Liste des personnages des Aventures de Tintin

La liste des personnages des Aventures de Tintin contient plus de trois cents noms (y compris ceux d'animaux). Certains sont récurrents, d'autres apparaissent seulement une fois ; ils tiennent souvent du calembour. Beaucoup de noms sont inspirés du parler bruxellois. On compte dans cette liste très peu de personnages féminins.

Les noms de personnages varient selon les langues, comme on peut le constater dans la liste des noms des personnages de Tintin en langues étrangères.

Univers

La série comprend 24 albums dont le premier, Tintin au pays des Soviets, est longtemps resté en dehors du catalogue des éditions Casterman, et le dernier, Tintin et l'Alph-Art, est laissé inachevé par la mort de l'auteur en 1983.

Au fil des aventures, Hergé introduit des éléments de cohérence entre ses albums afin de donner à son œuvre une « apparence massive, compacte et cohérente ». C'est ainsi qu'il prend l'habitude de convoquer dans chaque nouvelle aventure des personnages issus de précédentes histoires, à la manière de grands auteurs du XIXe siècle comme Honoré de Balzac,. Ce retour des personnages, inauguré dans Les Cigares du pharaon, culmine dans Coke en stock, l'aventure dans laquelle Hergé « va le plus dans la mise en scène de son propre univers ». Ainsi, le retour de mêmes personnages « offre au dessinateur à la fois le moyen de ne pas sombrer dans la redondance en créant de nouveaux personnages trop proches des anciens et celui d'affiner la psychologie des figures déjà existantes ».

Participation des principaux personnages récurrents aux différentes Aventures de Tintin
PS TC TA CP LB OC IN SO CO EM SL TR SB TS OR OL ML AT CS TT BC VS TP
Tintin
Milou
Dupond et Dupont
Capitaine Haddock
Nestor
Professeur Tournesol
Bianca Castafiore
Roberto Rastapopoulos
Allan Thompson
Oliveira da Figueira
Général Alcazar
Docteur Müller
Abdallah
Séraphin Lampion
Colonel Sponsz

Caractérisation des personnages

Ennemis de Tintin

Roberto Rastapopoulos incarne « le génie du mal » et l'ennemi le plus acharné de Tintin, mais son caractère diabolique n'apparaît pas immédiatement : dans Les Cigares du pharaon, Tintin lui-même est séduit par l'image respectable de ce milliardaire directeur d'une firme de cinéma, la Cosmos Pictures, et ce n'est qu'à la fin du Lotus bleu qu'il découvre que sous les traits de Rastapopoulos se cache le Grand Maître des trafiquants d'opium, société secrète placée sous le signe du pharaon Kih-Oskh,. Les membres de celle-ci constituent une véritable internationale du crime s'appuyant sur des figures qui n'ont de cesse de faire disparaître Tintin, comme le Japonais Mitsuhirato à Shanghai ou le marin véreux Allan Thompson. Quand tout le monde le croit mort, Rastapopoulos reparaît sous les traits du marquis di Gorgonzola dans Coke en stock, un trafiquant d'esclaves qui reçoit les plus grands noms de la jet set sur son yacht. Une nouvelle fois démasqué par Tintin, il revient sous sa véritable identité dans Vol 714 pour Sydney, pour tenter de s'emparer de la fortune du milliardaire Laszlo Carreidas.

Le docteur Müller est l'autre méchant récurrent de la série. Membre d'une bande de faux-monnayeurs dans L'Île Noire, lui aussi revient sous de fausses identités, d'abord sous les traits du professeur Smith dans Tintin au pays de l'or noir puis de Mull Pacha dans Coke en stock. Dans ces deux aventures, il se trouve à la solde du cheik Bab El Ehr qui cherche à renverser l'émir Ben Kalish Ezab.

Tintin affronte d'autres ennemis qui jurent de laver l'affront qu'il leur a fait subir. Le colonel Boris, aide de camp du roi de Syldavie Muskar XII et qui le trahit pour le compte de la Bordurie avant d'être démasqué par le héros dans Le Sceptre d'Ottokar, revient dans On a marché sur la Lune pour tenter de détourner la fusée au profit d'une puissance totalitaire. Le colonel Sponsz, chef de la police secrète bordure dans L'Affaire Tournesol, est aussi l'instigateur du complot qui vise à attirer Tintin et ses amis au San Theodoros dans Tintin et les Picaros.

