Jonathan Franzen

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Jonathan Franzen
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Jonathan Franzen en 2011
Naissance (67 ans)
Western Springs, Illinois, États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Mouvement Réalisme hystérique
Genres

Œuvres principales

Jonathan Franzen, né le à Western Springs dans l'Illinois, est un écrivain, romancier et essayiste américain, contributeur régulier du magazine The New Yorker. Considéré comme un des plus grands romanciers américains de sa génération,,, il a notamment remporté le National Book Award en 2001 pour son roman Les corrections.

Biographie

Jeunesse et formation

Né d'une mère américaine et d'un père d'origine suédoise, à Western Springs (Illinois), il passe son enfance dans le Missouri puis fait ses études supérieures au Swarthmore College (Pennsylvanie), avant de partir étudier à l'étranger en Allemagne, d'abord à Munich puis à la Freie Universität de Berlin. Il parle couramment l'allemand, et a travaillé comme traducteur.

Carrière littéraire

Après avoir vécu à New York, il s’installe à Santa Cruz (Californie). Il publie son premier roman en 1988 (La Vingt-septième Ville), puis Phénomènes naturels en 1992, deux romans à la structure ambitieuse et avant-gardiste qu'il juge rétrospectivement marqués par sa volonté d'imiter certains grands écrivains américains postmodernes des années 60 et 70, notamment Thomas Pynchon et Don DeLillo.

Rompant avec ce modèle, il se fait remarquer en 1997 avec un essai publié dans le Harper’s Magazine intitulé Why Bother? (en) : il y déplore l'état du roman américain dans les années 90 - jugé indigne du mythe du Grand roman américain -, et défend in fine l'écriture d'histoires se concentrant davantage sur la connaissance intime de la psychologie des personnages que sur l'état du monde et des conflits sociaux en cours.

Son troisième roman, Les Corrections (2001), s'inscrit dans se cadre, racontant l'histoire d'une famille traditionnelle du Midwest en pleine désagrégation : c'est un grand succès aux États-Unis et dans le monde, avec plus 3 millions d'exemplaires écoulés et plusieurs récompenses : le National Book Award 2001, le Prix James-Tait-Black 2002 et une nomination pour le prix Pultizer 2002. L'année suivante, il public un recueil d'essais intitulé How To Be Alone, incluant son essai de 1997 pour le Harper’s Magazine et d'autres publiés pour The New Yorker.

En 2006, il publie son premier texte autobiographique, intitulé La Zone d'inconfort, centré sur son enfance dans le Midwest des années 70. Le Nouvel Obs y voit « la chambre noire d’où sont issus les romans de Franzen (...) [qui] laisse entrevoir la promesse d’un écrivain en route vers la pleine maîtrise de son art ». En , il est invité par l'université de Tübingen (Allemagne) à donner des conférences sur l'écriture, la littérature américaine et ses liens avec la littérature allemande, en compagnie des écrivains Adam Haslett et Daniel Kehlmann.

En 2010, il publie son quatrième roman, Freedom, qui décrit une nouvelle fois de l'intérieur une famille dysfonctionnelle, explorant cette fois la désillusion d'une partie de l'Amérique démocrate et progressiste suite à l'échec des mobilisations sociales et écologistes. Il fait à cette occasion la une de Time Magazine, sous le titre « Great American Novelist », puis celle de Libération le . Il accorde également, pour la sortie française de Freedom, un grand entretien aux pages littéraires du Nouvel Observateur. Le livre est à nouveau un succès commercial, avec près de 1,2 million d'exemplaires écoulés.

Son cinquième roman, Purity, est publié en 2015. Roman plus complexe éclaté entre plusieurs époques et lieux (Oakland, le Texas, Berlin, la Bolivie), il évoque la quête de son père biologique par une jeune femme, Purity, située dans l'univers du hacking et du journalisme d'investigation, et offrant une réflexion sur l'évolution d'Internet et des technologies de l'information. Moins bien reçu par une partie de la critique, il s'écoule à environ 250 000 exemplaires. Un temps envisagée, une adaptation télévisée du livre avec Daniel Craig est par ailleurs abandonnée en 2018.

En octobre 2021, il publie son sixième roman, Crossroads, présenté comme le premier tome d'une trilogie intitulée A Key to All Mythologies. Nouvelle chronique familiale, il plonge le lecteur dans une petite ville de l'Illinois des années 1970, présentant la famille Hildebrandt et son père, Russ, pasteur très engagé dans sa communauté mais en pleine crise existentielle,. Le roman est globalement bien reçu par la critique française, qui salue l'ampleur de cette immersion dans les années 1970,,,,, malgré quelques réserves sur sa longueur,. The Guardian et The New York Times sont également séduits par l'ouvrage, louant notamment sa force émotionnelle,.

