Gustav Leonhardt

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Gustav Leonhardt
Description de cette image, également commentée ci-après
Gustav Leonhardt à la Cité de la musique (Paris), en 2008.
Naissance
's-Graveland (Pays-Bas)
Décès (à 83 ans)
Amsterdam (Pays-Bas)
Lieux de résidence Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Activité principale Claveciniste, organiste,
chef d'orchestre
Style
Activités annexes musicologue
Années d'activité 1950 - 2011
Collaborations Marie Leonhardt, Alfred Deller, Nikolaus Harnoncourt, Philippe Herreweghe, Lars Frydén, Sigiswald Kuijken, Sara Kuijken, Wieland Kuijken, Frans Brüggen, …
Maîtres Eduard Müller
Élèves voir Élèves illustres
Conjoint Marie Leonhardt
Récompenses voir Honneurs

Gustav Leonhardt, né le à 's-Graveland, et mort le à Amsterdam, est un claveciniste, organiste, chef de chœur et chef d'orchestre néerlandais.

Biographie

Gustav Leonhardt naît le à 's-Graveland et fait des études musicales dans son pays natal puis se perfectionne entre 1947 et 1950 à la Schola Cantorum Basiliensis de Bâle auprès d'Eduard Müller. Il débute professionnellement à Vienne en 1950 où il joue L'Art de la fugue de Bach et enregistre ses premiers disques. Il est nommé en 1952 professeur à l'académie nationale de Musique à Vienne. À la même période il rencontre Marie Amsler jeune violoniste suisse qui deviendra son épouse en 1954. En 1955, à Amsterdam, il enseigne au Conservatoire national. Il est aussi organiste titulaire à la Nieuwe Kerk de la ville après avoir longtemps été celui de la Waalse Kerk. Il fonde cette même année le Leonhardt-Consort (en), qui fit beaucoup pour le renouveau de la musique baroque. Il collabore également avec de nombreux musiciens comme Alfred Deller, Nikolaus Harnoncourt, enregistrant avec lui l'intégrale des cantates de Bach, Philippe Herreweghe, Lars Frydén, Sigiswald Kuijken, Sara Kuijken, Wieland Kuijken, Frans Brüggen, et autres.

En 1967, il tient le rôle de Jean-Sébastien Bach dans le film de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Chronique d'Anna Magdalena Bach. En 1970-71, il fonde, sur proposition de la Deutsche Harmonia Mundi, l'Orchestre de la Petite Bande, avec pour chef permanent attitré le violoniste Sigiswald Kuijken. En 1969, il obtient une chaire à l'université Harvard. Il donne environ une centaine de concerts par an, la plupart comme soliste (orgue, clavecin, clavicorde et claviorganum), et dirige des orchestres baroques. À partir de 1965, Leonhardt fait partie du jury du concours triennal international pour clavecin de Bruges, qui en 2010 a connu sa seizième édition. Il est le frère de la pianiste Trudelies Leonhardt.

Gustav Leonhardt est considéré comme une autorité intellectuelle et artistique sur la musique ancienne. En tant que musicologue, il a publié une étude sur L'Art de la fugue de Bach (1952/85), et édité les œuvres pour claviers de Sweelinck.

Le , Gustav Leonhardt met fin à sa carrière en raison de problèmes de santé, après un concert au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Il meurt des suites d'un cancer, le à Amsterdam, « la ville où il résidait avec son épouse, la violoniste Marie Leonhardt, dans une maison splendide de 1617, sur le Herengracht, où rien n'avait été modifié depuis 1750 et où trônait, dans une grande pièce donnant sur un jardin, sa collection d'instruments anciens ».

Honneurs

Élèves illustres

Gustav Leonhardt a formé des générations de clavecinistes et organistes tels que Bob van Asperen, Christopher Hogwood, Ton Koopman, Alan Curtis, Diane Bish, Pierre Hantaï, Eduardo López Banzo, Léon Berben, Geneviève Soly, Colin Tilney, Martha Cook, Denis Bédard, Dom André Laberge O.S.B., Carole Cerasi (master class), Jan Willem Jansen, Skip Sempé, Siebe Henstra, Menno van Delft, Élisabeth Joyé, Bernard Foccroulle, Ketil Haugsand, Michel Kiener, Francesco Cera, Marco Mencoboni, Domenico Morgante, Frank Agsteribbe, Hélène Clerc-Murgier et autres.

Discographie

Gustav Leonhardt a beaucoup enregistré, tour à tour en tant qu'organiste, claveciniste et chef d'orchestre. Sa discographie compte plus de 200 références, partagées entre les labels Vanguard, Das alte Werk (Teldec/Warner), Deutsche Harmonia Mundi (DHM), Seon (repris successivement par RCA puis par Sony), puis Philips et finalement Alpha. Citons aussi un récital Forqueray sur le clavecin Hemsch 1751 du Château de Flawinne, enregistré en pour le petit label russe Early Music Records (EMR), republié en France par le magazine Diapason en 2015 (Les indispensables no 67).