Les ennemis de Tintin agissent le plus souvent en bande organisée. Le journaliste Hervé Gattegno relève la présence de sociétés secrètes dans 14 des 24 albums de la série, de sorte que « son créateur n'aura cessé de placer sur la route de Tintin des ligues de tueurs, bandes de faussaires et autres associations de malfaiteurs. Des internationales clandestines conçues comme autant d'hydres à têtes multiples dont le héros devra triompher plus d'une fois avant d'en venir à bout ». Dans Tintin au Congo, le jeune reporter affronte le sorcier de la tribu des Babaoro'm, membre de la secte des Aniotas, et déjoue les plans de l'émissaire d'Al Capone qui cherche à l'éliminer. C'est la mafia dirigée par le célèbre bandit que Tintin combat ensuite en Amérique. Tintin affronte ensuite des trafiquants d'opium dans Les Cigares du pharaon, Le Lotus bleu et Le Crabe aux pinces d'or, puis s'oppose à divers groupes comme les putschistes du Sceptre d'Ottokar et les négriers de Coke en stock en passant par les faux-monnayeurs de L'Île noire.

Recensement des personnages

Sommaire :

A

Fayçal II d'Irak enfant a inspiré le personnage d'Abdallah.

B

Il est le directeur du Centre de recherches atomiques de Sbrodj, en Syldavie, où se construit une fusée lunaire. Il supervise l'organisation de l'expédition lunaire. Très sérieux, consciencieux et calme, incarnation du devoir et de la rigueur, il a un sens retenu de l'humour. Il éprouve une sincère considération, voire de l'admiration (et même de l'envie) à l'égard de Tintin et du capitaine Haddock. Obsédé par l'espionnage et la sécurité, il les accueille d'abord avec une réserve certaine, admettant sans doute telle quelle la chaude recommandation de Tournesol à leur égard. Ce n'est vraiment que lorsque le capitaine sauve le professeur Tournesol (dont dépend la réussite du projet lunaire) de son amnésie qu'il se libère.
Durant le voyage vers la Lune, il est constamment présent dans la Station de Contrôle située au cœur de la base spatiale. Cela lui permet de suivre en temps réel le déroulement des opérations et d'avoir un contact permanent avec les membres de l'expédition, bien que ce soit Walther qui leur parle directement par radio. Cette permanence constante à la Station de Contrôle n'est toutefois pas une prouesse extraordinaire, car le vol Terre-Lune (comme celui du retour) est assez bref : du décollage (lancement) à l'alunissage, il ne dure guère qu'environ quatre heures. Il apparaît à de nombreuses reprises extrêmement angoissé par les péripéties vécues par l'équipage de la fusée. Lors du retour sur Terre de la fusée, il manque de peu de se faire griller (ou rôtir) par cette dernière. Il est l'un des premiers à pénétrer dans la fusée et à y trouver ses passagers inconscients.
Ce personnage évoque celui de J.-T. Maston, l'ingénieur secrétaire du Gun Club dans le diptyque littéraire lunaire De la Terre à la Lune-Autour de la Lune, de Jules Verne (1865-1869). Tous deux, restés sur Terre, sont réduits au rang de simples spectateurs de l'expédition lunaire qu'ils supervisent. Ils sont ainsi les miroirs des sentiments du lecteur, qui n'accompagnent pas non plus les héros de ces œuvres dans leur voyage sur la lune.
En Belgique, un baxter, du nom d'un laboratoire pharmaceutique qui le fabrique, est une « perfusion », c'est-à-dire une injection intraveineuse lente, encore appelée « goutte-à-goutte ».
Le marchand d'armes Basil Zaharoff a servi d'inspiration à Basil Bazaroff..
Abdelaziz ibn Saoud, fondateur de l'actuelle Arabie saoudite
Marocain, apparemment pieux (il va à la mosquée) et respectable, il est l'un des plus grands négociants de la ville de Bagghar au Maroc. Il est extrêmement fortuné et possède un grand palais, des chevaux, des voitures, un avion et beaucoup d'hectares de terre. Il est en réalité à la tête d'une organisation de trafic d'opium, la drogue étant transportée à bord d'insoupçonnables boîtes de crabe dont il est fournisseur. Son salon étant un des accès aux souterrains de la ville, repaire des trafiquants, Ben Salaad est finalement arrêté grâce à l'intervention de Tintin et surtout de Milou qui surgissent du passage secret. Tintin découvre alors à son cou une pince de crabe en or, ce qui confirme que c'est bien lui le chef de l'organisation.
Dans le film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne de Steven Spielberg, il est interprété par Gad Elmaleh.
L'égyptologue Jean Capart a servi de modèle pour le personnage d'Hippolyte Bergamotte.
Le poète espagnol Juan Ramón Jiménez inspirant le savant Bolero y Calamares.

