Règlement sur les services numériques

Règlement (UE) 2022/2065 relatif à un marché unique des services numériques

Règlement sur les services numériques
Présentation
Titre Règlement (UE) 2022/2065 relatif à un marché unique des services numériques
Sigle DSA
Organisation internationale Drapeau de l’Union européenne Union européenne
Territoire d'application UE et EEE
Type Règlement de l'Union européenne
Branche Droit de l'Union européenne
Droit pour Internet
Adoption et entrée en vigueur
Adoption
Publication (JOUE)
Entrée en vigueur

Lire en ligne

Règlement (UE) 2022/2065 sur EUR-Lex

Le règlement (UE) 2022/2065 relatif à un marché unique des services numériques, dit règlement sur les services numériques (RSN) (ou DSA pour en anglais « Digital Services Act »), est un règlement européen adopté le . Il est le règlement « frère » du règlement sur les marchés numériques (Digital Markets Act) présenté à la même date aux instances législatives européennes par la Commission. Il vise à lutter contre la propagation de contenu illicite en ligne.

Le règlement s'applique aux « très grandes plateformes » du numérique dès le puis à tous les acteurs du numérique à partir du .

Histoire

La législation sur les services numériques a été proposée par la Commission européenne en , en même temps que la législation sur les marchés numériques. Toutes deux ont été élaborées par Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission européenne chargée de promouvoir une Europe adaptée à l’âge numérique et par Thierry Breton, commissaire européen chargé du Marché intérieur, deux membres de la commission von der Leyen II.

Elle est adoptée par la neuvième législature du Parlement européen et le Conseil européen le . Certains articles sont applicables à partir du . Les « très grandes plateformes » en ligne et moteurs de recherche comme Facebook, Wikipédia ou Google Search sont invités à le suivre dès le . Puis, à partir du , elle s'applique à tous les acteurs du numérique.

L’administration Trump s’oppose vigoureusement à sa mise en œuvre, allant jusqu’à bannir l’ex-commissaire européen d’entrée sur son sol national et à geler les avoirs qu’il détient sur son territoire.

Objectifs

Son objectif est de mettre à jour le cadre juridique de l'Union européenne, notamment en modernisant la directive sur le commerce électronique adoptée en 2000 transposée en droit français sous le vocable loi pour la confiance dans l'économie numérique, un texte qui permettait de réguler l’intelligence artificielle, la monnaie et les plateformes numériques afin de permettre à des acteurs d'innover et de se développer et de permettre une meilleure sécurité des internautes.

Le règlement sur les services numériques se décrit comme « établissant des règles harmonisées pour un environnement en ligne sûr, prévisible et fiable qui facilite l’innovation et dans lequel les droits fondamentaux consacrés par la Charte, y compris le principe de protection des consommateurs, sont efficacement protégés ».

En , la Commission européenne lance une consultation publique sur le paquet, ouverte jusqu'au ,.

En tant que candidate à la présidence de la Commission européenne, Ursula von der Leyen propose dans ses orientations politiques pour la prochaine Commission européenne une « nouvelle loi sur les services numériques ».

La législation sur les services numériques et la législation sur les marchés numériques sont les deux volets de réglementations de l’espace numérique européen. Leur analyse croisée apporte un éclairage pertinent sur la stratégie de la Commission.

Selon Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, « dans bien des cas, l’espace numérique est une zone de non-droit. Il s’agit pour l’Europe de reprendre la main sur les plateformes structurantes […] Le fil conducteur du DSA est simple : ce qui est autorisé offline doit l’être online, ce qui est interdit offline doit l’être online. Que l’on parle de contrefaçon, d’antisémitisme, de pédopornographie, de menaces de mort ou de vente de drogues, tous les contenus illégaux doivent être retirés. Les contenus haineux, l’amplification de la violence verbale et physique, la désinformation doivent être identifiés comme tels et traités en conséquence. Tout ce qui est interdit dans l'espace public sera aussi interdit dans l’espace online,. »

Acteurs visés par le règlement DSA

Le règlement DSA concerne tous les intermédiaires en ligne qui offrent leurs services (biens, contenus ou services) sur le marché européen, qu'ils soient établis dans l'Union européenne ou ailleurs. Sont notamment concernés :

