| Illifaut | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Alain Leglatin 2026-2032 |
||||
| Code postal | 22230 | ||||
| Code commune | 22083 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Illifautais, Illifautaise | ||||
| Population municipale |
706 hab. (2023 |
||||
| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 08′ 49″ nord, 2° 20′ 50″ ouest | ||||
| Altitude | 115 m Min. 67 m Max. 123 m |
||||
| Superficie | 26,71 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| modifier |
|||||
Illifaut [ilifo] (Illifav en breton) est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
Illifaut est une commune de Bretagne, à 20 min du site de Brocéliande. La commune comporte 135 ha de terres boisées.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Yvel, le Gréhédan et le ruisseau de Quetel,,.
L'Yvel, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans le Ninian à Taupont, après avoir traversé douze communes.
Le Gréhédan, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Merdrignac et se jette dans le Meu à Gaël, après avoir traversé cinq communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 783 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Illifaut est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,4 %), prairies (15,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), forêts (1,9 %), zones urbanisées (1,6 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Li Fou en 1024-1034, Faut et Helifaut en 1152, eccl. de Illifas au XIIe siècle, Ilifau en 1198 ou 1199, Helifau vers 1130, Elifaut à la fin du XIVe siècle, Illefau en 1405, Iliffau en 1468, Ilifau en 1516.
Selon Bernard Tanguy, le toponyme est formé d'un premier élément eli ou ili de sens indéterminé, et du vieux breton fou « hêtre ». Hervé Abalain indique qu'Illifaut vient du breton iliz (église) et de fav (hêtre).
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, Bernard Tanguy transcrit la forme parlée sous la graphie Ilifaou dans un ouvrage publié en 1992. Dans un inventaire en ligne ouvert en 2016, l'association Chubri relève six attestations orales et écrites et restitue la prononciation [ilifaʊ̆] qu'elle transcrit sous la forme Ilifao.
En breton, le nom de la localité est attesté sous les formes Lizfav, Lezfaou et Illifav. La forme normalisée conseillée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1998 puis par l'Office public de la langue bretonne est Ilifav,.
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 28,7 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne.
La paroisse d'Illifaut, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Samson.
Le monument aux morts d'Illifaut porte les noms de 78 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
Un soldat originaire d'Illifaut, Joseph Jehannet, du 118e régiment d'infanterie fut fusillé pour l'exemple le à Senlis-le-Sec (Somme) pour « abandon de poste par mutilation volontaire ».
Le monument aux morts d'Illifaut porte les noms de 9 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale dont Marcel Delalande, quartier-maître chauffeur décédé le lors du naufrage du cuirassé Bretagne à Mers el-Kébir ; Gabriel Delalande, rapatrié sanitaire après avoir été prisonnier en Allemagne et décédé le à Illifaut ; Henri Paigier, tué à l'ennemi le à Grosbliederstroff (Moselle) et Élise Pellerin, décédée lors du bombardement de Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche) le .
Trois soldats originaires d'Illifaut sont décédés lors de la guerre d'Indochine : Louis Chardevel, Victor Gillet et Georges Voidic.
Un soldat originaire d'Illifaut, Abel Gaidier, du 6e régiment d'infanterie, est décédé le à Médéa (Algérie).
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Illifaut, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Alain Leglatin (56,92 %) et Dominique Viel (43,08 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste d'Alain Leglatin et trois à celle de Dominique Viel. Alain Leglatin est élu maire le ,.