C

C'est un homme très intègre, qui n'hésite pas à abandonner toute chance de prendre possession du métal pour sauver un navire en perdition, à la suite du faux SOS lancé par l'expédition concurrente. Homme de science, Calys s'oppose de par sa personnalité à Philippulus, prophète de la fin du monde (malgré une forte ressemblance physique). Pour Pierre-Louis Augereau, « Calys et Philippulus représenteraient donc le revers et l'avers d'une même médaille : celle de l'observation des astres, et plus précisément de ces étoiles mystérieuses que sont les comètes ». Comme d'autres savants apparaissant dans la série, il est déconnecté de la réalité. Par exemple, alors qu'il croit la fin du monde imminente, il se félicite d'être celui qui en aura déterminé l'heure exacte, déclarant au mépris de toute vraisemblance « Demain, je serai célèbre ! ». Puis, lorsqu'il découvre que son assistant s'est trompé dans ses calculs, il explose de rage et s'en prend à celui-ci. Il ne se réconforte que lorsqu'il découvre qu'un morceau de l'aérolithe est tombé près du pôle Nord.
Dans la première version du scénario d'Objectif Lune concoctée par Jacques Van Melkebeke et à Bernard Heuvelmans, le professeur Calys réapparaissait. Il secondait alors le professeur Tournesol pour son projet lunaire, basé au centre américain de Red Mills (« Moulin rouge »). Il jouait un rôle similaire à celui qui fut finalement alloué à Frank Wolff, puisqu'il trahissait son chef pour les beaux yeux de Rita Hayworth, actrice et danseuse américaine ayant réellement existé. Hergé ne garda de cette mouture que quelques idées et réalisa un scénario très différent.
Il est envisageable que pour le créer, Hergé se soit référé au véritable directeur de l'Observatoire royal de Belgique, à Uccle, Eugène Delporte. Celui-ci faisait lui aussi la chasse aux petits astéroïdes. Cependant, Calys n'a rien à voir physiquement avec lui, ayant le crâne dégarni et le profil en quartier de lune. D'ailleurs, en marollien, « kaal is » signifie « il est chauve », ce qui expliquerait l'origine de son nom. Cependant, vu sa passion pour la confiserie, il est aussi possible que son nom soit dérivé du bruxellois « caliche » = réglisse (cf. Ben Kalish Ezab).
Milliardaire que Tintin, le capitaine Haddock et le professeur Tournesol rencontrent par hasard lors d'une escale à l'aéroport de Djakarta. Puisque tous se rendent à Sydney, Carreidas leur propose de les prendre à bord de son jet privé pour la fin de leur voyage.
Maladif (il éternue et porte constamment une écharpe et un chapeau qui l'obsède), tricheur (lorsqu'il joue à la bataille navale contre le capitaine Haddock, il surveille son jeu grâce à une caméra cachée dans son jet), irrespectueux envers son personnel (qui complote contre lui), il ne montre pas une image positive du milliardaire. Ce qu'il veut, il l'a, ne serait-ce que pour montrer qu'il est le plus riche. Ainsi, lors d'une vente aux enchères, il n'hésite pas à vouloir souffler à son concurrent Onassis des Picasso, des Braque et des Renoir, à n'importe quel prix. Pourtant, ce compétiteur jaloux possède déjà tant d'œuvres d'art qu'il ne sait plus où les mettre. Ce qui ne l'empêche pas de se montrer avaricieux : il régale son entourage avec la bouteille familiale (plus économique) de Sani-Cola, marque de soda dont il est propriétaire. Allergique à tout son environnement et très soucieux de sa petite santé, il se plaint continuellement du moindre désagrément (fumée de tabac, tremblement de terre...). Particulièrement taciturne, il est surnommé « l'homme qui ne rit jamais », comme Buster Keaton[réf. nécessaire]. Ce trait de caractère disparaît curieusement au contact des amis de Tintin (capitaine Haddock et Tournesol).