Nouvelles obligations pour les sociétés de réseaux sociaux et de plateformes numériques

Le règlement sur les services numériques veut améliorer la modération sur les réseaux sociaux pour tout ce qui touche à la violence. Si la législation sur les services numériques, comme dans la législation précédente, maintient que les sociétés qui hébergent des données de tiers ne sont pas responsables de leur contenu à moins qu’elles sachent qu’il est illégal, le nouveau texte introduit de nouvelles obligations visant à obliger l'hébergeur à retirer un contenu déclaré comme illégal. Le nouveau texte permet également aux régulateurs de vérifier la façon dont fonctionnent les algorithmes, dont les décisions de retrait de contenus sont prises et dont les publicitaires ciblent les usagers. La plupart de ces mesures s’appliquent seulement aux plateformes qui ont plus de 45 millions d’usagers dans l’Union européenne. Parmi ces plateformes figurent : Facebook, YouTube, X/Twitter et TikTok. Les sociétés qui ne respecteraient pas ces obligations risquent une amende pouvant aller jusqu’à 6 % de leur chiffre d’affaires annuel.

Le , un accord provisoire est conclu entre le Conseil et le Parlement européen incorporant des nouvelles règles, dont notamment les plateformes et moteurs de recherche ayant plus de 45 millions d’utilisateurs actifs par mois dans l’Union européenne. En dessous du seuil, les micro et petites entreprises « seront exemptées de certaines nouvelles obligations » prévient le Conseil. Elle doit être approuvée par le Comité des représentants permanents, pour entrer en vigueur vingt jours après sa publication au Journal officiel de l'Union européenne.

Le règlement est adopté le et est publié au Journal officiel de l'Union européenne le . Les entreprises ont l'obligation de publier chaque semestre leur nombre d'utilisateurs à partir du , la législation entrant pleinement en vigueur le .

Désignation des très grandes plateformes en ligne

En application de l'article 24 (2) du règlement, les fournisseurs publient pour chaque plateforme en ligne ou chaque moteur de recherche en ligne, sur une page accessible au public, des informations relatives à la moyenne mensuelle des destinataires actifs du service dans l’Union, calculée sous forme de moyenne au cours des six derniers mois. La première publication était attendue pour le et doit se faire tous les six mois.

Les fournisseurs de plateformes en ligne ou de moteurs de recherche en ligne sont tenus de communiquer ces informations au coordinateur pour les services numériques de l’État membre de leur établissement et à la Commission européenne.

Après la publication des premiers éléments chiffrés, la Commission européenne par la voie de son porte-parole a critiqué le fait que certaines plateformes ne communiquaient pas un chiffre spécifique mais indiquaient exclusivement se situer ou non sous le seuil de 45 millions de bénéficiaires.

Sur la base des informations fournies, la Commission adopte ensuite une décision désignant comme une très grande plateforme en ligne ou un très grand moteur de recherche en ligne au sens du règlement la plateforme en ligne ou le moteur de recherche en ligne dont le nombre mensuel moyen de destinataires actifs du service est égal ou supérieur à 45 millions.

Auto-déclaration des plateformes et moteurs de recherche en ligne

En application de l'article 24(2) les plateformes en ligne et les moteurs de recherche en ligne ont publié les informations suivantes (en gras, les plateformes et moteurs qui ont déclaré plus de 45 millions de bénéficiaires) :

