Jacques Draparnaud

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Jacques Draparnaud
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 31 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jacques Philippe Raymond DraparnaudVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Abréviation en botanique
Drap.Voir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Philippe Raymond Draparnaud est un naturaliste, malacologiste et botaniste français, considéré comme le père de la malacologie continentale française. Il est né le à Montpellier et mort le 12 pluviose an XII (1804) dans la même ville. Il était professeur de médecine en pathologie et nosologie à la Faculté de Médecine de Montpellier.

Biographie

Dès l'âge de 15 ans, il soutient une thèse latine en philosophie à la Société royale des Sciences qui lui valut tous les honneurs. Mais les vicissitudes liées à la Révolution le menèrent jusqu'en prison où il passa treize mois.

En l'an VII (1799), il soutient sa thèse de médecine.

En l'an IX (1801), il est nommé professeur à l'École centrale à Montpellier. Il publie alors plusieurs mémoires dont le Tableau des Mollusques terrestres et fluviatiles qui fait état de 132 espèces réparties en 18 genres. C'est le premier ouvrage d'importance, véritable prodrome de la malacologie terrestre et fluviatile.

Il épouse, le 8 prairial an X (1802), Marie-Anne-Gabrielle Seneaux, fille du docteur Jean Seneaux, professeur à l'École de médecine et qui préfacera son ouvrage posthume.

En l'an XII (1804), il quitte l'École centrale en acceptant, pour son malheur, le titre de professeur et conservateur à l'École de médecine, piège tendu par un ancien ami Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), professeur de chimie à l'École de médecine et devenu son ennemi ; en effet, il perd toutes ses fonctions quelque temps plus tard en vertu d'un nouveau règlement. Accablé par la maladie, sa destitution, et encore plus la perte de son enfant le 10 nivôse, il meurt le mois suivant.

Son frère est le poète dramatique Victor Draparnaud (1773-1833).

« Au reste, quoique j'aie décrit pour la France seule un bien plus grand nombre d'espèces que Muller et Schroeter n'ent ont fait connoître pour l'Europe entière, et trois fois autant que Geoffroy et Poiret n'en ont observé dans les environs de Paris, je suis convaincu qu'il reste encore en ce genre bien des découvertes à faire »

— J.P.R. Draparnaud, in « Histoire naturelle des Mollusques », 1805.

La malacologie

Ses recherches malacologiques se sont essentiellement concentrées dans la région montpellieraine, la Drôme et le Tarn d'où il décrivit de nombreuses espèces. Après son ouvrage de 1801 qui paraît peu de temps après l'ouvrage de Jean Louis Marie Poiret (1755-1834), c'est surtout son ouvrage posthume, fruit de huit années de travail qui, en 1805, propose pour la première fois en France, une faune des mollusques continentaux. Ceux-ci sont décrits dans les règles avec clarté et exactitude faisant de cet ouvrage une œuvre magistrale en son époque. Les illustrations très fidèles sont de ses élèves Jean Pierre A. Sylvestre de Grateloup (1782-1861) et Ducluzeau et ont été gravées par Lambert et Chailly. Il fut en relation avec Claude Sionnest (1749-1820) de Lyon.

Son Histoire naturelle des Mollusques terrestres et fluviatiles de la France recense ainsi 173 espèces réparties en 19 genres, soit 41 espèces de plus que son Tableau. Il reconnaît ainsi 1 Nerita, 17 Cyclostoma, 3 Valvata, 11 Planorbis, 3 Ancylus, 8 Lymneus, 4 Physa, 3 Auricula, 2 Succinea, 20 Pupa, 9 Clausilia, 8 Bulimus, 58 Helix, 3 Vitrina, 1 Testacella, 11 Limax, 6 Cyclas, 3 Unio et 2 Anodonta. Il est le créateur du genre Clausilia.

Publications

Notes et références

  1. ↑ Jean-Jacques Amigo, « Draparnaud (Jacques, Philippe, Raymond) », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises, vol. 3 : Sciences de la Vie et de la Terre, Perpignan, Publications de l'Olivier, , 915 p. (ISBN 9782908866506)
  2. ↑ Léa Lemercier, « Une lettre peu connue de Chaptal. Réponse à une lettre inédite de René », Revue d'histoire des sciences, Paris, PUF, t. 24, no 4,‎ , p. 351-363 (ISSN 1969-6582, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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