Le sérum de vérité administré par le docteur Krollspell révèle que sa cupidité remonte à sa plus tendre enfance. Il se lance même avec Roberto Rastapopoulos, involontairement piqué au sérum par le docteur, à un concours grotesque visant à revendiquer le titre de "génie du mal". Le milliardaire parle alors de son grand-père maternel, un Arménien qui était « sucreur de rahat-lokum à Erzeroum » (page 30), qui a échoué à l'influencer positivement. Dès l'âge de quatre ans, il commit ses premiers forfaits. Par exemple, il vola une bague de sa mère et fit accuser la servante, qui se fit congédier à tort, tandis qu'il riait sous cape. Et la liste de ses pitoyables méfaits aurait sans doute continué s'il n'avait pas été interrompu par l'intervention de Tintin.
Parmi les références possibles, le personnage s'inspirerait de Marcel Dassault, pour les avions, le style vestimentaire, les domaines d'activité et pour la scène initiale qui serait très similaire à un épisode de la vie de Dassault. D'ailleurs, pour l'édition de l'histoire en album, Casterman recommanda à Hergé de supprimer les mentions « cinéma et presse » présentes dans la liste des domaines d'activités de Carreidas, qu'il avait listées dans la version publiée en feuilleton. Cela avait pour but de ne pas trop rappeler Marcel Dassault. Le bédéiste obéit et les remplaça donc par « électronique »... ce qui ne changea rien au problème. Le premier à faire le rapprochement entre le magnat français et le personnage d'Hergé fut Philippe Bouvard dans le quotidien France-Soir. Aussi, l'entrepreneur s'était reconnu en ce personnage. Loin d'être vexé, il s'était au contraire réjoui d'apparaître dans un épisode de Tintin. Comme l'écrivit son biographe autorisé Claude Carlier, l'homme déclara en le découvrant « C'est bien moi ». Il aurait même adressé une lettre de félicitations au dessinateur.
Hergé se défendit de tout rapprochement et, comme c'est souvent le cas lorsqu'il crée des personnages, il ne se base pas que sur un seul modèle. On lui trouve également des similitudes avec Enzo Ferrari, surnommé « Il Commandatore », le même titre que celui par lequel le steward Gino s'adresse à son patron. Son caractère d'homme qui ne rit jamais serait emprunté à l'industriel américain Paul Getty. Quant à son hygiénisme obsessionnel, il serait inspiré de celui qui caractérisait Howard Hughes, autre constructeur d'avions.
Ce survivant des derniers Incas apparaît sur la scène d'un music-hall, comme partenaire du lanceur de poignards Ramon Zarate, alias le général Alcazar , mais cet emploi n'est qu'une couverture, car le véritable objectif de sa mission en Europe est la vengeance de la profanation de la sépulture de Rascar Capac par sept explorateurs ; pour cela, il doit les endormir à l'aide d'un gaz enfermé dans des boules de cristal, qu’il doit casser en leur présence. En fait, le véritable nom de Chiquito, qu'il ne porte que sur la scène, est Rupac Inca Huaco. Cet Inca prend tous les risques. Ainsi, il passe par un conduit de cheminée pour atteindre la chambre du professeur Hippolyte Bergamotte. En s'échappant, il est touché par la balle d'un policier et doit se réfugier dans un arbre où sa main laisse un empreinte sanglante. C'est de là qu'il aperçoit le professeur Tournesol portant un bracelet appartenant à la momie de Rascar Capac. Comme cet acte est sacrilège, il l'enlève. Après une chasse à l'homme, il parvient, aidé par des complices, à quitter l'Europe pour le Pérou, à bord du cargo Pachacamac, emportant Tournesol. Dans Le Temple du Soleil, Tintin le retrouve à bord du cargo ; Chiquito lui explique que Tournesol va être sacrifié, puis tente de le capturer, mais celui-ci s'échappe et se fait tirer dessus. On revoit plus tard Rupac Inca Huaco aux côtés de l'Inca, qu'il assiste comme grand prêtre, invoquant le dieu soleil pendant que le bûcher est allumé. Mais une éclipse, prédite par Tintin, interrompt la cérémonie. Les Incas effrayés gracient les condamnés. C'est Chiquito, lui-même, qui détruit les statuettes envoûtées des sept explorateurs, les libérant ainsi de la malédiction et de leur léthargie.