Nom de la plateforme Nombre de bénéficiaires déclarés au
2ememain.be 1 102 298
Adobe Behance 1 519 495
Adobe Creative Cloud Express 394 352
Adobe Lightroom 9 754 016
Adobe Photoshop Express 150 864
Adobe Stock 1 067 771
Apple iOS app store supérieur à 45 millions
Apple iPadOS app store inférieur à 45 millions
Apple macOS app store inférieur à 45 millions
Apple tvOS app store inférieur à 45 millions
Apple watchOS app store inférieur à 45 millions
Apple Book e-books inférieur à 45 millions
Apple Podcasts paid subscriptions inférieur à 45 millions
Airbnb 30,6 millions
AliExpress supérieur à 45 millions (sauf à n'inclure que les utilisateurs connectés)
Amazon supérieur à 45 millions
Autovit.ro 1 506 573
Backmarket inférieur à 45 millions
Bereal 18 millions
Bing 107 millions
Booking supérieur à 45 millions
Cdiscount 19,1 millions
Chrome Web Store 23 200 000
Dailymotion inférieur à 45 millions
Deezer inférieur à 45 millions
Depop inférieur à 45 millions
Doctolib inférieur à 45 millions
Discogs inférieur à 45 millions
Discord inférieur à 45 millions
DuckDuckGo 11 millions
eBay inférieur à 45 millions
Epic Games 21,3 millions
Facebook 255 millions
Expedia inférieur à 45 millions
FitBit Developer platform 500 000 bénéficiaires connectés

< 100 000 bénéficiaires non connectés

Fixly 488 647
Flipdish 1 million
Fortnite 16,3 millions
Free Now inférieur à 45 millions
Gameloop entre 850 000 et 1 050 000
Github 10 à 11 millions
Glassdoor 6 057 816
GoDaddy 6 917 265
GoFundMe inférieur à 45 millions
Google Flight 9 600 000 bénéficiaires connectés

2 500 000 bénéficiaires non connectés

Google Hotels 30 600 000 bénéficiaires connectés

8 300 000 bénéficiaires non connectés

Google Maps 278 600 000 bénéficiaires connectés

211 100 000 bénéficiaires non connectés

Google Play 274 600 000 bénéficiaires connectés

39 000 000 bénéficiaires non connectés

Google Search 332 000 000 bénéficiaires connectés

> 500 000 000 bénéficiaires non connectés

Google Shopping 74 900 000 bénéficiaires connectés

37 100 000 bénéficiaires non connectés

Google Things to Do 3 600 000 bénéficiaires connectés

900 000 bénéficiaires non connectés

Google Vacation Rentals 1 700 000 bénéficiaires connectés

500 000 bénéficiaires non connectés

Grindr inférieur à 45 millions
Immoweb inférieur à 45 millions
Instagram 250 millions
Kaggle 100 000 bénéficiaires connectés

500 000 bénéficiaires non connectés

L'Argus 3 336 000
Ladenzeile inférieur à 45 millions
LeBonCoin 26 616 000
Lego Ideas 812 470
LinkedIn 41 861 416 bénéficiaires connectés

122 054 946 bénéficiaires non connectés

Locasun 446 000
Meetic inférieur à 45 millions
Meilleurs Agents inférieur à 45 millions
Microsoft Apps Website Store inférieur à 45 millions
Microsoft Console Store inférieur à 45 millions
Microsoft PC App Store inférieur à 45 millions
Microsoft PC Games Store inférieur à 45 millions
Microsoft Xbox Website Store inférieur à 45 millions
Okcupid inférieur à 45 millions
Onlyfans inférieur à 45 millions
Otodom 3 703 132
Otto 37 600 590
Pinterest supérieur à 45 millions
Pornhub 33 millions
Prix.net inférieur à 45 millions
Pubg mobile 4 millions
Quora 36,4 millions
Rakuten inférieur à 45 millions
Reddit 10,2 millions
Roblox 25,2 millions
Se Loger inférieur à 45 millions
Seznam 16 millions
Shopify inférieur à 45 millions
Showroomprivé inférieur à 45 millions
Skyscanner 33 999 923
Snap 96,8 millions
Spotify inférieur à 45 millions
StackOverFlow inférieur à 12 millions
Stack Echange 30 267
Taskrabbit inférieur à 45 millions
Telegram 38,5 millions
Tenor < 100 000 bénéficiaires connectés

4 700 000 bénéficiaires non connectés

Ticketmaster 30 236 875
TicketSwap inférieur à 45 millions
TikTok 150 millions dans 32 pays européens

