| Doyen de la Comédie-Française (d) | |
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| Sociétaire de la Comédie-Française | |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Jacques Sylvain Édouard Charon |
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| Maître | |
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Prix des maisons de la presse - document () Prix des dépositaires de presse (d) () Chevalier de la Légion d'honneur |
Jacques Charon est un acteur et metteur en scène français, né le dans le 4e arrondissement de Paris, ville où il est mort le dans le 1er arrondissement.
Il entre en 1941 à la Comédie-Française où il effectuera toute sa carrière de comédien et signera plus d'une vingtaine de spectacles. Nommé 410e sociétaire en 1947 puis doyen en 1972, il s'est aussi distingué en tant que metteur en scène dans le théâtre de boulevard.
Fils d'un chef de rayon aux Grands Magasins du Louvre, il naît à Paris rue des Bons-Enfants, près de la Comédie-Française, au domicile de ses parents. Il fait ses études au lycée Charlemagne. Très jeune, il est déjà passionné de théâtre, allant jusqu'à déclarer qu'il a appris à lire sur les affiches de la Comédie-Française. Lorsqu'il obtient des bonnes notes à l'école, ses parents autorisent sa sœur à l'emmener aux matinées de la Comédie-Française le jeudi.

A dix-huit ans, il exerce le métier de bonnetier, mais rêve secrètement de théâtre. Avec la complicité de sa sœur Geneviève, tous les dimanches au lieu d'aller à la messe, il suit des cours de théâtre de Julien Bertheau. Un mois après le début de sa formation il est déjà engagé pour jouer dans Forte Tête au Théâtre de l'Étoile. Puis il entre au Conservatoire national d'art dramatique à Paris dans la classe de Mme Dussane. Il obtient un deuxième prix de Comédie en première année dans Le Bavard de Carmontelle et Le Distrait de Regnard dans le rôle de Léandre. En 1941, il fait un séjour aux Chantiers de jeunesse.
Jacques Charon est engagé à la Comédie-Française le (coryphée), il y reçoit le surnom de bébé qui ne devait plus jamais le quitter. il en est pensionnaire le , devient le 410e sociétaire le et en devient le doyen le .
Il s'intéresse très rapidement à la mise en scène, alors qu'il prépare le rôle d'Arlequin dans Arlequin poli par l'amour, Gaston Baty, occupé par la mise en scène de Bérénice, lui en confie, en plus de son rôle, la mise en scène. Il fait ensuite celle du Don d'Adèle, jouée à la Comédie-Wagram.
En 1969, six pièces de théâtre qu'il a mises en scène sont jouées simultanément à Paris et trois autres tournent en province.
Jacques Charon était un boulimique du travail. Lorsqu'en 1969, Maurice Escande lui remit la Légion d’honneur, il lui dit : "Je ne vais pas résumer ta carrière devant tes amis, ce serait ridicule et puis, cela me forcerait à rester cinq heures debout."

Peu après avoir publié ses souvenirs sous le titre Moi, un comédien, il meurt d'une crise cardiaque le dans le 1er arrondissement de Paris à l'âge de 55 ans et est inhumé au cimetière de Montmartre (division 29).
À sa mort, Jacques Charon était depuis de longues années le compagnon de Robert Hirsch.