D

Dans Le Lotus Bleu, il est le chef de la police de la concession internationale de Shanghai et un ami de l'industriel Gibbons. Pour venger un affront que Tintin a causé à Gibbons, Dawson le fait emprisonner et rosser par trois solides policiers (qui n'y parviennent pas). Puis, après un accord passé avec les autorités japonaises, il fait arrêter Tintin, sur dénonciation de Gibbons, et le remet aux Japonais. Enfin, Mitsuhirato se servira d'une dette que Dawson a envers lui pour le pousser une nouvelle fois à arrêter Tintin, réfugié en territoire chinois. Dawson obtient un mandat d'arrêt auprès de ses collègues chinois et envoie les Dupondt procéder à l'arrestation, qui échouera. Essayant une nouvelle fois d'arrêter Tintin en vain lors de son retour en train à Shanghai, il ne peut que déplorer son impuissance face à l'énergie de Tintin.
Le personnage réapparaît en trafiquant d'armes dans Coke en stock, sous le nom de Dubreuil et pour le compte de Rastapopoulos. Il négocie d'abord avec le général Alcazar une transaction portant sur la vente d'avions de combat Mosquitos. Les Dupondt enquêtent sur lui avec leur efficacité habituelle et mettent involontairement Tintin sur sa piste. Tintin le prend en filature et découvre son dépôt situé dans les faubourgs. Dawson se montre furieux de revoir Tintin se mêler de ses affaires. C'est lui qui fait probablement placer une bombe, par l’intermédiaire de Walter, dans l'avion Wadesdah-Beyrouth emprunté par Tintin et le capitaine Haddock, venus aider l'émir. On apprend à la fin de l'album, par une coupure de journal, que ses activités criminelles sont finalement découvertes en même temps que le reste de l’organisation dirigée par Rastapopoulos.
Groupe d'individus portant des costumes des personnages de la série.
Cosplays des personnages de la série ; à droite les Dupondt.

E

F

G

Abbé du monastère de Khor-Biyong, où Tintin, Milou, le capitaine Haddock et Tharkey trouvent refuge après avoir survécu à une avalanche. Il surnomme Tintin « Cœur Pur », reprenant ainsi le surnom que lui a donné Foudre Bénie. Le capitaine est « Tonnerre Grondant ». Le Grand Précieux offre ensuite une écharpe de soie (khatag) à Tintin et le bénit pour la ferveur de son amitié, pour son audace et sa ténacité.

H

Journaliste interviewant l'émir Ben Kalish Ezab lors de son passage en Europe. Son entretien télévisé est alors perturbé par une farce d'Abdallah.

I

Avec ses disciples, il perpétue secrètement la tradition des Incas au sein du Temple du soleil qui se trouve au fin fond de la cordillère des Andes. Le « Noble fils du soleil » condamne à mort Tintin et le capitaine Haddock pour avoir commis le sacrilège de s'être introduit dans le temple. Puis il se montrera clément et même généreux avec eux après avoir vu Tintin « commander » le soleil.
Dans l'adaptation Tintin et le Temple du Soleil, il est le père d'une princesse nommée Maïta qui est amoureuse de Zorrino et qui souhaite le pardon aux protagonistes pour leur irruption.

J

Ami du professeur Fan Se-Yeng. Il organise une réception en son honneur. C'est en revenant de chez son hôte que le professeur est enlevé. En enquêtant sur sa disparition, Tintin se rend chez Liou Ju-lin qui lui apprend que le professeur a quitté la réception en compagnie de Rastapopoulos.