125 millions au sein de l'Union européenne

Tinder inférieur à 45 millions
TheFork inférieur à 45 millions
Tripadvisor inférieur à 45 millions
Twitter 100,9 millions
Uber inférieur à 45 millions
Viber inférieur à 45 millions
Vinted 37,4 millions
Vsco 4 002 693
Wattpad inférieur à 7 millions
Waze 40 200 000
Wikibooks 6 919 000
Wikidata 1 056 000
Wikimedia Commons 2 845 000
Wikinews 6 283 000
Wikipedia 151 556 000
Wikiquote 6 811 000
Wikisource 7 106 000
Wikispecies 29 000
Wikiversity 6 360 000
Wikivoyage 616 000
Wiktionary 8 955 000
Wix 1,3 million
Wolt inférieur à 10 millions
Youporn 7,3 millions
YouTube 401 700 000 bénéficiaires connectés

>500 000 000 bénéficiaires non connectés

Zalando 30,836 millions (83,341 millions for retail service and platform service)

Article 21 du Digital Services Act

L’article 21 du Digital Services Act (règlement (UE) 2022/2065) établit un cadre permettant aux utilisateurs des plateformes en ligne de résoudre leurs litiges via des organismes certifiés de règlement extrajudiciaire des litiges (REL). Cette disposition vise à offrir une alternative accessible aux procédures judiciaires pour des questions telles que la suppression de contenu, la suspension de compte ou les restrictions imposées par les plateformes.

Le Digital Services Act (DSA), adopté en 2022, s’inscrit dans l’effort de l’Union européenne pour moderniser la régulation des services numériques. L’article 21 s’insère dans le chapitre III du règlement, qui porte sur les obligations des plateformes et la protection des utilisateurs.

En vertu de l’article 21, les fournisseurs de services intermédiaires, notamment les très grandes plateformes en ligne (VLOPs[Quoi ?]) et les très grands moteurs de recherche en ligne (VLOSEs[Quoi ?]), doivent informer les utilisateurs de leur droit de soumettre des litiges à des organismes de REL certifiés. Ce mécanisme vient compléter l’article 20, qui encadre les procédures internes de traitement des réclamations sur les plateformes.

La certification et la supervision des organismes de REL relèvent de la compétence des coordinateurs nationaux pour les services numériques, désignés par chaque État membre de l’UE. Ces organismes doivent répondre à des critères définis dans le règlement, notamment l’indépendance, l’impartialité, la transparence, l’accessibilité et une expertise pertinente en matière de litiges en ligne.

Les utilisateurs peuvent saisir un organisme de REL sans devoir engager d’abord une action en justice. Bien que la participation des plateformes soit volontaire, une coopération de bonne foi est attendue. Les organismes de REL émettent des recommandations qui, bien qu’elles ne soient pas juridiquement contraignantes, doivent être reconnues par les plateformes.

Ce dispositif vise à renforcer la protection des droits des utilisateurs tout en favorisant la responsabilisation des plateformes numériques dans l’écosystème européen.

Article 49 du Digital Services Act : institution des coordinateurs pour les services numériques (CSN)

Cet article impose à chaque État membre de désigner une autorité compétente en tant que coordinateur pour les services numériques (CSN) afin d’assurer la surveillance et la mise en œuvre du règlement au niveau national. En France, la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique désigne l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) en qualité de coordinateur pour les services numériques en France. Les coordinateurs sont chargés de veiller au respect du DSA, de coordonner les actions nationales, de recevoir et traiter les plaintes, et de représenter leur pays au sein du Comité européen des services numériques. Le rôle et les missions précises des coordinateurs pour les services numériques sont également détaillés dans les articles 61 à 63 du DSA, concernant notamment le Comité européen des services numériques et ses travaux.

Organismes de règlement extrajudiciaire des litiges certifiés

L'article 21 du règlement sur les services numériques permet aux utilisateurs de résoudre des litiges avec des plateformes en ligne par le biais d'organismes de règlement extrajudiciaire des litiges (ODS) certifiés. Ces entités doivent respecter des normes d'impartialité, d'indépendance et de transparence, et sont désignées par les coordinateurs nationaux des services numériques dans les États membres de l'UE.

En , les organismes ODS suivants ont été certifiés :

La Commission européenne tient à jour une liste complète et actualisée des organismes ODS certifiés.

Coordinateurs pour les services numériques (CSN)

Rôle et responsabilités

Les responsabilités des CSN sont les suivantes :

Liste des coordinateurs nationaux

La commission européenne tient à jour une liste des CSN.

