| Évêque d'Ely | |
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| Évêque de Chester | |
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| Master of Peterhouse | |
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Benjamin Keene (en) |
Edmund Keene, né en 1714 à King's Lynn et mort le 6 juillet 1781 à Londres, est un ecclésiastique et universitaire anglais.
Il a été maître de Peterhouse, à Cambridge, puis a servi successivement comme évêque de Chester et comme évêque d'Ely.
Edmund Keene est né à King's Lynn, dans le Norfolk, en 1714. Il est le deuxième fils survivant de Charles Keene (1675–?) et de Susan Rolfe (?–1753). Frère cadet du diplomate Benjamin Keene, il est issu d'une famille d'amis proches de Robert Walpole, Premier ministre britannique de 1721 à 1742. Cette relation lui permet d'obtenir une série de postes lucratifs au début de sa carrière, mais c'est sa relation avec le successeur de Walpole, Thomas Pelham-Holles, 1er duc de Newcastle, qui s'avère la plus bénéfique.
Son père et son oncle Benjamin seront tous deux maires de King's Lynn, tout comme son grand-père Edmund Rolfe (1640-1726). De plus, Rolfe est agent électoral de Robert Walpole, ce qui favorise la carrière de Benjamin et d'Edmund.
En mai 1752, il épouse Mary Andrewes (1725–1776), fille unique d'un riche marchand londonien. Le couple aura une fille et un fils, Benjamin , député de Cambridge de 1775 à 1784.
Grâce à l'influence de Robert Walpole, il fait ses études à la Charterhouse School, puis est admis au Gonville and Caius College de Cambridge en 1730. Il obtient sa licence (BA) en janvier 1734 et sa maîtrise (MA) en 1737, après avoir été admis à Oxford le 14 juillet 1735. De la Saint-Michel 1730 à l'Annonciation 1734, il est boursier du Caius College, et de la Saint-Michel 1736 à la même date en 1739, il en est l'un des jeunes membres. En août 1739, il devient membre de Peterhouse, à Cambridge, et est nommé maître de Peterhouse le 31 décembre 1748.
Durant les deux années universitaires s'achevant en novembre 1751, il est vice-chancelier réformateur de l'université ; un code de règlements, proposé au sénat universitaire le 11 mai 1750, est par la suite adopté et suscite une Lettre occasionnelle au Dr Keene, ainsi que d'autres pamphlets. Ordonné diacre le 18 juillet 1736, il exerce, de 1740 à 1770, la cure de Stanhope, dans le comté de Durham. Il fait des travaux d'amélioration et d'agrandissement de la maison et des jardins. Le 22 mars 1752, il est consacré évêque de Chester dans la chapelle d'Ely House, mais il ne démissionne de la direction de son collège qu'en 1754. À Chester, il fait reconstruire le palais épiscopal ; en décembre 1764, George Grenville lui propose d'accepter un transfert à l'archidiocèse d'Armagh, mais Keene maintient sa position pour le diocèse d'Ely.
Le 22 janvier 1771, il est confirmé comme évêque d'Ely. En 1772, il obtient une loi du Parlement l'autorisant à aliéner de l'évêché l'ancien palais épiscopal de Holborn et à acquérir la pleine propriété d'une maison située à Dover Street (en), dans le quartier de Piccadilly à Londres ; cette maison est construite par ses soins vers 1776. Il fait également reconstruire la majeure partie du palais d'Ely et y fait installer une galerie de portraits des évêques depuis la Réforme. Nombre de ses nominations à des bénéfices ecclésiastiques lui valent honneur, et lorsqu'aucun curé n'est en poste, il se réserve le droit de nommer des vicaires. Cependant, il n'est pas épargné par des critiques acerbes, et les épigrammes de Thomas Gray sont particulièrement sévères. Il meurt à Ely House, à Dover Street, à Londres, le 6 juillet 1781 et, selon son souhait, est inhumé dans la chapelle Ouest de la cathédrale d'Ely, avec une courte épitaphe rédigée par lui-même : « This marble and the Inscription were placed here by the direction of Bishop Keen who in his will expressly forbad any other monument being erected to his memory. »
Keene est prédicateur de choix à la chapelle de Whitehall en 1738 et publie cinq sermons. Il est l'auteur d'une traduction du premier livre de Théocrite, « par un gentilhomme », insérée dans les Poèmes de John Whalley (1745, pp. 133-149). L'édition originale d'Ely de Bentham lui est dédiée et comporte en préface une planche à son effigie.