Jean Dollfus

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Jean Dollfus
Jean Dollfus, photographie anonyme vers 1880.
Fonctions
Député du Reichstag
-
Maire de Mulhouse
-
Conseiller général du Haut-Rhin
-
Député du Haut-Rhin
Biographie
Naissance
Décès
(à 86 ans)
Mulhouse, France
Nationalité
Activités
Famille
Père
Daniel Dollfus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Anne Marie Dollfus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfants
Parentèle
Joseph Gibert (gendre)
Hélène de Liebenberg (d) (petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales
Catalogue des tableaux anciens des XVIIe et XVIIIe siècles : objets d'art et d'ameublement du XVIIIe siècle et autres faïences de Delft ... dépendant des collections de M. Jean Dollfus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Mathieu Dollfus, né le à Mulhouse, mort le à Mulhouse, est un industriel, économiste et homme politique français.

Il a été maire de Mulhouse de 1863 à 1869.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1829, promu officier par décret du , puis élevé à la dignité de commandeur le .

Biographie

Portrait Jean Dollfus, miniature de Josué Dollfus,vers 1830.

Il est le fils de Marie Mieg et de Daniel Dollfus, qui présida à la création de la firme textile Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC), elle-même héritage d'une entreprise créée en association avec les Koechlin par Jean Dollfus (1729-1800), dernier bourgmestre de la république de Mulhouse de 1781 à 1798. L'arbre généalogique de la famille remonte jusqu'au XVIe siècle.

Jean Dollfus épouse en 1822 Anne-Catherine Bourcart, elle-même fille de Jean-Rodolphe Bourcart et d'Elisabeth Koechlin, ces derniers étant l'une des grandes familles de Mulhouse, originaire de Suisse. Il eut huit frères et sœurs, dont trois se marièrent dans la famille Koechlin : sa sœur Ursule se maria avec André Koechlin, un orléaniste nommé deux fois maire de Mulhouse; son frère, Mathieu, se maria avec Salomé Koechlin, elle-même arrière-petite-fille d'une autre branche des Dollfus-Mieg ; enfin, une autre de ses sœurs se maria avec un Jean Koechlin.

Associé de Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC), il dirige l'activité « indienne » jusqu'en 1876, pendant que son gendre Frédéric Engel-Dollfus développe l'activité « fils » depuis 1843. Il lance aussi des expérimentations de culture de coton en Algérie pendant la guerre de Sécession. Partisan du libre-échange avec Michel Chevalier et d'autres, il est également libéral sur le plan politique. Selon Saint Simon, il aurait été franc-maçon. Un de ses proches, Jean Macé, fondateur de la Ligue de l'enseignement, était lui-même franc-maçon. Il créa avec ce dernier la Société des Bibliothèques du Haut-Rhin (Dollfus étant le président et Macé le secrétaire).

Directeur de l'entreprise textile Dollfus-Mieg et Compagnie (DMC) dès 1826, il est le créateur d'une des premières cités ouvrières en France (1854) fort admirée, qui comptait près de 1 000 maisons à la fin des années 1870. Achevée en 1895, la cité comprend 1 240 maisons ouvrières et rassemble 10 000 habitants. Il fonde la Société mulhousienne des cités ouvrières en 1853, l'Asile des voyageurs indigents, l'Asile des vieillards, la Caisse de retraite, l'Asile des vieillards de Gaisbühl et la Bibliothèque populaire.

Frère aîné d'Émile Dollfus, maire de Mulhouse de 1843 à 1848 et président de la Société industrielle de Mulhouse, il fut lui-même nommé maire à la mort de Joseph Koechlin-Schlumberger, en 1863, et conserva ce poste jusqu'en 1869.

Battu lors de l'élection législative de 1869, il fut cependant envoyé par ses concitoyens au Reichstag en tant que député protestataire (1877-1887). Doyen d'âge du parlement allemand en 1881 et des élus protestaires, Dollfus fut remplacé à ce titre par Von Moltke, plus jeune que lui d'un mois, car il refusait de prendre part à la session.

