitants de Colligis sont évacués vers Liesse puis la Belgique au milieu du mois de mars, et une fois maître de la vallée, l'armée allemande aménage la carrière afin d´assurer une guerre de position. Les villages subissent des bombardements intenses en vue de l’offensive Nivelle.
Les deux villages sont libérés le .
La commune se trouve sur la ligne de front de la bataille du Chemin des Dames de 1917.

À la fin de la guerre, les villages de Colligis et de Crandelain-et-Malval sont considérés comme détruits et sont décorés de la Croix de guerre 1914-1918, le . L’État classe en 1922 41 % de la superficie de de Crandelain-et-Malval en zone Rouge, soit 171 hectares sur 415, et décide, par un décret du , l'absorption par la commune de Colligis de celle de Crandelain-et-Malval. L'ensemble ainsi formé prend le nom de et prend son nom actuel de Colligis-Crandelain.
Le nombre d'habitants, qui était en 1911 de 147 à Crandelain et de 160 à Colliges, chute respectivement à 30 et 85 après la guerre. Néanmoins, les habitants engagent la remise en état de Colligis, moins détruit que Crandelain. Une coopérative de reconstruction est constituée entre les propriétaires de Crandelain, Colligis, et Pancy. Les travaux débutent en 1921 pour s´achever dix ans plus tard, avec l'aide d'Haguenau, dont une rue de Colligis porte le nom en remerciement, et du département du Puy-de-Dôme, dans le cadre de l'adoption des communes dévastées par les régions non sinistrées. Le plan d´alignement de Colligis établi en maintenait l'emplacement ancien des bâtiments communaux : la poste était située au bas de la rue des Carrières, alors que la mairie bordait la rue, faisant face à l'église. La chiffre de la population remonte lentement, atteignant 50 à Crandelain et 130 à Colligies en 1931.
Le projet de reconstruction de l'église de Colligis n'est élaboré qu´en , et est accepté en mars de l'année suivante. Les travaux commencent en sous la direction de l´architecte soissonnais Chaleil à un emplacement légèrement différent de celui de l'édifice précédent, et marquent l'achèvement de la reconstruction du village. L´édifice est bénit par Ernest Mennechet, évêque de Soissons, le .
La ferme de Malval, située initialement sur le territoire de Crandelain-et-Malval, est reconstruite après la guerre au bord de la RD18 CD et se situe désormais sur le territoire de Braye-en-Laonnois.
Des groupes de résistants agissent à Colligis-Crandelain.
La commune se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Craonne. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Laon-2.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Aisne depuis le dernier découpage électoral de 2010.
Colligis-Crandelain est membre de la communauté d'agglomération du Pays de Laon, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1992 sous le statut de communauté de communes et transformé en communauté d'agglomération en 2014. La commune lui a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 207 habitants, en évolution de −16,53 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Les chiffres ci-dessus concernent, avant la fusion de 1923, uniquement le territoire de Colligis.
Avant d'être rattachée à Colligis, Crandelain-et-Malval était une commune indépendante avec sa propre démographie.
La commune compte deux lieux protégés au titre des monument historiques :
On peut également signaler :
| Blason | Parti : au 1er d'argent à deux épées de gueules passées en sautoir, surmontées d'une losange du même, soutenues du mont de trois coupeaux de sinople, ouvert du champ et mouvant de la pointe, au 2e d'azur à la crosse d'or et à la fleur de lys du même brochant sur la pointe de la crosse et à la rivière ondée en fasce d'argent brochante.
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|---|---|---|
| Détails | Le parti dextre concerne Colligis et le parti senestre Crandelain. Au 1er du parti, les deux épées rappellent les combats de 1914-1918. La losange est empruntée à la famille de Lespinay, originaire du Vermandois, seigneur de Colligis de 1750 jusqu'à la Révolution et qui portait : d'argent à trois losanges de gueules. Le mont ouvert du champ représente la carrière du mont de Colligis célèbre pour son banc de calcaire grossier exploité dès le haut Moyen Âge. Au 2e du parti, la crosse fait référence à l'abbaye Saint-Jean de Laon, propriétaire du village jusqu'à la Révolution et qui portait : d'azur à une crosse d'or posée en pal, cantonnée de quatre fleurs de lys du même et chargée sur le fut de deux autres fleurs de lys aussi d'or brochant sur le tout. La fasce ondée représente la rivière Ailette qui traverse la commune. Blason adopté par la municipalité en 1931. |