Le mot impluvium (impluvia, au pluriel) du latinim- (dans, vers l’intérieur) et pluvia (pluie) peut désigner aussi bien:
un bassin plus ou moins important, peu profond, à fond plat, de forme généralement carré ou rectangulaire (ou parfois rond) situé dans le sol au centre de l'atrium ou du péristyle d'une demeure d'habitation romaine. Il était destiné à produire de l'eau potabledomestique (et de la fraîcheur l'été) en percevant les eaux de pluie qui tombaient par le compluvium (ouverture carrée à quatre pans en toiture, faisant également office de puits de lumière central pour des habitations romaines sans fenêtre). Également d'origine étrusque; par métonymie, tout l'espace libre autour de l’impluvium pouvait être désigné sous ce nom;
à la fois le bassin et l'ouverture du toit; l'utilisation actuelle du mot renvoie principalement à ce sens.
Bains romains du palais de Sanssouci (XVIIIe siècle)
Le principe est parfois repris pour des constructions similaires «en impluvium» de type anciens lavoirs, bassins de patio, de riad marocain, de case africaine, ou encore de sites géologiques naturels de style fontaine de Vaucluse ou fosse Dionne,,,...
d'une aire de captage pouvant revêtir différentes formes: toiture (par exemple dans les habitations romaines), drains taillés dans le rocher (par exemple, certains aiguiers), etc.;
d'un système de transport constitué de canalisations plus ou moins longues couvrant la distance entre le lieu de captage et le lieu de stockage;
d'une réserve enterrée ou hors sol (bassin bâti ou taillé à même la roche, réservoir, cuve, citerne, etc.).
Selon le secteur géographique et l'utilisation de l'eau, différents éléments peuvent s'ajouter:
des filtres destinés à éviter l'arrivée d'impuretés dans le réservoir;
un système de déviation pour les premières pluies (afin que le toit soit lavé sans contaminer l'eau du réservoir);
Il existe aurd'hui deux façons de capter l'eau de pluie pour un usage local suivant la disponibilité ou non d'une toiture:
Des toitures d'habitation recoivent les eaux de pluie qui sont recueillies et dirigées vers un réservoir (en plein air ou enterré) via des gouttières et conduites de dérivation.
Des surfaces de captage au sol sont aménagées pour filter en profondeur l'eau de pluie et la diriger vers des citernes enterrées à un niveau inférieur.
Les ingénieurs militaires ont perfectionné ces techniques pour garantir (sauf en périodes de sécheresse prolongée), l'alimentation en eau de la garnison des forts dépourvus de sources ou puits d'eau potable, qui devait être assurée même durant un siège prolongé. La seconde technique est connue sous l'intitulé "source Rouby".
Zone d'infiltration
On désigne également par impluvium d'une nappe phréatique, la surface géographique recevant les eaux de pluie et ruissellement qui alimentent cette nappe. En France, l'impluvium de l'eau minérale de Volvic, avec ses 38 km2 et son sous-sol filtrant, en est un exemple remarquable, tout comme ceux d'Évian ou d'Avène.