En juin 2026, il publie dans le New Yorker une nouvelle, A Talent for Seeming, qu'il révèle être extraite du prochain tome de sa trilogie.

Prix et Distinctions

Œuvres

Publications originales

romans:

autres:

Traductions en français

La plupart de ces traductions sont également publiées au Québec, notamment par Boréal.

Télévision

Notes et références

  1. ↑ Christian Lorentzen, « Jonathan Franzen's Great Expectations », sur Vulture,
  2. ↑ John Self, « How Jonathan Franzen became America's most divisive novelist », sur BBC,
  3. ↑ William Skidelsky, « Jonathan Franzen picks up the torch for US literary tradition », sur The Guardian,
  4. ↑ (en) Michele Matassa Flores, « A sweaty-palmed night with Jonathan Franzen », Crosscut.com, (consulté le )
  5. ↑ Jonathan Franzen's struggle for 'Freedom' | StarTribune.com
  6. ↑ Jonathan Franzen Biography - Bio of Jonathan Franzen
  7. ↑ Isabelle Lassalle, « Jonathan Franzen, La zone d'inconfort (L'Olivier) », sur France Culture,
  8. ↑ Siobhan O'Leary, « German Edition of Franzen’s Freedom Suffers from Dual Translators », sur Publishing Perspectives,
  9. ↑ Donald Antrim, « Jonathan Franzen », sur Bomb Magazine,
  10. ↑ Tim Adams, « Jonathan Franzen’s The Corrections, 25 years on », sur The Observer,
  11. ↑ Josyane Savigneau, « « Les Corrections », de Jonathan Franzen: une « guerre civile » familiale », sur Le Monde,
  12. ↑ Alex Bilmes, « Jonathan Franzen's 'Crossroads' May Be the Least Fashionable Book of the Year. So Why Is It so Hard to Resist? », sur Esquire,
  13. ↑ (en) « The Corrections - Winner, National Book Awards 2001 for Fiction », sur nationalbook.org (consulté le )
  14. ↑ (en) « Fiction winners », The University of Edinburgh,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. ↑ Régis Penalva, « «La Zone d'inconfort» de Jonathan Franzen », sur Le Nouvel Obs,
  16. ↑ Michael Seifert, « Tübinger Poetik-Dozentur 2009 mit Jonathan Franzen, Adam Haslett und Daniel Kehlmann », sur idw-online.de, 11/20/2009 (consulté le )
  17. ↑ Raphaëlle Rérolle, « « Freedom » : Jonathan Franzen au risque de la liberté », sur Le Monde,
  18. ↑ « Great American Novelist » (consulté le )
  19. ↑ «La classe moyenne américaine est un summum de vacuité» (consulté le )
  20. 1 2 Taffy Brodesser-Akner, « Jonathan Franzen Is Fine With All of It », sur The New York Times,
  21. ↑ Philippe Lançon, « Jonathan Franzen : ni Dieu ni Net », sur Libération,
  22. ↑ Anthony D'Alessandro, « What Happened To Showtime’s Daniel Craig Series ‘Purity’? – TCA », sur Deadline,
  23. 1 2 Adrienne Boutang, « « Crossroads » : Dieu, l’Amérique et Jonathan Franzen », sur Le Monde,
  24. ↑ Thomas Stélandre, « Roman : Jonathan Franzen, la croix et la manière », sur Libération,
  25. ↑ Lucile Commeaux, « Critique littérature : "Crossroads" de Jonathan Franzen », sur France Culture,
  26. ↑ Yann Perreau, « “Crossroads” de Jonathan Franzen : la famille Hildebrandt vous ouvre les bras », sur Les Inrocks,
  27. ↑ Fabrice Colin, « Pourquoi lire Crossroads, la dernière pépite de Jonathan Franzen ? », sur Ouest France,
  28. ↑ Isabelle Lesniak, « La pastorale américaine de Jonathan Franzen », sur Les Échos,
  29. ↑ Eric Neuhoff, « Notre critique de Crossroads, de Jonathan Franzen: voyage au bout de l’ennui », sur Le Figaro,
  30. ↑ Dwight Garner, « Jonathan Franzen’s ‘Crossroads,’ a Mellow, ’70s-Era Heartbreaker That Starts a Trilogy », sur The New York Times,
  31. ↑ (en) Xan Brooks, « Crossroads by Jonathan Franzen review – a fine start to a family trilogy », sur The Guardian,
  32. ↑ Deborah Treisman, « Jonathan Franzen on Talent, Theatre, and His Next Novel », sur The New Yorker,
  33. ↑ (de) Jonathan Franzen - Seit 2010 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Literatur sur le site de l'Akademie der Künste
  34. ↑ (de) « Dritter Preisträger: Jonathan Franzen erhält Schirrmacher-Preis », FAZ.NET,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne, consulté le )

Annexes

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Articles connexes

Liens externes