| Famille de Colbert | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'or, à une couleuvre ondoyante d'azur en pal | |
|---|---|---|
| Devise | Servat et abstinet | |
| Lignées | Reims Troyes |
|
| Branches | de Seignelay de Chabanais de Turgis et du Cannet de Croissy de Maulévrier |
|
| Origine | ||
| Pays | France | |
| Demeures | Château Colbert (Monéteau) | |
| Charges | Intendant des finances Président à mortier au parlement de Paris |
|
| Fonctions ecclésiastiques | Archevêque de Rouen Archevêque de Toulouse Évêques de Luçon, d'Auxerre, de Mâcon, de Montauban |
|
| Récompenses civiles | Ordre du Saint-Esprit | |
| modifier |
||
La famille de Colbert est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Reims (Marne). Issue de marchands et banquiers installés à Reims et à Troyes au XVIe siècle, cette famille forma plusieurs branches qui accédèrent successivement à la noblesse au cours du XVIIe siècle. La lignée de Troyes, lignée cadette et seule branche aujourd'hui subsistante, a été anoblie la première en 1603 par l'achat d'une charge de Conseiller Secrétaire du Roi.
À la suite de Jean-Baptiste Colbert, conseiller de Mazarin qui, à la mort du cardinal, entra au service de Louis XIV pour devenir son ministre, la famille Colbert sut tirer les bénéfices de l'ascension sociale de cette charge et faire accéder ses membres aux plus hautes charges et fonctions du royaume.
Outre le célèbre ministre, la famille Colbert a donné de nombreux dignitaires au royaume de France, ministres, évêques, et officiers généraux, de la seconde moitié du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle. De Louis XIV à la Révolution française, elle a ainsi appartenu à la haute noblesse du pays.
Le premier Colbert connu,, Jehan Colbert, entrepreneur en maçonnerie à Reims, marié en 1492 avec Marie Thuillier, fut père de :
Jehan Colbert et Marie Bachelier eurent pour fils :
Nicolas Colbert de Vandières et Marie Pussort furent parents de :
La descendance en ligne masculine de Nicolas Colbert de Vandières s'est éteinte au décès de son descendant Édouard René Olivier Victurnien de Colbert Maulévrier, en 1891.
Jean-Baptiste Michel Colbert (Troyes, - Paris, ), seigneur de Saint-Pouange et de Villacerf, maître des requêtes au Conseil d'État, conseiller d'État (1631), intendant de Lorraine et Barrois (1657-1661), puis de Picardie et d'Artois (1661), et Claude (« Claudine ») Le Tellier (° 1604 - † ), fille de Michel II Le Tellier (° 1575 - † ), seigneur de Chaville et de Villacoublay, magistrat financier, conseiller du Roi en la cour des aides de Paris, eurent pour fils puiné Gilbert Colbert de Saint-Pouange.
Cette branche est issue de Nicolas Colbert (1612-1688), seigneur de Turgis. Son petit fils, Michel de Colbert (1702-1774), aussi seigneur de Turgis, chef d'escadre des armées navales, épousa en 1754 Françoise Élisabeth de Rascas, unique enfant de Pierre Honoré Louis de Rascas († au Cannet le 26 avril 1771), que Louis XV avait fait marquis du Cannet par lettres données en 1749. Leur fils, Étienne Édouard Louis de Colbert (1759-1853), fut, à son tour, marquis du Cannet. Les descendants de ce dernier sont, en ligne masculine, les seuls représentants de la famille au XXIe siècle.
La famille Colbert fut admise aux honneurs de la Cour à de multiples reprises au XVIIIe siècle. Le généalogiste des ordres du Roi, Bernard Chérin, réputé pour sa rigueur, put écrire à cette occasion : "Le nom de Colbert s'est rendu recommandable par les services que les sujets qui l'ont porté ont rendus à l'Église et à l'État, dans le ministère, dans les négociations et dans les armes" .
La famille de Colbert a été admise à l'Association d'Entraide de la Noblesse Française en 1937, pour la branche du Cannet. La branche de Chabanais y a été admise en 1948.
| Figure | Blasonnement |
| Armes de la famille Colbert
D'or, à une couleuvre ondoyante en pal d'azur., | |
| Antoine Martin Colbert de Seignelay (1659-1689),
De Colbert, au chef de gueules chargé d'une croix d'argent. | |
| François Édouard Henri René Colbert (° - Maulévrier † ), marquis de Maulévrier, sous-lieutenant des gendarmes anglais
Écartelé : aux 1 et 4, d'azur, à trois fleurs-de-lis d'argent, au chef d'or (d'Estaing) ; aux 2 et 3, d'argent, au sautoir de gueules denché de sable (de Froulay). Sur le tout d'or à une couleuvre ondoyant en pal d'azur (Colbert).