Les principaux CSN sont les suivants :

Limites du règlement

Apple

Avec l'application du DMA, Apple va se voir obligé de se conformer à ce règlement en Europe pour son magasin d'application. Celui-ci permet à Apple de fonctionner en vase clos sur ses appareils, seules les applications validées par Apple sont présentes (moyennant paiement d'une commission de 30 %). Avec le DMA, Apple devra ouvrir ses iPhone à des magasins d'application tiers. La réponse d'Apple, au nom de la sécurité de ses appareils, est de valider préalablement les magasins d'applications qui seront acceptés sur ses iPhones. De la même manière, Apple va valider chaque application des magasins tiers individuellement.

Par ailleurs, Apple va mettre en place une barrière financière : tout développeur d'application voulant passer par un magasin d'applications externes devra produire une lettre de crédit d'un million d'euros, d'un établissement financier de premier plan. De plus une taxe de 0,50 € par téléchargement d'une application sera appliquée par Apple pour tout premier nouveau téléchargement sur un magasin d'application tiers, ce qui va défavoriser les applications gratuites au grand nombre de téléchargements.

Pour l'utilisateur d'un iPhone, celui-ci devra valider le fait de passer par un magasin d'applications tiers, puis valider manuellement le téléchargement d'une application étrangère à l'App Store. L'installation en plusieurs étapes d'une application, avec éventuellement un message d'alerte sur le risque de sécurité d'utiliser un magasin tiers risque à l'usage de décourager une bonne partie des utilisateurs. Par cette mise en œuvre du DMA, Apple cherche à tester les limites de la nouvelle régulation.

Investigations

Le , la Commission européenne ouvre une procédure formelle d’infraction visant le média social X, mieux connu sous le nom de Twitter, pour investiguer sur la possibilité de manquements de modération de contenu et de transparence attendus par le règlement sur les services numériques.

Le , une procédure est ouverte contre TikTok afin d'assurer que ce réseau social respecte le règlement, en particulier la protection des mineurs, la transparence de la publicité, l’ouverture des données à la recherche, et les risques liés à la conception addictive et aux contenus dangereux. Cela fait suite à une enquête de l'ONG AI Forensics, avec les ONG Amnesty International et l’Algorithmic Transparency Institute, qui avait alerté sur l'impact de la page « Pour vous » sur la santé mentale des enfants et jeunes adultes, et expose ceux qui ont des problèmes de santé mentale à des risques importants allant jusqu'au suicide.

Le , une enquête est ouverte par la Commission européenne contre quatre sites web pornographiques, Pornhub, Stripchat, XNXX et XVideos, pour ne pas avoir mis en place de moyen approprié pour s'assurer que les personnes qui les visitent sont majeures. Ils encourent une amende d'un montant allant jusqu'à 6 % de leur chiffre d'affaires mondial, et dans le cas de récidive une interdiction en Union européenne.

Notion d'harmonisation

En , Thierry Breton envoie un courrier à la ministre française de l'Europe et des affaires étrangères Catherine Colonna où il s'inquiète de l'impact des lois influenceurs de et celle sur la majorité numérique à 15 ans et la lutte contre la haine en ligne de , qui empêcheraient d'appliquer le règlement, violeraient le principe du pays d'origine, et sans attendre le délai d'examen de trois mois par la Commission européenne et les pays européens. Il demande donc leur abrogation.

En 2025, la portée du règlement semble également questionnée par les prises de position politiques d'un dirigeant de très grande plateforme numérique non européenne. Cela pose notamment la question de savoir si ce qui est interdit par le droit national est également interdit par le droit européen.

Application en droit français : compétences accrues de l'ARCOM

La loi visant à sécuriser et réguler l'espace numérique (SREN) du a notamment intégré certaines dispositions du DSA : elle élargit les compétences de l'ARCOM en la désignant responsable de la surveillance et de l'exécution du DSA en France, en tant que coordinateur pour les services numériques. Elle attribue des pouvoirs renforcés à l'ARCOM sur les contenus en ligne.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Digital Services Act » (voir la liste des auteurs).
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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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