K

L

M

Ennemi de Tintin. Dans L'Île Noire, sous la couverture de ses activités de docteur et directeur d'asile, Müller est un membre de la bande internationale de faux-monnayeurs que Tintin finit par démanteler.
Le docteur s'installe par la suite au Khemed où Tintin le retrouve dans Tintin au pays de l'or noir, sous le nom de professeur Smith, archéologue, alors qu'il défend les intérêts de la compagnie Skoil. Il kidnappe Abdallah, fils de Ben Kalish Ezab, pour faire pression sur l'émir, mais Tintin intervient et le délivre.
On comprend alors que Müller était l'inventeur des comprimés N14 destinés à falsifier l'essence.
On le retrouve brièvement dans Coke en stock, où il occupe, sous le nom de Mull Pacha, un poste de général ou de colonel dans l'armée de Bab El Ehr, sans doute pour services rendus… Ce nom évoque celui du chef de la Légion arabe, Sir John Bagot Glubb (surnommé Glubb Pacha). Malgré ses ordres, les attaques de l'armée contre Tintin échouent assez lamentablement.
Ne portant au tout début qu'une moustache, une barbiche et une couronne de cheveux, il arbore plus tard (à partir de son installation au Khemed) une barbe plus fournie (et complète) et un crâne totalement chauve. Malgré ces apparences, la forme caractéristique de son nez permet de le reconnaître indubitablement. Son sort final est inconnu, il est présumé emprisonné ou exécuté.

N

O

Monument à Simón Bolívar, Maracaibo, Venezuela.

P

R

Momie inca.
Percy Fawcett.
Willy Rizzo, photographe et designer italo-français qui inspira le personnage de Walter Rizotto

S

Photographie d'une camionnette colorée.
La camionnette de la boucherie Sanzot.

T

Statue de Zhang Chongren à Qibao (près de Shanghai)
Il fut, si l'on s'en tient à la chronologie des albums, le premier vrai ami (humain du moins) de Tintin. C'est durant son voyage en Chine dans l'album Le Lotus bleu que Tintin le sauve de la noyade, lors d'une crue du Yang Tsé Kiang. Dès lors, une profonde amitié les lie. C'est Tchang qui, le premier, fait découvrir à Tintin qui sont les Chinois, en dehors de tout cliché. Tchang, en signe de reconnaissance, décide d'accompagner Tintin dans cette aventure et devient un allié très précieux. C'est lui qui neutralise Didi, le fils de Wang, sur le point d'exécuter ses parents et Tintin (qui refusent tous le vrai poison qui rend fou afin d'avoir la vie sauve). À la fin de l'album, Tchang, l'orphelin, est adopté par Wang Jen-Ghié. En le quittant pour l'Europe, Tintin verse quelques-unes de ses très rares larmes. Malgré l'éloignement, il semble que le contact ait été maintenu.
Bien des années plus tard, dans Tintin au Tibet, Tintin reçoit une lettre de Tchang qui lui annonce sa venue, mais son avion s'écrase dans l'Himalaya, dans le massif du Gosainthan. Tintin a alors une vision de Tchang encore en vie et décide envers et contre tout d'aller sur les lieux de l'accident, au Tibet, accompagné du capitaine Haddock. Comme il le pressentait, Tchang a bien survécu à l'accident puis a été recueilli par le Yéti. Tintin et le capitaine finissent par le retrouver en relativement bonne santé.
Et enfin, Tchang donne une dernière fois de ses nouvelles dans Les Bijoux de la Castafiore dans une lettre en provenance de Londres.
Le personnage de Tchang est, en fait, une transposition, dans l'univers fictionnel (et avec des aventures évidemment inventées), du personnage réel que fut Zhang Chongren (parfois transcrit Tchang Tchong-jen), qui fut lié à Hergé par une amitié de plusieurs décennies.

V

W

On l'aperçoit dans Le Sceptre d'Ottokar, L'Affaire Tournesol, Tintin et les Picaros, où il ne fait qu'accompagner au piano la Castafiore.

