Juli Zeh

Juli Zeh
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Juli Zeh en 2016.
Nom de naissance Julia Barbara Zeh
Alias
Manfred Gortz
Naissance (52 ans)
Bonn
Activité principale
Distinctions
prix Per-Olov-Enquist, prix de littérature de Rauris, prix de Soleure, prix Caroline-Schlegel, Deutscher Bücherpreis, Förderpreis zum Literaturpreis der Stadt Bremen, prix Ernst-Toller, prix Carl-Amery, Prix Gerty Spies, prix Thomas-Mann, prix Samuel-Bogumil-Linde, chevalier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, Kulturgroschen, Brüder-Grimm-Poetikprofessur, prix Heinrich-Böll, prix Hoffmann von Fallersleben, prix Cévennes du roman européen, prix Hildegard von Bingen, Prix Bruno Kreisky pour le livre politique, prix Friedrich-Hölderlin, Q124252685, Hannelore Greve literature award
Auteur
Langue d’écriture Allemand
Genres

Œuvres principales

Signature de Juli Zeh

Juli Zeh, née le à Bonn, est une écrivaine et essayiste de nationalité et langue allemande. Elle siège également en tant que Juge à la Cour constitutionnelle du Brandebourg. Elle est lauréate du prix Heinrich-Böll en 2019.

Biographie

Juli Zeh est la fille de Wolfgang Zeh (de), haut fonctionnaire allemand, directeur du Bundestag, le parlement allemand, du au . Sa mère est traductrice de français.

Jusqu'à la fin de sa scolarité secondaire, Juli Zeh est élève la Otto-Kühne-Schule (de) à Bonn. Elle étudie le droit à Passau et Leipzig, notamment le droit international public. Puis, elle obtient successivement deux bourses du DAAD en 1999 et en l'an 2000 : elle est d'abord stagiaire pour les Nations Unies à New York puis étudie à l'Université Jagellonne de Cracovie. Elle explique avoir alors abandonné l'idée de devenir juriste pour l'ONU, « trop bureaucratique », tandis que Cracovie a développé son intérêt pour l'Europe de l'Est.

En 1998, elle arrive première au premier examen d'État de droit et réussit le second examen en 2003.

Parallèlement à ses études de droit, elle suit aussi les cours de l'Institut allemand de littérature de Leipzig (de) dès 1996 et en sort diplômée en 2000.

En 2010, elle soutient sa thèse de doctorat sur le sujet « Droit transitoire : l'activité législative des administrations transitoires » à l'Université de la Sarre.

Elle pratique l'équitation. Depuis 2005, elle est ambassadrice de l'association allemande de protection des animaux Vier Pfoten Stiftung.

Après avoir vécu de nombreuses années à Leipzig, elle vit actuellement à Barnewitz, un village du Brandenbourg, avec son mari, l'écrivain David Finck, et leurs deux enfants.

Prises de position politiques

Lors des élections fédérales allemandes de 2005, Juli Zeh signe, avec d'autres intellectuels allemands, l'appel de Günter Grass à soutenir la coalition rouge-verte.

En 2008, elle introduit un recours constitutionnel devant la Cour constitutionnelle fédérale allemande contre les passeports biométriques. En effet, le fichage obligatoire des empreintes digitales constituerait, selon ce recours, une atteinte aux droits fondamentaux, notamment l'autodétermination informationnelle.

Dans une lettre ouverte à Angela Merkel publiée en juillet 2013 en réaction aux révélations d'Edward Snowden sur la surveillance de masse des télécommunications par la NSA, Juli Zeh exhorte la chancelière à réagir rapidement pour défendre l'État de droit et protéger les citoyens allemands.

La même année, elle parvient à mobiliser 500 écrivains de premier plan dans une pétition contre la surveillance numérique revendiquant la rédaction d'une « Charte internationale des droits numériques ».

En 2017, la candidature de Martin Schulz à la chancellerie fédérale la pousse à adhérer au SPD.

En avril 2020, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, elle s'associe à plusieurs figures du monde politique, scientifique et culturel qui réclament la levée des mesures de confinement.

Le 29 avril 2022, trois jours après que le gouvernement d'Olaf Scholz a autorisé la livraison d'armes lourdes à l'Ukraine, elle fait partie du collectif d'intellectuels qui s'insurge contre cette décision,, demande à y renoncer et négocier un cessez-le-feu, notamment pour éviter « l'escalade militaire pouvant aller jusqu'à l'utilisation d'armes nucléaires ».

Œuvres

Selon ses dires, Juli Zeh écrit depuis l'âge de sept ans ; elle a publié 9 romans et le premier d'entre eux, L'Aigle et l'Ange (Adler und Engel), traduit en 28 langues, se déroule dans le milieu des juristes internationaux et celui de la drogue.

