| Golleville | |
L'église Saint-Martin. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Hubert Langlois 2026-2032 |
| Code postal | 50390 |
| Code commune | 50207 |
| Démographie | |
| Gentilé | Gollevillais |
| Population municipale |
163 hab. (2023 |
| Densité | 25 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 26′ 11″ nord, 1° 30′ 58″ ouest |
| Altitude | Min. 6 m Max. 45 m |
| Superficie | 6,46 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bricquebec-en-Cotentin |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Golleville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 163 habitants.
La commune est située au centre-sud de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 7 km au nord de Saint-Sauveur-le-Vicomte, à 11 km au sud-est de Bricquebec, à 11 km au sud de Valognes et à 16 km au sud-ouest de Montebourg.
Les communes limitrophes sont Biniville, Colomby, Magneville, Néhou et Sainte-Colombe.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Douve, le cours d'eau 01 de la commune de Colomby, le cours d'eau 01 de la Poissonnerie, le cours d'eau 01 de Sainte-Colombe, le cours d'eau 02 de la commune de Morville, le cours d'eau 02 de la Poissonnerie, le cours d'eau 05 du Coisel, la Perruque et la rivière de Sainte-Colombe,,.
La Douve, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Tollevast et se jette dans la baie de Seine à Carentan-les-Marais, après avoir traversé 28 communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 845 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 22 km à vol d'oiseau, est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le .
Au , Golleville est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,9 %), terres arables (31,2 %), zones agricoles hétérogènes (19,9 %).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le nom de la localité est attesté sous les formes Golavilla en 1217, Golevilla en 1220, Gollevilla sans date.
Le toponyme Golleville semble issu de l'anthroponyme anglo-scandinave Golle et de l'ancien français ville dans son sens originel « domaine rural ».
Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou.
Au Moyen Âge, les barons de Saint-Sauveur-le-Vicomte revendiquaient la possession de « toute la rivière d'Ouve, depuis la croix à la Postrerye près de la commune de Golleville, au-dessus de Néhou, jusqu'à Longraque [Longuerac], près des Moytiers (Les Moitiers-en-Bauptois). ».
En 1567, Guillaume Le Bas, fils de Jacques Le Bas et de Béatrix d'Anneville, écuyer, époux en secondes noces de noble dame Jeanne de Hennot, fille de Gaultier de Hennot et de Catherine Guiffard, est qualifié de seigneur du Quesne et Golleville.
En 1567, Pierres Carbonnel, écuyer, sieur du Mesnil est taxé pour ce fief de 60 solz dans le rôle du ban et d'arrière-ban de la vicomté de Coutances, effectué par Gilles Dancel lieutenant général du bailli de Cotentin les et . Le fief du Mesnil à Golleville, qui valait un huitième de fief de haubert et relevait du fief d'Olonde, avait une extension à Sainte-Colombe. Dans le même rôle : Jehan Loir, écuyer, sieur du Quesnay, est taxé de 10 livres. Le fief du Quesnay à Golleville, tenu du roi sous la vicomté de Saint-Sauveur-le-Vicomte, valait un sixième de fief de haubert, et, Guillaume Le Bas, écuyer, sieur de Golleville autrement dit du Quesne, est taxé de 40 solz. Le fief du Quesne à Golleville qui valait un quart de fief de haubert était tenu du roi sous la seigneurie d'Amfreville.
En 1698, Golleville a pour seigneur Guillaume Lebas.
Depuis la loi du , le conseil municipal de Golleville, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Une seule liste, menée par Hubert Langlois, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 59,29 %,. Hubert Langlois est réélu maire le .
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints.
Les habitants de la commune sont appelés les Gollevillais.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 163 habitants, en évolution de −6,32 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Golleville a compté jusqu'à 592 habitants en 1806.