| |
| Jean-Baptiste-Michel Colbert de Saint-Pouange (1640-1710), évêque nommé de Lavaur (1673), puis évêque de Montauban (1674-1687), puis archevêque de Toulouse (1693-1710),
D'or, à la couleuvre d'azur, passée d'argent. | |
| Jacques Nicolas Colbert (1655-1707), archevêque de Rouen et primat de Normandie, archevêque de Carthage, abbé du Bec-Hellouin, membre de l'Académie française
D'or, à la bisse d'azur, posée en pal et ondoyante. | |
| Jean-Baptiste Joachim Colbert (1703-1777), fils de Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy (1665-1746), lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Crécy-en-Brie et capitaine des gardes de la Porte du Roi | |
| Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais ( - Paris ✝ - Cacabelos), Général de brigade (), 1er baron de Colbert et de l'Empire (), membre de la Légion d'honneur (19 frimaire an XII), chevalier de l'ordre de la Couronne de fer,
D'or; à la couleuvre d'azur, franc-quartier des barons militaires.,, | |
Pierre David "Edouard" de Colbert-Chabanais (° - Paris † - Paris), général de division (), colonel du corps royal des lanciers de France (1814-1815), Baron Colbert et de l'Empire (titre accordé par décret du et lettres patentes du , signées à Ebersdorf), légionnaire (), puis, officier (), puis, commandant (), puis, grand officier (), puis, grand-croix de la Légion d'honneur (), Commandeur de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière (1810), appelé « comte » de Colbert-Chabanais à titre de courtoisie,
| |
| Alexandre-Louis-Gilbert Colbert, marquis de Chabanais (° - Paris † - Paris), Pair de France (baron-pair le ), chevalier de la Légion d'honneur ()
D'or, à une couleuvre ondoyante en pal d'azur. |
| Image | Armoiries |
|---|---|
| la commune de :
porte les « armes pleines » de la maison de Colbert. | |
| Blainville-sur-Orne (Calvados) :
Écartelé : au premier et au quatrième d'azur aux trois fleurs de lys d'or ordonnées en chevron contourné, au deuxième et au troisième de sinople au sautoir ondé enté d'argent chargé d'une bande soudée d'or et d'une barre du même, la barre brochant sur la bande : sur le tout d'argent à la bisse ondoyante de sinople posée en pal. | |
| Pincé (Sarthe) :
Écartelé : au premier de gueules à la bande de menu-vair à plomb accompagnée de deux étoiles d'or, au deuxième et au troisième d'or à la couleuvre d'azur ondoyante en pal. | |
| Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) porte :
Parti, au 1er, de gueules à la branche de châtaignier d'or garnie de ses fruits d'argent, au 2e, d'or à la couleuvre ondoyante d'azur en pal.
| |
| Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) porte :
Écartelé au 1er d'or, à deux tourteaux de gueules posées en pal qui est de Montesquiou d'Artagnan ; au 2e, de sable au chêne arraché d'or ; au 3e de sable au hibou d'or ; au 4e d'or, à la coulèvre tortillée d'azur posée en pal, qui est de Colbert ; sur le tout en abîme d'azur à trois fleurs de lis d'or. | |
| Sceaux (Hauts-de-Seine) porte :
Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton péri de gueules posé en barre, au second d'or à la couleuvre ondoyante d'azur posée en pal. | |
| Monéteau (Yonne) porte :
Tiercé en pairle : au premier de gueules à l'écusson parti d'or à une couleuvre ondoyante d'azur (Colbert) et assi d'azur à trois cailloux d'argent; au deuxième aussi d'azur à deux ponts, l'un d'or sur l'autre d'argent; au troisième d'argent au chêne arraché de sinople, au filet en pairle d'or brochant sur le tout. |
« Colbert (Ambroise), entra au service sous-lieutenant dans le 2e régiment de dragons, émigra en 1792, fut soldat dans un corps nommé Royal émigrant, se distingua particulièrement à la sortie de Menin, où il reçut plusieurs blessures, et est mort à la Martinique, laissant une famille nombreuse, sans avoir pu réclamer pour elle la récompense de services rendus à la cause royale. »
— Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy et Jacques Marquet de Norvins, baron de Montbreton, Biographie nouvelle des contemporains, ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers; précédée d'un tableau par ordre chronologique des époques célèbres et des événemens remarquables, tant en France qu'à l'étranger, depuis 1787 jusqu'à ce jour, et d'une table alphabétique des assemblées législatives, à partir de l'assemblée constituante jusqu'aux dernières chambres des pairs et des députés, vol. 4, Librairie historique, , 468 p. (lire en ligne), p. 465