Le théâtre des événements de La Fille sans qualités (Spieltrieb), son deuxième roman, est un lycée privé de Bonn, sa ville natale. Les protagonistes sont élèves et professeurs de l'école ; leurs manières d'agir, leurs points de vue servent d'illustrations symboliques au fond du problème qui anime le roman : l'existence et la définition du juste et de l'injuste. Favorablement accueilli par la critique, le roman obtient également un grand succès auprès du public. Bernhard Studlar (de) a élaboré une adaptation théâtrale de ce roman, représentée pour la première fois le au Deutsches Schauspielhaus de Hambourg et unanimement saluée par la critique puis[réf. nécessaire], au début de l'année 2007, au Junges Theater Bremen (de) de Brême.

Le texte Die Stille ist ein Geräusch est le résultat d'un voyage en Bosnie-Herzégovine accompli par l'auteur lors de l'été 2001. Le livre, une sorte de journal de voyage, traite du profond bouleversement de la population de cette région causé par la guerre mais aussi par le manque de considération de la part de la communauté internationale et de l'invisibilité de ce pays aux yeux de l'Europe.[Interprétation personnelle ?]

Ein Hund läuft durch die Republik par Juli Zeh, David Finck et Oscar Ters, est une anthologie de récits de jeunes écrivains bosniaques de langue allemande qui racontent la situation de leur pays.

Kleines Konversationslexikon für Haushunde a été publié en 2005 avec des photographies de David Finck. Dans ce texte, organisé comme un dictionnaire encyclopédique de A à Z, Otello, le chien d'un écrivain, raconte sa vision du monde. En a été publié Alles auf dem Rasen, un choix de trente essais.

En 2016 paraît Brandebourg (Unterleuten) est un gros roman qui, sur fond d'un débat écologique suscité par la construction d'un parc éolien, examine les tensions jamais entièrement résolues entre les deux Allemagnes de l'après-guerre après la chute du mur de Berlin.

Juli Zeh affronte la thématique de l'antagonisme entre l'ordre et le chaos. Elle se demande comment il est possible de retrouver du sens et de la morale lorsque les valeurs traditionnelles ont perdu toute signification, lorsque la loi a perdu toute validité, lorsqu'il n'est plus possible de déterminer une responsabilité collective pour l'avenir de la société.[Interprétation personnelle ?]

Son roman Über Menschen (de), paru en 2021, est le roman le plus vendu en Allemagne cette année-là.

autographe

Romans

Essais

  • Atteinte à la liberté : Les Dérives de l’obsession sécuritaire, Actes Sud, coll. « Questions de société », 2010 ((de) Angriff auf die Freiheit. Sicherheitswahn, Überwachungsstaat und der Abbau bürgerlicher Rechte., 2009), trad. Patrick Charbonneau, 192 p. (ISBN 978-2-7427-9321-1)
    Écrit avec Ilija Trojanow.

Références

  1. ↑ (de) « Juli Zeh erhält Heinrich-Böll-Preis der Stadt Köln », sur Märkische Allgemeine Zeitung,
  2. ↑ Odile Benyahia-Kouider, « Rencontre avec Juli Zeh - Article tiré du Nouvel Obs », (consulté le )
  3. 1 2 (de) « Présentation de Juli Zeh, ancienne stagiaire, sur le site du DAAD », (consulté le )
  4. ↑ (de) Petra Metzelthin, « Article sur le roman "Über Menschen" de Juli Zeh », (consulté le )
  5. ↑ « Bref article de l'Institut européen de l'université de la Sarre sur la soutenance de thèse de J. Zeh » (consulté le )
  6. ↑ (de) « Communiqué de presse du 2 août 2005 de l'association Vier Pfoten », (consulté le )
  7. ↑ (de) Lars Langenau, « Article tiré du Spiegel sur l'initiative lancée par Günter Grass au soutien de la coalition rouge-verte lors des élections de 2005 », (consulté le )
  8. ↑ (de) Jochen Bittner, « Article sur le recours constitutionnel de Mme Juli Zeh et Me Frank Selbmann », (consulté le )
  9. ↑ (de) « Lettre ouverte de à Angela Merkel, "L'Allemagne est un État sécuritaire" » Inscription nécessaire, (consulté le )
  10. ↑ « Article du Nouvel Obs : "500 écrivains contre la surveillance numérique" », (consulté le )
  11. ↑ (de) Iris Radisch et Alexander Cammann, « Discussion entre Juli Zeh et Martin Schulz publiée dans l'hebdomadaire die Zeit : "Martin, j'aurais aimé que tu t'emportes plus souvent". », (consulté le )
  12. ↑ « Tribune publiée dans l'hebdomadaire Der Spiegel : "Sortir du confinement, le plus vite possible" » Accès payant, (consulté le )
  13. ↑ Thomas Wieder, « Guerre en Ukraine : les intellectuels allemands se déchirent entre pacifisme et soutien militaire », (consulté le )
  14. ↑ « Lettre ouverte au Chancelier Olaf Scholz (version française) », (consulté le )
  15. ↑ (de) « Appel au cessez-le-feu immédiat publié dans l'hebdomadaire Die Zeit » Accès libre, (consulté le )
  16. ↑ (de) Matthias Glatthor, « Die Champions: Juli Zeh, Hape Kerkeling und Stefanie Stahl », Börsenblatt,

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