Clavecin : compositeurs

Clavecin : récitals

Orgue

Musique de chambre

Orchestre et direction

Cinéma

Écrits

Collection

Gustav Leonhardt résidait dans le Huis Bartolotti (de) (c.1617), maison des canaux historique au Herengracht à Amsterdam. En parallèle avec ses activités de musicien, il était collectionneur des arts décoratifs, des tableaux et gravures et des instruments de musique. En , sa collection de presque 300 lots était vendue aux enchères par Sotheby’s et ses instruments étaient vendus à quelques anciens élèves, dont Skip Sempé (copie du Vaudry et le « Lefebvre, 1755 » par Skowroneck) et Pierre Hantaï (copie du Mietke par William Dowd Paris 1984 / Bruce Kennedy 1994).

Instruments joués

Il est intéressant de retrouver, d'enregistrement en enregistrement, les mêmes instruments.

Clavecins

Gustav Leonhardt possède chez lui une collection d'instruments,,. « Douze, quinze, pas plus. J’ai aussi fait des échanges ; je gardais les meilleurs : 7 clavecins de factures et d'écoles diverses dont un seul ancien, un virginal, un clavicorde, un orgue Ch. Muller 1730 (jusqu'en 1998, un autre orgue de Ch. Muller disparu dans un incendie lors de sa restauration et divers instruments variés très nombreux : violes, violoncelles, violons (un Jakobus Stainer de 1676 à Marie Leonhardt), diverses flûtes anciennes... »

Allemands
Anglais
Français
Italiens
Flamands
Autres

Clavicorde, virginal, claviorganum

Pianoforte

Orgues

photo : orgue de Rysum
L'orgue de Rysum.
Allemagne
Autriche
Belgique
Danemark
photo : Orgue Dom Bedos
Orgue Dom Bédos (1748) de l'Abbatiale Sainte-Croix à Bordeaux.
France
Italie
Pays-Bas
Suisse

Notes et références

  1. 1 2 3 Jacques Drillon, « Avec Gustav Leonhardt, le «grand style» s'est éteint », Le Nouvel Observateur, 17 janvier 2012. (Lire en ligne).
  2. 1 2 (Leonhardt 1999), entretien avec G. Leonhardt sur J.-S. Bach. Il dit, au sujet de sa rencontre exceptionnelle avec Straub :« … enfin un réalisateur qui avait la même approche de Bach et le même respect que moi. »
  3. 1 2 3 Renaud Machart, « Gustav Leonhardt rejoint Bach au paradis » (avec une vidéo de son dernier concert), lemonde.fr, 18 janvier 2012. (Lire en ligne).
  4. ↑ Jacques Drillon, « Gustav Leonhardt met fin à sa carrière », nouvelobs.com, 13 décembre 2011. (Lire en ligne).
  5. ↑ Louis Couperin, « Déclaration de G. Leonhardt lors de la remise du prix Érasme en 1980 », sur www.clavecin-en-france.org. (Lire en ligne).
  6. ↑ (nl) « Koningin reikt Eremedaille in de Huisorde van Oranje uit aan Gustav Leonhardt, 22 mei 2009 » (Remise de la médaille d'honneur d'Orange par la Reine à G. Leonhardt, 22 mai 2009). (Lire en ligne).
  7. ↑ (en) « (9903) Leonhardt », dans Dictionary of Minor Planet Names, Springer, (ISBN 978-3-540-29925-7, DOI 10.1007/978-3-540-29925-7_7742, lire en ligne), p. 712–712
  8. ↑ « Gustav Leonhardt parachève sa légende », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ (en) « The Gustav Leonhardt Collection, Property from the Bartolotti House, Amsterdam », sur www.sothebys.com,
  10. ↑ diapasonmag.fr, « Skip Sempé : "Je rêve d'Orfeo, des Vêpres de Monteverdi avec d... - Diapason », sur www.diapasonmag.fr, (consulté le )
  11. ↑ « Marc Hantaï | Wunderkammern » (consulté le )
  12. ↑ Revue Barockmusik, « Hommage à Gustav Leonhardt », sur musebaroque.fr via Wikiwix.
  13. ↑ « En hommage à Gustav Leonhardt - ResMusica », sur ResMusica, (consulté le ).
  14. ↑ « "On n'enseigne pas la beauté" » Accès libre, sur nouvelobs.com, (consulté le ).
  15. ↑ Martin Skowroneck et Tilman Skowroneck, « 'The Harpsichord of Nicholas Lefebvre 1755' the Story of a Forgery without Intent to Defraud », The Galpin Society Journal, vol. 55,‎ , p. 4–161 (ISSN 0072-0127, DOI 10.2307/4149034, lire en ligne, consulté le )
  16. ↑ Écouter l'instrument joué par Norberto Broggini [vidéo] « Folías anonyme (Norberto Broggini, clavicorde) », sur YouTube
  17. ↑ Orgels van de Nieuwe Kerk (Amsterdam) (nl)

Voir aussi

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Bibliographie

Liens externes