Y

Z

Personnages cités mais non dessinés

Personnages fictifs

Références historiques, culturelles, littéraires et bibliques

Les Aventures de Tintin contiennent de nombreuses mentions de souverains ou d'hommes d'État d'origines diverses. Aucun ne joue un rôle dans l'aventure, leur nom étant seulement cité. Plusieurs pharaons sont évoqués, à savoir Toutânkhamon (Les Sept Boules de cristal, Tintin au pays de l'or noir), Ramsès II et Sésostris (Les Cigares du pharaon), de même que l'indépendantiste indien Gandhi (Tintin au Tibet), le roi de Bohême Ottokar Ier (Le Sceptre d'Ottokar), le navigateur génois Christophe Colomb (L'Île noire, Le Sceptre d'Ottokar et Les Bijoux de la Castafiore), les révolutionnaires français Georges Jacques Danton et Maximilien de Robespierre (Tintin au pays de l'or noir) et l'empereur Napoléon Ier (Les Cigares du pharaon, Tintin au Tibet). Le sigillographe Nestor Halambique, qui présente sa collection de sceaux à Tintin dans Le Sceptre d'Ottokar, évoque ainsi les noms de l'empereur Charlemagne, du roi Louis IX et de la famille Gradenigo, qui compte plusieurs doges. Deux autres rois de France sont cités, à savoir Louis XIV, que le chevalier de Hadoque a servi (Le Secret de La Licorne), et Louis XIII quand la Castafiore évoque le style de cette période dans Les Bijoux de la Castafiore.

Plusieurs personnages bibliques sont cités, notamment David et Goliath, dont le combat est évoqué dans Tintin au Congo, tout comme le roi Salomon dans ce même album, ou encore Jean l'Évangéliste, dont la statue figure dans la crypte du château de Moulinsart (Le Secret de La Licorne).

Les philosophes et savants grecs Archimède (Le Temple du Soleil), Démocrite (Les Bijoux de la Castafiore) et Diogène de Sinope (Le Crabe aux pinces d'or) figurent également dans les albums, de même que le philosophe chinois Lao Tseu, évoqué par le fou Didi dans Le Lotus bleu. Les écrivains Molière (Coke en stock) et Leslie Earl Simon (L'Affaire Tournesol) sont cités, de même que plusieurs personnages d'œuvres littéraires : Don Quichotte, le héros de Miguel de Cervantes, évoqué dans Le Lotus bleu, Riquet à la houppe, personnage d'un conte de Charles Perrault que Séraphin Lampion associe à Tintin dans Vol 714 pour Sydney, Robinson Crusoé, héros d'un roman de Daniel Defoe comparé à François de Hadoque dans Le Trésor de Rackham le Rouge, et Sherlock Holmes, détective créé par Arthur Conan Doyle, qui est fréquemment associé à Tintin.

Les peintres Georges Braque, Pablo Picasso et Auguste Renoir sont cités par Laszlo Carreidas dans Vol 714 pour Sydney, de même que les compositeurs Ludwig van Beethoven, Giacomo Puccini, Gioachino Rossini et Giuseppe Verdi dans Les Bijoux de la Castafiore. La cantatrice entonne à plusieurs reprises l'Air des bijoux composé par Charles Gounod, tandis que le compositeur tzigane Georges Boulanger est cité dans On a marché sur la Lune. Dans Les Cigares du pharaon, le professeur Philémon Siclone, devenu fou après avoir reçu une fléchette au radjaïdjah, entonne la version française de l'aria Un bel dì, vedremo issu de l'opéra Madame Butterfly. Puis l'air De l'art, splendeur immortelle de l'opéra Benvenuto Cellini d'Hector Berlioz.

Parmi les autres personnalités évoquées figurent le navigateur en solitaire Alain Bombard (Coke en stock), le pilote automobile argentin Juan Manuel Fangio (L'Affaire Tournesol) et le milliardaire Aristote Onassis, à qui Laszlo Carreidas rafle une enchère dans Vol 714 pour Sydney.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Quand Hergé entame son travail de refonte des premières aventures, à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, il refuse catégoriquement de reprendre ce premier récit car, d'une part, il le considère comme une erreur de jeunesse et, d'autre part, sa refonte impliquerait une charge énorme de travail pour établir une documentation fiable et reprendre tous les dessins. De nombreux lecteurs réclament que cette aventure soit rééditée, mais alors que le dessinateur consent à publier son travail sans la moindre retouche, c'est son éditeur qui s'y oppose. L'album est finalement publié en 1973 dans le premier volume des Archives Hergé. Voir Assouline 1996, p. 618-620.

Références

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Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie