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De Ondergedoken Camera (littéralement : Lappareil photo clandestin, anciennement Nederland Archief voor film en foto ) est un groupe de photographes d'Amsterdam engagés dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont pour objectif de documenter en photo la dernière année de l'occupation allemande des Pays-Bas afin de les transmettre aux alliés et d'en garder un témoignage pour l'avenir. Grâce à leur travail montrant la cruauté de la famine aux Pays-Bas durant l'hiver 1944-1945, le gouvernement néerlandais en exil a été convaincu de l'urgence de parachuter de l'aide alimentaire.
Lors du mardi fou, le mardi 5 septembre 1944, quand l'annonce prématurée de la libération de Breda déclenche des fêtes d'une part et la fuite de collaborateurs et d'allemands, d'autre part, le photographe Fritz Kahlenberg (nl), un juif allemand réfugié aux Pays-Bas depuis 1933, et l'écrivain Tonny van Renterghem (nl) créent un groupe de photographes avec, pour objectif de documenter en photos la défaite de l'Allemagne nazie et la libération imminente d'Amsterdam et en garder un témoignage pour l'avenir. Pendant la guerre, le groupe opère sous la dénomination neutre de Nederland Archief (Archives néerlandaises). Il prend plus tard le nom De Onderdoken Camera (l'appareil photo clandestin), d'après le nom de la première exposition consacrée à leur travail immédiatement après la guerre,.
Le groupe opère depuis le bastion de la résistance situé au 36, Michelangelostraat, dans Amsterdam-Sud. Il comprend à la fois des photographes professionnels et amateurs, des hommes comme des femmes. Prendre des photos en public est alors interdit et passible de la peine de mort, ils travaillent dans des conditions périlleuses. Pour leur propre sécurité, ils travaillent indépendamment les uns des autres et ne se connaissent pas par leurs vrais noms,,.
Malgré d'importantes difficultés matérielles, telles que la difficulté de trouver du matériel, la mauvaise qualité de celui-ci et un accès limité à l'électricité – qui nécessite l'utilisation de lampes à carbure et la mise en place d'une chambre noire centrale –, ils réussissent à prendre des milliers de photographies.

Les caméras sont souvent dissimulées sous le manteau ou dans des sacs ou des porte-documents avec un trou pour l'objectif. Les appareils photo Rolleiflex sont souvent utilisés car leur viseur sur le dessus facilite la prise de vue discrète à hauteur de hanche,.
Les photographies témoignent de la réalité de la dernière année de guerre et d'occupation allemande et montrent les souffrances des gens ordinaires. Durant l'hiver 1944-1945, les Pays-Bas subissent une famine qui provoque la mort de 20 à 30 000 personnes. Cette tragédie est très présente dans les photos du groupe. Les photographes ont aussi pour mission d'informer le gouvernement néerlandais en exil à Londres. Grâce eux, il a été convaincu de la nécessité des parachutages alimentaires,,,,
Un certain nombre des membres du groupe, hommes et femmes, deviennent des photographes de renom après la guerre.
Les membres du groupe réalisent des milliers de photographies, dont certaines sont exposées immédiatement après la libération, du 4 au 21 juin 1945, dans le studio de Marius Meijboom (nl) sur le Keizersgracht sous le titre De Ondergedoken Camera. C’est de cette exposition que le groupe de résistance d’Amsterdam tire son nom.

En 1946, l'exposition est présentée dans des villes à travers les Pays-Bas. En 1947, l'exposition Amsterdam tijdens de Hongerwinter présente des photographies du groupe prises pendant la famine aux Pays-Bas en 1944.
L'année 2025 est à la fois le 750e anniversaire d'Amsterdam et le 80e anniversaire de sa libération. Plusieurs événements concernant le groupe De Ondergedoken Camera et leurs photos ont lieu cette année là.
(nl) Erik Somers et René Kok, De Ondergedoken Camera. Het laatste oorlogsjaar. Amsterdam 1944-1945, WBooks, , 256 p. (ISBN 9789462586857)