Médaille en bronze à l'effigie de Jean Dollfuss, dessinée et réalisée par Jean-Désiré Ringel d'Illzach en 1884.

L'opposition de Dollfus à l'annexion prussienne de l'Alsace s'était vivement manifestée dès la guerre franco-allemande : menant une délégation envoyée auprès de l'occupant, le , à Dornach (quartier de Mulhouse), il fut scandalisé par le ton menaçant d'un officier prussien, qui évoquait des représailles contre les Mulhousiens. Jean Dollfus jeta alors devant l'officier sa croix de l'ordre royal de Prusse, déclarant qu'il ne voulait plus de décoration venant d'un tel peuple.

Famille

Distinctions

Publications

Hommages

Des rues de Paris, de Belfort, de Cannes et de Strasbourg portent son nom.

Références

  1. 1 2 3 4 5 6 Notice de Raymond Oberlé in Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, éd. Jean-Marie Mayeur, Éditions Beauchesne, 1993, (ISBN 9782701012612)
  2. ↑ Dossier Léonore : deux fiches, officier et commandeur
  3. ↑ Saint-Simon, L'industrie, t. II, p. 36, cité in Jérôme Blanc, Frédéric Engel-Dollfus, un industriel saint-simonien, éd. Christian, Paris, 2008
  4. 1 2 Voir sur le site du LERIS la fiche composée par le sociologue Olivier Douard sur l'éducation populaire : , p. 24
  5. ↑ Nicolas Pécourt, « L'Histoire des cités ouvrières avec Jean DOLLFUS », sur Histoire de l'Immobilier, YouTube,
  6. ↑ Florence Bourillon Les villes en France au XIXe siècle, p. 89 (ISBN 2-7080-0657-6)
  7. ↑ Dollfus 1909, p. 287
  8. ↑ Dollfus 1909, p. 299
  9. ↑ Dollfus 1909, p. 411
  10. ↑ Dollfus 1909, p. 416
  11. ↑ Dollfus 1909, p. 420
  12. ↑ Dollfus 1909, p. 424
  13. ↑ Dollfus 1909, p. 448
  14. ↑ Dollfus 1909, p. 485
  15. ↑ Dollfus 1909, p. 505
  16. ↑ Dollfus 1909, p. 508
  17. ↑ Dollfus 1909, p. 510
  18. ↑ Dollfus 1909, p. 513
  19. ↑ Dollfus 1909, p. 527
  20. ↑ Dollfus 1909, p. 530
  21. ↑ Dollfus 1909, p. 531
  22. ↑ Dollfus 1909, p. 514
  23. ↑ Dollfus 1909, p. 515
  24. ↑ Dollfus 1909, p. 532
  25. 1 2 Dollfus 1909, p. 533
  26. ↑ Dollfus 1909, p. 549
  27. 1 2 Dollfus 1909, p. 534
  28. ↑ Dollfus 1909, p. 516
  29. ↑ Dollfus 1909, p. 535
  30. ↑ Dollfus 1909, p. 517
  31. ↑ Dollfus 1909, p. 550
  32. ↑ Dollfus 1909, p. 552
  33. ↑ Dollfus 1909, p. 553
  34. ↑ Dollfus 1909, p. 559
  35. ↑ Dollfus 1909, p. 563
  36. ↑ Dollfus 1909, p. 566
  37. ↑ Dollfus 1909, p. 570
  38. ↑ Dollfus 1909, p. 571
  39. ↑ Dollfus 1909, p. 572
  40. ↑ Dollfus 1909, p. 573
  41. ↑ Dollfus 1909, p. 575
  42. ↑ Dollfus 1909, p. 580
  43. ↑ Dollfus 1909, p. 582
  44. ↑ Dollfus 1909, p. 588

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes